lundi 31 décembre 2012

Le Schtroumph grognon

Ce qui devait être une fin d'année fêtée entre amis se fera beaucoup plus tranquille à la maison.

Vous n'avez pas l'impression que c'est toujours quand on attend un événement, un party, un spectacle, qu'un virus quelconque se pointe le bout du nez? Tsé, l'expression être malade comme un chien, eh bien je devais ressembler à ça, cette nuit. Ça ne s'enligne pas pour être une gastro, mais ça vient gâcher mes projets pas à peu près! Moi qui avais fait des bons carrés au citron pour l'occasion en plus... Grrr...

Moi, j'aime pas être malade.

dimanche 30 décembre 2012

Quelqu'un veut un câlin?

Et puis, les amis, comment s'est passé votre Noël? Avez-vous été choyés?

Ce billet sera totalement matérialiste et je l'assume. Je dois absolument vous montrer un des cadeaux que j'ai reçus, je ne savais même pas que ça existait avant de le tenir dans mes mains, mais avoir su, je m'en serais procurée un bien avant!

C'est moelleux, tout doux, réconfortant et poilu. Mais qu'est-ce? Un chat? Un chien? Un homme? (ben quoi, il y en a qui sont moelleux et poilus!) Vous ne devinerez jamais, alors je vous le donne dans le mille: un Marmiulous!


Quessé ça (???), vous entends-je dire. Voici ce que le petit dépliant venant avec la chose en dit: "Inspirés par un câlin, les coussins Marmiulous ont été conçus pour être cajolés tout en étant confortables. Basé sur la forme d'un adorable chat, ce gentil compagnon épouse parfaitement la forme du corps humain. Il a fallu plusieurs essais avant de pouvoir trouver cette forme parfaite. C'est ainsi que les Marmiulous sont nés.".

Mais oui, je sais que j'ai déjà un chat. Mais faire un câlin d'une demi-heure en regardant la télé à une chatte de 20 lbs, ça devient forçant pour les bras. Et je n'ai pas l'intention de ressembler à Popeye d'ici la fin de l'année, alors autant bien se rabattre sur quelque chose de plus pratique. En plus, on évite les poils dans le nez et la bouche.

  

Quand j'ai parlé de mon cadeau à une amie, elle m'a dit, "Mais c'est tellement mieux qu'un homme, ça!". Ça ne remplace peut-être pas complètement nos chers mâles, mais au moins, tu n'as pas besoin de le nourrir! Et mon lit est depuis un peu moins vide, grâce à Fluffy (oui, j'ai baptisé un coussin. Peut-être qu'il serait temps que je me trouve un chum, finalement...). Mais de toute façon, comme le dit l'étiquette:

mardi 25 décembre 2012

Joyeux Noël tout le monde!

Ce qu'il fait beau dehors en cette journée de Noël! Même si je n'aime pas la neige, c'est beau, un Noël blanc, quand même.

Les deux cuisinières de la maison se sont mises aux chaudrons. Ça sent bon les épices, le ragoût de pattes de cochon, le fudge, dans la chaumière.

Les cadeaux ne sont pas encore déballés, mais je peux vous dire qu'il y en a une grosse pelletée en dessous du sapin.

Je veux vous souhaiter à tous un Joyeux Noël, de beaux moments en famille, des étoiles pleins les yeux, le cœur au chaud et surtout beaucoup de plaisir! Même le grincheux de Noël de la maison, alias Grosse Carmen, vous envoie ses meilleurs vœux!


dimanche 16 décembre 2012

Le mouton

Je déteste les confrontations.

Je n'aime pas ça, parce qu'entre autres, j'ai un peu de misère à me défendre. Quand je sais que j'ai raison sur quelque chose, c'est différent, parce que j'ai tous les arguments en poche pour faire valoir mon point. Mais quand je reçois des critiques et qu'en bout de ligne, je sais que ce n'est pas justifié ou pas complètement constructif, j'ai tendance à m'écraser. Malgré tout.

Je ne suis pas une leader. Je ne suis pas celle qui est capable de gueuler plus fort que tout le monde pour se faire entendre. Je n'ai pas la capacité de prendre le contrôle d'une situation pour la mener de A jusqu'à Z. Bon, si je suis vraiment obligée de le faire, je peux y arriver, mais si j'en ai la possibilité, j'aime mieux laisser ça aux autres. J'imagine que je suis plus une suiveuse, un mouton, plutôt qu'un chef de file.

Le problème, c'est que pour être intervenante, il faut mener. Mener les rencontres avec les clients, tenir les rênes, rester fort et montrer qu'on contrôle la situation même si à l'intérieur, c'est le chaos. Parce que si la personne assise en face de toi perçoit que tu es nerveux, hésitant, il prendra avantage sur toi.

En moi, ça bouillonne, ça tremble comme une feuille, je me sens dépassée par les événements quand je dois intervenir. Pourquoi? Parce que j'ai peur que l'autre me juge, pense que je suis incompétente, que je n'ai pas d'expérience, qu'il ne peut pas se fier sur moi. Et je sais qu'en laissant transparaître ma nervosité, c'est exactement cette impression-là que je lui donne. Comment en arriver à ce que les clients me fassent confiance si moi-même je ne crois pas en mes habiletés?

Encore la maudite confiance en soi...

mercredi 5 décembre 2012

Je ne serai pas un grincheux de Noël

Faut croire que j'ai trouvé le moyen de me mettre dans l'ambiance des Fêtes. Je ne sais pas trop comment c'est arrivé, mais moi qui pestais contre les chansons de Noël quelques jours auparavant, je me suis mise à fredonner allègrement au centre d'achats hier. C'est vrai que ça met de bonne humeur. Ça rend le magasinage de cadeaux d'autant plus agréable. Et puis, ça n'arrive qu'une fois par année, non? Je ne vais pas passer un mois de temps à bougonner quand même.

Tous les achats sont faits, ne reste plus qu'à les emballer. Je sens qu'il va y avoir de beaux grands sourires le soir de Noël, au moment de la distribution des cadeaux. Je suis pas mal fière de moi. Même la grosse Carmen va avoir un paquet sous le sapin cette année! Je vous mets une photo au lendemain de Noël, promis!

Je me suis même faite cruiser par un vendeur, hier soir. Je m'en suis rendue compte une fois sortie du magasin, mais c'est un détail! On va en venir à bout de cette foutue peine d'amour. Comme dirait la chanson, "Ça va venir, ça va venir, découragez-vous pas!".

lundi 3 décembre 2012

Triste Noël

Il paraît qu'une peine d'amour dure quatre saisons. Quand on m'a dit ça, je n'ai pas pu m'empêcher de m'écrier, "Mais c'est ben trop long, un an!!!". Mais par quatre saisons, ça voulait plus dire le temps que les événements marquants, importants, de l'année soient passés. Importants pour nous, qui sont associés à des souvenirs particuliers, à des moments plus marquants que d'autres.

Comme Noël, la St-Valentin, Pâques (si vous la fêtez), les vacances d'été, etc. Ou ça peut tout simplement être le cycle des saisons, printemps, été, automne et hiver.

Dans mon cas, j'ai passé au travers du printemps et de l'été. L'automne s'achève. Alors c'est presque trois saisons. Côté événements, les vacances d'été sont derrière moi. Certains voyages ont été plus difficiles que d'autres. Mais j'ai passé au travers.

Noël s'en vient. J'aime Noël. Pour l'occasion de se retrouver en famille, de manger pleins de bonnes choses, de faire des cadeaux aux gens que l'on aime. Avant, Noël était synonyme de fêtes de famille, tout simplement. Il y a deux ans, ça a pris un tout nouveau sens. Noël est devenu un moment que je pouvais partager avec ma famille, mais aussi avec mon amoureux. J'ai souvent souhaité en voir apparaître un sous le sapin, un amoureux. La première année où ce vœu a été exaucé, j'avais peine à y croire. Il était là, assis à mes côtés, riant de bon cœur avec ma famille, développant des cadeaux, fredonnant des chants de Noël. Je me souviens avoir passé la plupart du temps à observer la scène, pour pouvoir l'imprimer dans ma mémoire à l'encre indélébile, entre autres parce que j'avais peur que ce ne soit pas vrai. Il y a eu la décoration de notre premier sapin de Noël ensemble aussi, les petites décorations qu'on a acheté ensemble au Canadian Tire pour embellir sa maison...

J'ai décoré la maison de mes parents, en fin de semaine. C'était bien, mais ça manquait de magie à mes yeux. Il manquait quelque chose. Lui.

Vous comprenez quelle "saison" sera la plus difficile pour moi cette année, dans ce processus de peine d'amour.

C'est triste à dire, parce que c'est normalement le moment de l'année dont j'aime le plus profiter, mais j'ai hâte que les Fêtes soient terminées. J'ai hâte d'avoir passé par-dessus cette saison. Comme ça, l'an prochain, mes souvenirs auront été remplacés par de nouveaux, moins douloureux, des souvenirs où il n'existera plus.  

Tout un contraste comparé à mon dernier billet, je sais. Mais je n'y peux rien.

Subconscient dérangé

Cette nuit, j'ai rêvé que j'avais assisté à la mort de Françoise David, porte-parle du parti Québec Solidaire.

...

Ouais. Il se passe des choses bizarres comme ça dans mon subconscient.

lundi 26 novembre 2012

Constatation # 16

Je m'identifie trop à la musique et aux paroles de chansons.

On dirait que toutes les chansons viennent me chercher. Bon, peut-être pas toutes, on s'entend que les tounes de club et compagnie ne me font pas vivre d'intenses émotions. Mais dès que certaines paroles me parlent, résonnent en moi, je m'y attache profondément. Bien souvent, j'ai l'impression que la chanson a été écrite pour moi, que l'auteur était dans ma tête et mon cœur quand il l'a composé. Parce que ça vibre fort à l'intérieur de moi. Ça fait remonter des émotions, ça décrit une situation de ma vie, passée ou présente.

Quand j'accroche sur des paroles, une mélodie, je peux l'écouter en boucle jusqu'à écoeurantite aiguë. Je vais vouloir télécharger la chanson dans toutes les versions possibles, voir comment des artistes différents se l'approprient. J'en deviens un peu obsédée, finalement.

Et surtout, j'associe beaucoup de moments de ma vie avec la chanson qui jouait au moment où cet événement s'est produit. C'est l'fun quand l'événement est plaisant, mais si jamais ça tourne au vinaigre et que j'entends cette musique des mois plus tard, par exemple, là c'est beaucoup moins l'fun. Parce que ça me replonge en arrière, dans ce moment de bonheur qui n'est plus. Je deviens nostalgique, comme je l'ai dit dans le billet précédent. Les premières notes se font entendre, et ça y est, je suis plongée dans mes souvenirs. Et ça tourne dans ma tête. Et ça prend du temps avant de s'arrêter.

Il y a tout plein de moments qui me seraient beaucoup moins douloureux si je n'avais pas la mémoire si longue, si mon oreille n'accrochait pas autant sur ce qui passe à la radio. Dans ces moments où mon cœur fait mal, je voudrais juste devenir sourde, perdre l'audition l'espace d'une chanson...

Constatation # 15

Quand la nostalgie vous prend, il n'y a pas de moyen de s'en sauver.
En tout cas, si vous en connaissez des moyens, n'hésitez pas à me les dire!

dimanche 18 novembre 2012

L'amour des livres

Il est toujours mieux pour moi de me tenir loin des libraires parce qu'à chaque fois que j'y mets les pieds, ça fait mal à mon compte de banque. Alors, vous pouvez vous imaginer l'impact que peut avoir le Salon du livre sur moi! Je n'étais pas allée l'année passée pour cause de convalescence, mais je n'ai pas pu résister cette fois-ci. Au moins, ça m'a permis de m'avancer dans mes achats de Noël. Et de me gâter aussi un peu quand même.

J'ai fait des achats concernant mon domaine d'études, ce que je n'avais jamais fait avant. Il faut bien se documenter un peu et se rafraîchir la mémoire par la même occasion. Qui sait, peut-être que de me remettre en tête toutes les théories, concepts et méthodes d'intervention apprises dans mes premières années d'université m'aidera à augmenter ma motivation (qui est malheureusement en baisse ces temps-ci).

Comparé aux années précédentes, je suis restée raisonnable. En plus, un bain de foule, ça fait toujours du bien.

vendredi 16 novembre 2012

En manque de contact

Je commence à me sentir comme une recluse.

Je suis en stage depuis 1 mois et demi, et même si j'arrive plutôt bien à maintenir le rythme, rendue à la dernière journée de la semaine, la madame a de la broue dans le toupette! Comme ce soir, alors qu'il est seulement 19h54 et que j'irais bien me coucher. Ces temps-ci, c'est presque mieux de me coucher tôt parce que je me réveille toujours vers 4 heures du matin, sans raison apparente. J'ai un historique d'insomnie, ce n'est pas nouveau, mais depuis un an, mon rythme de sommeil s'est beaucoup amélioré, ce qui fait qu'au lieu de virer d'un bord et de l'autre dans mon lit pendant 2 heures avant de m'endormir, je trouve le sommeil après 15 minutes environ, ce qui est véritablement un miracle pour moi. Et je dors d'un trait... jusqu'à 4 heures. Pas moyen de me rendormir après. J'espère que ça va passer.

Donc, je me sens comme une recluse parce que les fins de semaine, je suis incapable de sortir. Je voudrais bien voir du monde, socialiser (c'est quoi ça?), mais les forces me manquent. Je sais que c'est normal compte tenu de ma situation, et j'accepte totalement le fait que ce qui compte, c'est de prendre soin de ma santé, mais il reste que je suis en manque de contacts. Juste aller souper au resto ou prendre un verre, même sortir danser, tiens! Ça fait extrêmement longtemps que je n'ai pas osé aller danser, à cause de mon équilibre qui est restée chambranlant depuis mon encéphalite. Tout ça combiné à l'éclairage sombre dans les bars, les gens qui bougent autour de toi et le fait d'être entassé comme des sardines, ça complique un peu les choses. Et c'est dommage parce que j'ai toujours aimé danser. Je ne suis pas une "clubeuse", je ne suis pas sortie dans les bars très souvent dans ma vie, mais quand je le fais, j'aime beaucoup ça. Sauf pour la fatigue qui suit, que ça me prend 3 jours à dompter (détail...). Donc, je m'ennuie de ma vie sociale.

Pour ce qui est des contacts physiques, voire amoureux, jusqu'à quel point ça me manque, je ne sais pas trop encore. Le soir, dans mon lit double où je dors toujours du même côté, l'ennui d'avoir quelqu'un sur qui appuyer ma tête me prend de temps en temps, c'est vrai. Mais ça s'arrête là. Oui, c'est sûr que j'ai envie de rencontrer quelqu'un, mais j'ai encore peur. Peur de m'ouvrir à l'autre à nouveau, de parler de la maladie, de me faire rejeter. Peur de confronter toutes ces choses que j'accepte mal chez moi. Peur, peur, peur, encore et toujours peur.

Mais bon, je me dis que pour l'instant, la priorité doit être le stage et la santé. Mon focus ne peut qu'être que sur ces deux éléments. Je me connais de toute façon, quand je suis en amour, j'ai de la misère à me concentrer sur les autres choses de ma vie. Il me manque toujours une petite partie de mon cerveau. Je suis un peu comme la croyance qui dit que les hommes ne sont pas capables de faire deux choses en même temps: je ne peux pas être amour et gérer le reste. Impossible. Et puis, ces temps-ci, je n'arrive même pas à gérer mes amitiés, alors...

J'ai déjà assez peu d'énergie, aussi bien ne pas les éparpiller un peu partout en même temps. Alors, je reste efficace.

dimanche 11 novembre 2012

Tout est parti en fumée

Toute ma colère contre mon ex s'est envolée en fumée, ce matin... symboliquement.

Je l'ai fait brûler. Je lui avais écrit une longue lettre il y a plusieurs mois de ça, et après avoir confié à mon psychologue que je nourrissais toujours autant de frustration à son égard même après 6 mois de rupture, il m'a dit carrément que ça serait préférable de mettre ça derrière moi. On n'a jamais eu de conversation pour mettre les choses au clair (surtout pour que je me vide le cœur...), mon ex et moi. Il n'a jamais vraiment donné signe de vie, à part à ma fête où il m'a appelé. Pour me jaser de platitudes, comme s'il ne s'était jamais rien passé entre nous et que tout était beau, que le soleil brillait comme au premier jour.

Pouvez-vous m'expliquer pourquoi les gars pensent que si tout est correct pour eux, ça l'est aussi pour nous? Ça été facile pour lui de passer à autre chose, c'est lui qui m'a laissé, qui est retourné dans ses vieilles habitudes, qui n'a rien perdu dans toute cette histoire. Ça, à la limite, je peux comprendre. Mais qu'il pense que je n'ai plus de peine, plus de rancœur, ça, je ne comprends pas.

Vous voyez, le dernier paragraphe prouve que je rumine encore beaucoup de choses. C'est pourquoi j'ai mis le feu à la lettre (suggestion du psy), pour détruire les sentiments inclus dedans. Est-ce que ça va vraiment fonctionner? Aucune idée. Mais au moins, j'aurai essayé de poser un geste concret.

lundi 5 novembre 2012

Un désir mal enfoui

"On va avoir un bébé!
-Wow, c'est une super nouvelle ça! Je suis contente pour vous!"

Pourtant, 2 secondes après avoir dit ça, j'ai senti une grande lassitude m'envahir. J'ai beau dire que mon deuil est fait, je pense que ce petit pincement au cœur qui survient à chaque fois qu'un proche m'apprend l'arrivée prochaine d'un nouvel enfant ne partira jamais. C'est comme un fond de désir inassouvi. 

À chaque fois, les mêmes paroles me reviennent en tête. Ses paroles.

"Il y en a pleins de gars qui ne veulent pas d'enfants, tsé."

Peut-être. Mais combien de gars qui en veulent vais-je rencontrer avant de tomber sur celui qui sera fait pour moi et qui n'aura pas le désir de devenir père?

dimanche 4 novembre 2012

Le pouvoir des mots

En cherchant dans des vieilles notes de cours d'université, je suis tombée sur une lettre qu'on m'avait écrite, à la toute fin d'un cahier. Elle n'était pas signée, mais ça n'a pas pris beaucoup de temps pour me souvenir de qui elle venait.

Je devais être au début de l'université, donc j'avais 20-21 ans, et il y avait ce gars que je côtoyais. Je le considérais comme un simple ami, et je n'ai pas réalisé tout de suite qu'il s'intéressait à moi. En fait, j'ai eu l'illumination le jour où il m'a dit qu'il m'aimait. Je n'avais pas du tout envisagé cette possibilité, je commençais à être sérieusement malade à cette époque-là et je ne voulais pas de relation sérieuse.

En relisant cette lettre, je me suis demandée comment j'ai fait, à ce moment-là, pour ne pas m'en apercevoir. C'était clair comme de l'eau de roche, écrit sur cette feuille lignée. Je ne voulais pas le voir, j'imagine.

J'avais complètement oublié ce pan-là de ma vie. Il n'a suffit que de quelques mots pour ramener tous ces souvenirs. C'est fort, le pouvoir des mots.

jeudi 1 novembre 2012

Il était une fois des petits bonshommes allumette

Imaginez-vous donc que je suis parvenue à dessiner mon insécurité. Oui oui! Après avoir sorti le papier de construction, les crayons feutre, les brillants, la règle, l'équerre, le compas (alouette!), voici ce que mon moi-même a pondu...


Tadam!

Je vous laisse tirer les conclusions que vous voulez. En espérant seulement que mon psychologue y verra autre chose qu'une absence de talent en arts plastiques!

mercredi 31 octobre 2012

La madame vieillit

À quel âge on commence à vieillir? À sentir qu'on n'est plus la petite jeunesse qu'on était?

Je veux dire, quand boire dans un party et te coucher à une heure impossible de la nuit se faisait sans anicroches et sans que le mal de tête te prenne à 7 heures du matin. Sans que ça te prenne au moins 2 jours à te remettre d'un lendemain de veille qui, finalement, n'en était pas vraiment un. Sans que tu te dises que tu as passé l'âge...

Hey, à 27 ans, quand tu te passes la réflexion que c'est rendu trop forçant de sortir, je trouve ça grave. Encore plus quand je me surprends à dire la célèbre phrase "dans mon temps!".

Je n'ai pas hâte de me voir à 50 ans...

samedi 27 octobre 2012

8 ans

J'ai passé par-dessus cette année. J'ai passé par-dessus "l'anniversaire" de la mort de ma meilleure amie. Peut-être est-ce à cause de mon emploi du temps plus chargé que par les années précédentes, ou parce que le temps passe, tout simplement. Pourtant, j'ai toujours une photo de nous 2 dans ma chambre.

8 ans... Si je faisais une rétrospective de toutes les choses qui me sont arrivées en 8 ans, ce serait un portrait aigre-doux. Des choses incroyables se sont produites autant que de sérieux coups de gueule. Tout ce qu'il y a de plus normal, quoi. J'aurais tellement voulu les vivre avec elle, ces moments.

J'ai publié une photo de nous 2 à 6-7 ans environ sur Facebook, aujourd'hui. Elle n'a pas connu ça, Facebook. Elle aurait adoré pourtant.

On disparaît et la Terre continue à tourner...

mardi 23 octobre 2012

Nouveau diagnostic

On est bon, dans notre société contemporaine, pour donner des étiquettes aux gens. Quand on consulte un psychologue, il faut s'attendre à s'en faire donner quelques unes au fil des rencontres. N'est-ce pas un peu dans sa description de tâche que de trouver ce qui peut bien clocher dans notre caboche?

Le mien l'a trouvé samedi passé (encore!). Imaginez-vous que je souffre d'insécurité affective de base. Qu'est-ce que ça veut dire en français? Je suis insécure dans tous les domaines de la vie, amours, amitiés, école, travail, name it! Ce n'était pas une grosse surprise, parce que je savais déjà que je souffrais d'insécurité, mais je ne savais pas qu'il y avait un terme exact en psychologie pour ce genre de problème. Il faut croire qu'on donne des noms pour tout, de nos jours.

Mais le comble est que mon psychologue m'a demandé, comme approche pour gérer cette insécurité, de faire un dessin. Oui oui, un dessin! Il faut que je dessine mon insécurité. Je n'ai pas osé lui dire que les arts plastiques et moi, ça fait deux. Je n'ai pas vraiment hâte de voir ce que ça va donner sur papier. Mais bon, j'ai encore le temps, puisque mon prochain rendez-vous est dans 2 semaines, mais j'ai intérêt à me creuser les méninges d'ici là!

mercredi 17 octobre 2012

Début du stage

Petite journée de congé aujourd'hui! C'est-tu pas assez merveilleux, les congés?

J'avais hâte d'être occupée, d'avoir un semblant de vie et de m'ennuyer du temps où je n'avais pas grand-chose à faire de mes journées. Eh bien, je suis servie. J'ai 2 semaines de stage de fait et je suis contente de pouvoir dire que ça se passe bien. La fatigue physique est là, c'est certain, mais rien de comparable à il y a 2 ans, quand j'avais tenté d'entrer en stage après ma greffe. C'est quand même encourageant de constater que, malgré toutes les épreuves que mon corps a subies dans les dernières années, j'ai pu remonter à la surface et entreprendre une vie normale. Il est peut-être un peu tôt dans le processus pour conclure que l'affaire est dans le sac, mais comme j'ai une grosse tendance vers le négativisme, j'essaie d'être positive pour une fois. Un changement d'attitude ne peut pas nuire!

Mon principal problème jusqu'à maintenant est mon insécurité en tant que future intervenante. La peur d'être inadéquate, de dire des stupidités, de ne pas savoir comment intervenir avec les clients. C'est symptomatique de quelque chose que je savais déjà et qui m'a été confirmé en fin de semaine passée (j'en reparlerai dans un autre billet). Et il fallait évidemment que ça se transfère dans mon stage. J'aurais dû le voir venir. En être consciente, c'est une chose, mais le plus important, c'est d'arriver à dépasser cette peur, à ne pas rester figée dans nos inquiétudes.

La solution? Laisser faire le temps, j'imagine. Noter les bons coups faits durant la semaine pour tranquillement me donner une nouvelle confiance en moi. D'autres trucs vous viennent à l'esprit?

Noël en juillet

"Bon, ta grand-mère vient de m'annoncer qu'on fait la pige des cadeaux de Noël en fin de semaine.
- Nooooooooooooooonnn!!!"

À chaque année, c'est la même chose. Commencer ma liste de cadeaux de Noël en octobre, ça me traumatise. On peut-tu passer par l'Halloween, avant? J'attends la première tempête de neige avec beaucoup d'anticipation, même si j'ai de nouvelles bottes et un nouveau manteau d'hiver à étrenner, et que Noël est probablement ma fête préférée de l'année, alors chaque chose en son temps, s'il-vous-plait! Je vote pour qu'on adopte la tradition du Noël des campeurs en juillet. Qui est avec moi?

samedi 6 octobre 2012

Dure acceptation

Quand est-ce qu'on arrête de se soucier de son apparence physique?

Je ne me suis jamais considérée comme un canon de beauté, loin de là, mais avec les années, j'avais appris à accepter les détails de mon physique qui ne me plaisaient pas. J'avais pris une certaine confiance en moi aussi.

Mais après la greffe et l'encéphalite, mon corps a subi divers changements que je digère très mal. La prise de poids, alors que j'ai toujours été maigre, entre autres. L'enflure de mon visage à cause des pilules de cortisone, surtout. Depuis un an, quand je regarde des photos de moi, j'ai l'impression que je ne me reconnais plus. La dose de cortisone a été diminuée avec le temps, ce qui a atténué l'état de mes bajoues, mais dans ma tête, il n'y a pas de différence. Je me vois comme la fille avec une grosse face. Et ça ne changera pas, parce que je dois prendre ces médicaments à vie.

Alors, je sais que je dois l'accepter puisque je ne peux rien y faire, mais je n'y arrive pas. Ma rupture n'aide en rien les choses. Je me sens grosse, moche et rejetée.

Je ne suis vraiment pas prête à rencontrer quelqu'un pour le moment, mais lorsque je le serai, je ne peux m'empêcher de me demander comment quelqu'un d'autre pourra m'aimer pour ce que je suis quand je suis incapable de m'aimer moi-même...

dimanche 30 septembre 2012

L'art de paniquer


La fille est bien en retard (oui, je parle de moi à la 3e personne).

Je veux poster cette photo depuis une semaine environ, pour vous montrer que j'ai eu un peu de plaisir pour ma fête. Mais j'ai manqué de temps.

Moi qui chiale depuis 1 an que j'ai trop de temps libre dans une journée parce que je ne travaille pas vraiment et que j'attends patiemment que mon entrée en stage se fasse, je viens de dire que j'ai manqué de temps! Faut le faire! C'est parce que la vie a tranquillement repris son cours la semaine passée, avec diverses formations pour mon stage (qui commence le 2 octobre), mes cours de piano (je me suis décidée à recommencer à jouer) et des sorties à gauche et à droite.

Je me sentirais mal de me plaindre, puisque c'est ce que je voulais, être occupée (et ça ne fait que commencer), mais je me sens déjà un peu fatiguée. Pas beaucoup, une fatigue acceptable que j'arrive à gérer, ne vous inquiétez pas. Mais j'ai cette propension à paniquer pour des choses qui ne se sont pas encore produites. Alors, le cas présent ne fait pas exception à la règle. J'anticipe l'éventuelle fatigue que je ne saurai pas gérer, les choses qui pourraient mal tourner... Ahhhh!

Pour me calmer les nerfs, je me répète cette belle citation que j'ai découverte il y a quelques semaines:

"Il ne sert à rien d'ouvrir votre parapluie en attendant qu'il pleuve." - Alice Caldwell Rice

dimanche 16 septembre 2012

Rabat-joie

Des fois, je me demande pourquoi je regrette ma vie avec lui.

Je lis ses status Facebook ou des commentaires qu'il fait, et je ne peux pas m'empêcher de me dire "Non, mais quel enfant!". C'en est décourageant. Il en disait des niaiseries quand on sortait ensemble, quand on passait des soirées entre amis, qu'on faisait un peu les fous. Rien de mal à ça. Mais il me semble qu'il n'était jamais aussi pire que ce que je vois maintenant.

Je ne sais pas si c'est le retour au célibat qui fait que les neurones dans son cerveau se touchent trop, mais c'est clair que je ne voudrais pas être sa blonde dans des circonstances pareilles.

Je sais que je me répète, mais pourquoi c'est si dur pour les gars d'être matures? Il y a un âge pour chaque période de la vie. La période de l'enfance pour être insouciant, la période de l'adolescence pour expérimenter pleins de choses et lâcher son fou, déconner, etc., et la période adulte, où on accepte la réalité. Celle d'avoir grandi, vieilli, et qu'on doit passer l'étape suivante, c'est-à-dire prendre ses responsabilités et arrêter de penser qu'on peut rester jeune toute sa vie.

Je ne dis pas de couper tout plaisir dans son existence. C'est important de garder son cour d'enfant, de ne pas être sérieux tout le temps, de profiter de chaque moment. Ça, je suis bien d'accord. Mais il ne faut pas pousser ça à l'extrême non plus.

Je suis peut-être juste en train de devenir une vieille chialeuse rabat-joie aussi.

Soupir, soupir, soupir...

vendredi 14 septembre 2012

Voyage voyage

Je vous avais quitté mes amis, sans vous avertir. Oh, pas très longtemps, ni très loin. En Ontario. Mais juste de partir pour quelques jours, loin de tout, être où personne ne me connaissait m'a fait beaucoup de bien. Je me rends compte que je me soucie encore beaucoup du regard des autres et au quotidien, ça finit par peser lourd sur mes épaules. En voyage, je m'en fous. Je ne me maquille pas, j'ai toujours les cheveux de travers et je me mets à peu près n'importe quoi sur le corps. C'est triste au fond, puisque je voudrais tellement afficher cette même désinvolture dans ma vie de tous les jours, mais je n'y arrive pas. Mais bon, je ne réglerai pas mon foutu problème d'estime de soi dans ce billet.

Mon périple a commencé à Kingston, jolie petite ville sur le bord du lac Ontario.


Depuis que je suis revenue à Montréal, je constate que j'aime encore cette ville, mais que je me sentirais mieux dans un endroit comme Kingston, où la circulation est moins dense, où tout est près et accessible sans qu'on se retrouve coincé dans des bouchons de circulation interminables, où l'atmosphère est simplement plus détendue, finalement. Le fait que l'eau fait partie prenante du vieux Kingston lui donne beaucoup de charme. Je sais qu'il y a des cours d'eau à Montréal aussi, puisqu'on est sur une île, mais j'habite plutôt loin du vieux-port, alors je n'ai pas l'occasion de profiter de la vue souvent.


Il y avait même des petits canards pour nous dire bonjour en cette fin d'après-midi!

On s'est ensuite déplacé vers St. Catharines, dans le but d'aller voir les chutes du Niagara. Je ne les avais jamais vues, mon père non plus, alors ma mère tenait absolument à ce qu'on se rende à Niagara Falls. Et j'avoue franchement que j'ai été assez impressionnée! C'est la force de la nature à l'état brut! J'ai pris énormément de photos, mais je vous en monte seulement une:


Ensuite, on a continué à se promener dans la région de Niagara, où les vignobles pullulent.


On a bien sûr fait une petite réserve d'alcool...


Dans le village de Niagara-on-the-Lake, je me suis régalée le temps d'un dîner, avec une poutine au homard (après le macaroni au fromage au homard, il fallait bien que je goûte à ça!) et une torte au chocolat, fraises et basilic.



Ce fut un très beau voyage. C'est toujours difficile de revenir à la maison après ça. Dans 3 semaines, je reprendrai le chemin de l'école après des mois, que dis-je, presque 2 années à refaire mes forces. Je me croise les doigts pour que tout se passe bien cette fois-ci. Heureusement, j'aurai pu me permettre de me faire plaisir au travers de tout ça, même s'il y a eu des moments moins plaisants que d'autres.

On focuse sur l'avenir maintenant.

jeudi 6 septembre 2012

You ruined me

Des fois, j'essaie de me souvenir des moments d'avant mon encéphalite. Où tout allait bien, où il prenait soin de moi, qu'il avait envie de passer du temps avec moi. De ces moments qu'il a passés à mes côtés, avant que tout bascule.

Et je ne parle pas de la rupture en tant que telle. Je parle d'avant que je perde la carte à l'hôpital. Ce mardi avant que tout déboule qu'il a passé avec moi, patiemment, assis sur le bout de ma civière, à essayer de me changer les idées, à me remonter le moral. Tous ces moments où je comptais encore pour lui.

Je m'en rappelle, mais vaguement. Ce sont comme des flashs, de brefs instants dont la totalité m'échappe. On dit souvent "avoir su...". Avoir su qu'un an plus tard, il n'en resterait pas grand-chose, j'y aurais porté plus attention. Je croyais tout ça acquis. Je croyais qu'il était là pour de bon.

Un an, c'est si vite passé. En un an, on a vécu tout plein de bonheur, de l'amour comme je n'en avais jamais vécu auparavant. En un an, tout a dégringolé, tout s'est envolé. Et je suis là, à me demander ce qui s'est passé, ce qui serait arrivé de nous si je n'avais pas été malade.

Et je me demande surtout si j'arriverai un jour à avoir envie d'être dans les bras de quelqu'un d'autre, à m'abandonner à un autre, à refaire confiance, à ne pas avoir peur qu'on me quitte. Parce que pour l'instant, je ne veux pas être touchée, ni regardée, ni abordée.

Tu m'as ruinée.

mercredi 5 septembre 2012

Avant de s'empifrer

C'est toujours inspirant quand la serveuse vous apporte une si belle assiette. Le repas ne peut pas être mauvais. S'il l'est, c'est que quelque chose ne va pas. Et bien heureusement, je me suis régalée ce soir-là!

vendredi 24 août 2012

L'heure du conte

Je vais vous raconter une petite histoire.

Il était une fois une jeune femme qui, en 2004, après avoir passé au travers de son cégep sans trop d’anicroches, s'est inscrite à l'université en travail social, dans le but un jour de devenir travailleuse sociale. Elle a réussi à faire sa première année à temps plein, et puis, rendue en deuxième année, son état de santé s'est mis à dégringoler, résultat de la fatigue, du stress et d'une trop grosse charge de travail. Elle a donc fait une coupe à blanc dans ses cours, pour se retrouver à temps partiel. Au travers des hospitalisations, des grèves étudiantes, et finalement d'une entrée sur la liste d'attente pour une greffe de poumons, elle a complété tout son parcours théorique. Ne lui restait plus que l'année de stage pour atteindre le but ultime, devenir bachelière en travail social. N'ayant plus la force nécessaire pour suivre l'horaire du stage, qui équivaut à une charge de temps plein, elle a donc décidé d'attendre de voir si la vie allait lui donner une nouvelle chance grâce à de nouveaux poumons. En 2009, le miracle s'est produit: un donneur s'est pointé et elle a pu recommencer à vivre.

Toute heureuse d'être enfin remise sur pied, la jeune femme a décidé de s’inscrire au stage à l'automne 2010. Elle a attendu patiemment que le moment arrive, prenant du temps pour refaire ses forces, jusqu'au beau jour où elle a fait son entrée dans le monde hospitalier. Elle croyait bien y être enfin arrivée. Mais le sort en ayant décidé autrement, 1 mois et demi plus tard, épuisée physiquement et mentalement, elle a dû se rendre à l'évidence: elle avait repris le chemin des études trop tôt après son opération. Amère et déçue, elle a abandonné son stage pour s'occuper de sa santé. À l'hiver, ne voulant pas passer ses journées sur le divan à regarder la télé, l'idée de prendre un cours de psychologie pour le plaisir s'est formée dans sa tête. C'est ce qu'elle a fait. Entre temps, le processus de placement en stage avait repris et elle a réussi à se trouver une autre place dans un milieu totalement différent. Cette fois serait la bonne!

Mais non. La vie lui réservait encore bien des surprises. En août 2011, une fichue encéphalite l'a cloué sur un lit d'hôpital pendant 2 mois, annulant par la même occasion ledit stage. Une autre année de perdue. La jeune femme ne comprenait plus rien. Pourquoi la vie ne lui accordait-elle pas une chance? Bien que fort découragée au départ, lorsque ses forces sont revenues, elle s'est retroussée les manches pour partir à la recherche d'une troisième place de stage, en espérant que ce soit la dernière. Elle l'a trouvée. Maintenant, elle attend patiemment la rentrée scolaire.

***

C'est toute une histoire, hein? On ne peut que lui souhaiter que tout fonctionne sur des roulettes, cette fois-ci, à cette jeune femme. Eh bien, ça l'air que ça ne passera pas comme ça.

Je n'ai jamais pris position dans tout ce débat sur la hausse des frais de scolarité. Parce que peu importe le camp que tu choisis, ça finit toujours par causer de la chicane. Parce que je n'aime pas les conflits et que moi, tout ce que je veux, c'est avoir mon diplôme! Mais comme je suis dans une association étudiante qui a la tête dure, de la façon que c'est parti, je ne l'aurai pas. Malgré tous mes efforts. La grève dans mon association a été reconduite hier. À 58%.

Si on fait un petit calcul, de 2004 à 2012, ça fait exactement 8 ans que j'ai entrepris mes études. Un bacc en travail social prend normalement 3 ans. 8 ans, bordel!

En ce moment, si je n'avais pas peur de me casser les os de la main, je donnerais un bon coup de poing dans un mur. Vous allez me dire que je suis égoïste, que je dois penser aux générations futures qui vont subir cette hausse de frais, qu'elles ont le droit d'étudier autant que moi, etc. Je m'en fiche. Moi aussi, j'ai le droit d'étudier, de faire avancer ma vie, mais on m'empêche de le faire!

Alors, en ce moment, j'emmerde tous les carrés rouges du Québec!!! 

Bon, reste plus qu'à trouver me trouver un autre plan de carrière, qui n'implique pas des études universitaires....

lundi 6 août 2012

Un p'tit blé d'Inde?

La dernière fois que j'ai mangé un épis de maïs, je me suis retrouvée 10 jours dans le coma. Bon, il n'y a rien qui a prouvé la corrélation entre l'encéphalite et le blé d'Inde, mais curieusement, je n'avais pas été tentée d'en remanger par après. J'ai tenté le sort samedi chez mon amie pour une épluchette, et 2 jours plus tard, ça va toujours. On peut donc en conclure que ledit légume ne fait pas partie de la liste des suspects.

Je peux compter sur les doigts d'une main le nombre de journées où je n'ai pas pensé à mon ex depuis notre rupture et samedi en était une. J'étais entourée de gens que ça faisait longtemps que je n'avais pas vu, il faisait un soleil éclatant dehors (une chaleur de fou aussi), on était loin de la ville et il y avait de la bouffe en masse. Je me suis même dit qu'avec une bonne compagnie comme celle-là, on pouvait bien se passer d'un chum. Je mentirais si je disais que ça ne m'est pas passé par l'esprit qu'il aurait pu être assis à côté de moi à mordre dans un maïs, mais pour une fois, je n'ai pas laissé cette pensée me déprimer. Est-ce dire que je reprends tranquillement goût à la vie?

mercredi 1 août 2012

À défaut d'avoir un chum...

J'ai trouvé ce qu'il me faut pour contrer mes nuits d'insomnie en tant que nouvelle célibataire:




Il faut s'assurer de bien se rappeler que c'est juste un oreiller et non pas le demi-torse d'une vraie personne quand on se réveille! Sinon, je ne suis pas certaine qu'on peut arriver à retrouver le sommeil après ça!

lundi 23 juillet 2012

Il est où mon port d'attache?

Je m'ennuie de ses bons côtés.

Du baiser qu'il venait me donner quand il rentrait du travail.
Des messages texte qu'il m'envoyait à tous les jours.
De son appel juste avant que je me couche quand il travaillait de nuit.
De notre petite routine de "je t'aime, bonne nuit, fais de beaux rêves" juste avant de s'endormir.
Du bras qu'il étirait pour que je dépose ma tête au creux de son épaule alors qu'on venait tout juste de se coucher.
De ses "je t'aime" qui ponctuaient mes journées et savaient les ensoleiller peu importe ce qui se passait.
De cette longue lettre qu'il m'a écrit lorsque je suis sortie du coma pour me dire toutes les émotions qu'il avait vécu pendant mon "sommeil".
De juste sa présence à mes côtés qui faisait que je me sentais vraiment en sécurité.

C'est tout ça qui me fait regretter notre relation. Parce que les mauvais côtés, ça, je dois avouer que ça ne me manque pas. Toutes ces choses dont je faisais abstraction parce que je l'aimais, parce que je ne voulais pas me retrouver toute seule. Je me suis convaincue pendant quelque temps que tout allait bien, pour ne pas affronter le fait que ce n'était déjà plus comme avant, que les choses avaient changé, que tranquillement, ça me glissait entre les doigts.

Pourquoi étais-je prête à endurer ces mauvais côtés pour ne pas être rejetée?

J'avais besoin de croire que j'avais enfin trouvé mon point d'ancrage, mon port d'attache. Que j'avais trouvé LA personne qu'il me fallait. Parce qu'après tout ce qui nous était arrivé, c'était impossible pour moi que ça ne fonctionne pas. S'il était encore là malgré le fait que j'avais presque passé de l'autre côté, c'était clair pour moi que rien ne pourrait nous séparer. J'ai eu tort.

Je me demande maintenant s'il existe pour moi, ce point d'ancrage. Si elle existe vraiment, mon âme sœur, comme on dit. C'est dur de continuer d'y croire quand toutes nos certitudes sont ébranlées.

Billy Joel a dit dans une chanson: It's hard when you're always afraid, you just recover when another belief is betrayed

Ma vie a toujours été comme ça. À chaque fois que je me remets d'une épreuve, il y en a une autre qui se rajoute et vient défaire ce que j'avais pris le temps de reconstruire...

L'âge de raison

À quel âge les gars finissent par vieillir?

Peut-être que c'est moi, à cause des épreuves que j'ai vécues, de la maladie que j'ai dû apprendre à gérer sous tous ses angles à un jeune âge, qui est trop mature comparé aux autres qui m'entourent, je ne sais pas. Mais quand je vois des gars fin vingtaine agir comme s'ils en avaient encore 16, ça me décourage profondément. On veut tous rester jeune longtemps. C'est même devenu le principal focus de notre société. Les gens veulent goûter à la vie le plus possible le plus longtemps possible. On veut tous les avantages de la vie adulte sans les inconvénients, les responsabilités.

Tu me dis que tu as déjà 30 ans et qu'il est temps que tu commences à penser à toi, à fonder une famille, à devenir père. Mais quand tes priorités sont de jouer au hockey 3 fois par semaine et de te saouler avec tes amis à tous les week-ends, et que dans le fond, tu as une blonde juste pour pouvoir la montrer aux autres, veux-tu m'expliquer comment tu penses arriver à élever des enfants? Quand on a ce genre de désirs, il faut être prêt à faire des compromis, à se responsabiliser, et oui, à grandir. Ça ne veut pas dire de renoncer à tout ce qu'on aime, mais être parent, ça change une vie, qu'on le veuille ou non.

Je ne veux pas devenir une adulte aigrie et vieux jeu. J'aspire juste un jour à rencontrer un homme qui saura me surprendre par sa maturité et son aptitude à bien gérer sa vie amoureuse et sociale. Est-ce trop demander?

jeudi 19 juillet 2012

Sexe = satanisme

J'ai vraiment de la misère à comprendre comment, en 2012, on peut considérer qu'une exposition qui enseigne le sexe aux adolescents de manière ludique, intéressante et interactive est "dégoûtante et satanique".

C'est à se demander dans quel monde ces gens vivent. Comment on peut penser une telle chose alors qu'il y a prolifération de la pornographie grâce à l'internet, qu'on remarque que les jeunes sont de plus en plus hyper sexualisés et que la propagation des ITSS et du VIH augmente sans cesse? Ce n'est pas parce qu'on éduque les jeunes qu'on va les pervertir. Au contraire! Il me semble que c'est notre devoir en tant que parents, que société, de les préparer à ce qui s'en vient, de répondre à leurs questions de la bonne façon. De ne pas vouloir les exposer à la sexualité risque de les pousser davantage vers le mauvais chemin. Penser qu'ils vont rester vierges et purs jusqu'à l'âge adulte en les privant d'information est utopique. C'est se mettre la tête dans l'autruche, comme a si bien dit le chef de feu l'ADQ. 

Vers 12-13 ans, ma mère m'a acheté un livre sur le sexe, Le sexe? Parlons-en, si je me souviens bien du titre. C'est certain que j'étais gênée quand elle me l'a donné, comme toute bonne adolescente qui a LA conversation avec ses parents. Mais j'étais bien contente après coup qu'elle n'ait pas cherché à faire comme si ça n'existait pas et qu'elle m'avait mis entre les mains un ouvrage qui pouvait répondre à toutes mes questions. J'aimais lire, alors apprendre sur le sexe par la lecture me parlait beaucoup. Au moins, quand je me suis retrouvée au lit avec mon premier chum, je n'ai pas paniqué à l'idée de ne pas savoir ce qui allait se passer, je savais à quoi m'attendre.

Ce n'est pas pervertir nos jeunes que de les éduquer. C'est de leur donner les outils nécessaires pour évoluer sainement dans la vie.

dimanche 15 juillet 2012

La maladresse incarnée

Est-ce que la maladresse chronique, ça se soigne?

Il y a de ces jours où je me décourage moi-même. En fait, c'est la plupart du temps. Il n'y pas une journée qui passe sans que je me cogne le coude dans la porte de la douche en me lavant, que j'échappe de la nourriture sur moi, dans mon décolleté ou par terre, que je brise de la vaisselle, que ma sandale me sort du pied en descendant l'escalier de la Grande  Bibliothèque et que je tombe assise sur les marches, m'égratignant le coude au passage, que je recule dans le pare-choque de la voiture stationnée en arrière de moi à la Caisse populaire, etc, etc, etc.

Quand j'étais plus jeune, mon père disait que je m'enfargeais dans les fleurs du tapis, tellement c'était immanquable de me prendre les pieds en quelque part quand je marchais. Je ne suis guère mieux aujourd'hui. Il y a une branche qui traîne sur le trottoir, je m'accroche la cheville dedans en sortant de mon auto; ça me prend un bon 30 secondes pour m'en débarrasser, à me brasser la jambe comme une perdue.

Quoi de mieux pour faire une bonne première impression à un souper chez des amis de l'ex, que d'envoyer valser un morceau de souvlaki de poulet au travers de la table de patio en essayant de défaire mes brochettes. Et de terminer le repas en essayant d'aller repêcher un bout de Mister Freeze qui avait eu la bonne idée d'aller jouer à la cachette dans ma craque de seins. C'est tellement subtil! Et surtout, en plein été, ça ne fond pas du tout un popsicle, non non!

Juste hier soir, on célébrait le 60e anniversaire de mariage de mes grand-parents au restaurant. Je tente de subtiliser un raisin sec dans l'assiette de ma cousine, elle ne semble pas trop le remarquer, jusqu'à ce que ledit raison atterrisse sur la nappe, à 2 centimètres de sa main. Bien joué, Viv! Dans le genre passer inaperçu, on repassera.

C'est décourageant, mais vaut mieux en rire que d'en pleurer, que je me dis. Je suis une anecdote sur 2 pattes, que voulez-vous!

dimanche 8 juillet 2012

De l'ombre à la lumière

Depuis que je suis revenue de vacances, j'ai le moral moins à plat. Je profite plus de mes journées et des petites joies du quotidien, je passe moins de temps devant mon ordinateur à soupirer à fendre l'âme. Je suis beaucoup plus dans la colère que dans la tristesse.

Mais hier soir, couchée dans le grand lit de la chambre d'invités chez mon amie, ça m'est retombé dessus. Elle habite à 15 minutes de chez lui. Être si près et ne pas pouvoir le voir ou lui parler, ça m'a rentré dedans comme si on m'avait échappé une tonne de briques sur le corps. Seule, incapable de dormir, j'ai senti les larmes monter. Pour une fois, je n'ai pas essayé de les retenir. Ça n'allait pas arranger les choses, ni m'aider à trouver le sommeil (parce que le nez me bouche automatiquement quand je me mets a à pleurer et je peux encore moins dormir le nez bouché), mais je n'avais pas envie d'être forte à ce moment-là.

Je déteste pleurer. J'ai toujours détesté ça. Parce que je n'ai pas envie de montrer ma peine aux autres. Parce que je considère ça comme une démonstration de faiblesse, de "la pauvre fille qui fait donc pitié" aux yeux des autres. Je n'aime pas faire pitié. Quand je suis chez moi et que l'envie de pleurer me prend, c'est généralement lorsque toute la maisonnée est au lit et que personne ne peut me voir. Quand quelqu'un vous voit en larmes, il pose nécessairement des questions. Je ne veux pas répondre aux questions. Parce que mes réponses sont toujours les mêmes: je m'ennuie de lui, je ne sais pas gérer le vide qui s'est créé depuis notre rupture. Et ça m'exaspère.

Alors, tout ça pour dire que j'ai pleuré. De gros sanglots. Et là, j'aurais pris les bras de quelqu'un pour me consoler. Je ne me serais pas cachée. Mais encore une fois, je m'étais mise dans une situation où on ne pouvait pas me voir. Je vis ma peine dans le noir. Je ne sais pas comment entrer dans la lumière, comment la vivre au grand jour. Comment la vivre, point. Et on revient à la question que m'a posé mon psy: est-ce que je prends le temps de vivre mon deuil? Clairement, non.

samedi 7 juillet 2012

De folles dépenses

C'est très girly comme billet, mais il fallait que je vous montre les nouveaux achats que j'ai faits cette semaine. J'en suis complètement gaga!


Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour soigner une peine d'amour...

mercredi 27 juin 2012

Comme un enfant dans un magasin de jouets

Je me sens comme un petite fille de 4 ans qui vient de déballer ses cadeaux de Noël. C'en est niaiseux tellement je suis excitée. Tout ça pour un gadget électronique.

J'ai succombé au iPhone. Je savais bien qu'en m'en procurant un, je n'allais plus pouvoir m'en passer, et déjà après une seule journée, je le traîne partout. Ma mère était plus technologique que moi, avec son iPhone et son iPad, alors il fallait que je la rattrape! C'est moi la jeune dans la maison, quand même!

C'est fou comment une bébelle du genre peut remonter le moral. Ça faisait longtemps que je parlais d'en avoir un, on devait même se partager un forfait avec mon ex, et après m'être retrouvée seule, je me suis dit que j'avais bien le droit de me faire plaisir. Pas besoin d'attendre après lui pour me gâter, oh que non!

lundi 25 juin 2012

De retour en ville

Ah! que la semaine a passé vite!

Il me semble que je serais restée là-bas tout l'été. Pour être loin de tout, pour entendre le bruit de la mer quand je me lève le matin, pour passer des heures à lire au bord de la piscine. Juste pour ne plus être dans la monotonie du quotidien.

On est passé d'un extrême à l'autre côté température, par exemple. On gelait en début de semaine, en faisant un pique-nique sur la plage, où j'étais bien emmitoufflée dans une couverture en polar. Ensuite, ce fut la canicule. C'est pour ça qu'un soir, on a décidé d'aller manger au restaurant (question de se rafraîchir un peu), ce qui ne nous était pas arrivé depuis des années dans cette ville. Nous allons dans le Maine depuis que j'ai 6 ans environ, et même que mes parents ont commencé à y aller bien avant ma naissance, mais comme un repas au restaurant coûte les yeux de la tête dans ce coin-là, on préférait toujours les traditionnels take-out. Ça m'a permis de me faire plaisir et de goûter enfin au lobster macaroni and cheese!


Ça peut avoir l'air bizarre dit comme ça, mais j'avais vu ce plat dans une émission sur Food Network, et je m'étais jurée d'en manger un jour! Et je n'ai pas été déçue, moi grande amateure de macaroni au fromage et de homard. Évidemment, les portions aux États-Unis sont toujours énormes, alors je n'ai pas réussi à terminer mon assiette, mais presque! Le tout accompagné d'un daïquiri glacé aux framboises, histoire de se gâter comme il faut!

vendredi 15 juin 2012

Summer paradise (pire chanson du monde, mais bon!)

Vacances, vacances, vacances!

Demain, je pars, je m'évade pour une semaine! Je sais bien que je n'ai pas été super active depuis le mois d'août passé, à part m'être trouvée un petit emploi à temps partiel au mois d'avril, mais ça va faire un bien immense de partir loin de mon quotidien. Je ne prétends pas que je vais réussir à tout oublier en une semaine, mais juste de vraiment me relaxer l'esprit, de laisser de côté l'ordinateur, les divers contacts en ligne et tout le tralala (genre la peine d'amour là...) va être extrêmement bénéfique. J'ai vraiment besoin de décrocher, de me faire plaisir, de ne pas avoir de stress.

Avouez que juste de s'étendre sur une chaise longue sur le bord de la piscine, en bikini, les lunettes fumées sur le nez, fait déjà une grosse job de relaxation. Il ne manque juste que le p'tit drink!

À bientôt, les amis!

jeudi 14 juin 2012

Le moment d'inattention

On a failli avoir un accident.

J'étais sur l'autoroute, en direction du centre d'achats. Je voulais me tasser dans la voie de droite, j'ai quitté des yeux la route quelques secondes pour regarder dans le rétroviseur. Je n'ai pas vu tout de suite l'auto qui frenait en avant de moi. Mais quand j'ai réalisé ce qui se passait, les réflexes ont pris le dessus immédiatement. J'ai freiné, les pneus ont crissé, parce que je roulais au moins à 100 km/h. J'ai arrêté ma voiture à moins d'un centimètre du pare-choque de celle d'en avant. Il était minuit moins une.

Je me suis surprise de mon calme après coup. J'ai continué mon chemin, je suis sortie de l'autoroute et je suis allée me garer dans le stationnement du centre commercial.

Mais je me suis confondue en excuses. Je ne me suis jamais sentie aussi mal de ma vie. Parce que ma mère était du côté passager. Ce n'était pas juste ma vie que j'ai failli risquer, mais aussi la sienne. Je ne me le serais jamais pardonnée.

Mais bon. Il n'est rien arrivé. C'est ce qui faut se dire. On est en un seul morceau, l'auto n'a même pas une égratignure. On juste eu une grosse peur.

Je sais que je ne suis pas la seule à qui ce genre de moment d'inattention arrive. Mais je trouve ça impardonnable de ma part quand même. Quand j'ai le volant entre les mains, je me fais un devoir de faire très attention. Parce que ce volant contrôle une machine qui peut tuer. Ce n'est pas pour rien que je n'aime pas conduire. Entre autres parce que je ne me fais pas totalement confiance. Pourtant, je sais que je suis une bonne conductrice. Mais une distraction comme celle-là est si vite arrivée. De moi ou des autres chauffeurs.

Je ne me mettrai pas à spéculer sur ce qui serait arrivé si je n'avais pas réussi à freiner. Ça ne sert à rien puisque je suis maintenant devant mon écran d'ordinateur en train d'écrire. Mais ça montre que ça ne prend qu'une seule seconde pour tout faire basculer. Ou pas.

mardi 12 juin 2012

Qu'on ne touche pas à ma bible!



On copie ma bible de la cuisine! Sacrilège!

En plus d'avoir son propre magazine, publié environ aux 3 mois, il a son émission de télé cet été et aura une quotidienne à TVA à la rentrée. Comme Ricardo! Regardez-le aller, il va bientôt se mettre à vendre ses propres articles de cuisine, signé M je te gage! Il n'avait pas assez de ses restaurants, ce Louis-François Marcotte?

Je veux bien que Ricardo n'a pas le monopole dans le domaine de la cuisine, et qu'il n'y a pas 50 façons de faire (parce que j'ai feuilleté le nouveau magazine de Marcotte, ça se ressemble en maudit!), mais c'est bizarre, ça laisse une impression de déjà vu. Les thèmes sont les mêmes pour cet été: le barbecue, bien évidemment. Il y a juste le look qui diffère; Ricardo n'a plus assez de cheveux pour se laisser pousser le toupette!

En tout cas, moi, je jure fidélité à mon premier amour de la cuisine, même si des petits jeunots osent se pointer le bout du nez pour lui faire concurrence. Ce n'est pas parce qu'il a une belle gueule que je vais lui tomber dans les bras aussi facilement, à ce jeune chef! Je ne suis pas une fille facile, moi!

dimanche 10 juin 2012

Le temps perdu

Je pensais à ça l'autre jour. Les 2 dernières années ont été affreuses, au fond. La première année, j'ai commencé mon stage en gériatrie, pour qu'il soit ensuite annulé après 2 mois et demi. J'ai passé l'automne, l'hiver, le printemps et une partie de l'été à ne rien faire de particulier, à m'occuper de mon mieux. La deuxième année a presque été pire, avec l'encéphalite qui s'est pointée en août, l'hospitalisation de 2 mois qui a suivi, et par ricochet, la tentative de reprendre mon stage qui a avortée. J'ai encore une fois passé l'automne, l'hiver et le printemps à ne rien faire, à part réussir à me trouver un petit emploi à temps partiel au mois d'avril. Encore là, ce n'est que 2 après-midis par semaine, ce qui est mieux que rien, j'imagine. Et finalement, fin avril, mon chum me laisse. À l'hôpital. Je redéménage mes pénates chez mes parents. Retour au point de départ.

Après la greffe, tout semblait si prometteur. Je n'avais jamais été aussi en forme de toute ma vie, je me sentais bien dans ma peau, j'avais trouvé une place de stage rapidement, j'avais rencontré quelqu'un... J'envisageais enfin l'avenir avec enthousiasme.

Quand la perte du stage est arrivée, je l'ai mal pris sur le coup, c'est certain, mais le fait d'avoir encore mon chum me réconfortait. J'avais encore de nouvelles choses qui se réalisaient dans ma vie. Il était là pour m'épauler, m'écouter. Ce qui m'a en fait aidé à passé au travers de ces 2 années, c'est lui. C'est toute la joie qu'il apportait dans mon quotidien, les petits projets qu'on réalisait ensemble qui m'ont empêché de déprimer. Je sais qu'avoir été célibataire, j'aurais aussi passé au travers, mais pas de la même façon. Avec plus de difficulté sûrement, parce que je n'aurais eu que ça sur quoi me concentrer. Mais mon esprit était occupé ailleurs.

Alors, somme toute, je me dis que j'ai un peu perdu 2 années de ma vie. Vous direz, mais 2 ans, ce n'est rien dans toute une vie! C'est vrai; mais dans ma vie, 2 ans, c'est beaucoup. Beaucoup de temps précieux gâché. Je pensais qu'en vieillissant et en voyant les années défiler malgré l'épée de Damoclès qui me pendait au-dessus de la tête, que le sentiment d'urgence de vivre à toute allure allait s'estomper un peu, mais ce n'est pas le cas. C'est pour ça que l'impression de gâchis est là. Un petit goût d'amertume qui reste dans la bouche.

Tout n'a pas été perdu, je sais. J'ai vécu des beaux moments malgré tout, des moments qui valent la peine d'être gardés en mémoire. Mon psychologue m'a dit que c'est un réflexe normal après une rupture de penser qu'on a perdu son temps avec l'autre, puisqu'au final, ça n'a pas marché comme on voulait. Mais que c'est loin d'être une perte de temps. Qu'il faut trouver le moyen d'identifier les bonnes choses que l'autre nous a apportées, voire même le remercier pour ces choses. Parce que chaque personne qui passe dans notre vie laisse une trace positive, même si a priori on ne la voit pas.

Je trouve très sage tout ce qu'il me dit, mais tellement difficile d'appliquer ses propos à ma situation actuelle. C'est dur d'être fâchée tout le temps.

mercredi 6 juin 2012

Le mal de vieillir

On pourrait croire qu'avec la maladie que j'ai, j'ai tout vu. Que ce qui peut désormais arriver dans l'avenir ne me fait pas peur. Mais c'est faux.

La fibrose kystique est une maladie dégénérative incurable. Mais quand je compare mon état de santé (celui que j'avais avant la greffe), je trouve que ce n'est rien en comparaison aux cas comme l'Alzheimer, le Parkinson ou la SLA, plus communément appelée la maladie de Lou Gherig.

J'ai regardé le reportage à Radio-Canada sans broncher. Mais tout le long, j'avais cette boule dans la gorge, des larmes qui me chatouillaient les yeux. À chaque minute, toutes les raison pour lesquelles j'ai peur de vieillir, même si je sais pertinemment bien que je ne vivrai pas vieille, tournaient dans ma tête comme une boucle.

Lorsque j'étais plus jeune, le simple fait de me dire que je n'allais sûrement pas me rendre dans la cinquantaine, voire la quarantaine, me réconfortait, calmait mes angoisses de "mal vieillir". Mais maintenant, on voit de plus en plus ces maladies de "vieux" s'en prendre aux gens à un âge de plus en plus jeune. Comme cet homme de 47 ans atteint de la SLA qui va bientôt mourir. Ou cette femme de 39 ans qui était à Tout le monde en parle et qui avait la maladie d'Alzheimer.

C'est vrai qu'on n'a aucune idée de ce que le futur nous réserve, de comment on va mourir. Comme dirait mon psychologue, ça ne sert à rien de paniquer pour quelque chose qui n'est pas encore arrivé. Et je travaille beaucoup sur ces angoisses qui ont refait surface depuis mon encéphalite. Mais l'émotivité est toujours à son comble quand j'entends des témoignages comme ça.

Quand je me suis retrouvée sur la liste d'attente pour la greffe de poumons, on m'avait dit que si je n'embarquais pas dans le processus, il ne me restait seulement que 2 ans à vivre. Que cette opération comportait beaucoup de risques, que je pouvais mourir en pleine chirurgie. Pourtant, je ne me souviens pas m'être demandée si ça valait vraiment la peine de prendre ce risque-là. Je ne me souviens pas d'avoir vraiment eu peur de mourir. Je me disais que je n'avais rien à perdre. Autant essayer, sinon, de toute façon, dans 2 ans tout serait terminé.

Pourquoi j'ai si peur maintenant?

jeudi 31 mai 2012

Des questions sans réponses

Je vais lui écrire une longue lettre. Pour me vider le cœur. Pour lui dire tout ce que je ressens, la peine, la frustration, l'injustice, le rejet, les blessures vives. J'ai besoin d'évacuer toutes ces pensées sombres qui m'envahissent continuellement, qui m'empêchent de dormir. C'est rendu un rituel, chaque matin, je me réveille fâchée ou avec une boule dans la gorge parce que dans mes rêves, j'ai crié après lui ou j'ai versé un flot de larmes.

Cette lettre, pas question de lui envoyer. C'est seulement pour faire le ménage dans ma tête.

Il y a tellement de choses que j'aurais besoin qu'il me dise, tellement de non-dits à clarifier. Mais c'est le silence radio. Je ne fais pas tellement d'efforts pour entrer en contact avec lui non plus, je l'admets. Je n'ai pas envie de lui parler. Trop tôt que je me dis. Ça n'aiderait pas à cicatriser. Mais en même temps, une bonne conversation est peut-être ce que ça prendrait pour m'aider vraiment à accepter la situation. Chaque personne vit une peine d'amour différemment. Moi, j'ai besoin d'analyser, de comprendre. Lui, en ce moment, il se donne corps et âme dans les rénovations. Est-ce que c'est pour ne pas penser ou bien parce que pour lui, la vie peut continuer maintenant qu'il s'est débarrassé de moi? A-t-il seulement un peu de peine? Le savoir mettrait un peu de baume sur mes plaies. Ça réconforte un peu quand on sait que l'on n'est pas seul à souffrir. Mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il doit juste être soulagé, puisque c'est lui qui a mis fin à notre relation. Pourquoi aurait-il des arrière-pensées de toute façon? Faut bien assumer les décisions que l'on prend dans la vie. Il a mijoté ça tout seul de son côté, alors qu'il vive avec!

Je ne reste jamais fâchée bien longtemps. Je ne sais pas ce qui ferait le plus de bien, entre la déprime ou la rage.

Je voudrais juste un signe de sa part. Un geste qui dirait, oui c'est fini nous deux, mais j'ai encore de l'affection pour toi. Juste ça, ce serait assez. Juste pour que j'arrête de penser que je ne vaux pas la peine qu'on ait de l'estime pour moi, que je ne vaux pas la peine d'être connue. Que je n'ai pas été un fardeau pour lui. Parce que pour l'instant, c'est comme ça que je me sens. Ma vie chaotique des derniers temps était devenue trop lourde pour lui, je le brimais dans sa liberté ou je ne sais pas quoi, alors il a trouvé le moyen de retourner dans le calme de sa vie de célibataire.

Mais je sais que j'extrapole, que je n'en sais rien, au fond. Et je ne saurai probablement jamais le fond de l'histoire. Et me connaissant, ça va sûrement me torturer longtemps. Et continuer à nourrir la colère et la tristesse. Un vrai beau cercle vicieux.

dimanche 27 mai 2012

Toutes les nuits

Je me suis réveillée en criant. J'étais certaine que je venais de réveiller mes parents.

Presqu'à toutes les nuits, il est dans mes rêves. Il est là, à toutes les sauces, pour toute les raisons inimaginables. Cette nuit, j'en ai hurlé de rage et de désespoir. Dans le rêve et dans la réalité.

Depuis que je suis revenue chez moi, mon insomnie semble vouloir reprendre du galon. Je commence même à m'ennuyer de mes petites pilules roses. Je ne m'ennuyais pas de ces rêves merdiques qui me coupaient mes nuits, me laissant avec le coeur qui bat la chamade. Je suis si fatiguée. Fatiguée d'être d'une humeur massacrante le jour et de ne même pas arriver à trouver le sommeil le soir pour pouvoir au moins me reposer un peu l'esprit. Je voudrais juste qu'il sorte de ma tête.

Je sais que je radote, que ça ne peut pas passer en un clin d'oeil toute cette peine et cette frustration. Mais j'aurais juste besoin d'un peu de répit quand je dépose ma tête sur l'oreiller. Juste quelques heures. Il me semble que ce n'est pas trop demandé.

mardi 22 mai 2012

Comme dans un film

Quand tu revis la scène de ta rupture en regardant la scène finale d'une de tes séries télévisées préférées, ça ne finit vraiment pas bien la soirée.

Elle était là dans la voiture, à l'écouter parler, et tout à coup, elle lui a dit exactement les mêmes mots que je lui ai dits. Il ne la laissait pas officiellement, mais il la laissait partir, "I'm setting you free", mais j'ai tout revu dans ma tête. Ce que j'ai dit, ce que j'ai ressenti, tout.

Je sais qu'il y aura, dans les prochains mois, plusieurs scènes de fiction comme celle-là qui me feront réagir, et même pleurer. Si mon psychologue me voyait, il me féliciterait d'être en train de vivre ma peine.

Je lui répondrais que j'aimerais bien écouter mes séries télévisées tranquille, merci beaucoup!

samedi 19 mai 2012

Blog vs vraie vie

Je fais sur mon blog exactement ce que je ne veux pas faire dans la vraie vie. Me plaindre. Me lamenter. Passer mon temps à parler de ma peine et de mon ex. Quoi de plus normal quand on vit une peine d'amour, vous me direz. Je prends ici toute la liberté que je n'ose pas prendre avec mon entourage. Par peur qu'ils en aient marre de m'écouter. Parce que je ne veux pas être la fille déprimante et déprimée qui n'a pas d'autres sujets de conversation. Parce que je ne veux pas qu'on se tanne de moi. Parce que je ne veux pas devenir la fatigante qui ne parle que de ça.

Parce que je ne veux pas être laissée de côté.

Je sais que la blessure est toute récente, et que j'ai bien le droit de vivre ma peine. Dans la situation inverse, j'écouterais patiemment la personne qui a besoin d'épancher ses états d'âme sur mon épaule. Mais je sais que la peine et la douleur des autres ont tendance à déranger, à mettre mal à l'aise. On ne supporte pas la tristesse, la dépression, la mauvaise humeur. Tu as des problèmes? N'importune pas la société avec ça. Il existe des psychologues pour régler ça. Comme si ne pas bien aller n'était pas normal. Tu te lamentes encore? Il serait temps que tu passes à autre chose, voyons!  

Alors, je ne parle pas beaucoup dans la vraie vie. Alors qu'ici, c'est tout le contraire. C'est mon échappatoire. Mais j'espère sincèrement que je ne tomberai pas sur les nerfs de personne...

vendredi 18 mai 2012

Apocalypse now

Comme je l'ai dit dans les commentaires, je sais qu'une peine d'amour n'est pas la fin du monde, mais je me sens comme si j'étais en pleine apocalypse.

En pleine attente de greffe, je passais des journées entières seule à la maison, pendant que tout le monde travaillait ou étudiait. Qu'est-ce que je faisais, moi? Je faisais la couch potatoe devant la télé, je perdais mes après-midis sur l'ordinateur, je lisais. Et ça me suffisait. Je ne cherchais pas tant que ça la présence des autres, encore moins celle d'un homme. Parce que mon objectif était de passer au travers de l'attente, de survivre jusqu'à l'opération. Et que je savais que c'était mon chemin de croix, et que je devais le faire toute seule. Le parcours des malades chroniques en est un bien solitaire. Et je m'en accommodais, bien malgré moi.

Alors, qu'a été mon réflexe quand j'ai reçu le souffle de vie? De vouloir rattraper le temps perdu. De courir après l'amour. Je me suis inscrite sur un site de rencontres. Je sortais beaucoup avec mes amis. Et puis 7 mois plus tard, je l'ai rencontré. Au début, j'étais quand même craintive. Je savais que je venais avec un package deal énorme. Ça avait toujours été le cas. Et même si je ne toussais plus comme une vieille fournaise à l'huile mal entretenue, je savais que ma locomotive tirait de nombreux wagons derrière elle. J'ai tenté de faire l'indépendante pendant quelques mois pour me protéger, de lui surtout. Parce que je le voyais arriver avec ses grands chevaux, le gars qui avait des projets d'avenir, qui n'avait pas l'air de vouloir se sauver en courant devant le cas à problèmes que j'étais. Finalement, je me suis laissée aller.

Et aujourd'hui, je me demande à quel prix. Parce que tout est à reconstruire. Mon estime de moi, ma confiance en moi, aux autres, ma valeur aux yeux des autres. Mon habileté à me débrouiller seule dans la vie. J'ai 26 ans et j'ai l'impression que je ne sais pas gérer ma vie. Je n'ai jamais habité seule et j'ai très peur de ne pas savoir comment faire si un jour je vais rester en appartement. Je me trouve pathétique.

Ma mère m'a toujours dit que je devais apprendre à ne compter que sur moi-même, mais j'ignore par quel moyen m'y prendre.