vendredi 27 décembre 2013

Drôle de temps des Fêtes

Tout d'abord, laissez-moi vous souhaiter Joyeux Noël!

Je sais, je sais, j'ai été négligente, absente, tout ce que vous voulez. C'est vrai, dernièrement, le temps et l'envie de mettre à jour mon blog m'ont manqués. Il y avait un gros projet personnel en préparation, qui m'a demandé beaucoup d'énergie. Il est maintenant réalisé et bien que j'aimerais beaucoup pouvoir en parler ici, ça devra attendre. Mon but n'est pas de vous titiller inutilement, c'est juste que j'aime mieux attendre que certains détails soient réglés avant d'en parler officiellement. Mais ça viendra, je vous le promet!

Les dernières semaines ont été un peu folles donc, mais j'ai tout de même eu le temps de préparer Noël.

- En emballant des cadeaux:


- En testant des recettes de desserts pour le souper du 24:


(Sans oublier le traditionnel sucre à la crème dont je n'ai pas pris de photos.)

- Et en y mettant la touche finale le 24 au matin:


Malheureusement, je n'ai pas pu goûter à mes créations rendue à Noël, car la gastro s'est emparée de mon amoureux et de moi. Lui, deux jours avant Noël et moi, le 24 décembre au soir. Ça a quelque peu gâché la magie des Fêtes. J'étais assez déprimée. Mais au final, tout s'est bien terminé, nous avons pu célébré ensemble. Je n'ai juste pas mangé de dessert. Je m'en remettrai (et mon estomac aussi, malgré qu'il prenne bien son temps pour retrouver son état normal...).

Alors, j'espère que vous avez passé de beaux moments avec votre famille et vos amis! On se revoit en 2014!

dimanche 8 décembre 2013

Oh, quand j'entends chanter Noël!

Quand je travaillais comme caissière dans un IGA dans mon "jeune temps", je me souviens que je détestais lorsqu'arrivait le temps des Fêtes. Pas à cause de la neige et du temps froid, mais plutôt à cause des stations de radio qui mettaient à l'antenne des chansons de Noël dès le 1er décembre. Et comme il y a toujours la radio qui joue dans une épicerie, on était envahi par ces mélodies à longueur de journées.

Je ne peux pas expliquer pourquoi les chansons de Noël m'irritaient à ce point-là. Pourtant, j'ai toujours aimé la période des Fêtes, pour l'ambiance, les décorations, les soupers de famille, etc. Je ne comprenais pas non plus à l'époque qu'il y a une question de marketing pour les commerces de faire entendre la musique des Fêtes aux clients. Bien souvent, le simple fait d'entendre "Petit Papa Noël" te fait penser qu'il faudrait bien commencer à acheter les cadeaux pour la parenté et les amis. Personnellement, me promener dans un centre commercial avec comme trame de fond une petite toune de Noël me met dans l'ambiance, met un peu de pep dans mes souliers pour mieux continuer à magasiner. Marketing, je vous dis.

Et puis, oui, je l'avoue, j'ai maintenant fait la paix avec les chansons de Noël. Je ne pourrais pas dire ce qui a provoqué cette réconciliation, mais ça ne me dérange plus. Je chante même souvent avec entrain ces chansons qui ne se démodent pas. Peut-être que le fait que Michael Bublé ait lancé un album de Noël l'an passé y est pour quelque chose, qui sait? ;)

lundi 25 novembre 2013

Lancement inspirant

Hier, je suis allée au lancement du premier livre d'une compatriote fibro-kystique. Écrire un livre, je me dis que ça ne doit pas être facile, mais pour Sophie, c'est quelque chose qui allait de soi, je crois. Pour raconter son expérience en tant que personne atteinte de fibrose kystique qui a décidé de réaliser son rêve malgré les obstacles de la maladie, soit de conduire des camions. De se promener au travers des États-Unis et de s'évader, de vivre jusqu'au bout. C'est ce qu'elle a fait pendant trois ans, jusqu'à ce que la maladie la rattrape et que ça en vienne dangereux pour elle de continuer de faire ce métier sans mettre sa santé en péril. 

Je dois avouer que d'être malade m'a rendu un peu (beaucoup) peureuse avec les années. Je n'aime pas prendre des risques par peur que ça tourne mal. Et je n'aime pas beaucoup conduire de surcroît, alors quand je regarde ce que Sophie a accompli, je trouve ça incroyable. Elle a décidé de tenter sa chance et d'aller dans la direction qu'elle voulait, de prendre sa destinée en main.

Je n'ai pas encore lu son livre, puisque je l'ai acheté hier, mais juste la description à l'endos est inspirante: 

Sophie Jacob est prête à tout pour faire de chaque obstacle une victoire. Elle sait qu'elle risque de retrancher quelques kilomètres à son parcours parce qu'elle a choisi un métier qui n'est pas approprié à sa condition physique, mais il y a longtemps qu'elle a décidé qu'être atteinte de fibrose kystique ne l'empêcherait pas de réaliser son rêve: conduire des camions 18 roues. Vivre moins longtemps peut-être, mais vivre heureuse.

"C'est enfin moi qui prends les rênes de ma vie, c'est une décision pesée et mesurée. Je ne veux pas mourir sans avoir vécu avec mon cœur."

Pendant trois années, Sophie a roulé vers l'ouest, sur les routes canadiennes et américaines, dans toutes sortes de conditions. Dans son livre, elle raconte ses voyages, les gens qu'elle a rencontrés sur sa route, les paysages grandioses qu'elle a traversés. Elle parle aussi des ses problèmes de santé, de ses hospitalisations. Et du moment ou elle s'est vue forcée d'abandonner les camions pour ne pas trop réduire son espérance de vie. Elle raconte comment elle a sombré dans la dépression et comment un travail en lien avec les routiers et l'amour d'un homme, qui lui apporte son soutien, l'aident à reprendre possession de sa vie.

Le livre sera disponible en librairie à partir du mois de janvier, si jamais ça vous tente d'avoir un aperçu de ce qu'est vivre avec la fibrose kystique. 


mercredi 20 novembre 2013

Une belle attention

"On avait dit qu'on ne se faisait pas de cadeau!
- C'est pas un cadeau, c'est une attention!"


Six roses pour nos six mois, c'est une pas pire attention, n'est-ce pas? Moi qui aime tellement recevoir des fleurs, en plus!

samedi 26 octobre 2013

La seule chose à faire

Ça fait neuf ans, mais dans ma tête, c'est comme si c'était arrivé hier. 

Neuf années depuis son départ. Le temps passe à toute vitesse, assez pour qu'il me soit arrivé mille et une péripéties, et que tranquillement, je l'oublie.

Je ne veux pas l'oublier, loin de là, mais en même temps, je ne sais plus comment le souligner. Depuis son décès, je m'étais fait un devoir de toujours avoir une pensée pour elle, de publier un petit quelque chose, soit sur Facebook ou ici. Mais les années passent et je ne sais plus quoi dire ni comment en parler. 

Alors, j'imagine qu'il n'y a pas grand-chose que je puisse faire. Mes souvenirs sont intacts, mais évidemment, ce sont toujours les mêmes. C'est normal, puisque je ne peux pas les renouveler. Mais ça me fait toujours autant de peine.

Il n'y a qu'une seule chose à faire, je pense. Continuer de la garder dans mon cœur. Même si un jour, j'arrête d'écrire à sa mémoire, au moins, elle vivra toujours en moi.

Je t'aime Aurélie.


mercredi 23 octobre 2013

Plus qu'un simple bout de papier

Une belle surprise m'attendait sur le pas de la porte d'entrée, hier midi. Dans une belle enveloppe blanche provenant de l'université, j'y ai retrouvé mon diplôme de travail social. Ça m'a surprise sur le coup, parce que je pensais l'avoir lors de ma collation des grades en novembre. Mais bon, il faut croire que le rouleau de papier retenu avec un ruban est plus un symbole qu'autre chose. L'important, c'est que j'ai enfin mon diplôme entre les mains.

Il y a deux ans, couchée dans un lit d'hôpital à tenter tant bien que mal de me remettre d'une encéphalite, je dois avouer que je n'y croyais plus. Je recommençais à peine à parler, je cherchais constamment mes mots, je ne pouvais pas marcher ni me laver seule, et tenir une fourchette pour manger était un vrai calvaire. J'avais l'impression que tous les ustensiles que je tenais entre mes doigts pesaient une tonne. Je voulais juste retourner chez moi et me creuser un abri nucléaire. Alors, les études, vous vous doutez bien que c'était le dernier de mes soucis. Je voulais tout abandonner, parce que de toute façon, ça ne servait à rien. C'était la deuxième fois que je manquais mon entrée en stage en deux ans. Peut-être était-ce un signe?

Mes parents, ma travailleuse sociale et l'ex se sont mis sur mon cas et ont fini par me convaincre de me donner une dernière chance, que je pouvais y arriver. Et ils ont eu raison puisque ce bout de papier que j'ai en ma possession aujourd'hui le prouve. Ça ne m'amènera probablement pas là où je pensais me retrouver (j'en reparlerai), mais au moins, j'ai persévéré et j'en suis fière.

vendredi 27 septembre 2013

Vieillir

C'était ma fête, hier. 28 ans. C'est encore jeune, je sais. Mais je ne peux pas m'empêcher de voir la trentaine arriver et il y a quelque chose qui me fait peur là-dedans. 30 ans, ça commence à ressembler à la vie adulte, ça. Ce n'est pas 60 ans, c'est certain. Mais quand même.

La peur de vieillir est liée à ma maladie, c'est clair. Plus je vieillis, plus je me dirige vers l'âge de l'espérance de vie de la fibrose kystique, qui est de 38 ans si je ne me trompe pas. Mais au fond, n'est-ce pas un peu la même chose pour tout le monde? Plus on vieillit, plus on se rapproche de notre mort?


Note: pas rapport du tout avec le sujet de mon billet, mais vous avez sans doute remarqué que j'ai changé le modèle de mon blog. Rien d'exceptionnel, puisque j'ai pigé dans la base de modèles de Blogger, mais j'avais besoin d'un petit changement!

jeudi 12 septembre 2013

Ne rien prendre pour acquis

Ça fait plus qu'une semaine déjà, mais entre mes billets sur Rimouski, j'ai complètement oublié de souligner l'anniversaire de mes poumons! Je l'ai même presque oublié la journée même. Je me suis levée le matin comme si c'était un jour comme les autres et au moment de regarder mes courriels, j'en avais un d'une amie qui me souhaitait bonne fête de poumons. C'est là que ça m'a frappé. J'ai trouvé ça un peu triste d'avoir passé à côté de cette date si importante.

Quand je l'ai rappelé à mes parents (qui avaient oublié eux aussi), ma mère a dit "on en vient à prendre ça pour acquis, mais pourtant, ça devrait être quelque chose qu'on garde toujours en tête". Parce que ces poumons-là, même si pour l'instant ils se portent très bien, on ne sait jamais quand le vent peut tourner. L'âge médian de survie pour les fibro-kystiques greffés est de sept-huit ans. J'ai quatre ans de fait cette année, la moitié de cet âge médian. Est-ce dire qu'il ne me reste que quatre autre années à vivre?  

Quand je m'attarde à cette perspective-là, ça me fait peur d'avoir oublié mon anniversaire de greffe. Ça passe vite quatre ans, j'en sais quelque chose. Les quatre dernières années ont filé à toute allure. Tellement de choses se sont produites.

Mais je ne m'y attarde pas souvent. En fait, jamais. Ça ne donne rien. Sinon, je passerais mon temps à vivre dans la crainte, l'angoisse d'une mort prochaine, au lieu de vivre pleinement mon présent. Alors qu'un âge médian, oui, ça veut dire qu'il y a des greffés qui vivent moins de huit ans ou tout juste huit ans, mais ça veut aussi dire qu'il y en a qui se rendent tellement plus loin que ça avec leurs greffons. Donc, c'est sur ce détail-là que je me concentre. Je ne prends rien pour acquis, au contraire; j'essaie simplement de profiter de ma nouvelle vie le plus possible.

Ce qui fait que je suis allée me payer un bon Rockabrownie au Rockaberry pour célébrer avec mon amoureux le soir du 3 septembre! Miam!

Alors, bon quatre ans petits poumons roses!

lundi 9 septembre 2013

Rimouski, partie 2

Je poursuis avec mon voyage, histoire que vous en voyez le bout un jour!

***

Puisque j'avais mal dormi la veille, parce que notre chambre donnait sur une rue plutôt passante et qu'on avait laissé les fenêtres ouvertes, j'ai mis des bouchons pour les oreilles et je me suis réveillée tout à fait reposée. On se sentait donc en forme pour aller essayer un restaurant réputé pour ses crêpes du déjeuner au souper, Le Crêpe Chignon. Je peux vous dire qu'il y a du monde qui va manger là, ça réserve pour le déjeuner. Comme on n'était pas au courant, on s'est retrouvé assis au comptoir, mais on était bien content finalement, parce qu'on avait une vue directe sur les cuisiniers. J'aime beaucoup les crêpes et le plat que j'ai pris était particulièrement bon: crêpe avec brie, pommes, miel et cannelle, servie avec un assortiment de fruits. Les assiettes sont assez généreuses.

En revenant vers notre auberge, on est passé au travers d'un petit parc tout en fleurs et au milieu duquel trônait cette jolie fontaine:


On est ensuite allés rejoindre l'ami de mon amoureux aux Halles St-Germain pour se ravitailler pour le lunch (baguette et fromages, encore une fois!) et on a mis le cap (regardez bien le lien) vers le port de Rimouski pour une petite excursion sur l'Île St-Barnabé. C'est une île à environ 15 minutes de Rimouski en zodiac, où on peut se promener en masse, explorer et pique-niquer. Il ventait pas mal ce jour-là, alors disons qu'il y avait beaucoup de vagues sur le fleuve. Ça brassait un peu sur le zodiac! On a passé l'après-midi sur l'île, qui est longue de 12 km, mais ça prend seulement cinq minutes pour la traverser en largeur. Après avoir passé la journée en plein vent, on était un peu épuisé, mais on s'est tout de même retrouvé au restaurant Union Pacific pour souper, avec l'ami en question et sa blonde. Mon amoureux n'avait jamais mangé de homard et comme on adore ça dans ma famille, je voulais qu'il en essaie pendant notre voyage, ce qu'il a fait. La face qu'il a fait quand la serveuse a déposé la bête devant lui était assez comique. Même s'il n'a pas apprécié le goût tant que ça, il a été bon joueur et l'a presque tout mangé. Je ne crois pas qu'il en reprendra, par contre.

En se levant le lendemain, ça s'enlignait pour une journée assez moche, alors on a décidé d'aller au Musée régional de Rimouski où il y avait trois expositions, dont une très intéressante et très détaillée sur les algues. En sortant de là, tiens, le soleil avait décidé de se pointer le bout du nez et la chaleur aussi. On n'avait rien prévu d'autre pour la journée, alors sur un coup de tête et après avoir mis des shorts, on s'est dit que de faire du pédalo au parc Beauséjour serait agréable. Arrivés à bon port, on s'est collé le nez sur une porte close: la saison de location de canots, kayaks et pédalos était terminée! Je n'en revenais pas, on était à la mi-août! J'avais la mine déconfite et je ne savais plus quoi faire de mon corps, alors à la suggestion de mon amoureux, on est retourné à l'auberge pour demander conseil à Pierrette pour des activités. C'est là que j'ai compris que normalement à ce temps-ci de l'année, c'est plutôt frais à Rimouski et comme ces activités sont gérées par les étudiants et que l'école allait bientôt recommencer, tout commence peu à peu à fermer. Pierrette nous a déroulé une liste de suggestions assez impressionnante, et après une demi-heure de conversation, on était bon pour aller jouer une petite partie de mini-putt! Ça dépanne quand tu ne sais pas trop quoi faire du restant de la journée. Ça faisait des années que je n'avais pas joué à ça! On a terminé notre journée de nouveau au Central Café.

Pour notre dernière journée, cette fois-ci la pluie tombait pour vrai, donc on a pris la matinée tranquille, en allant à La Brûlerie d'Ici. Le Crêpe Chignon s'y approvisionne en café et je l'avais trouvé très bon, donc je voulais voir de quoi ça avait l'air. Mon latte ne m'a pas déçu! On s'est rapporté un thermos à café de l'endroit d'ailleurs, qui a élu domicile chez mon amoureux. Après le dîner, on a pris la route vers les Jardins de Métis à Grand-Métis, dont Pierrette nous avait vanté la beauté. Et c'est vrai que c'est beau!



 Le site est immense, au final, on n'en a même pas vu le trois-quarts. Il y a non seulement les jardins qui n'en finissent plus, mais aussi en plein milieu du domaine, on retrouve un manoir qui fut le domicile d'été d'Elsie Reford, l'instigatrice de ces jardins dans les années 1930. L'intérieur a été aménagé en une exposition qui dure plus d'une heure. Il commençait déjà à être tard quand on en est sorti et la faim se faisait sentir, alors on a écourté notre visite pour aller souper. Direction Baie-des-Sables à la recherche du restaurant Le Matelos (pas de site Web malheureusement), où je me suis gâtée avec du homard et un filet de truite pour mon amoureux. Très belle façon de terminer notre séjour, même si la route pour retourner à Rimouski m'a semblé assez longue. J'étais pas mal fatiguée, il faut que j'avoue. J'aurais voulu vous mettre un vidéo montrant comment la rive est rapprochée de la route 132 et des maisons, mais Blogger ne veut pas collaborer. Dommage.

Et c'est comme ça que s'est terminé notre aventure dans le Bas-du-Fleuve, avec un petit arrêt sur le chemin du retour à Trois-Pistoles pour acheter du fromage à la Fromagerie des Basques, fromage qui est vraiment excellent, en passant. J'en suis revenue avec les poumons purifiés et la tête pleine de belles images, de belles rencontres et surtout, détendue. Pour de premières vacances en amoureux, je n'aurais pas pu demander mieux! Tout ce que je souhaite, c'est qu'il y en ait encore d'autres belles comme ça!


     

vendredi 6 septembre 2013

Rimouski, partie 1

J'ai réalisé que je ne vous avais jamais parlé de mon petit voyage à Rimouski à la mi-août. Mes photos sont transférées sur mon ordinateur depuis longtemps, mais quand j'avais deux minutes pour écrire dernièrement, je n'avais pas envie de rédiger mon billet. Et puis, je me suis rendue compte que je n'ai pas pris tant de photos que ça, alors ça ne sera pas très illustré, mais il y aura beaucoup de liens à la place. Mais bon, c'est aujourd'hui que ça se passe! 

Mon amoureux avait finalement décidé de prendre une semaine de vacances cet été (alors qu'au départ, il voulait se les faire payer), et après avoir constaté qu'on avait tous les deux des amis qui restaient à Rimouski, on s'est planifié un petit séjour de cinq jours. Alors, on est parti en une belle matinée ensoleillée de Montréal et la route a été belle, à part pour la méga averse qui nous est tombée dessus passé Kamouraska. On roulait et on voyait cette masse nuageuse et grise droit devant et malheureusement, on s'en allait direct dedans. Ça été assez intense.

Mais on est arrivé en un morceau à notre auberge, l'Auberge de l'Évêché, où une très mignonne chambre nous attendait. C'était super confortable, chaleureux, et pour le prix, on se serait cru dans une grande chaîne d'hôtels. L'endroit est dirigé par une dame nommée Pierrette et elle est vraiment aux petits soins avec ses chambreurs. Connexe à l'auberge se trouve une petite poissonnerie - poissonnerie est un grand mot, c'est plus un petit local où Pierrette vend des plats cuisinés préparés par son fils qui a une poissonnerie à Mont-Joli (si je ne me trompe pas).

On a décidé d'explorer un peu les environs et on a marché jusqu'à l'Institut touristique qui est à 10 minutes de marche de l'auberge et on s'est procuré une vignette de stationnement qui nous permettait de sauver sur l'argent des parcomètres, puisque Rimouski est une ville où les parcomètres font légion. Il y en a partout. La faim nous a ensuite rattrapé, alors on s'est dirigé vers un resto/bar qui sert des tapas et toutes sortes de boissons, le Sens Unique. Mon amoureux s'est gâté avec une pinte de bière; je suis restée un peu bouche bée quand j'ai vu le verre arriver:


Ce qu'on a mangé ensuite était vraiment bon. Si ma mémoire est bonne, on a partagé une assiette de nachos, des nems au canard, des crevettes pop-corn et des petites brochettes de poulet. Dans le cas des crevettes et des nems, ça venait avec une petite sauce aigre-douce pas piquée des vers! Même si j'ai juste bu deux verres de sangria, ça combiné avec la longue route qu'on venait de se taper a fait que je m'endormais solide vers 20h30, alors on a payé et on est allé se coucher. Pas fort pour une première soirée vous me direz, mais il nous restait amplement de temps pour découvrir le coin.

La deuxième journée a commencé avec le petit déjeuner continental offert à l'auberge, qui était très bon sans être compliqué: choix de céréales, différentes sortes de pain, croissant, fruits, jus, fromage. Et comme le propriétaire de l'auberge possède une chocolaterie qui est située tout près, Aux Bienfaits, on avait droit à un petit chocolat dans notre assiette à tous les matins. On est ensuite allés marcher sur le bord du fleuve, c'était un matin incroyable, avec un bon vent (mais bon, il vente tout le temps à Rimouski).


Je pense que j'ai passé mon séjour à m'exclamer "je respire!" ou encore "ah que c'est l'fun de la bonne air!". Mon amoureux est assez patient, alors il ne faisait que rire, mais je pense que vers la fin, il devait se retenir pour ne pas me lancer dans le fleuve! Ce n'est pas de ma faute, je ne suis pas habituée à l'air pur à Montréal! Je ne crois pas qu'il y ait de smog à Rimouski, alors il fallait bien que j'en fasse profiter mes poumons! 

À l'heure du diner, on s'est acheté une baguette et du fromage aux Halles St-Germain et on a pique-niqué dans notre chambre. Mon amoureux s'est payé une petite gâterie en passant, soit un Jos Louis maison. C'était quelque chose!


On allait rejoindre mes amis dans l'après-midi au village de Pointe-au-Père, au Site historique maritime où on peut visiter le sous-marin Onondaga, le musée du bateau Empress of Ireland et le phare de Pointe-au-Père. Je n'ai pas pris de photos, sauf un petit vidéo du sous-marin qui n'est pas très clair, alors je vous mets simplement le lien du site. Visite super intéressante, il y a des tonnes de choses à voir. La partie la plus impressionnante reste le sous-marin lui-même, qu'on explore du début jusqu'à la fin, aidé d'un audio-guide. Le musée n'est pas si mal non plus, mais vers la fin, je commençais à être fatiguée, donc j'en avais un peu marre.

Souper ensuite au Central Café, que mon amie considère comme le meilleur resto de Rimouski, restaurant qui appartient aussi au propriétaire de l'auberge où on restait. J'ai en effet très bien mangé (linguines au pesto, légumes grillés et crevettes), mon amoureux aussi, ce qui fait qu'on y est retourné deux jours plus tard, et le décor est sympathique avec des cabanes d'oiseaux accrochées un peu partout sur les murs et au plafond.

Bon, je me rends compte que je suis partie pour tout un billet alors que j'ai seulement deux jours de fait, donc je vais séparer mon périple en deux. La suite bientôt dans un autre billet!


mardi 27 août 2013

Accepter ses limites

Accepter ses limites. C'est quelque chose de difficile pour beaucoup d'entre nous.

Dans mon cas, je les accepte. Je connais mon corps et la plupart du temps, je sais reconnaître les signes qu'il m'envoie. Avec le temps, j'ai appris à m'économiser, à répartir mes activités pour ne pas m'épuiser. J'ai pris un certain rythme qui me convient.

Je sais que si je pousse trop la machine, c'est ma santé qui va en payer le prix, comme c'est déjà arrivé par le passé. Oui, j'étais bien plus malade à l'époque. Oui, maintenant, je suis greffée, je suis en forme, mais la fatigue reste le plus grand ennemi. Il faut la voir venir, prendre les devants pour qu'elle ne prenne pas le dessus. C'est capital pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
  
Parfois, ça peut paraître comme de la paresse de ma part, quand je décide de ne pas faire telle ou telle chose parce que je risque d'être fatiguée. C'est comme ça que les gens le voit. Je ne nierai pas que j'ai de temps en temps certains réflexes qui me viennent, dans toutes sortes de situations, et qui font que je n'aurai pas envie de me mettre en marche parce que j'ai pris l'habitude d'un rythme de vie tranquille. C'est vrai. Mais je fais beaucoup d'efforts chaque jour pour combattre ça, parce que je veux me dépasser et qu'il y a pleins de choses que j'aimerais accomplir dans ma vie.

J'accepte mes limites. Je suis bien avec elles et je compose avec. Ce qui ne va pas, c'est quand d'autres autour de moi ne les acceptent pas, voire ne les ont jamais acceptées. Même s'ils connaissent ma condition par cœur, m'ont vu évoluer, ont vu de près toutes les épreuves par lesquelles je suis passée. Ils n'apprennent pas ou ne veulent pas faire l'effort d'apprendre, de comprendre. Et ça me frustre au plus haut point de tout le temps me faire dire que je dois en faire plus, que je suis capable, que si je n'essaie pas, je ne saurai jamais si je peux le faire.

Je le sais, justement. Ça fait 27 ans que je vis avec ma maladie, que je compose avec ce corps qui ne suit pas toujours comme je le voudrais. C'est certain que je suis beaucoup plus résistante qu'avant, mais je ne veux certainement pas pousser trop loin et prendre la chance de bousiller tous les efforts que j'ai mis à me refaire une santé durant les 4 dernières années.

Je demande juste un peu de compréhension. Je demande seulement qu'il comprenne...

lundi 12 août 2013

Constatation # 20

J'ai toujours un bobo en quelque part

C'est vrai. Pas nécessairement que j'ai des douleurs chroniques, mais toujours quelque chose qui ne va pas. Pas obligé que ce soit de gros problèmes, mais des petites choses, comme un mal de cou quand je me lève le matin ou un drôle de gargouillement au niveau de mon bedon.

La liste de tous les petits trucs qui clochent chez moi est longue, je ne vous l'énumérerai pas ici ce soir, on n'en viendrait pas à bout.

Il y a des jours où ça me décourage vraiment. Maintenant que je suis greffée, je voudrais juste avoir la paix. Que tout roule, que je puisse mener ma vie paisiblement. Oh, je sais qu'au fond, je chiale le ventre plein, parce que compte tenu de mon historique de santé, ces petits tracas ne sont rien par rapport à ce que j'ai vécu par le passé. Je le sais et je me considère chanceuse. Somme toute, j'ai une vie incroyable.

Mais il y a des soirs comme aujourd'hui où j'en ai marre. Comme ce soir où j'ai le coccyx endolori pour une raison inconnue et qui fait que de rester assise trop longtemps dans la même position est un peu difficile. Et j'espère sincèrement que ce sera parti d'ici à vendredi matin, parce que 6 heures d'auto pour se rendre à Rimouski, ça risque d'être assez long merci si mon fessier ne va pas mieux.

Et puis, ça se pointe toujours quand j'ai quelque chose de prévu, un souper, des vacances, un party. Y a jamais moyen d'être complètement en forme. Mais bon, peut-être que j'en demande juste trop étant donné ma situation. Peut-être qu'un restant de maladie chronique combiné à un cocktail de médicaments me condamnent à une existence éternelle de petites douleurs... Tel est mon karma, j'imagine.

mercredi 7 août 2013

Ne nous emballons pas!

C'était "opération emballage du cadeau de mon amoureux", ce soir. C'est sa fête la semaine prochaine, et même s'il me reste encore du temps pour être fin prête, j'aime mieux m'y prendre d'avance. J'ai une fâcheuse tendance à oublier les détails importants comme des courses à faire, des rendez-vous, ces temps-ci, et je n'ai pas vraiment envie que ça m'arrive dans une occasion comme celle-là.

C'est stressant un premier anniversaire à célébrer avec l'autre. Ça ne fait pas très longtemps qu'on est ensemble, alors je n'ai pas l'impression de le connaître autant que je voudrais, et l'achat de son cadeau a donc été une épreuve quelque peu compliquée. Heureusement, j'ai fini par tomber sur une belle voiture de course à l'ancienne, façon bibelot, dans une boutique de design intérieur sur St-Denis et j'ai eu un coup de cœur. Je vous la montrerais bien, mais comme j'ai pensé à la prendre en photo après l'avoir emballé, ça va un peu mal mon affaire. Mais je peux vous montrer la beauté de l'emballage par exemple!


Notez ici mes grands talents lorsque vient le temps de faire quelque chose d'artistique et de créatif côté emballage-cadeau. Je me situe plus au niveau pratico-pratique, je crois!

(Bon, je l'ai trouvé sur le site de la boutique, ils appellent ça des jouets rétro, vous pouvez en avoir un exemple ici.  Celle que j'ai achetée est bleue.)

Ça rejoint totalement ses intérêts, il aime les voitures, le karting et la course automobile, mais est-ce qu'il sera aussi conquis que moi je l'ai été quand je l'ai aperçu dans le magasin, ça, c'est un mystère. C'est dur de savoir si on a le même sens de la décoration après même pas 3 mois. J'espère bien, en tout cas. Et puis, je me dis qu'au final, c'est l'intention qui compte. Pour rendre le tout encore plus personnel, j'ai fait développer une photo de moi que je vais lui offrir dans un cadre. Et je termine le tout avec une carte avec petit mot doux et tout et tout.

Pour un premier cadeau, je me sens tout de même assez confiante. Et puis, quelques jours plus tard, nous serons à Rimouski pour un 5 jours en amoureux! Mais ça, je vous en reparlerai.

samedi 3 août 2013

Les éclopés

J'ai dû jouer à la garde-malade, comme dirait ma grand-maman, en fin de semaine passée. Mon amoureux a attrapé la mononucléose. Et lui qui me disait avoir un très bon système immunitaire! On repassera...

Ça a commencé sournoisement, par des chaleurs, de la fatigue, quelques courbatures et des maux de tête. Mais rien d'assez grave pour l'empêcher d'aller travailler. C'est la journée où il s'est mis à avoir mal au côté gauche de l'abdomen que la petite lumière m'a allumé au-dessus de la tête: la rate est du côté gauche du corps. Tous ces symptômes combinés donnaient la mono. Ce que des prises de sang ont confirmé quelques jours plus tard.

Je me suis empressée d'appeler à la clinique de greffe pour savoir quelle était la marche à suivre dans mon cas, petite greffée immuno-supprimée et donc plutôt sensible à ce genre de virus. L'infirmière qui m'a répondu semblait assez calme de son côté et après consultation avec un microbiologiste, elle m'a conseillé d'aller prendre des prises de sang à mon tour, pour voir si depuis mes tests pré-greffe, j'avais développé les anti-corps pertinents contre la mono. En 2007, mes résultats étaient négatifs, alors au contact de ce virus, j'avais des chances de devenir malade. Il n'y a pas grand-chose à faire contre la mononucléose, alors je ne sais pas trop ce que je ferais si je l'attrapais.

Alors, jusqu'à nouvel ordre, il faut s'en tenir à l'abstinence de bisous pour deux mois! "Deux mois!" me suis-je exclamée. "Même trois," qu'elle a rajouté. En m'entendant faire une syncope au téléphone, elle en est revenue à au moins deux mois.  

Il n'était pas beau à voir, mon amoureux. Il se traînait littéralement dans la maison. Il se levait pour manger et retournait aussi vite se coucher. Et que c'est donc difficile pour un homme d'être malade! Ça fait donc pitié et ça ne peut pas s'endurer et ça rouspète... Quand il m'a dit la phrase "Je pense à tout ce que toi tu as vécu et je me dis qu'au fond, je chiale pour rien" avec un petit trémolo dans la voix et les yeux dans la graisse de bine, il a fallu que je me retienne pour ne pas rire. Ce n'est pas que je n'avais pas de compassion - au contraire, je sais justement comment c'est pénible être malade - mais on aurait dit que j'avais un petit gars de 10 ans devant moi, pas un homme de 26 ans! Ça valait cent piasses!

Et puis, quelques jours plus tard, c'est moi qui ne valais pas de mine. Le bedon tout à l'envers, j'en avais la nausée dès que je me levais debout. J'ai passé ma journée à boire du thé et à traîner ma bouillotte d'eau chaud partout dans la maison. On faisait un beau couple d'éclopés.  

***

Bon, j'ai écrit ce billet il y a trois jours de cela déjà et je n'ai jamais eu le temps de le finir avant ce soir (samedi). Tout le monde va mieux depuis: mon amoureux a retrouvé une forme incroyable, à le voir aller, j'ai presque de la misère à croire qu'il était K.O. en début de semaine. C'est revenu d'un coup, il s'est levé mercredi matin et il se sentait mieux. Assez spécial comme virus... Finalement, mes prises de sang se sont révélées concluantes, car on a découvert que j'ai développé des anti-corps contre le virus de la mononucléose. Aucune idée comment ça a pu arriver, mais l'interdiction de bisous a été levée. Alléluia! On se dit que deux mois, ce n'est pas si pire que ça, mais pour un nouveau couple, ça reste tout un test! On s'entend que dans les débuts, on a de la difficulté à être loin de l'autre. Alors, on a fait seulement une semaine et j'ai trouvé ça pas mal dur! Deux mois sans bisous pour un couple qui a tout juste deux mois de route, en plus, c'est quelque chose!

Et mon ventre a arrêté de faire des siennes après une journée. Comme quoi tout finit toujours par rentrer dans l'ordre.

vendredi 19 juillet 2013

Les mots pour le dire

Ça fait une semaine que je veux écrire un billet sur ma fin de semaine passée, mais je n'en trouve pas l'envie. C'est toujours comme ça: je sors en ville, je vais essayer pleins de restos, je vois des spectacles, je visite de nouveaux endroits, mais je ne trouve jamais les mots pour en parler. Je n'ai pas le don de la description, je pense. Pour mes états d'âme, je me débrouille pas pire, mais pour le reste...

Comme cadeau de graduation (deux mois en retard), je suis allée voir la comédie musicale Hairspray et je suis ensuite allée souper au chic restaurant Laurie Raphaël. J'adore les comédies musicales. C'est de la danse et des chansons, tout pour me plaire. Ça me permet de m'évader complètement pendant deux heures. Et pour le resto, je pense que je n'ai jamais aussi bien mangé de ma vie. Aussi simple que ça.

Faque c'est ça. C'est ce que j'ai à dire sur le sujet. Voyez-vous où je voulais en venir avec mon billet? 

On a bien beau dire qu'on ne veut pas se comparer aux autres, que lorsqu'on tient un blog, on écrit pour soi et non pas pour être lu, mais au bout du compte, c'est un peu de la bull shit. Il y a des jours où je fais le tour de la liste de blogs que je suis, et je trouve donc que le monde écrit des belles affaires et que ça prend des belles photos et que ça fait donc des sorties palpitantes. Et je finis toujours par me dire "si seulement je pouvais en faire autant!". Pourtant, ce ne sont pas les activités et sorties qui manquent dans ma vie, ces temps-ci. Pourtant, je trouve que mon blog a l'air triste, parfois. Je ne mets pas beaucoup de photos, ce n'est pas les billets qui pleuvent non plus. 

Je ne veux pas me comparer aux autres, mais avec l'offre incroyable qu'on retrouve sur Internet, c'est difficile de ne pas le faire. En même temps, je ne peux pas prétendre avoir un genre d'écriture que je n'ai pas. Je crois beaucoup en l'authenticité et c'est ce qui transparaît dans mon blog, je crois, mais je ne peux pas m'empêcher, parfois, d'être attirée par autre chose. Quoi exactement, je ne sais pas, mais autre chose. Et ça pourrait s'appliquer à bien des sphères de ma vie.

Je sens que je suis tranquillement en train de déraper vers un sujet beaucoup plus profond, alors je suis aussi bien de m'arrêter ici.

jeudi 11 juillet 2013

Constatation # 19

Je ne trippe pas trop à me faire masser.

Là, j'entends vos cris d'indignation provoqués par la lecture de cette affirmation. Je sais, je sais, c'est relaxant, ça permet de faire le vide, et tout et tout. Je n'ai pas dit que je détestais ça. J'ai dit "je ne trippe pas trop". Différence.

Mon amoureux voulait aller se faire masser pour libérer ses points de tension, alors nous y sommes allés. Belle activité de couple quand même. Je n'avais jamais expérimenté le massage à deux, deux tables une à côté de l'autre, deux masseurs. C'est un beau moment de complicité et de relaxation en tandem, je l'avoue. Et pour avoir relaxé, j'ai relaxé. Tellement qu'après quelques temps, je me suis endormie sur la table, ce qui n'est pas mauvais en soi, parce que ça veut dire que je me suis vraiment détendue.

Mais la honte est survenue lorsque mon amoureux m'a dit, à la fin du massage, que j'avais ronflé. Eh merde... Bravo pour la détente de l'autre personne dans la pièce!

Pourquoi je ne trippe pas, donc? Parce que tu sors de là tout huileux, tout collant. Et parce que je n'arrive jamais à me détendre vraiment. Même si ça fait du bien, je sens toujours que je me contracte quand on me masse le cou, le dos. Au final, je suis bien, mais je reste toujours avec certaines tensions.

Ce qui m'amène à tirer une conclusion: je ne sais pas me détendre dans la vie. Je suis sûre que même endormie, il doit y avoir certains muscles qui ne se relâchent pas complètement. Ce qui expliquerait pourquoi j'ai souvent mal quelque part quand je me lève. Faudrait vraiment que j'essaie la méditation. Peut-être que ça m'aiderait.

mardi 25 juin 2013

Se laisser une chance

Au début, quand j'ai rencontré mon amoureux, je le comparais sans cesse à l‘ex. Je le trouvais trop différent, je voyais seulement les choses que j’aimais chez l'ex et qui me charmaient et que lui ne faisait pas. Aujourd’hui, ce sont ces différences qui m’attirent chez lui.

Une des principales différences est notre capacité à bien communiquer. On ne parle pas pour rien dire et on est capable de discuter des vraies affaires. L'ex et moi on se parlait beaucoup, mais je ne suis pas certaine qu’on prenait le temps de se dire les vraies choses, de parler de ce qui nous dérangeait, des malaises, de régler les problèmes. Au final, il en résultait à beaucoup de non-dits, de choses en suspens.
Je suis une fille transparente. Quand je suis à l’aise avec quelqu’un et que quelque chose me dérange, je le dis. Sans détour. Je réalise que je n’étais pas capable d’appliquer cette transparence avec l’ex. Je ne pourrais pas dire exactement pourquoi, mais peut-être que je sentais une résistance de sa part, qu’il trouvait toujours une façon d’éviter les sujets sérieux et que je me censurais sans m'en rendre compte. J'ai donc laissé passer bien des situations qui m'agaçaient dont j'aurais dû mettre au clair. Avec mon amoureux, je n’hésite pas à nommer les choses, et lui non plus. Ça fait du bien. Ça part sur des bases bien plus solides, plus vraies.
Je l’ai dit dans un autre billet, c’est quelque chose de différent et ça fait du bien. Ce qui est nouveau et différent peut faire peur au premier abord et avec raison, mais je me rends compte qu'il est important d'oser et d'ouvrir la porte à la nouveauté. Si je n'avais pas pris la chance d'apprendre à le connaître, je serais fort probablement passée à côté d'un tas de beaux moments. J'ai décidé de me laisser une chance, de nous laisser une chance. Et pour l'instant, je suis bien contente.  

lundi 24 juin 2013

Les aventures d'une (fausse) voyageuse

Je suis revenue de voyage samedi en fin d'après-midi, dans une température tout à fait merdique. Je venais de passer une superbe semaine, remplie de soleil, de chaleur, de homard à profusion, de détente, de..., de..., de..., bref de tout sauf de la routine montréalaise. En voyant les gros nuages apparaître près de la frontière canadienne, je n'ai eu qu'une seule envie, rebrousser chemin. Le ciel nous tombait sur la tête à mon départ et ce fut la même chose à mon retour. Un seul mot me vient en tête: beurk!

Ça été une semaine de retour aux sources, mais aussi de découvertes. J'étais dans le Maine, à Ogunquit, fidèle au poste depuis des années, à loger au même resort, à fréquenter les mêmes boutiques au village tout près, à arpenter le Marginal Way sur le bord de la mer, à m'empiffrer de homard et à me prélasser sur la plage. Mais on a aussi essayé de nouveaux restaurants, pour goûter à des lobster rolls qui m'ont carrément jeter par terre à Kennebunkport, et de la pizza aux quatre fromages dont je me lèche encore les babines. Et je suis aussi allée à Old Orchard Beach pour la première fois de ma vie. C'est un bel endroit, mais je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi commercial et touristique. Tout est pensé pour attirer les gens: il y a des stands de nourriture aux 2 mètres, un parc d'attraction qui donne sur la plage, des boutiques à la tonne, de la musique tonitruante. La photo ne rend pas justice à la chose, mais toute de même:



C'est un tourbillon infernal, le bruit en est assez assourdissant. Je préfère, et de loin, la petite ville tranquille d'Ogunquit. Ce n'est peut-être pas aussi tape-à-l'oeil, mais c'est beaucoup moins étourdissant et tu sais que tu auras la chance de vraiment te reposer. C'est ce dont j'avais besoin. Ça m'a fait un bien fou. Même mon sommeil s'est amélioré durant cette semaine. J'ai dormi des nuits complètes, ce qui m'arrive rarement à la maison. Il faut croire que l'air du large m'apaise. Et puis, il y a toujours le bruit des vagues pour nous bercer. Ça serait une bonne idée de thérapie pour les gens déprimés, un oasis de paix sur le bord de la mer, à manger du homard. Mais probablement que l'idée existe déjà!

mardi 11 juin 2013

Petites sorties

Je cours partout depuis les dernières semaines. La fête d'une amie, le départ pour l'Afrique d'une autre... Je n'ai jamais autant mangé au resto de ma vie, je pense. Il faut que je modère mes transports, sinon je m'enligne pour prendre 10 lbs d'ici à la fin de l'été. Mais j'adore manger au resto, alors je ne me plains pas tant que ça.

Hier, pour changer un peu, je suis allée au musée Grévin au 5e étage du Centre Eaton. J'avais beaucoup aimé le musée Madam Tussaud à New York et je m'imaginais bien que ça allait beaucoup se ressembler, ce qui fut le cas. Sauf que c'était intéressant de voir que c'est axé sur la culture québécoise, et que seulement une salle est consacrée à des vedettes américaines et internationales. Il y a même une section sur l'histoire de la Nouvelle-France, avec les différents explorateurs, les acteurs de la bataille des plaines d'Abraham, etc. Au moins, je n'ai pas trop eu une impression de déjà-vu. Je me suis retenue de faire ma kid kodak comme à New York, où j'avais vraiment abusé. Mais je n'ai pas pu me retenir de photographier ce monsieur quand je l'ai vu:


Je suis un peu groupie au sujet du beau Roch Voisine, je l'avoue. Autant il était très beau mec dans son jeune temps que je trouve qu'il continue à embellir (si c'est possible!) avec l'âge. Et c'est d'autant mieux en vrai, pour l'avoir déjà vu en spectacle. Alors je n'avais pas l'intention de bouder mon plaisir au musée!

vendredi 7 juin 2013

Quelque chose de différent

Je vous rassure tout de suite, je suis encore vivante! Depuis la fin de mon stage, je profite de mes vacances, même si mes semaines restent occupées. J'ai continué à faire du bénévolat dans un organisme affilié à mon ancien milieu de stage, ce qui me permet de garder un beau contact avec des gens que j'ai côtoyés dans la dernière année. Je suis entourée de bébés, c'est tellement agréable.

On pourrait croire que d'être dans un tel environnement aurait tendance à réactiver mon holorge biologique, mais ce besoin-là est bel et bien enterré. Je me suis rendue compte que d'avoir gardé la porte ouverte à une "peut-être" future grossesse avait juste fait plus de tort que de bien. Je m'étais enfouie la tête dans le sable en me disant que ça pourrait être possible dans quelques années, et je réalise maintenant que ce n'était pas réaliste. Il y a de ces jours où je ne peux m'empêcher de me dire que j'ai assez de difficulté à m'occuper de moi-même, alors comment pourrais-je prendre soin de quelqu'un d'autre? Cette responsabilité-là serait trop grande pour moi. C'est comme ça.

La journée où j'ai finalement mis une croix là-dessus, étrangement je me suis retrouvée plus en paix avec moi-même, avec ce qui s'est passé avec l'ex. 

L'ex, justement, m'avait dit cette phrase assassine en me laissant: "Des gars qui ne veulent pas d'enfants, il y en a pleins". Je ne voulais pas entendre ça. Je ne voulais pas un autre gars, c'est lui que je voulais. Mais il avait raison. Ils existent, ces gars-là. Je le sais parce que j'en ai rencontré un. Et ce gars-là veut être avec moi, veut qu'on fasse un bout de chemin ensemble pour voir où ça pourrait bien nous mener. J'ai beaucoup hésité au début. Pas parce qu'il ne m'intéressait pas, mais plutôt parce que je savais bien que mes plaies n'étaient pas complètement refermées, et au final je me dis qu'il y en a une partie qui ne se refermeront probablement jamais. J'hésitais aussi parce que je croyais impossible pour moi de refaire confiance. Je lui ai dit, que ça allait me prendre du temps. Il respecte ça.

Alors, c'est là où on en est. Je me rebâtis tranquillement, grâce à son aide. C'est nouveau, différent, il est différent et c'est ce dont j'avais besoin. Je ne sais pas où ça nous mènera, et pour une fois, je n'ai pas envie de me construire un avenir à deux dans ma tête. Je veux laisser les choses aller, profiter du bon temps en sa présence. Ça fait du bien de savoir qu'il y a quelqu'un, pas loin, qui se soucie de moi. Ça me suffit. Je vois mon petit nuage rose qui se redessine à l'horizon et c'est agréable. Quand il sera tout près, on verra si je serai prête à embarquer pour vrai. On verra rendu là.

mercredi 22 mai 2013

Bachelière

Mes amis, j'ai encore de la misère à le croire, mais plus le temps avance, plus je le réalise.


J'ai terminé mon bacc!!! Oui!!! Stage réussi, bonne moyenne dans mes cours, ce qui va probablement me permettre d'entrer en maîtrise à l'hiver. La totale, quoi!

Ça été 8 ans de ma vie. 8 années parsemées d'embûches de toutes sortes, une peine d'amour, mon état de santé qui s'est mis à dégringoler, une greffe de poumons, une encéphalite, une autre peine d'amour... Au début de l'automne, je dois avouer que je n'y croyais plus. J'avais le moral à plat, j'étais carrément épuisée et j'avais beaucoup de difficulté à m'habituer au rythme fou de mon milieu de stage. Mais plus le temps avançait, plus je me suis rendue compte que j'allais y arriver. Et maintenant, j'y suis!

Pour la plupart des gens, aller à l'université, ça se fait tout seul. Tu te lèves le matin, tu vas à tes cours, tu traînes un peu avec tes amis de classe, tu retournes chez vous faire tes lectures et tes travaux et ça recommence le lendemain. Je ne dis pas que c'est facile, loin de là, mais quand tu as une bonne santé, tu passes au travers sans trop de problèmes. Mais quand ta priorité est d'économiser tes énergies, de combattre des infections, de te présenter à tous tes rendez-vous médicaux, de faire tes traitements le matin et le soir, que vers la fin, ce qui prend le plus de place dans ta journée c'est de respirer, les études prennent un angle complètement différent.

Après mon encéphalite, il y a un an et demi, je voulais tout abandonner. Je n'en pouvais plus. À peu près tout m'était tombé sur la tête (et je ne savais pas encore qu'une prochaine tuile s'en venait). Une chance que mon entourage m'a encouragé à continuer, sinon je n'aurais pas ce beau diplôme entre les mains. Bon, je ne l'ai pas encore en ma possession, puisque la collation des grades n'a pas encore eu lieu, mais c'est tout comme. Juste de pouvoir dire que j'ai tous mes crédits pour le bacc, ça me procure un sentiment incroyable!

Je l'ai eu!!!

dimanche 5 mai 2013

Une nouvelle expérience culinaire

Je suis dans la vague des premières fois, ces temps-ci! Je m'excuse d'avance auprès des végétariens pour les photos qui vont suivre.

Ça faisait longtemps qu'on parlait de faire cuire nos propres homards au lieu de les acheter pré-cuits en épicerie, et on (mes parents et moi) s'est décidé hier soir. Mon père s'était déjà procuré l'arme du crime l'été passé lors d'un voyage dans le Maine:


On ajoute de l'eau, du sel et on fait bouillir le tout. Rien de bien compliqué.Il ne manquait plus que les bibites à mettre dedans.


Je l'ai affectueusement nommé Arthur. Mais je me suis abstenue pour les autres parce que je ne voulais pas trop m'attacher.

Comme je ne suis pas d'une nature très courageuse, j'ai laissé mon père faire le sale boulot.


Je tiens à démystifier le mythe selon lequel le homard crie lorsqu'on le plonge dans l'eau. Premièrement, il ne crie pas, c'est l'air qui est pris à l'intérieur de la carapace qui s'échappe au contact de l'eau bouillante. Et deuxièmement, les nôtres n'ont pas fait de bruit. Alors, voilà.


Le résultat final! Pas pire bronzage, je trouve! Ça reste toute une expérience, quand même. C'est un peu intense de voir le processus complet, de tuer soi-même un animal pour ensuite le manger. Mais je me réconforte en me disant qu'il y en a qui ont des conditions pires dans les abattoirs... 

Et ça s'est terminé par des estomacs heureux, je ne le vous le cacherai pas! Miam!



samedi 27 avril 2013

Le baiser du papillon

Je suis allée faire un tour aux Papillons en liberté au Jardin Botanique pour la première fois hier. C'est assez spécial de voir tous ces spécimens voler librement autour des gens. Il y en de toutes les couleurs, de toutes les grandeurs, et ils sont si gracieux.


Bon, je vous accorde que celui-là n'est pas gracieux, mais il est quand même impressionnant!

Ça été ma journée, parce qu'au moins 5 papillons sont venus se poser sur moi, dont un sur ma tête! Ça surprend un peu. Je ne sais pas pourquoi, mais je me sentais choyée. Comme si j'avais reçu des petits baisers de papillons. Ça ne tient qu'à peu de choses, mais ça rend le coeur joyeux.


Si vous voulez y aller, dépêchez-vous, ça se termine ce week-end!

dimanche 21 avril 2013

Vous savez que vous avez la fibrose kystique quand...

(Désolée si c'est en anglais, mais je trouvais que ça représentait bien la chose)

You know you are a CFer when...

 You do a happy dance when you hack up a huge wad of mucus, show your dad and he gives you a congratulatory high five
You know more medical terms by the age of ten than most people know their whole lives
You have your pharmacist, family doctor, CF team as numbers 1- 10 on your mobile's speed dial
You have come to the conclusion that your doctors are idiots most days and have the best working hours in the whole wide world—are they ever at work?
You have multiple scars from PICC lines, IV's and other 'experimentations' as the doctors like to call them
You are so used to getting blood drawn that you are the proverbial 'test dummy' for all the new nurse fresh out of college—you don't mind do ya?!
You have antibacterial gel in your purse, in your car, on the kitchen counter, in the bathroom, in your friend's car—hell everywhere!
You can smell smoke hundreds of feet away and go searching for the source so you can thump them upside their retarded heads!
You quite adamantly think that smokers are some of the dumbest people you know—I always love it when they walk up a flight of stairs huffing and then say they NEED a cigarette! WHAT?!
You laugh at those who bitch and moan from a common cold or worse yet stay home because of it!
You are truly sad for those cute little lab mice who must suffer from experimentations so we can have medicines to help us live—for about 1 milli-second than you jump for glee because they came up with something to help you breathe!
You can instruct the nurses how to work the IV machine at the hospital
Some of the most memorable times with your friends is hanging out and wasting time at the hospital
You have also learned who your real friends are because most people can't take the pressure of being around a person who has CF
You make people wince on a daily basis because of the sound of your cough
The checkout lady at ASDA has confidently told you that she just got over what ever I have and tamiflu worked for her, which you calmly and sarcastically say—I will make sure to tell my doctors.
You can sleep through anything
You are a multi-tasker by need. While doing you're treatments you MUST eat breakfast, do your nebulizers, homework, make-up, straighten your hair and have a conversation with your mother about your most current ache in your chest all at once or it would never get done.
You learn by the age of 15 that life is a gift and most people don't see it's pretty paper!
Many adults have commented to you that you are very wise for your age—yippee!
You laugh at your friends and their newest drama—hah! Don't we all wish it was THAT easy!

You get truly pissed at people who don't put yes as organ donors on their driver's license—what the hell are you going to do with them when you're dead, huh?!

You make peace with God at an early age.
You feel as if there is ALWAYS someone worse off than you somewhere
You are constantly on the go, realizing that time stands still for no one.
You grew up thinking that everyone in your class does machines, nebulizers, inhalers, sprays and pills for an hour or two each morning before they came to school and an hour or two after.
You are more scared of losing your loved ones, family and friends then you are of dying your self.
You truly feel that God gave you this for a reason and, damn it, you're going to make Him proud!
You realize at an extremely young age that you can buy everything but time and as a CFer that is the one thing you would love to have!
....you want to smack someone upside the head when they look at you and say, "I wish I could eat like you and still stay skinny."
You know your a CFer when you forget to take your enzymes and you know its not safe to fart.!!
When the pharmacy packs all your meds in a box or two and not just the little bags for you to pick up
..you make sure you don't go to the bathroom BEFORE you get weighed at clinic, every ounce counts!

vendredi 19 avril 2013

La galanterie, un art oublié

Est-ce que c'est vieux jeu, de nos jours, de s'attendre à ce qu'un gars qu'on fréquente vienne nous chercher quand notre point de rencontre est un resto qui est à 10 minutes de chez moi? Ou c'est juste moi qui ne vis pas à la bonne époque?

Il me semble que ça serait la moindre des choses de le proposer, au moins. La galanterie se perd de nos jours, mes amis. C'en est décevant. 

Le vrai problème, au fond, c'est que je vais probablement passer ma vie à comparer tous les hommes qui passent dans ma vie à mon ex. Qui lui était venu me chercher chez moi dès notre première date. Et à la deuxième aussi. Il m'ouvrait les portes, d'auto comme de restaurant ou de magasin, me servait de l'eau dans mon verre avant le sien, attendait que j'aie pris une bouchée dans mon assiette avant d'entamer la sienne, marchait du côté de la rue sur le trottoir pour me protéger. Il n'en reste pas beaucoup des spécimens comme ça, j'imagine. 

J'ai toujours eu des attentes démesurées face aux hommes. Ça ne va pas s'arranger de la façon dont c'est parti...

jeudi 18 avril 2013

Problème de limites

Toujours en lien avec mon stage, j'ai un petit problème qui me turlupine et dont je cherche la façon d'en parler sans avoir l'air d'une belle insensible. Rien de grave, je vous assure, mais ça rend certains moments de mes journées un peu inconfortable.

J'ai un collègue avec qui j'ai établi une certaine amitié il y a quelques mois qui me pose problème. Lorsqu'on a commencé à se parler, j'étais dans une phase un peu sombre, toujours en peine d'amour, et j'avais besoin de parler à quelqu'un, de sentir qu'il y avait quelqu'un auprès de qui je pouvais me confier. Il a été une oreille attentive dans ces moments-là et je lui en suis très reconnaissante. C'est lui qui m'a fait découvrir la nourriture haïtienne. À ce moment-là, je lui avais donné mon numéro de cellulaire si jamais on n'arrivait pas à se rejoindre ou quelque chose du genre. Après ce souper, il s'est mis à m'envoyer des textos de façon régulière pour me demander comment ça allait, me souhaiter bonne nuit, etc. Tous les prétextes étaient bons. Il a commencé à entrer sérieusement dans ma bulle (qui peut être assez intense par moments) et je suis devenue de plus en plus mal à l'aise. Un bon soir, je lui ai dit que je n'étais pas à l'aise avec ça, que j'avais peur qu'il en vienne à développer des sentiments pour moi, alors que moi je le considérais simplement comme un collègue. Il a accepté la chose, mais depuis, il me questionne souvent à savoir pourquoi j'ai reculé dans notre amitié...

J'ai reculé parce qu'il me rendait mal à l'aise, voilà tout. Je ne sais pas comment expliquer ça davantage. Pour moi, c'est un collègue de stage avec qui je m'entends bien, et je l'ai remercié d'avoir pris le temps de m'écouter lorsque je traversais une mauvaise passe. Mais je vais mieux maintenant, et je réalise que j'aime beaucoup mon indépendance que je me suis réappropriée depuis quelques mois. Mais lui a développé, au travers de nos conversations, un besoin de m'aider à combler le vide dans ma vie, alors que ce n'était pas du tout le cas. Il dit que dans sa culture, il est normal d'entretenir les amitiés en s'informant régulièrement de comment va la personne, au moyen de textos, messages sur Facebook, etc. Sauf que moi je me porte très bien avec le fait de lui parler au stage seulement. Pas besoin qu'il me texte à tous les soirs pour me souhaiter bonne nuit. Il n'est pas mon chum, quand même. Et c'est un gars. Je sais que si c'était une fille, ça serait sûrement différent. Je n'ai pas de problèmes à ce que mes amies de fille me textent souvent pour prendre des nouvelles. Mais un gars, je me sens harcelée.

Je ne sais plus comment mettre mes limites avec lui. Refuser de manger des raisins qu'il m'offre parce que je n'ai pas faim l'offusque, comme si je ne voulais plus partager avec lui. On en est rendu là. Est-ce que c'est un simple choc culturel ou ça cache quelque chose de plus profond? Est-ce que j'en fais tout un plat avec rien? Une chose est sûre, le climat est un peu tendu et c'est loin d'être agréable. 

Un petit mois et c'est tout!

Ça roule lentement à mon stage cette semaine. Et ce sera probablement la même chose jusqu'à la fin. Ma superviseure a tenté de m'assigner de nouveaux dossiers pour me garder occupée jusqu'à la fin mai, mais pour la plupart, ce fut des cas qui ont été fermés assez rapidement. Ce qui en résulte à avoir seulement 3 clients à voir pour le dernier mois, et je me tourne les pouces le reste du temps. Ça commence à être emmerdant. Comme l'université nous oblige à faire 3 jours de stage par semaine, à raison de 7 heures par jour, je ne peux pas vraiment décider de ne pas venir une journée parce que je n'ai rien à faire. Je dois faire mes heures. En fait, je pourrais décider de faire une délinquante de moi, parce qu'il n'y a pas de représentant de l'université présent dans mon milieu et je ne crois pas que ma superviseure me dénoncerait, mais ça me pèserait sur la conscience de faire l'école buissonnière. Je ne trippe peut-être pas autant que je l'avais imaginé en stage, mais il reste que je suis quand même une personne consciencieuse. 

À un mois de la fin, c'est difficile de rester motivée, par contre. Un mois, vous vous rendez compte! J'ai peine à le croire moi-même. J'y suis arrivée, je ne sais pas trop comment, mais ça y est presque. Mes photos de finissante sont prises depuis la fin du mois de mars, d'ailleurs. Il ne reste plus que la collation des grades (remise de diplôme), qui malheureusement ne sera faite qu'en novembre prochain. C'est fou, mais c'est vrai. J'ai hâte de pouvoir dire: J'AI FINI!!!

samedi 13 avril 2013

J'ai le coeur éteint

"Je pense qu'après un an de célibat, tu es prête pour quelque chose de nouveau."

C'est ce que je pensais, moi aussi. Je voudrais l'être, en fait. Parce que même si j'essaie de prétendre le contraire, je ne suis pas bien seule. Je n'ai jamais envisagé ma vie seule. Je l'ai toujours voulu pleine, remplie d'amour et de rires, de moments complices, de petits bonheurs simples.

J'ai l'imagination fertile. Avant, dès que je trouvais un gars moindrement intéressant, ça partait dans tous les sens. On pouvait s'être parlés quelques minutes à peine et déjà, je me voyais fonder une famille avec lui. Pas besoin de le connaître davantage, un petit bonjour me suffisait.

Je me suis souvent construite des attentes démesurées. Ma mère m'a souvent répété que je devais me protéger, que je fixais mes attentes trop hautes, que ça allait mal se terminer. J'ai souvent été déçue, peut-être à cause de ça, justement. La dernière fois, ça été affreux, je ne le cacherai pas. Je n'ai jamais eu aussi mal que ça dans ma vie. Et depuis, j'ai l'impression que j'ai perdu ma naïveté, ma propension à m'emballer, à ressentir les papillons, à avoir ce petit énervement à la simple idée de revoir l'autre.

Et je trouve ça triste. Ça m'attriste parce que ça me dit que d'une certaine façon, mon ex a encore ce pouvoir sur moi, que c'est de sa faute si j'ai érigé ce mur de briques entre moi et l'amour. J'ai tellement peur d'être de nouveau déçue que je coupe tout ce qui pourrait ressembler à des émotions, une attirance vers quelqu'un d'autre.

Je me souviens que lorsque j'avais rencontré mon ex, j'avais un peu le même réflexe. Je ne voulais tellement pas m'emballer que ça m'a pris beaucoup de temps avant de me laisser aller avec lui. Mais ça a fini par venir, tranquillement. Sauf que je ressentais quand même un petit plaisir à me dire que je m'en allais souper ou au cinéma avec lui. Et je n'avais pas été blessée encore comme il l'a fait. Je regarde l'état dans lequel je suis aujourd'hui et je me dis que le gars qui réussira à percer mon armure a besoin d'être patient.

On m'a demandé comment s'est passé ma deuxième date. Ça s'est bien passé, au point où il y en a eu une troisième depuis. J'ai accepté parce que j'espère vraiment que mon armure finira par tomber, que les papillons réapparaitront avec le temps. Pour l'instant, vous comprenez qu'ils ne sont pas au rendez-vous. Pourtant, c'est le candidat idéal: cute, intelligent, gentil, calme, mature, bonne job...

Mais le cœur n'y est pas. Pas encore. Je dis ça parce que je veux lui laisser une chance. Me laisser la chance de voir si la vie peut revenir dans ce fameux cœur que je sens complètement éteint. C'est triste.

vendredi 5 avril 2013

Viv, cette grande impatiente

Il semblerait que j'ai parlé trop vite. Quelques heures après avoir posté mon précédent billet, j'ai reçu un courriel me demandant si j'avais envie d'une deuxième date. Je n'aurai pas eu à me ronger les sangs trop longtemps! Fiou! Parce que je ne suis pas très patiente de nature...

Ce que j'avais envie, comment vous m'avez demandé dans les commentaires, c'était d'en avoir le cœur net. Je n'aime pas être dans le flou, ne pas savoir, ça me fait me poser trop de questions et je m'en pose déjà assez comme ça. Sauf qu'en même temps, je ne voulais pas m'empresser de lui écrire et d'avoir l'air désespérée. J'ai pour mon dire qu'une fille doit se laisser désirer un peu. Et oui, malheureusement, ce que pensent les autres, c'est important. Je n'en suis pas fière, mais c'est comme ça.

Je ne sais pas si ça me mènera quelque part, mais j'ai décidé que j'avais fini de m'apitoyer sur mon sort, alors let's go!

mercredi 3 avril 2013

Je m'arrête ou je continue? (2)

Quand tu es allée prendre un café avec un gars que tu n'avais jamais rencontré auparavant, est-ce que la règle du 3 jours pour rappeler l'autre marche aussi?

Eh oui, j'ai pris une chance pour l'invitation du café, et avant de se rencontrer, on s'écrivait presqu'à tous les jours. Mais depuis, silence radio. Bon ou mauvais signe?

Pas que j'ai eu le coup de foudre en le voyant, mais je serais intéressée à le revoir pour apprendre à mieux le connaître. Ça ne peut pas faire de mal.

J'attends ou je laisse tomber?