J'étais pleine de bonne volonté à l'arrivée du 1er décembre, comme à chaque année. Je voulais acheter une nouvelle couronne pour mettre sur notre porte d'entrée dehors, trouver de nouvelles lumières pour le sapin, même commencer une collection de maisons lumineuses pour éventuellement me constituer un petit village de Noël. Tant de beaux projets!
Et puis, j'ai reçu un appel de l'hôpital le 24 novembre, pour me dire qu'une place s'était libérée le lendemain pour l'opération que j'attendais depuis quelque temps déjà. J'ai dit oui, bien évidemment. Quand le système de santé t'appelle, c'est préférable d’accepter, sinon tu ne sais pas quand l'opportunité repassera. Il fallait que ça se fasse, je n'en pouvais plus et plus le temps passait, plus j'avais peur que le problème empire. Oui, c'était tout juste avant les Fêtes, et mon chirurgien m'avait averti que la convalescence serait longue et douloureuse. Mais comme il faut avancer dans la vie pour rester en santé (ou du moins, pour tenter de la préserver), j'y suis allée.
L'intervention chirurgicale comme tel s'est bien déroulée. Je devais me présenter à l'unité de chirurgie d'un jour pour 6h30 du matin, on m'a assigné une petite chambre - c'est un bien grand mot, car c'était trois murs fermé par un rideau, avec une civière, une table sur roulettes et une chaise en métal pour l'accompagnateur - et je suis entrée en salle d'opération vers 10h30. Pas de complication, tout a été fait dans les temps.
Je suis revenue chez moi en fin de journée, armée d'une crème anti-douleur et un arrêt de travail de trois semaines. Mais la guérison prendra jusqu'à six semaines, ce qui veut dire que je serai inconfortable pour toute la période des Fêtes. La première semaine, c'était en effet inconfortable, mais pas si douloureux que ça. Je me sentais soulagée et je me disais qu'en fin de compte, ça n'allait pas être si pire que ça. Erreur.
Depuis deux jours, Seigneur que j'ai mal! Je prends des Tylenols aux quatre heures, je mets ma crème aux douze heures (dont l'effet ne dure que trente minutes...), je m'étends le plus souvent possible, car être debout trop longtemps envenime les choses. Ou si je m'assois, je le fais sur un beigne (coussin avec un trou au milieu). Et j'essaie de garder mon esprit occupé, ça m'empêche de me focaliser sur la douleur. Et je prends mes petites pilules roses la nuit pour dormir, sinon je '"viraille" d'un bord et de l'autre dans le lit.
Dire que je ressens un léger découragement est faible. Avoir mal constamment, ça gruge de l'énergie. Et j'ai eu mal souvent dans ma vie. Mon seuil de tolérance devrait être pas pire, il me semble. Il semblerait que non. Mais bon, Noël est encore loin...
Aucun message portant le libellé C'est l'angoisse. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé C'est l'angoisse. Afficher tous les messages
jeudi 8 décembre 2016
mardi 8 novembre 2016
Sombres heures
C'est l'automne. Il commence à faire froid. Nous avons reculé l'heure dimanche dernier, ce qui fait que le soleil se couche dès 16h30. Halloween est passé et les gens commencent à sortir leurs décorations de Noël. C'est le jour des élections américaines et le monde entier retient son souffle, de peur que Donald Trump devienne le prochain président des États-Unis. J'attends patiemment un appel de l'hôpital pour me faire opérer pour la deuxième fois pour le même problème de santé. Ma grosse Carmen d'amour est décédée d'insuffisance rénale.
C'est une période sombre et je sens la dépression saisonnière qui s'en vient...
Libellés :
C'est l'angoisse,
Chats,
Coups de blues,
Greffe,
Un peu d'actualité,
Une grosse fatigue
vendredi 18 mars 2016
Ça déménage!
Le printemps s'en vient (youppi!), mais l'été ne sera pas de tout repos!
Nous partons à la recherche d'un appartement. C'est la première fois que j'entreprends cette démarche, que je fixe des rendez-vous pour des visites, que j'épluche les petites annonces pour trouver le logement de mes rêves. Et je ne suis pas patiente, je me décourage vite quand je ne trouve rien à mon goût, je me dis qu'on ne trouvera jamais rien qui nous va, etc. L'éternelle pessimiste en moi s'en donne à cœur joie, quoi!
C'est que nous avons des critères pointus, mon amoureux et moi. Un quatre ou cinq et demi, avec stationnement, chats acceptés, entrées laveuse/sécheuse, entrée pour un lave-vaisselle, pas trop d'escaliers à monter (surtout pour moi avec mon problème d'équilibre et mes étourdissements), pas trop vieux, bien entretenu... Vous voyez le portrait. Dans un monde idéal, mon amoureux rêve d'un grand garage où il pourrait bricoler sur sa voiture à sa guise. Mais à Montréal, trouver un appartement qui correspond à tous nos critères et qui vient avec un garage en plus, ça relève presque d'une mission impossible!
Nous avons bien visité un logement cette semaine qui tombait dans cette catégorie, dans un beau quartier tranquille, un coin que je connais bien d'ailleurs pour avoir vécu tout près pendant une bonne partie de ma vie. Il y avait un énorme garage avec tout plein de rangement. Mais la bâtisse datait des années 60 et le propriétaire n'y avait pas vraiment fait de rénovations depuis le temps, sauf quelques trucs mineurs. Ça avait l'air vieux et ce n'est pas du tout dans ce genre d'appartement où je me voyais habiter. Un fois le buzz du garage redescendu, mon amoureux en est arrivé à la même conclusion que moi: il fallait passer à un autre appel.
Nous avons choisi de rester en mode location pour l'instant, car ça permet de changer d'endroit si jamais les voisins sont dérangeants ou tout autre détail qui cloche. Pas d'attache, une possibilité de résilier le bail si besoin, c'est parfait pour nous. Acheter un condo ou une maison, c'est plus contraignant, surtout compte tenu du marché actuel, où vendre n'est pas facile et où la chance de rester pris avec notre achat longtemps est forte. Et il y a toutes sortes de coûts supplémentaires, comme les taxes municipales, scolaires, les frais de condo, etc., qui viennent avec. Et il ne faut pas oublier notre budget, qui est plutôt serré.
Si jamais quelqu'un entend parler d'un appartement qui correspond à ce que l'on cherche, faites-moi signe!
Nous partons à la recherche d'un appartement. C'est la première fois que j'entreprends cette démarche, que je fixe des rendez-vous pour des visites, que j'épluche les petites annonces pour trouver le logement de mes rêves. Et je ne suis pas patiente, je me décourage vite quand je ne trouve rien à mon goût, je me dis qu'on ne trouvera jamais rien qui nous va, etc. L'éternelle pessimiste en moi s'en donne à cœur joie, quoi!
C'est que nous avons des critères pointus, mon amoureux et moi. Un quatre ou cinq et demi, avec stationnement, chats acceptés, entrées laveuse/sécheuse, entrée pour un lave-vaisselle, pas trop d'escaliers à monter (surtout pour moi avec mon problème d'équilibre et mes étourdissements), pas trop vieux, bien entretenu... Vous voyez le portrait. Dans un monde idéal, mon amoureux rêve d'un grand garage où il pourrait bricoler sur sa voiture à sa guise. Mais à Montréal, trouver un appartement qui correspond à tous nos critères et qui vient avec un garage en plus, ça relève presque d'une mission impossible!
Nous avons bien visité un logement cette semaine qui tombait dans cette catégorie, dans un beau quartier tranquille, un coin que je connais bien d'ailleurs pour avoir vécu tout près pendant une bonne partie de ma vie. Il y avait un énorme garage avec tout plein de rangement. Mais la bâtisse datait des années 60 et le propriétaire n'y avait pas vraiment fait de rénovations depuis le temps, sauf quelques trucs mineurs. Ça avait l'air vieux et ce n'est pas du tout dans ce genre d'appartement où je me voyais habiter. Un fois le buzz du garage redescendu, mon amoureux en est arrivé à la même conclusion que moi: il fallait passer à un autre appel.
Nous avons choisi de rester en mode location pour l'instant, car ça permet de changer d'endroit si jamais les voisins sont dérangeants ou tout autre détail qui cloche. Pas d'attache, une possibilité de résilier le bail si besoin, c'est parfait pour nous. Acheter un condo ou une maison, c'est plus contraignant, surtout compte tenu du marché actuel, où vendre n'est pas facile et où la chance de rester pris avec notre achat longtemps est forte. Et il y a toutes sortes de coûts supplémentaires, comme les taxes municipales, scolaires, les frais de condo, etc., qui viennent avec. Et il ne faut pas oublier notre budget, qui est plutôt serré.
Si jamais quelqu'un entend parler d'un appartement qui correspond à ce que l'on cherche, faites-moi signe!
Libellés :
C'est l'angoisse,
Insatisfaction chronique,
Prochaine étape
mardi 26 mai 2015
J'ai battu mon record!
Le record de longévité de relation de couple. Eh oui, la semaine dernière, ça a fait deux ans que je suis avec mon amoureux! Retenez vos applaudissements, je vous en prie!
Avec un peu plus de sérieux, c'est quand même une étape importante pour moi. Entre autres parce que je n'avais jamais franchi ce cap avant aujourd'hui, mais aussi parce que lors de ma dernière relation de couple, mon ex m'avait laissé trois jours avant notre deuxième anniversaire. Pendant que j'étais à l'hôpital pour une opération aux sinus. Disons que je suis restée un peu craintive depuis, même si je ne suis plus du tout avec la même personne et que ma relation actuelle est complètement différente de la précédente. On est parti sur des bases différentes et on a beaucoup plus de choses en commun, les mêmes valeurs, les mêmes aspirations de vie de couple et on s'entend sur un point essentiel: les enfants.
Je ne peux pas avoir d'enfants, j'en ai déjà parlé. Techniquement, je pourrais en avoir, j'ai tous les morceaux pour, mais ma santé reste fragile, malgré la greffe. Je ne crois pas que la grossesse et l'accouchement seraient un problème, mais c'est plutôt le "après" qui me fait peur. La fatigue qui s'accumule, les courtes nuits, les horaires un peu fous, les longues journées seule à la maison à m'occuper toute seule de mon enfant, etc. Bref, un quotidien normal pour une maman au foyer. Je sais que toutes les mamans s'acquittent de ces tâches de mères, mais ces femmes ont la santé de leur côté. Ce que je n'ai pas. Il y a des journées où je trouve ça déjà assez difficile de m'occuper de moi-même, je vois très mal comment j'arriverais à prendre soin d'un petit être qui dépend complètement de moi. Ce serait extrêmement irresponsable de ma part de mettre au monde un enfant dont je n'aurais pas la force de répondre à tous ses besoins. Et si je finissais par mourir avant qu'il ait atteint le primaire? Ou même avant? Je ne me le pardonnerais jamais.
Et pour mon amoureux, eh bien, il ne veut pas d'enfants. Alors, nous n'avons pas eu besoin d'en parler très longtemps. Et ça m'a beaucoup soulagé. Ce poids de la maternité que j'avais sur les épaules dans mon ancienne relation (car mon ex voulait des enfants) a tout à fait disparu. On a réglé le sujet dès le départ, car j'avais indiqué sur mon profil Réseau Contact que je ne voulais pas d'enfants et c'était la même chose pour lui. Personne n'a changé d'idée depuis et c'est parfait comme ça.
Malgré tous ces éléments qui jouent en notre faveur, je restais prise avec cette peur sournoise au ventre, la peur d'être abandonnée encore une fois, sèchement comme une vulgaire paire de chaussettes. Je sais que j'avais tort, mais les peurs ne sont jamais rationnelles. Était-il au courant de mon angoisse? Oui, et même s'il ne la comprenait pas totalement, il ne me la reprochait pas.
Et je pense que c'est en partie pour ça qu'on est encore ensemble aujourd'hui. On s'accepte mutuellement comme on est, avec nos qualités, nos défauts, nos peurs, nos angoisses, nos bibittes intérieures, sans se juger. Même si on ne comprend pas toujours complètement les logiques intrinsèques de l'autre, on les respecte et on est capable d'en discuter. Et j'espère de tout mon cœur que nous arriverons à continuer sur le même chemin encore longtemps.
Pour la première fois dans ma vie, j'ai l'impression d'être arrivée à la bonne place. Ça calme un peu les angoisses.
Libellés :
C'est l'angoisse,
Greffe,
Sur mon petit nuage,
Une petite peur
lundi 17 novembre 2014
Ce roman en moi
Une de mes amies me dit souvent que je devrais écrire un livre. Qu'avec tout ce que j'ai vécu, je pourrais pondre un super roman. Elle adore venir sur ce blog et lire mes billets.
À chaque fois qu'elle me dit ça, je suis flattée, c'est certain, mais ma première réaction est d'essayer de lui faire comprendre que ça demande beaucoup plus d'énergie, de dévotion et de talent que ça pour écrire un livre. Écrire des petits billets de moins de 500 mots, c'est facile pour moi. J'y vais selon l'inspiration du moment, je me laisse aller selon ce que je ressens et pouf! un nouvel article prend forme. Je n'ai pas à établir de plan d'écriture, à diviser mes idées selon des chapitres, à trouver un début, un milieu et une fin. J'écris, tout simplement.
J'ai déjà écrit plus que des billets de blog. J'ai écrit de la fanfiction il y a plusieurs années. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le terme, le but est d'écrire une histoire basée sur un univers fictif déjà existant, comme la série Harry Potter, Lord of the Rings, etc. Ma première immersion dans cet univers était en rapport avec une émission de télé-réalité pour les adolescents présentée à Vrak TV au début des années 2000. J'aimais suivre cette émission qui impliquait de créer un genre d'opéra-rock avec des jeunes et je suis tombée par hasard sur un forum y étant consacré. Pleins de jeunes publiaient des histoires tirées de cette télé-réalité et je me suis mise en à lire, par curiosité d'abord, mais ensuite parce que j'y ai pris goût. Et puis, j'ai eu envie de créer quelque chose moi aussi. J'ai pondu deux nouvelles, je crois.
Après, le forum a fermé et j'ai voulu trouver autre chose à me mettre sous la dent. Je dévorais littéralement les livres de la série Harry Potter à ce moment-là. Je me suis donc tournée vers la fanfiction d'Harry Potter. La communauté est immense. Il y a tellement de choses à lire. Alors, j'ai lu et j'ai lu. Je ne me suis pas lancée tout de suite dans l'écriture, parce que les histoires que je lisais étaient écrites en anglais et même si je considérais mon niveau d'anglais comme assez bon, j'étais bien trop intimidée pour tenter d'écrire des histoires dans cette langue. J'ai alors découvert que le site de fanfiction où je retournais sans cesse avait aussi un forum, conçu pour aider les auteurs à améliorer leur plume ou les futurs auteurs à déployer leurs ailes. Je n'ai pas hésité plus longtemps. J'ai écrit sur ce sujet pendant quelques années, j'ai participé à toutes sortes de "compétitions" d'écriture sur le forum et je me suis même impliquée comme modératrice pendant deux ans. Les moindres détails du monde du sorcier à lunettes n'avaient plus de secrets pour moi. Et puis, j'ai tout arrêté. J'aimais encore beaucoup l'univers d'Harry Potter, j'aime toujours ça, mais je n'avais plus d'inspiration.
C'est dur d'écrire. Ça demande un certain dévouement. Il faut que tu mettes tes tripes sur le papier et que tu donnes tout ce que tu as. Les journées où les mots ne veulent pas sortir, il n'y a rien à faire. Ça peut même en devenir souffrant quand tu cherches à tout prix l'idée du siècle pour finir ton histoire et que tu n'y arrives pas. Alors, la raison que je donne à mon amie pour ne pas écrire de roman est vraie, mais en même temps, je me trouve des défaites. J'ai peur de commencer quelque chose et de me mettre à angoisser parce que je n'aboutis pas. J'ai peur que ce soit encore plus souffrant que d'écrire des nouvelles. Et ce le sera fort probablement. Pourtant, ce n'est pas le temps pour écrire qui me manque ces temps-ci. Et pas les idées non plus.
J'ai une idée, en fait. Qui me trotte dans la tête depuis quelques années. Quand j'en ai eu le premier flash, je trouvais ça intéressant, mais je ne pensais pas avoir assez de matière en moi pour la développer davantage. Mais elle est toujours là. Je n'ai rien oublié de ce que j'avais imaginé. Ça s'est même étoffé avec le temps. Je vois comment je pourrais commencer le tout et comment la finir. Je connais la prémisse de base, l'élément déclencheur, ce que sera l'épreuve que devra surmonter mon personnage principal... Si ça n'avait été qu'une idée de passage, je l'aurais oublié depuis longtemps et je n'aurais pas tout détaillé ça dans ma tête. Tout est là et ça ne bouge pas. Ça doit bien vouloir dire quelque chose.
Il ne me manque que le courage d'ouvrir un document Word et de commencer à taper. Plus facile à dire qu'à faire...
J'ai déjà écrit plus que des billets de blog. J'ai écrit de la fanfiction il y a plusieurs années. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le terme, le but est d'écrire une histoire basée sur un univers fictif déjà existant, comme la série Harry Potter, Lord of the Rings, etc. Ma première immersion dans cet univers était en rapport avec une émission de télé-réalité pour les adolescents présentée à Vrak TV au début des années 2000. J'aimais suivre cette émission qui impliquait de créer un genre d'opéra-rock avec des jeunes et je suis tombée par hasard sur un forum y étant consacré. Pleins de jeunes publiaient des histoires tirées de cette télé-réalité et je me suis mise en à lire, par curiosité d'abord, mais ensuite parce que j'y ai pris goût. Et puis, j'ai eu envie de créer quelque chose moi aussi. J'ai pondu deux nouvelles, je crois.
Après, le forum a fermé et j'ai voulu trouver autre chose à me mettre sous la dent. Je dévorais littéralement les livres de la série Harry Potter à ce moment-là. Je me suis donc tournée vers la fanfiction d'Harry Potter. La communauté est immense. Il y a tellement de choses à lire. Alors, j'ai lu et j'ai lu. Je ne me suis pas lancée tout de suite dans l'écriture, parce que les histoires que je lisais étaient écrites en anglais et même si je considérais mon niveau d'anglais comme assez bon, j'étais bien trop intimidée pour tenter d'écrire des histoires dans cette langue. J'ai alors découvert que le site de fanfiction où je retournais sans cesse avait aussi un forum, conçu pour aider les auteurs à améliorer leur plume ou les futurs auteurs à déployer leurs ailes. Je n'ai pas hésité plus longtemps. J'ai écrit sur ce sujet pendant quelques années, j'ai participé à toutes sortes de "compétitions" d'écriture sur le forum et je me suis même impliquée comme modératrice pendant deux ans. Les moindres détails du monde du sorcier à lunettes n'avaient plus de secrets pour moi. Et puis, j'ai tout arrêté. J'aimais encore beaucoup l'univers d'Harry Potter, j'aime toujours ça, mais je n'avais plus d'inspiration.
C'est dur d'écrire. Ça demande un certain dévouement. Il faut que tu mettes tes tripes sur le papier et que tu donnes tout ce que tu as. Les journées où les mots ne veulent pas sortir, il n'y a rien à faire. Ça peut même en devenir souffrant quand tu cherches à tout prix l'idée du siècle pour finir ton histoire et que tu n'y arrives pas. Alors, la raison que je donne à mon amie pour ne pas écrire de roman est vraie, mais en même temps, je me trouve des défaites. J'ai peur de commencer quelque chose et de me mettre à angoisser parce que je n'aboutis pas. J'ai peur que ce soit encore plus souffrant que d'écrire des nouvelles. Et ce le sera fort probablement. Pourtant, ce n'est pas le temps pour écrire qui me manque ces temps-ci. Et pas les idées non plus.
J'ai une idée, en fait. Qui me trotte dans la tête depuis quelques années. Quand j'en ai eu le premier flash, je trouvais ça intéressant, mais je ne pensais pas avoir assez de matière en moi pour la développer davantage. Mais elle est toujours là. Je n'ai rien oublié de ce que j'avais imaginé. Ça s'est même étoffé avec le temps. Je vois comment je pourrais commencer le tout et comment la finir. Je connais la prémisse de base, l'élément déclencheur, ce que sera l'épreuve que devra surmonter mon personnage principal... Si ça n'avait été qu'une idée de passage, je l'aurais oublié depuis longtemps et je n'aurais pas tout détaillé ça dans ma tête. Tout est là et ça ne bouge pas. Ça doit bien vouloir dire quelque chose.
Il ne me manque que le courage d'ouvrir un document Word et de commencer à taper. Plus facile à dire qu'à faire...
Libellés :
C'est l'angoisse,
Tranche de vie,
Une petite peur
vendredi 8 août 2014
Relecture du blog
J'ai relu l'intégralité de mon blog récemment et ça m'a permis de constater à quel point ma vie a connu toutes sortes de changements en cinq ans. Bon, je l'admets, il y a certains points qui n'ont pas vraiment changé (emploi...), mais ça a quand même bougé. Cette vie qui était devenue complètement statique avant la greffe et que je ne voyais pas comment elle pouvait se remettre en marche a eu la chance de pouvoir redémarrer.
Mais pas tout à fait non plus. Je réalise que certaines angoisses ne me quitteront jamais complètement. Que je ne serai jamais à l'abri d'épisodes dépressifs. Ce sera toujours latent en moi, malheureusement. Quand je suis bien occupée, je n'ai pas le temps de penser à mes bobos intérieurs. Mais dans les périodes plus creuses, ça refait son chemin sournoisement jusque dans ma tête. Et c'est mon cœur qui a mal dans ce temps-là. Comme le dit la publicité, la dépression fait mal. Les épisodes dépressifs aussi.
Je m'efforce de toujours rester vigilante. Je les vois venir, je suis capable de les identifier. Mais certains jours, je ne suis pas toujours capable de les combattre. Ce matin, j'ai mal. Une douleur au niveau de la poitrine, comme si un étau me serrait. L'angoisse que quelque chose du passé soit en train de se reproduire. La peur constante de retomber dans des zones sombres qui m'ont demandé tout "mon p'tit change" pour m'en sortir. Je reste accrochée au passé même si je suis à un endroit totalement différent avec des personnes différentes.
Je sais que ça va passer, que c'est juste une mauvaise passe.
Mais si ça ne l'était pas?
- J'ai eu ma greffe;
- J'ai rencontré pleins de nouvelles personnes;
- Je me suis fait un nouveau chum;
- Je suis déménagée de chez mes parents;
- J'ai surmonté une grave encéphalite;
- J'ai vécu une grande peine d'amour;
- Je suis retournée chez mes parents;
- Je me suis remise de cette peine d'amour;
- J'ai obtenu mon bacc;
- J'ai rencontré mon chum actuel;
- Je suis déménagée à nouveau de chez mes parents.
Mais pas tout à fait non plus. Je réalise que certaines angoisses ne me quitteront jamais complètement. Que je ne serai jamais à l'abri d'épisodes dépressifs. Ce sera toujours latent en moi, malheureusement. Quand je suis bien occupée, je n'ai pas le temps de penser à mes bobos intérieurs. Mais dans les périodes plus creuses, ça refait son chemin sournoisement jusque dans ma tête. Et c'est mon cœur qui a mal dans ce temps-là. Comme le dit la publicité, la dépression fait mal. Les épisodes dépressifs aussi.
Je m'efforce de toujours rester vigilante. Je les vois venir, je suis capable de les identifier. Mais certains jours, je ne suis pas toujours capable de les combattre. Ce matin, j'ai mal. Une douleur au niveau de la poitrine, comme si un étau me serrait. L'angoisse que quelque chose du passé soit en train de se reproduire. La peur constante de retomber dans des zones sombres qui m'ont demandé tout "mon p'tit change" pour m'en sortir. Je reste accrochée au passé même si je suis à un endroit totalement différent avec des personnes différentes.
Je sais que ça va passer, que c'est juste une mauvaise passe.
Mais si ça ne l'était pas?
mardi 15 juillet 2014
Constatation # 21
Je n'ai jamais habité seule. Jamais.
Jamais loué d'appartement, jamais resté en résidence au cégep ou à l'université, jamais vraiment eu la maison parentale à moi toute seule, sauf peut-être pendant une (petite) fin de semaine.
Donc, dormir seule, ça ne me réussit pas trop. Déjà qu'en temps normal, je fais de l'insomnie, vous pouvez vous imaginer comment ça complique encore plus les choses lorsque je me retrouve dans notre grand lit Queen seule. Ça me prend plus de temps que la normale pour trouver le sommeil. Tourne et tourne et tourne dans le lit. Des fois, je pense que c'est l'épuisement qui me fait m'endormir. D'autres fois, je triche et je prends une pilule rose. Je dors toujours mieux quand il est couché à côté de moi.
En avril dernier, mon amoureux était parti pour trois semaines au Manitoba pour le travail. La semaine de son départ, j'avais un rhume qui n'en finissait plus de finir et qui semblait vouloir se transformer en infection de gorge et en sinusite. Dépitée, j'ai appelé à la clinique de greffe pour savoir ce que je pouvais faire. On m'a prescrit une semaine d’antibiotiques par la bouche. Le soir même, je me suis rendue à pied à la pharmacie pour aller chercher les médicaments. J'ai ensuite passé une nuit blanche. Je ne sais pas si c'était le stress de dormir seule ou un effet secondaire de l’antibiotique, mais ça n'allait pas du tout. Le lendemain, je braillais ma vie. Je voulais que mon amoureux revienne. Je voulais ma mère, comme quand j'avais quatre ans et de gros bobos. Je me trouvais pathétique.
Et puis, j'ai fini par dormir. Les antibiotiques ont fait effet et le rhume est parti. J'ai retrouvé mon rythme normal. Ça m'a montré qu'en fin de compte, j'étais capable de rester seule dans notre grand appart.
Il est reparti pour une autre semaine au Manitoba dimanche. Je me trouve assez calme, je ne panique pas, je fais mes petites affaires. Et j'essaie de lui montrer que je peux être indépendante, malgré mon diagnostic d'insécurité affective de base. Ce n'est pas facile, mais je me contrôle. On n'a pas le même besoin de contacts sociaux, lui et moi. Des fois, ça rend les choses plus difficiles. Surtout quand il part. Lorsqu'il est à la maison, pas de problèmes, c'est un gars hyper affectueux et colleux, mais en voyage pour la job, surtout si c'est juste pour une semaine, il ne voit pas l'intérêt de se parler à tous les jours. Alors que pour moi, c’est tout le contraire. J'ai besoin de savoir qu'il va bien, qu'il n'a pas eu d'accident durant la journée, etc. J'ai besoin de savoir qu'il pense à moi. Je sais qu'on n'a pas besoin de se parler au téléphone pour qu'il pense à moi; il n'y a pas de corrélation entre les deux. Je sais tout ça. Mais mon cerveau ne fait pas toujours ces connexions.
On s'est entendu sur un compromis pour cette semaine. Je le respecte, parce que je veux réussir, autant pour lui prouver que je suis capable, mais aussi pour me le prouver à moi-même. Je dois le prendre comme un défi personnel. Mon ancien psy serait sûrement fier de moi s'il m'entendait raisonner comme ça. Mais il y a quand même des moments dans la journée, et surtout le soir en me couchant (on ne se le cachera pas), où c'est difficile.
Une semaine séparés, ça n'a jamais tué personne, de toute façon. N'est-ce pas?
Libellés :
C'est l'angoisse,
Constatations,
Greffe,
Moment de réflexion,
Une petite peur
dimanche 13 juillet 2014
Mise à jour santé
Je suis allée voir mon médecin il y a deux semaines en lien avec l'opération que j'ai dû subir à la fin du mois de mai, histoire de faire un suivi. J'étais un peu craintive par rapport à ce rendez-vous, car mon chirurgien avait demandé des analyses en labo pour vérifier certains détails et il avait évoqué vouloir écarter l'hypothèse d'un cancer.
Ce mot m'a toujours fait peur. Ça peut sembler étonnant, compte tenu de ma maladie et des différentes épreuves et bibittes que j'ai affrontées, mais le cancer reste pour moi une source d'angoisse assez énorme. Je pense que la plupart des gens ont cette peur, donc je sais bien que je ne suis pas la seule. Et ce, autant pour moi que pour les personnes de mon entourage. Je ne peux pas contrôler ça, c'est plus fort que moi.
Donc, quand il a parlé de cancer, je ne l'ai pas trouvé drôle. À cause des anti-rejets, le risque d'en développer un est plus élevé dans mon cas, puisque mon corps n'a pas autant d'anti-corps que la normale pour se défendre contre les "indésirables". Il faut être plus vigilant et vérifier tous les signes.
Je ne prolongerai pas le suspense davantage, pour ne pas vous entraîner dans ma panique. Les résultats d'analyse sont revenus sans traces de cancer. J'étais profondément soulagée en entendant la nouvelle. Mon médecin n'avait pas de doutes sérieux, mais ne voulait pas prendre de chances inutiles non plus, ce pourquoi il m'a opéré vite. Il faut maintenant continuer à être alerte et faire un suivi aux six mois. Ça implique des rendez-vous à l'hôpital supplémentaires, mais j'aime mieux ça plutôt que d'y retourner juste dans un an et de découvrir que les choses ont dégénéré.
Je peux maintenant respirer un peu et profiter du reste de l'été!
mercredi 3 avril 2013
Je m'arrête ou je continue? (2)
Quand tu es allée prendre un café avec un gars que tu n'avais jamais rencontré auparavant, est-ce que la règle du 3 jours pour rappeler l'autre marche aussi?
Eh oui, j'ai pris une chance pour l'invitation du café, et avant de se rencontrer, on s'écrivait presqu'à tous les jours. Mais depuis, silence radio. Bon ou mauvais signe?
Pas que j'ai eu le coup de foudre en le voyant, mais je serais intéressée à le revoir pour apprendre à mieux le connaître. Ça ne peut pas faire de mal.
J'attends ou je laisse tomber?
Eh oui, j'ai pris une chance pour l'invitation du café, et avant de se rencontrer, on s'écrivait presqu'à tous les jours. Mais depuis, silence radio. Bon ou mauvais signe?
Pas que j'ai eu le coup de foudre en le voyant, mais je serais intéressée à le revoir pour apprendre à mieux le connaître. Ça ne peut pas faire de mal.
J'attends ou je laisse tomber?
Libellés :
C'est l'angoisse,
Je me questionne,
Tranche de vie
vendredi 22 mars 2013
On va prendre un café?
J'ai eu des beaux exemples de lâcheté de la part de la gent masculine dernièrement. Je pensais que les gars de ma génération avaient plus de couilles que ça. C'en est profondément décourageant.
Et ça me fait peur aussi. Peur de rester seule parce que je n'arriverai pas à trouver quelqu'un qui aura assez de courage pour être avec moi malgré les embûches, ma vie qui ne fait pas toujours de sens, mon avenir incertain, mon impossibilité à avoir des enfants.
Une simple invitation à aller prendre un café et je suis déjà en mode panique. Si j'y vais, je serais peut-être mieux de me prendre une infusion à la camomille, histoire de calmer mes nerfs.
Je ne suis plus vraiment en peine d'amour. J'ai encore beaucoup de rancœur, des tonnes de peurs, oui, mais de la peine, plus vraiment. Est-ce que je suis prête pour un café?
Et ça me fait peur aussi. Peur de rester seule parce que je n'arriverai pas à trouver quelqu'un qui aura assez de courage pour être avec moi malgré les embûches, ma vie qui ne fait pas toujours de sens, mon avenir incertain, mon impossibilité à avoir des enfants.
Une simple invitation à aller prendre un café et je suis déjà en mode panique. Si j'y vais, je serais peut-être mieux de me prendre une infusion à la camomille, histoire de calmer mes nerfs.
Je ne suis plus vraiment en peine d'amour. J'ai encore beaucoup de rancœur, des tonnes de peurs, oui, mais de la peine, plus vraiment. Est-ce que je suis prête pour un café?
Libellés :
C'est l'angoisse,
Je me questionne,
Une petite peur
mardi 26 février 2013
Passer sa vie à courir
Je suis souvent prise par la nostalgie. J'ai une tendance à regarder beaucoup vers l'arrière et peu vers l'avant. Ce qui fait aussi que j'ai de la difficulté à vivre dans le moment présent. Seize the moment, qu'on dit en anglais. Je ne sais pas comment l'appliquer, malheureusement.
Je voudrais pourtant être fière de ce qui se passe dans mon présent, ces derniers mois. Mon stage avance, je m'approche de plus en plus de l'obtention de mon bacc, ce que je désire depuis longtemps. Les débuts ont été un peu tout croche, mais en fin de compte, ce n'est pas si mal. Pourtant, je ne fais que rêver aux vacances d'été, où je pourrai me reposer et penser à peut-être me réorienter dans autre chose. Il me reste 2 mois et demi et je compte les jours, en me disant, en souhaitant très fort, que ce sera mieux après.
Est-ce que je vais passer toute ma vie à courir après quelque chose de mieux? Je ne sais même pas ce que c'est, ce "mieux".
Quand j'ai une crise du genre, je regarde mon profil Facebook. Pour ce qu'était ma vie, avant. Juste après ma greffe, où je croyais que tout était possible, où je me sentais belle, sûre de moi, en vie. Amoureuse et aimée en retour. Je faisais tout ce que j'avais envie, sans avoir peur, sans me poser de questions. J'étais bien, sereine. J'avais l'impression que ma vie s'en allait quelque part, pour une fois.
J'avais un nouveau réseau d'amis, je me sentais entourée. Maintenant, je me sens seule. Très seule. Et j'ai peur de tout.
Je fais des efforts, pourtant, pour essayer de me dépasser, de confronter mes peurs et gérer mes angoisses. Je lis des livres du genre Tremblez mais osez!, pour changer ma vision négative de la vie en vision positive. Mais je ne retiens pas grand-chose de mes lectures et ça me désespère (je pense que j'ai un déficit de l'attention. Mais ça, c'est une autre histoire...). Je fais preuve de bonne volonté, vous devez me croire. Mais j'en reviens toujours au même constat: mon problème, c'est que je ne suis pas heureuse seule et je ne sais pas comment changer ça.
C'est d'autant plus désespérant.
Je voudrais pourtant être fière de ce qui se passe dans mon présent, ces derniers mois. Mon stage avance, je m'approche de plus en plus de l'obtention de mon bacc, ce que je désire depuis longtemps. Les débuts ont été un peu tout croche, mais en fin de compte, ce n'est pas si mal. Pourtant, je ne fais que rêver aux vacances d'été, où je pourrai me reposer et penser à peut-être me réorienter dans autre chose. Il me reste 2 mois et demi et je compte les jours, en me disant, en souhaitant très fort, que ce sera mieux après.
Est-ce que je vais passer toute ma vie à courir après quelque chose de mieux? Je ne sais même pas ce que c'est, ce "mieux".
Quand j'ai une crise du genre, je regarde mon profil Facebook. Pour ce qu'était ma vie, avant. Juste après ma greffe, où je croyais que tout était possible, où je me sentais belle, sûre de moi, en vie. Amoureuse et aimée en retour. Je faisais tout ce que j'avais envie, sans avoir peur, sans me poser de questions. J'étais bien, sereine. J'avais l'impression que ma vie s'en allait quelque part, pour une fois.
J'avais un nouveau réseau d'amis, je me sentais entourée. Maintenant, je me sens seule. Très seule. Et j'ai peur de tout.
Je fais des efforts, pourtant, pour essayer de me dépasser, de confronter mes peurs et gérer mes angoisses. Je lis des livres du genre Tremblez mais osez!, pour changer ma vision négative de la vie en vision positive. Mais je ne retiens pas grand-chose de mes lectures et ça me désespère (je pense que j'ai un déficit de l'attention. Mais ça, c'est une autre histoire...). Je fais preuve de bonne volonté, vous devez me croire. Mais j'en reviens toujours au même constat: mon problème, c'est que je ne suis pas heureuse seule et je ne sais pas comment changer ça.
C'est d'autant plus désespérant.
jeudi 3 janvier 2013
Un genre de bilan
J'aurais dû venir écrire ce billet de bonne année hier, j'étais d'une humeur plus joyeuse. Ce soir, j'ai la mine basse, je suis fatiguée, et quand je suis fatiguée, je me pose beaucoup trop de questions. Mais bon, mes questionnements feront l’objet d'un autre billet, un autre soir.
Alors, on est entré dans une nouvelle année. 2012 a été... étrange. En janvier 2012, je me remettais un peu plus de mon encéphalite contractée en 2011. Je croyais que le pire était derrière moi, que seul le meilleur m'attendait, désormais. Quand la peine d'amour a frappé, je ne l'ai pas vu venir. Vraiment pas. Au travers de la peine et de la douleur, je me suis démenée pour remettre ma vie sur le droit chemin, pour lui donner un nouveau sens, retrouver celui que je venais de perdre. L'été s'est écoulé un peu sans que je m'en aperçoive. C'était tant mieux au fond, mes énergies étaient concentrées sur autre chose et non sur mon cœur brisé.
En 2013, ma peine est toujours bien présente. Moins forte, soit, mais toujours là. C'est pourquoi la seule chose que je demande pour cette nouvelle année est de trouver la paix intérieure, la paix d'esprit, la paix du cœur. J'en ai besoin, parce que je suis épuisée. Je sais que lorsque cette paix sera acquise, ce gros poids que j'ai l'impression de traîner sur mes épaules s'en ira. Probablement pas complètement, parce que des angoisses, des bibites qui me hantent, j'en ai à la tonne. Mais au moins, ça en fera une de réglé.
J'espère que vous me pardonnerez ma morosité, ce soir. Merci de venir faire votre tour de temps en temps. Je vous souhaite une année 2013 remplie de santé, de bonheur, de petits plaisirs quotidiens, d'aimer et d'être aimés, d'être bien dans votre peau, de vous sentir en sécurité, et simplement, que la vie vous traite bien.
Alors, on est entré dans une nouvelle année. 2012 a été... étrange. En janvier 2012, je me remettais un peu plus de mon encéphalite contractée en 2011. Je croyais que le pire était derrière moi, que seul le meilleur m'attendait, désormais. Quand la peine d'amour a frappé, je ne l'ai pas vu venir. Vraiment pas. Au travers de la peine et de la douleur, je me suis démenée pour remettre ma vie sur le droit chemin, pour lui donner un nouveau sens, retrouver celui que je venais de perdre. L'été s'est écoulé un peu sans que je m'en aperçoive. C'était tant mieux au fond, mes énergies étaient concentrées sur autre chose et non sur mon cœur brisé.
En 2013, ma peine est toujours bien présente. Moins forte, soit, mais toujours là. C'est pourquoi la seule chose que je demande pour cette nouvelle année est de trouver la paix intérieure, la paix d'esprit, la paix du cœur. J'en ai besoin, parce que je suis épuisée. Je sais que lorsque cette paix sera acquise, ce gros poids que j'ai l'impression de traîner sur mes épaules s'en ira. Probablement pas complètement, parce que des angoisses, des bibites qui me hantent, j'en ai à la tonne. Mais au moins, ça en fera une de réglé.
J'espère que vous me pardonnerez ma morosité, ce soir. Merci de venir faire votre tour de temps en temps. Je vous souhaite une année 2013 remplie de santé, de bonheur, de petits plaisirs quotidiens, d'aimer et d'être aimés, d'être bien dans votre peau, de vous sentir en sécurité, et simplement, que la vie vous traite bien.
Libellés :
C'est l'angoisse,
Coups de blues,
Moment de réflexion
mardi 23 octobre 2012
Nouveau diagnostic
On est bon, dans notre société contemporaine, pour donner des étiquettes aux gens. Quand on consulte un psychologue, il faut s'attendre à s'en faire donner quelques unes au fil des rencontres. N'est-ce pas un peu dans sa description de tâche que de trouver ce qui peut bien clocher dans notre caboche?
Le mien l'a trouvé samedi passé (encore!). Imaginez-vous que je souffre d'insécurité affective de base. Qu'est-ce que ça veut dire en français? Je suis insécure dans tous les domaines de la vie, amours, amitiés, école, travail, name it! Ce n'était pas une grosse surprise, parce que je savais déjà que je souffrais d'insécurité, mais je ne savais pas qu'il y avait un terme exact en psychologie pour ce genre de problème. Il faut croire qu'on donne des noms pour tout, de nos jours.
Mais le comble est que mon psychologue m'a demandé, comme approche pour gérer cette insécurité, de faire un dessin. Oui oui, un dessin! Il faut que je dessine mon insécurité. Je n'ai pas osé lui dire que les arts plastiques et moi, ça fait deux. Je n'ai pas vraiment hâte de voir ce que ça va donner sur papier. Mais bon, j'ai encore le temps, puisque mon prochain rendez-vous est dans 2 semaines, mais j'ai intérêt à me creuser les méninges d'ici là!
Le mien l'a trouvé samedi passé (encore!). Imaginez-vous que je souffre d'insécurité affective de base. Qu'est-ce que ça veut dire en français? Je suis insécure dans tous les domaines de la vie, amours, amitiés, école, travail, name it! Ce n'était pas une grosse surprise, parce que je savais déjà que je souffrais d'insécurité, mais je ne savais pas qu'il y avait un terme exact en psychologie pour ce genre de problème. Il faut croire qu'on donne des noms pour tout, de nos jours.
Mais le comble est que mon psychologue m'a demandé, comme approche pour gérer cette insécurité, de faire un dessin. Oui oui, un dessin! Il faut que je dessine mon insécurité. Je n'ai pas osé lui dire que les arts plastiques et moi, ça fait deux. Je n'ai pas vraiment hâte de voir ce que ça va donner sur papier. Mais bon, j'ai encore le temps, puisque mon prochain rendez-vous est dans 2 semaines, mais j'ai intérêt à me creuser les méninges d'ici là!
dimanche 30 septembre 2012
L'art de paniquer
La fille est bien en retard (oui, je parle de moi à la 3e personne).
Je veux poster cette photo depuis une semaine environ, pour vous montrer que j'ai eu un peu de plaisir pour ma fête. Mais j'ai manqué de temps.
Moi qui chiale depuis 1 an que j'ai trop de temps libre dans une journée parce que je ne travaille pas vraiment et que j'attends patiemment que mon entrée en stage se fasse, je viens de dire que j'ai manqué de temps! Faut le faire! C'est parce que la vie a tranquillement repris son cours la semaine passée, avec diverses formations pour mon stage (qui commence le 2 octobre), mes cours de piano (je me suis décidée à recommencer à jouer) et des sorties à gauche et à droite.
Je me sentirais mal de me plaindre, puisque c'est ce que je voulais, être occupée (et ça ne fait que commencer), mais je me sens déjà un peu fatiguée. Pas beaucoup, une fatigue acceptable que j'arrive à gérer, ne vous inquiétez pas. Mais j'ai cette propension à paniquer pour des choses qui ne se sont pas encore produites. Alors, le cas présent ne fait pas exception à la règle. J'anticipe l'éventuelle fatigue que je ne saurai pas gérer, les choses qui pourraient mal tourner... Ahhhh!
Pour me calmer les nerfs, je me répète cette belle citation que j'ai découverte il y a quelques semaines:
"Il ne sert à rien d'ouvrir votre parapluie en attendant qu'il pleuve." - Alice Caldwell Rice
mercredi 6 juin 2012
Le mal de vieillir
On pourrait croire qu'avec la maladie que j'ai, j'ai tout vu. Que ce qui peut désormais arriver dans l'avenir ne me fait pas peur. Mais c'est faux.
La fibrose kystique est une maladie dégénérative incurable. Mais quand je compare mon état de santé (celui que j'avais avant la greffe), je trouve que ce n'est rien en comparaison aux cas comme l'Alzheimer, le Parkinson ou la SLA, plus communément appelée la maladie de Lou Gherig.
J'ai regardé le reportage à Radio-Canada sans broncher. Mais tout le long, j'avais cette boule dans la gorge, des larmes qui me chatouillaient les yeux. À chaque minute, toutes les raison pour lesquelles j'ai peur de vieillir, même si je sais pertinemment bien que je ne vivrai pas vieille, tournaient dans ma tête comme une boucle.
Lorsque j'étais plus jeune, le simple fait de me dire que je n'allais sûrement pas me rendre dans la cinquantaine, voire la quarantaine, me réconfortait, calmait mes angoisses de "mal vieillir". Mais maintenant, on voit de plus en plus ces maladies de "vieux" s'en prendre aux gens à un âge de plus en plus jeune. Comme cet homme de 47 ans atteint de la SLA qui va bientôt mourir. Ou cette femme de 39 ans qui était à Tout le monde en parle et qui avait la maladie d'Alzheimer.
C'est vrai qu'on n'a aucune idée de ce que le futur nous réserve, de comment on va mourir. Comme dirait mon psychologue, ça ne sert à rien de paniquer pour quelque chose qui n'est pas encore arrivé. Et je travaille beaucoup sur ces angoisses qui ont refait surface depuis mon encéphalite. Mais l'émotivité est toujours à son comble quand j'entends des témoignages comme ça.
Quand je me suis retrouvée sur la liste d'attente pour la greffe de poumons, on m'avait dit que si je n'embarquais pas dans le processus, il ne me restait seulement que 2 ans à vivre. Que cette opération comportait beaucoup de risques, que je pouvais mourir en pleine chirurgie. Pourtant, je ne me souviens pas m'être demandée si ça valait vraiment la peine de prendre ce risque-là. Je ne me souviens pas d'avoir vraiment eu peur de mourir. Je me disais que je n'avais rien à perdre. Autant essayer, sinon, de toute façon, dans 2 ans tout serait terminé.
Pourquoi j'ai si peur maintenant?
La fibrose kystique est une maladie dégénérative incurable. Mais quand je compare mon état de santé (celui que j'avais avant la greffe), je trouve que ce n'est rien en comparaison aux cas comme l'Alzheimer, le Parkinson ou la SLA, plus communément appelée la maladie de Lou Gherig.
J'ai regardé le reportage à Radio-Canada sans broncher. Mais tout le long, j'avais cette boule dans la gorge, des larmes qui me chatouillaient les yeux. À chaque minute, toutes les raison pour lesquelles j'ai peur de vieillir, même si je sais pertinemment bien que je ne vivrai pas vieille, tournaient dans ma tête comme une boucle.
Lorsque j'étais plus jeune, le simple fait de me dire que je n'allais sûrement pas me rendre dans la cinquantaine, voire la quarantaine, me réconfortait, calmait mes angoisses de "mal vieillir". Mais maintenant, on voit de plus en plus ces maladies de "vieux" s'en prendre aux gens à un âge de plus en plus jeune. Comme cet homme de 47 ans atteint de la SLA qui va bientôt mourir. Ou cette femme de 39 ans qui était à Tout le monde en parle et qui avait la maladie d'Alzheimer.
C'est vrai qu'on n'a aucune idée de ce que le futur nous réserve, de comment on va mourir. Comme dirait mon psychologue, ça ne sert à rien de paniquer pour quelque chose qui n'est pas encore arrivé. Et je travaille beaucoup sur ces angoisses qui ont refait surface depuis mon encéphalite. Mais l'émotivité est toujours à son comble quand j'entends des témoignages comme ça.
Quand je me suis retrouvée sur la liste d'attente pour la greffe de poumons, on m'avait dit que si je n'embarquais pas dans le processus, il ne me restait seulement que 2 ans à vivre. Que cette opération comportait beaucoup de risques, que je pouvais mourir en pleine chirurgie. Pourtant, je ne me souviens pas m'être demandée si ça valait vraiment la peine de prendre ce risque-là. Je ne me souviens pas d'avoir vraiment eu peur de mourir. Je me disais que je n'avais rien à perdre. Autant essayer, sinon, de toute façon, dans 2 ans tout serait terminé.
Pourquoi j'ai si peur maintenant?
Libellés :
C'est l'angoisse,
Fibrose kystique,
Greffe,
Une petite peur
samedi 12 mai 2012
Vivre son deuil
"Je ne m'attendais vraiment pas à ce que tu m'annonces cette nouvelle-là ce matin."
Retour chez le psychologue, ce matin. Je pense qu'il a failli tomber en bas de sa chaise quand je lui ai dit que j'étais de retour sur le marché des célibataires. Après tout ce que je lui avais confié, mes angoisses, mes peurs, mes insécurités, il trouvait que je n'avais pas besoin de me rajouter un fardeau de plus sur les épaules. Je suis bien d'accord.
Il m'a demandé si j'avais pris le temps de mettre à mon agenda "vivre mon deuil".
Je n'ai pas envie de vivre mon deuil. Je veux que la peine et la douleur partent tout de suite, pour que je puisse reprendre ma vie en mains et passer à autre chose. Je veux que la vie me prouve que ce n'est pas arrivé pour rien.
Le mot clé, comme toujours: acceptation. La journée où j'accepterai la situation, ça ira mieux. Mais malheureusement, ça ne peut pas se passer en 2 semaines. Et je me demande sérieusement comment faire.
Retour chez le psychologue, ce matin. Je pense qu'il a failli tomber en bas de sa chaise quand je lui ai dit que j'étais de retour sur le marché des célibataires. Après tout ce que je lui avais confié, mes angoisses, mes peurs, mes insécurités, il trouvait que je n'avais pas besoin de me rajouter un fardeau de plus sur les épaules. Je suis bien d'accord.
Il m'a demandé si j'avais pris le temps de mettre à mon agenda "vivre mon deuil".
Je n'ai pas envie de vivre mon deuil. Je veux que la peine et la douleur partent tout de suite, pour que je puisse reprendre ma vie en mains et passer à autre chose. Je veux que la vie me prouve que ce n'est pas arrivé pour rien.
Le mot clé, comme toujours: acceptation. La journée où j'accepterai la situation, ça ira mieux. Mais malheureusement, ça ne peut pas se passer en 2 semaines. Et je me demande sérieusement comment faire.
Libellés :
C'est l'angoisse,
Moment de réflexion,
Tranche de vie,
Une petite peur
vendredi 20 avril 2012
Mauvaise humeur
Depuis plusieurs semaines, mon humeur me semblait beaucoup mieux, plus constante. Sans aucun doute, je peux relier ça à mes séances de psychothérapie qui durent depuis bientôt 10 semaines. C'est subtil, la psychothérapie. Parfois, on se demande jusqu'à quel point ça peut nous faire du bien, on n'en voit pas immédiatement les bienfaits, mais à la longue, ça finit par faire une différence. Ce n'est pas comme subir un traitement contre le cancer, et qu'éventuellement la tumeur va disparaître, ou du moins, s'amoindrir. C'est une transformation lente, qui peut prendre du temps, mais qui finit par faire son effet. Ce n'est pas physique justement, c'est psychologique.
Alors, comme je n'avais pas été déprimée ou anxieuse depuis plusieurs semaines, ça m'a presque fait mal en dedans de ressentir l'ennui et la déprime un soir cette semaine. Il a suffit que mon homme recommence à travailler de nuit pour 3 jours pour ça se pointe le bout du nez. Tannée après 3 jours d'être assise seule devant la télé, à flatter une des chattes. Vu que je travaille maintenant à temps partiel, lorsqu'il travaille de nuit, on ne se voit pas dans l'après-midi, ce qui me donne l'impression de m'ennuyer de lui davantage. Je me sentais misérable, et même son coup de fil avant que j'aille me coucher n'a pas adouci les choses. J'en suis même venue à me demander si j'arriverais un jour à m'habituer à son horaire, à passer mes soirées seule, à dormir seule. Parce qu’inconsciemment, lorsque je dors seule, je passe mes nuits à me réveiller. Mais s'il est là, ça roule, je dors plus profondément. Peut-être ne suis-je pas fait pour ce rythme de vie...
J'étais découragée de voir que finalement, je n'avais pas fait de progrès. Ce qui m'a poussé à en parler à mon psychologue le lendemain. Il m'a tout de suite rassuré, et même averti que malheureusement, je ne pourrai jamais éliminer tout négativisme et toute déprime de ma vie. Que je devais m'attendre à ce que les downs allaient revenir de temps à autre. La vie n'est pas un éternel arc-en-ciel. Des jours, ce sera morose, et je devrai faire des efforts pour me contrôler, et d'autres jours, la pilule passera plus facilement. Ce qui est vrai, parce qu'il y a effectivement des jours où les heures passent sans que je m'en fasse vraiment avec mes petits tracas et plus grosses angoisses. Je voudrais que tout aille bien tout le temps, que tout soit parfait, que tout se mette à mieux fonctionner rapidement. Mais les choses de l'esprit prennent du temps à s'améliorer. Et il n'y a rien de parfait dans la vie. J'aurais tendance à dire à mon grand malheur, mais si tout était vraiment parfait, je trouverais sûrement le moyen de chialer quand même.
Je trouve que la mauvaise humeur a un effet pervers sur nos réflexions. Moi, elle me fait tout remettre en question. Si ça reste seulement des pensées, ça me va, mais si j'en viens à prendre des décisions sur des coups de tête, ça risque d'être moins drôle.
Alors, comme je n'avais pas été déprimée ou anxieuse depuis plusieurs semaines, ça m'a presque fait mal en dedans de ressentir l'ennui et la déprime un soir cette semaine. Il a suffit que mon homme recommence à travailler de nuit pour 3 jours pour ça se pointe le bout du nez. Tannée après 3 jours d'être assise seule devant la télé, à flatter une des chattes. Vu que je travaille maintenant à temps partiel, lorsqu'il travaille de nuit, on ne se voit pas dans l'après-midi, ce qui me donne l'impression de m'ennuyer de lui davantage. Je me sentais misérable, et même son coup de fil avant que j'aille me coucher n'a pas adouci les choses. J'en suis même venue à me demander si j'arriverais un jour à m'habituer à son horaire, à passer mes soirées seule, à dormir seule. Parce qu’inconsciemment, lorsque je dors seule, je passe mes nuits à me réveiller. Mais s'il est là, ça roule, je dors plus profondément. Peut-être ne suis-je pas fait pour ce rythme de vie...
J'étais découragée de voir que finalement, je n'avais pas fait de progrès. Ce qui m'a poussé à en parler à mon psychologue le lendemain. Il m'a tout de suite rassuré, et même averti que malheureusement, je ne pourrai jamais éliminer tout négativisme et toute déprime de ma vie. Que je devais m'attendre à ce que les downs allaient revenir de temps à autre. La vie n'est pas un éternel arc-en-ciel. Des jours, ce sera morose, et je devrai faire des efforts pour me contrôler, et d'autres jours, la pilule passera plus facilement. Ce qui est vrai, parce qu'il y a effectivement des jours où les heures passent sans que je m'en fasse vraiment avec mes petits tracas et plus grosses angoisses. Je voudrais que tout aille bien tout le temps, que tout soit parfait, que tout se mette à mieux fonctionner rapidement. Mais les choses de l'esprit prennent du temps à s'améliorer. Et il n'y a rien de parfait dans la vie. J'aurais tendance à dire à mon grand malheur, mais si tout était vraiment parfait, je trouverais sûrement le moyen de chialer quand même.
Je trouve que la mauvaise humeur a un effet pervers sur nos réflexions. Moi, elle me fait tout remettre en question. Si ça reste seulement des pensées, ça me va, mais si j'en viens à prendre des décisions sur des coups de tête, ça risque d'être moins drôle.
Libellés :
C'est l'angoisse,
Chats,
Coups de blues,
Moment de réflexion
samedi 18 février 2012
Les premières fois
Ce fut la semaine des premières fois. Première fois que j'ai repris le volant de petite Mazda pour aller déjeuner chez mon amie. Accompagnée de mon père bien sûr, puisque je me sentais encore un peu insécure. Ça s'est bien passé, même si le fait que ma vision n'est pas encore tout à fait claire me dérange un peu. Je sais bien que si j'attends que tout soit parfait, je ne ferai jamais rien, mais dans le cas de la conduite, je trouve ça un peu important de bien voir la voiture qui roule en avant de la mienne. Quand les conditions routières sont bonnes, qu'il n'y a pas de neige ou de pluie, ça peut aller, mais sinon, je trippe moins. Je devrais peut-être prendre l'habitude de conduire avec mes lunettes, mais je ne sais pas à quel point mes problèmes de vue y sont reliés. J'ai l'impression que c'est encore mon cerveau qui fait des free games.
Première fois aussi que j'ai repris l'autobus et le métro. Accompagnée cette fois-ci de ma mère, qui m'a gentimment suivi jusqu'à l'université, pour que je puisse discuter avec la dame qui est responsable du placement en stage dans mon programme. Si tout va bien, je devrais recommencer mes activités scolaires en septembre. Si la santé est toujours au rendez-vous et si nous ne sommes pas encore en grève générale illimitée d'ici-là. On y va une étape à la fois...
Et finalement, j'ai pris mon premier rendez-vous chez un psychologue. Les démarches étaient entreprises depuis un moment déjà, mais il me manquait la volonté de décrocher le téléphone et d'appeler. Ça reste que c'est quelque chose que tu ne peux pas faire si tu n'es pas prêt. Les gens qui n'ont jamais consulté peuvent croire que c'est facile d'aller s'asseoir en face d'un inconnu et de parler pendant une heure. Mais non. C'est loin d'être facile. Parce que ce sont nos tripes qu'on expose devant cette personne, nos secrets les plus intimes, nos angoisses les plus profondes. Parce que c'est très confrontant, parce que ça remue beaucoup d'émotions qu'on n'a pas nécessaiement envie de brasser. Il faut être prêt à cheminer, à se secouer, à pleurer beaucoup (dans mon cas, en tout cas) et à accepter de lâcher prise sur son self-control. Même si on sait que ça fera le plus grand bien de se libérer de toute cette énergie négative, il n'en reste pas moins que ça gruge énormément de ressources. Mais bon. Je m'y suis lancée, alors j'imagine que je suis prête.
Première fois aussi que j'ai repris l'autobus et le métro. Accompagnée cette fois-ci de ma mère, qui m'a gentimment suivi jusqu'à l'université, pour que je puisse discuter avec la dame qui est responsable du placement en stage dans mon programme. Si tout va bien, je devrais recommencer mes activités scolaires en septembre. Si la santé est toujours au rendez-vous et si nous ne sommes pas encore en grève générale illimitée d'ici-là. On y va une étape à la fois...
Et finalement, j'ai pris mon premier rendez-vous chez un psychologue. Les démarches étaient entreprises depuis un moment déjà, mais il me manquait la volonté de décrocher le téléphone et d'appeler. Ça reste que c'est quelque chose que tu ne peux pas faire si tu n'es pas prêt. Les gens qui n'ont jamais consulté peuvent croire que c'est facile d'aller s'asseoir en face d'un inconnu et de parler pendant une heure. Mais non. C'est loin d'être facile. Parce que ce sont nos tripes qu'on expose devant cette personne, nos secrets les plus intimes, nos angoisses les plus profondes. Parce que c'est très confrontant, parce que ça remue beaucoup d'émotions qu'on n'a pas nécessaiement envie de brasser. Il faut être prêt à cheminer, à se secouer, à pleurer beaucoup (dans mon cas, en tout cas) et à accepter de lâcher prise sur son self-control. Même si on sait que ça fera le plus grand bien de se libérer de toute cette énergie négative, il n'en reste pas moins que ça gruge énormément de ressources. Mais bon. Je m'y suis lancée, alors j'imagine que je suis prête.
jeudi 9 février 2012
J'ai besoin de m'ancrer quelque part
C'est apaiser mes angoisses qui est ma principale préoccupation ces temps-ci. J'arrive à les faire taire la plupart du temps, mais tard le soir, quand je suis seule et fatiguée, ça ressort. J'essaie de m'ancrer dans le moment présent, mais on dirait que j'ai oublié comment...
Mon homme rentrait tard hier et je devais m'endormir toute seule. Des soirs, j'arrive à ne pas trop paniquer, mais hier, pour envenimer les choses, j'avais regardé une émission de télé un peu stressante. Une enquête policière, un maniaque qui s'en prenait seulement aux jeunes femmes, les traquaient et les tuaient. Tout pour me calmer, quoi.
J'ai fini par aller me coucher. En me disant que je ne m'endormirais pas tant qu'il ne serait pas revenu. Parce que de toute façon, j'allais me réveiller dès l'instant où sa clé allait tourner dans la serrure de la porte d'entrée. J'ai le sommeil léger, par-dessus le marché. J'ai pris des petites pilules roses pendant un temps, mais le psychiatre de l'équipe de greffe a dit que c'était préférable que j'apprenne à m'endormir par mes propres moyens. Alors je n'en prends plus. Je gère mieux mon insomnie qu'avant, c'est vrai. Mais mes pensées, je n'ai pas encore le contrôle là-dessus.
Vivre au jour le jour, lâcher prise, comment on fait ça?
Mon homme rentrait tard hier et je devais m'endormir toute seule. Des soirs, j'arrive à ne pas trop paniquer, mais hier, pour envenimer les choses, j'avais regardé une émission de télé un peu stressante. Une enquête policière, un maniaque qui s'en prenait seulement aux jeunes femmes, les traquaient et les tuaient. Tout pour me calmer, quoi.
J'ai fini par aller me coucher. En me disant que je ne m'endormirais pas tant qu'il ne serait pas revenu. Parce que de toute façon, j'allais me réveiller dès l'instant où sa clé allait tourner dans la serrure de la porte d'entrée. J'ai le sommeil léger, par-dessus le marché. J'ai pris des petites pilules roses pendant un temps, mais le psychiatre de l'équipe de greffe a dit que c'était préférable que j'apprenne à m'endormir par mes propres moyens. Alors je n'en prends plus. Je gère mieux mon insomnie qu'avant, c'est vrai. Mais mes pensées, je n'ai pas encore le contrôle là-dessus.
Vivre au jour le jour, lâcher prise, comment on fait ça?
Libellés :
C'est l'angoisse,
Greffe,
Je me questionne,
Moment de réflexion,
Une petite peur
jeudi 2 février 2012
Je n'aime pas
Je n'aime pas...
L'hiver.
Avoir la goutte au nez.
Me faire obstiner quand je sais que j'ai raison.
Passer après le hockey.
Voir mon autobus me passer dans la face quand je suis juste de l'autre côté de la rue.
Faire des hypoglycémies.
M'entraîner au gym.
Faire du tapis roulant.
Le bœuf aux légumes.
Avoir des poils de chat sur mes vêtements.
Passer mes journées toute seule dans la grande maison à me demander quoi faire de mon corps.
Dormir seule.
Être dépendante des autres.
Il y a un tas de choses que j'aime, qui pourraient compenser pour cette liste. Mais il y a des journées où le Shtroumph grognon en moi prend toute la place.
L'hiver.
Avoir la goutte au nez.
Me faire obstiner quand je sais que j'ai raison.
Passer après le hockey.
Voir mon autobus me passer dans la face quand je suis juste de l'autre côté de la rue.
Faire des hypoglycémies.
M'entraîner au gym.
Faire du tapis roulant.
Le bœuf aux légumes.
Avoir des poils de chat sur mes vêtements.
Passer mes journées toute seule dans la grande maison à me demander quoi faire de mon corps.
Dormir seule.
Être dépendante des autres.
Il y a un tas de choses que j'aime, qui pourraient compenser pour cette liste. Mais il y a des journées où le Shtroumph grognon en moi prend toute la place.
Libellés :
C'est l'angoisse,
Chats,
Chialage,
Une petite peur
S'abonner à :
Messages (Atom)