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mardi 13 janvier 2015

Se contenter de ce qu'on a

Bonne année!!!

On est le 13 janvier, est-il rendu trop tard pour souhaiter la bonne année? Eh bien, tant pis si c'est le cas, mieux vaut tard que jamais! 

Avez-vous passé un bon temps des Fêtes? J'espère que vous avez pu vous reposer en masse et profiter de bons moments en famille et avec les gens qui vous sont chers. De mon côté, mon amoureux a pris trois semaines de congé, puisqu'il avait accumulé pas mal d'heures supplémentaires au travail. Ça nous a permis de passer du bon temps ensemble et de se faire plaisir avec quelques sorties au restaurant. On a ensuite "voyagé" du côté de sa famille pour Noël, et même si on ne pouvait pas vraiment faire d'activités à l'extérieur à cause la pluie, j'en suis revenue plutôt fatiguée. Disons que les membres de sa famille fêtent un peu plus fort et veillent plus tard que chez moi. Je n'ai pas l'habitude! Au moins, du 28 décembre au 1er janvier, on a pris ça relax. Le jour de l'An s'est passé dans ma famille et à 23h00, tout était terminé! Petit contraste ici. On a tout de même eu beaucoup de plaisir. 

Même si l'année 2014 ne s'est pas déroulée tout à fait comme je l'aurais souhaité (pépins de santé, difficulté à me trouver un emploi...), je suis quand même satisfaite du tournant qu'a pris ma petite vie. Je suis bien entourée et je me trouve choyée de pouvoir compter sur des personnes fiables et solides. Il y a tout plein d'amour dans ma vie et au final, c'est ce qui compte. Je suis d'une nature chialeuse, ça ne changera pas, mais je m'efforce de me rappeler de toute la chance que j'ai dans les moments de déprime. C'est si facile de bougonner et d'énumérer tout ce qui ne fait pas notre affaire qu'on en vient parfois (surtout dans mon cas) à oublier d'apprécier les petits bonheurs simples de notre existence. Oui, je pourrais avoir plus d'argent, avoir une plus belle silhouette, avoir une santé de fer. Mais peut-être que si toutes ces conditions étaient réunies, d'autres malheurs trouveraient le tour de s'abattre sur moi. Et au final, j'en viendrais à regretter le temps d'avant. 

Je ne prends pas de résolutions, parce que je ne les suis jamais. Cette année, je veux simplement apprendre à me contenter de ce que j'ai et être bien avec moi-même. 

Et puis, pourquoi pas, essayer de suivre ces résolutions littéraires. Ça peut juste enrichir mon quotidien!

lundi 1 décembre 2014

Constatation # 24

J'adore Noël. J'aime encore plus Noël quand je suis en couple. 

Je ne sais pas exactement pourquoi, mais pour moi, c'est important de passer le jour de Noël avec mon amoureux. Ce n'est pas une question de tradition, mais plutôt que... c'est Noël. Je vous l'ai dit, je ne sais pas pourquoi.

Cette année, on s'en va dans la famille de mon amoureux pour Noël et on passera le jour de l'An dans la mienne. Ma mère voulait alors qu'on se fasse un petit souper de Noël entre nous quatre à notre retour, aux alentours du 28 décembre. On allait ensuite souper le 1er janvier avec la famille en entier. J'ai donc proposé qu'on fasse notre souper avant notre départ, soit le 21 décembre, ce qui éviterait d'être trop épuisés par la route et les partys dans la belle-famille. Oh! que les barricades se sont élevées rapidement! J'ai eu droit à de belles phrases du genre:  "Les traditions, les traditions, qu'est-ce que tu fais des traditions?!?" ou encore "Dans mon temps, on travaillait toute la journée le 24, on finissait à 17h00 et on se dépêchait de rentrer à la maison pour organiser le souper pour 19h00!" 

Mon amoureux a alors proposé que lui parte de son côté et que moi je reste en ville, puisque ça semblait si compliqué. C'était à mon tour de grimper dans les rideaux. Pas question de passer Noël sans lui! 

Après une longue discussion et de la réflexion du côté de mes parents, finalement, ma mère a avoué que c'était une bonne idée. C'est vrai que de souper ensemble le 28 et de se revoir le 1er, c'était un peu intense en fin de compte. On bousculait un peu les bonnes vieilles traditions, mais après tout, il fallait bien apprendre à faire des compromis. Il faut dire que ce n'est jamais évident quand de nouvelles personnes se rajoutent à la famille. Et puis, on ne peut pas se séparer en deux non plus lorsque la douce moitié vient d'une autre région que Montréal. 

C'est la joie du temps des Fêtes!

vendredi 27 mai 2011

Ces hommes qui veulent refaire le monde

Mes amis, le sommet du G8 s'est officiellement tenu dans ma future chambre à coucher hier. Oubliez la France, c'est sur la rive-sud que ça se passait!

Je vous dresse le portrait: des gallons de peinture, un plafond et quatre murs, trois hommes. 

Par trois hommes, j'entends mon homme, son parrain et le beau-père. Trois hommes au même foutu caractère, qui ont des opinions bien arrêtées sur tous les sujets et qui ne s'entendent sur aucun sujet. Tout y est passé; de la politique aux séries éliminatoires, de la température au menu du midi chez St-Hubert, name it, you got it! Ah, ça a parlé de comment peinturer des murs aussi, quand il y avait des temps morts.

Je peux vous dire que vers une heure de l'après-midi, je cherchais désespérément mes bouchons pour les oreilles. Ou une raison pour m'enfuir de la maison. Ce n'était pas les options qui manquaient.

Au moins, j'ai des beaux murs bleus.

mardi 12 avril 2011

Type de personnalité: dépendante

J'ai l'ennui facile.
Pas nécessairement quand je n'ai rien de prévu dans une journée. Pour ça, il y a toujours moyen de s'occuper. Mais quand ça fait des mois que je ne fais rien, à part un cours de psycho de la personnalité par semaine et du bénévolat de temps en temps, comme dirait l'autre dans sa chanson, le temps est long long long long.
Ça allait quand mon homme avait un horaire de travail décent et qu'on pouvait se planifier des activités de couple. Ça calmait mon ennui de lui. Mais depuis la fin mars, on ne se voit plus vraiment et je commence sérieusement à me morfondre. Sa maison est grande et j'en fais vite le tour. Il arrive le soir pour souper, prend sa douche et se couche parce qu'il est tout simplement crevé. Je ne me souviens même plus de la dernière fois que nous avons fait l'amour. Je ne pensais pas tant souffrir de son manque de présence. Mais ça me fait mal pour vrai. C'est un ennui physique, qui m'épuise, m'étourdit, me donne des maux de tête.
J'ai passé un nombre de mois incalculable seule chez mes parents, à attendre que le soir vienne, à attendre ma greffe, à attendre ma vie. J'étais célibataire et je n'aspirais pas à la vie de couple à ce moment-là, j'aspirais à la vie tout court. Des jours, ça m'angoissait cette attente, cette grande solitude. Ce silence. J'avais peur de mourir seule dans le silence.
J'en ai marre de me languir de lui, alors qu'il est mon chum légitime. J'en ai marre d'être si proche, mais de me sentir aussi loin. Et le pire, c'est que je sais que je me plains le ventre plein. Il n'est pas à l'autre bout de la planète en plein milieu du désert afghan, comme le beau-frère. La belle-sœur, elle, elle a de bonnes raisons de se morfondre et d'en mourir d'ennui et d'angoisse.
Mais j'ai l'ennui facile. Je suis une dépendante affective.

jeudi 2 décembre 2010

Une belle liste de cadeaux

Se faire un chum, ça a son lot évident de bons côtés. Comme tous ces petits soupers en amoureux agrémentés d'un bon verre de rosé, ou ces soirées collés-collés sur le divan devant nos séries préférées.

Mais je me suis rendue compte aujourd'hui, entre deux rangées au Toys R' Us, que ça rajoute aussi une montagne de cadeaux de Noël à acheter! Le filleul d'un bord, la filleule de l'autre, la belle-sœur, le beau-frère, la belle-mère, le beau-père, alouette! Quand tu ne connais pas encore beaucoup toutes ces personnes, c'est un beau défi supplémentaire. Je sens déjà la syncope qui se prépare avec la réception de mon prochain relevé de compte de carte de crédit...

Ce sont des problèmes bien mineurs, je l'avoue, comparé à tout ce qui s'est passé durant le mois de novembre. Mais faut bien que je me trouve d'autres sources de chialage et d'angoisse maintenant que cet affreux mois de grisaille est terminé! Chialeuse un jour, chialeuse toujours!

samedi 27 novembre 2010

Les deux côtés de l'océan

Le voir partir comme ça, avec son gros sac sur le dos et son uniforme, j'en ai eu une énorme boule dans la gorge. Des larmes coulaient sur mes joues sans que je ne puisse les en empêcher. Il n'est même pas mon frère ou mon chum, mais j'avais beaucoup de peine pour eux. Pour elle surtout, qui en tremblait de tout son corps, par peur qu'il ne revienne pas.

Je sais bien que l'on ne choisit pas qui l'on aime. Je sais bien que le coeur a des raisons que la raison ne connaît pas. C'est bien pourquoi je lève mon chapeau à toutes ces femmes ou conjointes de militaires qui ne peuvent être que de simples témoins lors du départ de celui qu'elles aiment. Celles qui restent de ce côté-ci de l'Atlantique pendant qu'eux vont affronter des missiles et des mines. Bien sûr qu'elles espèrent et restent positives; c'est l'espoir qui tient en vie... des deux côtés de l'océan.

lundi 15 novembre 2010

Dehors novembre!

"C'est vraiment un beau mois de novembre," m'a dit mon homme tout à l'heure, vraiment découragé.

En effet, novembre est de la belle merde cette année. La belle-mère qui se fracture les deux chevilles en sortant de sa maison, le beau-frère qui part pour une durée indéterminée en Afghanistan dans deux semaines, mon homme qui perd son emploi à la fin du mois.

Et moi qui n'ai plus de stage et qui végète quelque peu à la maison depuis.

Eh oui, c'est si beau la vie.

Et oui, c'était ça qui me faisait mal à l'orgueil. Voilà, j'ai avoué.

On peut-tu passer à un autre appel maintenant et espérer au moins qu'en décembre, ce sera plus gai? Merci.

samedi 31 juillet 2010

Problème de cohabitation

"Les mères italiennes sont comme ça; elles ont ce côté contrôlant envers leurs garçons.
- Les mères québécoises aussi, laisse-moi te dire!"

Désolée si ce commentaire affecte des lecteurs italiens, le but n'est pas d'offenser qui que ce soit, mais plutôt de me défouler un peu à propos des belles-mères. La mienne, en fait. Maman bien québécoise, qui s'accroche à son gars de 28 ans malgré le fait qu'il est indépendant financièrement et qu'il a quitté le nid familial depuis fort longtemps déjà. J'imagine que c'est un réflexe de mère que de se sentir menacée quand une autre femme prend de l'importance dans la vie de son fils... mais my God que c'est agaçant!

J'ai eu une autre belle-mère auparavant que je voyais rarement. Et les fois où je la voyais, elle était super correcte, jamais un mot déplacé, toujours de bonne humeur et contente de me voir (du moins, je l'espère!). Dans le cas présent, elle semble contente quand on se voit, mais elle a toujours ce petit commentaire qui semble anodin en apparence, mais qui a le don de se vouloir juste assez sournois et de me faire grincer des dents.

D'autres fois, ce n'est pas subtil du tout par contre. Je ne sais pas ce que j'aime le mieux. Je vous laisse juger.

Beaux-parents en visite un dimanche après-midi, en plus de deux couples d'amis. Je mentionne qu'on a l'intention de faire raser les chattes de mon homme pour essayer de réduire un peu la quantité de poils dans la maison, que notre rendez-vous est pris et tout. Grosse erreur. Belle-maman s'indigne, en s'exclamant que ça fait des années qu'elle répète à son fils qu'il devrait faire ça, qu'une amie à elle le fait depuis des lustres et que c'est vraiment génial côté poils, etc., etc. Bon, jusque-là, ce n'est pas si pire, mais attendez, la phrase assassine s'en vient.

"On sait ben, une mère, c'est là pendant 28 ans et il y a pas personne qui l'écoute, mais une blonde est là juste depuis 2 mois et demi et ça change tout!"

Ouch. Mon homme m'a pourtant assuré que je ne devais pas m'en faire parce que c'est le genre de commentaires que sa mère fait constamment, et je sais très bien que je ne dois pas prendre ça personnel. Mais ouch quand même. Surtout qu'elle a dit ça devant mes amis. Bobo au pauvre orgueil. Bon, je ne suis pas très orgueilleuse d'avance, je l'accorde. Mais j'aurais aimé que son fils adoré prenne ma défense. Il jure qu'il n'a rien entendu parce qu'il parlait avec son ami. Je vais lui donner le bénéfice du doute.

Pour Belle-maman, je n'ai rien répondu. C'était un combat perdu d'avance. Faut savoir rester diplomate, pour compenser pour d'autres, ça l'air. J'ai l'air dure comme ça, mais c'est le genre de choses qui me tapent sur les nerfs. Ça m'énerve, en fait, le comportement typique de la belle-mère un peu haïssable. Peut-être que je ne suis pas habituée à gérer une belle-mère non plus... Je ne suis pas là pour remplacer une maman dans le cœur de son fils. Je suis certaine qu'il y a assez de place pour deux. De toute façon, j'ai l'intention de traîner dans le coin pour un bout, va bien falloir apprendre à cohabiter.

vendredi 16 juillet 2010

L'appel de la cygogne (par procuration)

Les belles-mamans. Les petits-enfants. Deux concepts qui ne vont pas bien ensemble. Ou plutôt le second sujet est à éviter en présence du premier concept.

Je ne comprends pas pourquoi les belles-mamans semblent complètement obsédées par leurs futurs petits-enfants. Si on suit la logique, si elles sont devenues des belles-mères, c'est qu'elles ont enfanté déjà dans leur vie et donc, ont connu les joies de la maternité. Elles ont pu cajoler des petits poupons, changer des couches, faire rire aux éclats, etc, etc. En plus, ces enfants étaient les leurs, de leur sang, de leur chair, bien à elles. Bonus! que je me dis.

Je ne sais pas si c'est le fait de vieillir et de constater que leurs belles années de mamans sont derrière elles qui réveille l'instinct de devenir grand-mère à tout prix, et donc de revivre ces moments de maternage par procuration, mais c'est dur sur les nerfs des brus.

Ma belle-sœur me demandait en fin de semaine passée si notre belle-mère commune était aussi insistante avec moi qu'avec elle au sujet des enfants. De ce que j'ai compris, mon homme a réglé la question assez rapidement avec sa mère, donc elle ne m'en a pas parlé directement. Mais je sais qu'elle souhaite ardemment devenir grand-mère très prochainement. Puisque dans mon cas, ça ne sera pas pour tout de suite à cause de ma santé, elle se rabat sur son autre bru, qui n'en peut plus. Et je sais aussi que d'autres de mes amies se font souvent remettre sur le nez qu'il serait temps que la machine à bébés commence à se mettre en marche au plus sacrant. Faut croire que ça flotte dans l'air comme du pollen au printemps.

Est-ce que je veux des enfants? Oui, bien sûr. J'en ai toujours voulu. Mais les perspectives ont changé avec les années, parce que j'ai réalisé que ça pourrait être chose impossible à cause de ma santé fragile, ce qui m'a amené à faire un deuil d'être mère de façon naturelle. Mais là, veut veut pas, je me le suis fait remettre dans la face par ma belle-mère et ça m'a fait réfléchir. Et ça a apporté des discussions au sein de mon couple, aussi nouveau soit-il. On aurait pu juste passer par-dessus et en parler en temps et lieu, mais on n'est pas comme ça, alors on en a jasé, pour voir ce que ça pourrait donner. Et ça ne donnera rien pour l'instant, parce que ni l'un ni l'autre n'est prêt à fonder une famille. Mais l'envie est là, c'est certain.

En attendant d'être prête et d'avoir évalué toutes les possibilités, il faut trouver un moyen de refroidir les ardeurs de belle-maman. Souhaiter secrètement (très fort) que la belle-sœur tombe enceinte prochainement? Nah, pas mon genre... quoique...

jeudi 17 juin 2010

La joie d'avoir des beaux-parents

Un petit dimanche après-midi tranquille et ensoleillé, à prendre notre temps, à profiter du temps ensemble. On se dit qu'une petite "sieste" d'après-midi serait fort agréable, alors on s'enferme dans sa chambre au sous-sol.

Fort agréable elle fut, jusqu'à ce que j'entende clairement, par la fenêtre entrouverte, une portière d'auto se fermer brusquement... et une sonnette retenir dans toute la maison.

"Euh, chéri, je pense que ça a sonné...
- T'es sûre?"

Pour appuyer mes dires, ça sonne à nouveau. Il se précipite à la fenêtre et jette un œil dehors.

"Merde, c'est mes parents!"

C'est ce qu'on appelle se faire prendre les culottes baissées... par les beaux-parents! Par le temps que ça nous a pris pour aller leur ouvrir, ce n'était pas subtil du tout, ce qui fait qu'on a eu droit à de belles allusions de siestes d'après-midi par sa mère. Toujours sympathique.

Remarquez, ça nous a permis de profiter du soleil et d'essayer le nouveau parasol aux couleurs du Canadien. Ouin.