Aucun message portant le libellé Je me questionne. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Je me questionne. Afficher tous les messages

mercredi 2 novembre 2016

Les commentaire sur les réseaux sociaux

Bon, allons-y d'une petite montée de lait ce matin (comme si ça ne m'arrivait jamais sur ce blogue...)!

Elle portera sur les merveilleux réseaux sociaux. Oh, ne vous méprenez pas, j'aime bien les réseaux sociaux. Je regarde mon fil d'actualités sur Facebook à tous les jours et j’inonde Instagram de photos de mes chats (ils sont siii beaux!). C'est divertissant, on peut y découvrir pleins de choses, entrer en contact avec des gens qu'on n'aurait jamais rencontrés autrement, etc. Mais, comme dans toute chose, il y a un autre côté de la médaille. Un mauvais côté. 

Le développement fulgurant des réseaux sociaux a entraîné, que dis-je, provoqué une désinhibition totale chez les utilisateurs, en ce sens que tout le monde peut maintenant dire tout ce qui leur passe par la tête, sans filtre, sans retenue, sans gêne aucune. Ta nouvelle photo de profil ne plait pas à Chose qui vit à l'autre bout de la province, tu peux être certain qu'il va s'empresser de te laisser un commentaire sous ta photo pour te dire à quel point il trouve que ton nez est trop gros pour ton visage, ou que tu as donc bien l'air d'une "guédaille" avec cet accoutrement-là. 

On dit souvent qu'Internet a créé un monstre, en ce sens que n'importe quel individu qui a une opinion peut la publier en ligne, sous le couvert de l'anonymat en plus, s'il le désire. C'est ce qui se passe souvent sur Twitter. Les gens twittent à qui mieux mieux, varlopent à la pelletée et n'ont probablement aucun remord. C'est peut-être vrai pour Twitter et les autres sites où il y a une section pour les commentaires, comme sur les sites de journaux (La Presse, le Journal de Montréal, etc.), mais sur Facebook, la plupart des personnes ont un vrai profil, avec leur vrai nom et leur vraie face d'affichée en photo de profil. Donc on sait qui ils sont! Et ils ne se gênent pas plus!! Et c'est ça qui me dépasse!!!

Je ne commente jamais les articles publiés par les pages de La Presse ou L'Actualité, justement parce que peu importe ton opinion, tu peux vas te faire répondre que tu as tort, que tu n'es qu'un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle. Il y aura toujours quelqu'un de volontaire pour provoquer autrui, pour chercher le trouble, pour "mettre la marde". 

Si je fais un billet là-dessus, c'est que j'ai fait l'erreur, il y a quelques semaines, de commenter pour la première fois de ma vie un article venant de la page de La Presse traitant du vaccin contre le virus du VPH. J'ai commenté pour des raisons personnelles, car je suis touchée de près par ce virus qui, dans le pire des cas, peut causer le cancer du col de l'utérus. Ce n'est pas tant le virus qui est un débat sensible, mais bien celui des vaccins en général. Eh bien, laissez-moi vous dire que plus jamais, au grand JAMAIS, je n'émettrai mon opinion en ligne. Une fille, que je peux identifier car son profil Facebook n'était pas anonyme, a ciblé mon commentaire et m'a envoyé un tas de statistiques incompréhensibles sur les cas de cancers et a dit tel quel "Voilà, j'attends tes arguments maintenant!". Eh bien, elle les attend toujours.

On est qui, pour juger ce que les gens font de leur vie, ou de ce qu'ils vivent dans leur quotidien? Quand et pourquoi s'est-on accordé le droit de commenter à tout vent, d'intimider les autres quand ils n'ont pas la même opinion que nous (car oui, je considère cela comme de l'intimidation)? Demandez donc à Safia Nolin, récipiendaire du Félix de la révélation de l'année au dernier gala de l'ADISQ, ce qu'elle en pense de cette cyber-intimidation? Elle est montée sur scène pour chercher son trophée, et les réseaux sociaux se sont enflammés. Pourquoi? Parce qu'elle était vêtue d'un jean, d'une veste de laine et d'un t-shirt de Gerry Boulet. Tsé quand c'est rendu qu'on ne peut même plus s'habiller comme on veut! Elle aurait pu être en pyjama que ça ne m'aurait pas empêché de dormir outre mesure... 

Je pourrais vous parler de féminisme tant qu'à y être, car personne n'a commenté les looks de Jean Leloup, de Philippe Brach ou des gars des Cowboys Fringants à cette soirée, qui n'étaient pas en tenues de gala eux non plus. C'est sûr, ce sont des hommes. Mais dès qu'une femme commet un "impair" en mode aux yeux des autres, on la varlope. Et après ça, on va me faire croire qu'on n'a plus besoin de féminisme en 2016... 

Mais ça, c'est un tout autre sujet. 

mardi 30 août 2016

L'art de débattre pour ne rien dire

Premier billet de la rentrée (même si je ne vais plus à l'école depuis plusieurs années déjà...): l'allaitement en public.

Non, je ne suis pas maman, et je ne le serai jamais. Je n'ai donc aucune expertise dans le domaine et je n'ai aucunement la prétention de dire que je suis une experte là-dedans. Je ne ferai qu'un simple commentaire, car je commence à être pas mal tannée de tout ce bruit pour rien.

On peut-tu en revenir du maudit débat de l'allaitement en public??? Encore ce matin, sur Facebook, j'ai vu un article parlant d'une mère qui allaitait sa fille dans un centre commercial et qui s'est faite apostrophée par une dame qui lui a demandé d'aller dans les toilettes pour nourrir son enfant. Quand un bébé a faim, il a faim et c'est tout. On accepte la situation, on laisse la mère faire son travail et on passe à un autre appel. Les gens s'attendent à quoi? À ce que la mère laisse son bébé mourir de faim? 

J'avoue honnêtement que je ne comprends pas pourquoi c'est devenu un débat de la sorte. Ça a toujours été comme ça: bébé pleure, maman lui donne le sein. Rien de plus normal. La fonction primaire des seins est de nourrir sa progéniture. Point final. Aucune maman ne peut prévoir quand l'estomac de son enfant se manifestera. Si ça arrive dans un centre commercial, une bibliothèque ou une piscine publique, c'est de même et c'est tout. Tu t’assoies et tu nourris ton enfant. Si des gens voient ce geste comme quelque chose d'indécent ou une démonstration sexuelle, ce sont eux qui ont un problème, pas la mère.  Ils auraient intérêt à réviser leurs cours de biologie et d'anatomie 101.

Maintenant, est-ce qu'on peut passer à un autre appel, svp?

Et c'est comme ça que Viv règle les grands débats de ce monde! Non, non, n'applaudissez pas, je n'en demande pas tant!  

jeudi 19 novembre 2015

Sortir du cocon

Je n'ai jamais occupé un emploi bien longtemps.

En fait, ce n'est pas tout à fait vrai. Au début de mon cégep, je suis devenue caissière chez IGA et j'y suis restée pendant quatre ans et demi. Mais dans ma tête, c'est tellement loin que j'ai l'impression que je ne m'en rappelle plus. Je me souviens que j'étais épuisée quand je terminais mes journées de travail et que je voulais juste retourner chez moi pour me rouler en boule dans mon lit. J'ai quitté l'épicerie pour un emploi moins demandant physiquement, mais après trois mois seulement, mon médecin de l'époque m'a mise en arrêt de travail. Je n'étais pas encore greffée à ce moment, même que dans mon esprit, j'en étais encore très loin. 

Je n'ai recommencé à travailler qu'une fois greffée. Des emplois d'été, dans un bureau. Ensuite, il y a eu mon stage pour terminer mon bacc en travail social qui a duré huit mois. C'est techniquement mon dernier "emploi" que j'ai tenu le plus longtemps. 

Où j'essaie d'en venir est que je ne suis pas habituée de travailler sur du long terme. J'ai toujours fait des trucs temporaires, pour ramasser un peu d'argent, pour me désennuyer, pour les études. Mon corps et mon esprit ne sont pas habitués au long terme. Oui, ils l'ont déjà été, mais ils ont oublié, on dirait. 

J'ai passé plus d'un an à me chercher du travail après la fin de mes études, en espérant trouver quelque chose de stable et qui me sortirait de chez moi. Maintenant que j'ai trouvé, j'en viens à me demander si je vais être capable de rester là pour "le reste de ma vie". Comme toutes ces personnes normales qui occupent un poste pendant des années, voire pendant toute leur carrière. Ma propre carrière ne durera probablement pas 25 ans, mais j'espère bien pouvoir travailler encore plusieurs années. Mais au même endroit? Pas certaine.

Oh, ce n'est pas que je n'aime pas ce que je fais en ce moment. Ça me garde bien occupée, je rencontre des gens, ça me stimule bien intellectuellement et ça me garde aussi un peu dans ma zone de confort, dans ce que je sais que je maîtrise. Mais si je me tannais? Si j'avais envie de changement dans un an, quand mon contrat sera terminé? Je suis une éternelle insatisfaite, alors pourquoi serais-je capable de me contenter de mon poste actuel pour les années à venir? En recherche d'emploi, je visais le long terme parce que je n'en pouvais plus de chercher (et de me faire constamment demander par mon entourage si j'avais trouvé quelque chose...). Je voulais me caser, comme tout le monde. Je suis casée, maintenant. 

Et maintenant, justement? Qu'est-ce que je fais? Je refais la même chose à l'infini jusqu'à ma mort? C'est déprimant de constater que c'est ça, la vraie vie de tous les humains. L'éternelle routine du métro-boulot-dodo. C'est bien d'avoir une routine dans son quotidien, pour savoir où on s'en va, pour se rassurer que tout roule, que notre petit monde n'aura pas bouger lorsqu'on reviendra à la maison le soir après notre journée de travail. Qu'on va manger notre souper en compagnie de notre amoureux, qu'on va faire la vaisselle et qu'ensuite, on va se caler confortablement dans le divan pour regarder les émissions de soirée à la télé. La routine du quotidien à deux ne me dérange pas. Mais celle du travail, qui se répète et se répète... Pas certaine d'avoir assimilé ce concept, encore. 

Je pensais que j'avais terminé la phase "je tombe en bas de mes attentes trop élevées face à la nouvelle vie que m'offre la greffe". Vous savez, celle qui procure une euphorie incroyable d'une nouvelle vie qui va t'émerveiller chaque jour pour le restant de ta vie et que des problèmes, des soucis, des creux de vague, il n'y en aura pas. Je me voyais surfer sur la vague, heureuse et comblée de simplement être en vie et que tout allait me contenter, petit boulot répétitif et compagnie. Mais je me rends bien compte que de revenir dans la réalité, même après six ans avec mes nouveaux poumons, ça fait encore mal. Et ça me déprime encore. On dirait que je ne suis pas encore totalement sortie du cocon dans lequel la maladie m'avait enveloppé, imperméable aux désagréments du quotidien "normal" de cette planète.

Il serait plus que temps que j'en sorte, je pense.

lundi 24 août 2015

Mauvais caractère

Ça va faire bientôt deux mois que ma Carmen nous a rejoint dans notre appartement. J'étais bien heureuse de l'avoir enfin rapatriée après toutes ces négociations avec mes parents, mais ça me stressait malgré tout. Je dois avouer que la première nuit, je n'ai pas beaucoup dormi. J'avais peur d'avoir fait une gaffe, que le changement d'environnement soit trop pour elle à son âge (elle a 10 ans), qu'elle renverse quelque chose dans la pièce où on l'avait installé et que ça lui tombe dessus... Je n'ai pas d'enfants, mais je me sentais comme la maman insécure qui envoie son enfant pour la première fois à l'école. Après tout, mon amoureux et moi considérons nos amis poilus comme nos bébés. J'étais incapable de ne pas m'inquiéter. 

Évidemment, tout s'est bien passé pour cette première nuit et après deux jours dans sa nouvelle maison, elle a commencé à prendre ses aises et a retrouvé son appétit normal, qui est sans fin. On était alors plutôt confiants que l'intégration avec les deux autres minous allaient bien se passer. 

Mais... c'était sans prévoir le sale caractère de Carmen. C'est une vieille fille, qui n'a probablement jamais eu à partager son territoire avec d'autres chats (on l'a pris à la SPCA lorsqu'elle avait cinq ans) et disons qu'elle n'a pas l'intention de faire de compromis à son âge. On a eu beau prendre nos précautions et y aller par étapes, en l'isolant dans une pièce dès le départ, en laissant les deux autres chats venir sentir sous la porte, ensuite en ouvrant la porte un peu et donner à manger à tout le monde à bonne distance, de rapprocher les bols peu à peu. Lors de la collation commune, elle s'est rapidement mise à grogner et cracher, même si tout le monde était loin l'un de l'autre. On a décidé de tout recommencer et de bien prendre notre temps. On a réussi à les faire manger assez près l'un de l'autre sans que personne n'en fasse de cas. Elle se promène maintenant partout dans l'appartement, mais elle devient vite agressive quand elle croise Isaac ou Guiness. Elle les tolère à une certaine distance, mais si elle considère qu'ils sont trop près, elle charge, crache et donne des coups de pattes dans le vide. C'est automatique. La nuit, on ferme la porte de sa pièce pour que tout le monde puisse dormir tranquille. Et la danse du "grognage" recommence le lendemain.

Je suis un peu découragée. J'ai peur d'avoir fait une erreur et que ça ait des répercutions néfastes sur les autres chats, qui ont si bon caractère. J'ai peur que ça les rende agressifs à leur tour et que ça change la belle entente qu'ils ont entre eux. Quand Carmen attaque, ils ne réagissent pas vraiment. Ils se poussent, sauf Isaac, le plus courageux des deux, qui commence à lui cracher après en retour. Ça le rend nerveux aussi quand il la voit. On voit tout de suite qu'il n'est pas à l'aise quand elle est dans la même pièce que lui. Personne ne s'est battu officiellement, mais j'ai peur que ça ne soit qu'une question de temps. Le problème est que Carmen est une chatte obèse, assez imposante physiquement, donc j'ai l'impression que les autres n'osent pas l'affronter. Ça calmerait peut-être ses ardeurs... Pourtant, le territoire de l'appartement est à eux. Ils devraient le défendre, mais ils ne le font pas. C'est plutôt bizarre, compte tenu du fait que les chats sont des animaux très territoriaux. 

Tout ça me déprime. Je n'aurais jamais cru que Carmen pouvait avoir aussi mauvais caractère. Elle est pourtant si douce avec les humains, une grosse pâte molle avec qui on peut faire n'importe quoi. Et quand elle voyait des chat se promener à l'extérieur de la maison de mes parents, elle ne réagissait même pas, contrairement à Issac et Guiness qui n'aiment pas beaucoup ça. Les réactions de tout le monde me laissent perplexe. 

Avez-vous des chats? Avez-vous déjà vécu l'introduction d'un nouveau venu qui s'est mal déroulé? Si oui, vos conseils sont les bienvenus! 


jeudi 16 avril 2015

P'tit contrat

Je me suis trouvée un emploi contractuel à temps partiel.

J'ai commencé la semaine passée comme commis de bureau pour un OSBL et je fais environ trois jours par semaine. C'était rendu presque inespéré, après mes nombreux envois de C.V. qui restaient sans réponse de la part des différents employeurs. Mais cette fois-ci, ça s'est fait très rapidement. J'ai été engagée directement à l'entrevue. C'est un contrat d'un mois ou plus, dépendant du travail qu'il restera à faire à la fin  du mois. Je n'ai pas de date finale sur mon contrat, ce qui peut laisser planer bien des choses. Ce qui est bien là-dedans, c'est que ça me donne une pause dans ma recherche d'emploi, qui s'en venait de plus en plus déprimante. 

L'équipe de travail est sympathique et j'aime beaucoup mon patron. Il est très enjoué et compréhensif par rapport à mes problèmes de santé et les nombreux rendez-vous médicaux auxquels je dois me rendre. On m'a attribué un bureau fermé, une boîte vocale et une adresse courriel. J'ai même été rajoutée au (petit) organigramme de l'entreprise! C'est la première fois comme tel que je fais partie d'une compagnie, je dois avouer que c'est assez agréable! Le travail n'est pas compliqué (jouer dans la base de données, ouvrir du courrier et le classer, plier des lettres diverses et les préparer pour l'expédition, etc.), mais ça me tient bien occupée. C'est dans le centre-ville, près de tout (trop près des magasins à mon goût, ce qui met ma volonté et mon porte-feuille à l'épreuve...). Et le beau temps refait son entrée dans nos vies, ce qui me permet d'aller dehors pendant mon heure de lunch. C'est idéal pour le moment.

La seule chose est que cette semaine, je suis É-PUI-SÉE. Je devais m'y attendre, mon corps a perdu l'habitude des journées de travail et disons que ça se perd vite. Pendant mon stage à la fin de mon bacc, je faisais des semaines de trois jours et je me souviens très bien de l'immense fatigue qui m'avait envahie durant les premières semaines. Je n'ai pas de doute que je vais m'habituer, mais pour l'instant, je n'ai qu'une seule envie: retourner me coucher (il est 11h00 du matin...). La semaine passée, je n'ai fait que deux jours de travail, alors je m'en suis tirée plutôt bien. Mais aujourd'hui, je suis en congé après trois jours consécutifs de travail et mon corps n'est pas d'accord du tout. Une chance que la fin de semaine ne s'annonce pas trop chargée. 

Je demandais à mon amoureux hier soir comment les personnes "normales" faisaient pour travailler cinq jour par semaine. Il m'a simplement répondu que la question se posait, mais que dans mon cas, je n'étais pas une personne normale. Je sais que c'est vrai, mon rythme de vie ne pourra jamais s'accorder avec ce qui est attendu de la moyenne des gens. Et ça me va. Mais je ne peux pas m'empêcher de me poser la question, puisque je n'ai jamais connu la normalité et que j'ai donc beaucoup de difficulté à comprendre comment on peut passer au travers d'une semaine de 40 heures. En tout cas, une chose est certaine, je ne voudrais pas faire ça. Je vous lève donc mon chapeau, à vous, travailleurs à temps plein!

lundi 2 février 2015

Les tendances de l'heure

Couper les produits laitiers parce que ça augmente la production de mucus dans le corps. 
Couper les aliments contenant du gluten parce que ça crée de l'inflammation. 
Couper le sel parce que ça peut boucher les artères. 
Couper le sucre parce que ça provoque le diabète. 
Manger de la viande bio pour éviter tout ajout d'hormones, de stéroïdes et d'antibiotiques. 

Avec tout ce qu'on lit sur l'alimentation et les milliers de conseils de nutritionnistes, c'est à ne plus savoir où donner de la tête. "Pour être en santé longtemps, il faut faire ci, il faut faire ça..." Je suis tout à fait pour avoir une bonne hygiène vie et bien manger, mais il faut avouer que ça devient de plus en plus difficile de s'y retrouver. Est-ce qu'on suit le régime paléolithique, ou bien on s'abonne à Weight Watchers, ou on s'inscrit au gym pour s'y entraîner cinq fois par semaine et consommer que des shakes de protéines? D'autres prônent une alimentation composée en grande partie de viande et de légumes, en coupant le sucre au maximum (donc le fameux "pain-pâtes-patates", et même les fruits parce que ça contient trop de fructose...), alors qu'on voit en même temps une grande montée du mode de vie végétarien et végétalien. Si je me fiais à tout ce que je lis ces derniers temps, je m'en tiendrais seulement à l'eau et au céleri. Ça ne fait pas des enfants forts, ça!

Alors, j'ai décidé d'y aller à ma façon. De continuer de manger des aliments que j'aime et qui satisfont ma faim, tout en coupant dans les cochonneries. Mais je me permets tout de même de manger de la poutine et du dessert quand j'en ai envie. Le but n'est pas de se priver; l'envie de tricher et de s'empiffrer est encore pire après, selon moi. C'est pourquoi mon amoureux et moi avons coupé de beaucoup notre consommation de viande, en incluant dans nos repas de semaine plus de tofu, légumineuses (haricots, lentilles, pois chiches), quinoa et compagnie. On a gardé le poisson, car on aime beaucoup la truite, le saumon et le thon, et puis c'est riche en oméga-3, ce qui est loin d'être mauvais pour la santé. L'idée, en fait, est d'avoir une alimentation plus variée. Et manger moins de viande ne peut pas nuire puisqu'on ne connait pas toujours la provenance de la viande achetée en épicerie, ni comment led bêtes sont nourries. 

J'ai aussi décidé de changer ma routine du déjeuner. Depuis des années, je mange toujours la même chose le matin, soit un demi-verre de jus d'orange pour prendre mes pilules, un bol de céréales ou de gruau, une toast, un morceau de fromage et un café. Je veux tranquillement intégrer les smoothies pour remplacer les céréales, puisque j'ai déjà une part de féculent avec mon pain grillé. Et pourquoi ne pas remplacer de temps à autre le café par un thé vert. Le café risque d'être plus difficile pour moi à substituer, parce que j'en ai besoin pour me réveiller le matin, mais ça ne coûte rien d'essayer. Paraît que c'est bon pour la santé, les antioxydants du thé vert!  

Pour ce qui est de la fameuse mode du "sans gluten", j'aime bien trop les pâtes pour le couper de ma routine. Je pourrais honnêtement vivre sur les pâtes. Bon, je pèserais probablement 200 lbs si j'adoptais ce mode de vie, mais je ne me rendrai pas jusque-là tout de même! Et puis, je ne suis pas intolérante au gluten, alors je ne vois pas la nécessité de m'en passer. Je pense que la clé du succès au final, c'est la modération. De manger ce qu'on aime sans abuser. De prendre des portions raisonnables, d'écouter sa faim et son sentiment de satiété, et d'avoir de la variété dans son frigo. On se complique déjà l'existence avec tout, pourquoi faudrait-il s'en rajouter en plus quand vient le temps de se nourrir? Tout est dans l'équilibre.

Maintenant, si seulement je pouvais trouver le moyen de me bouger un peu plus le derrière... Mais ça, ce sera pour un autre billet.

vendredi 8 août 2014

Relecture du blog

J'ai relu l'intégralité de mon blog récemment et ça m'a permis de constater à quel point ma vie a connu toutes sortes de changements en cinq ans. Bon, je l'admets, il y a certains points qui n'ont pas vraiment changé (emploi...), mais ça a quand même bougé. Cette vie qui était devenue complètement statique avant la greffe et que je ne voyais pas comment elle pouvait se remettre en marche a eu la chance de pouvoir redémarrer. 
  • J'ai eu ma greffe;
  • J'ai rencontré pleins de nouvelles personnes;
  • Je me suis fait un nouveau chum;
  • Je suis déménagée de chez mes parents;
  • J'ai surmonté une grave encéphalite;
  • J'ai vécu une grande peine d'amour;
  • Je suis retournée chez mes parents;
  • Je me suis remise de cette peine d'amour;
  • J'ai obtenu mon bacc;
  • J'ai rencontré mon chum actuel;
  • Je suis déménagée à nouveau de chez mes parents. 
J'ai affronté des tonnes de moments d'angoisse et je les ai déversés sur ce blog. En relisant les billets correspondants, j'avais peur que ça fasse remonter à la surface toutes ces mauvaises émotions, mais étrangement, j'ai pu tout lire avec un certain détachement. Ça m'a étonné, mais j'étais contente de constater que tout ça était derrière moi. 

Mais pas tout à fait non plus. Je réalise que certaines angoisses ne me quitteront jamais complètement. Que je ne serai jamais à l'abri d'épisodes dépressifs. Ce sera toujours latent en moi, malheureusement. Quand je suis bien occupée, je n'ai pas le temps de penser à mes bobos intérieurs. Mais dans les périodes plus creuses, ça refait son chemin sournoisement jusque dans ma tête. Et c'est mon cœur qui a mal dans ce temps-là. Comme le dit la publicité, la dépression fait mal. Les épisodes dépressifs aussi. 

Je m'efforce de toujours rester vigilante. Je les vois venir, je suis capable de les identifier. Mais certains jours, je ne suis pas toujours capable de les combattre. Ce matin, j'ai mal. Une douleur au niveau de la poitrine, comme si un étau me serrait. L'angoisse que quelque chose du passé soit en train de se reproduire. La peur constante de retomber dans des zones sombres qui m'ont demandé tout "mon p'tit change" pour m'en sortir. Je reste accrochée au passé même si je suis à un endroit totalement différent avec des personnes différentes. 

Je sais que ça va passer, que c'est juste une mauvaise passe. 

Mais si ça ne l'était pas? 

vendredi 19 juillet 2013

Les mots pour le dire

Ça fait une semaine que je veux écrire un billet sur ma fin de semaine passée, mais je n'en trouve pas l'envie. C'est toujours comme ça: je sors en ville, je vais essayer pleins de restos, je vois des spectacles, je visite de nouveaux endroits, mais je ne trouve jamais les mots pour en parler. Je n'ai pas le don de la description, je pense. Pour mes états d'âme, je me débrouille pas pire, mais pour le reste...

Comme cadeau de graduation (deux mois en retard), je suis allée voir la comédie musicale Hairspray et je suis ensuite allée souper au chic restaurant Laurie Raphaël. J'adore les comédies musicales. C'est de la danse et des chansons, tout pour me plaire. Ça me permet de m'évader complètement pendant deux heures. Et pour le resto, je pense que je n'ai jamais aussi bien mangé de ma vie. Aussi simple que ça.

Faque c'est ça. C'est ce que j'ai à dire sur le sujet. Voyez-vous où je voulais en venir avec mon billet? 

On a bien beau dire qu'on ne veut pas se comparer aux autres, que lorsqu'on tient un blog, on écrit pour soi et non pas pour être lu, mais au bout du compte, c'est un peu de la bull shit. Il y a des jours où je fais le tour de la liste de blogs que je suis, et je trouve donc que le monde écrit des belles affaires et que ça prend des belles photos et que ça fait donc des sorties palpitantes. Et je finis toujours par me dire "si seulement je pouvais en faire autant!". Pourtant, ce ne sont pas les activités et sorties qui manquent dans ma vie, ces temps-ci. Pourtant, je trouve que mon blog a l'air triste, parfois. Je ne mets pas beaucoup de photos, ce n'est pas les billets qui pleuvent non plus. 

Je ne veux pas me comparer aux autres, mais avec l'offre incroyable qu'on retrouve sur Internet, c'est difficile de ne pas le faire. En même temps, je ne peux pas prétendre avoir un genre d'écriture que je n'ai pas. Je crois beaucoup en l'authenticité et c'est ce qui transparaît dans mon blog, je crois, mais je ne peux pas m'empêcher, parfois, d'être attirée par autre chose. Quoi exactement, je ne sais pas, mais autre chose. Et ça pourrait s'appliquer à bien des sphères de ma vie.

Je sens que je suis tranquillement en train de déraper vers un sujet beaucoup plus profond, alors je suis aussi bien de m'arrêter ici.

vendredi 19 avril 2013

La galanterie, un art oublié

Est-ce que c'est vieux jeu, de nos jours, de s'attendre à ce qu'un gars qu'on fréquente vienne nous chercher quand notre point de rencontre est un resto qui est à 10 minutes de chez moi? Ou c'est juste moi qui ne vis pas à la bonne époque?

Il me semble que ça serait la moindre des choses de le proposer, au moins. La galanterie se perd de nos jours, mes amis. C'en est décevant. 

Le vrai problème, au fond, c'est que je vais probablement passer ma vie à comparer tous les hommes qui passent dans ma vie à mon ex. Qui lui était venu me chercher chez moi dès notre première date. Et à la deuxième aussi. Il m'ouvrait les portes, d'auto comme de restaurant ou de magasin, me servait de l'eau dans mon verre avant le sien, attendait que j'aie pris une bouchée dans mon assiette avant d'entamer la sienne, marchait du côté de la rue sur le trottoir pour me protéger. Il n'en reste pas beaucoup des spécimens comme ça, j'imagine. 

J'ai toujours eu des attentes démesurées face aux hommes. Ça ne va pas s'arranger de la façon dont c'est parti...

jeudi 18 avril 2013

Problème de limites

Toujours en lien avec mon stage, j'ai un petit problème qui me turlupine et dont je cherche la façon d'en parler sans avoir l'air d'une belle insensible. Rien de grave, je vous assure, mais ça rend certains moments de mes journées un peu inconfortable.

J'ai un collègue avec qui j'ai établi une certaine amitié il y a quelques mois qui me pose problème. Lorsqu'on a commencé à se parler, j'étais dans une phase un peu sombre, toujours en peine d'amour, et j'avais besoin de parler à quelqu'un, de sentir qu'il y avait quelqu'un auprès de qui je pouvais me confier. Il a été une oreille attentive dans ces moments-là et je lui en suis très reconnaissante. C'est lui qui m'a fait découvrir la nourriture haïtienne. À ce moment-là, je lui avais donné mon numéro de cellulaire si jamais on n'arrivait pas à se rejoindre ou quelque chose du genre. Après ce souper, il s'est mis à m'envoyer des textos de façon régulière pour me demander comment ça allait, me souhaiter bonne nuit, etc. Tous les prétextes étaient bons. Il a commencé à entrer sérieusement dans ma bulle (qui peut être assez intense par moments) et je suis devenue de plus en plus mal à l'aise. Un bon soir, je lui ai dit que je n'étais pas à l'aise avec ça, que j'avais peur qu'il en vienne à développer des sentiments pour moi, alors que moi je le considérais simplement comme un collègue. Il a accepté la chose, mais depuis, il me questionne souvent à savoir pourquoi j'ai reculé dans notre amitié...

J'ai reculé parce qu'il me rendait mal à l'aise, voilà tout. Je ne sais pas comment expliquer ça davantage. Pour moi, c'est un collègue de stage avec qui je m'entends bien, et je l'ai remercié d'avoir pris le temps de m'écouter lorsque je traversais une mauvaise passe. Mais je vais mieux maintenant, et je réalise que j'aime beaucoup mon indépendance que je me suis réappropriée depuis quelques mois. Mais lui a développé, au travers de nos conversations, un besoin de m'aider à combler le vide dans ma vie, alors que ce n'était pas du tout le cas. Il dit que dans sa culture, il est normal d'entretenir les amitiés en s'informant régulièrement de comment va la personne, au moyen de textos, messages sur Facebook, etc. Sauf que moi je me porte très bien avec le fait de lui parler au stage seulement. Pas besoin qu'il me texte à tous les soirs pour me souhaiter bonne nuit. Il n'est pas mon chum, quand même. Et c'est un gars. Je sais que si c'était une fille, ça serait sûrement différent. Je n'ai pas de problèmes à ce que mes amies de fille me textent souvent pour prendre des nouvelles. Mais un gars, je me sens harcelée.

Je ne sais plus comment mettre mes limites avec lui. Refuser de manger des raisins qu'il m'offre parce que je n'ai pas faim l'offusque, comme si je ne voulais plus partager avec lui. On en est rendu là. Est-ce que c'est un simple choc culturel ou ça cache quelque chose de plus profond? Est-ce que j'en fais tout un plat avec rien? Une chose est sûre, le climat est un peu tendu et c'est loin d'être agréable. 

vendredi 5 avril 2013

Viv, cette grande impatiente

Il semblerait que j'ai parlé trop vite. Quelques heures après avoir posté mon précédent billet, j'ai reçu un courriel me demandant si j'avais envie d'une deuxième date. Je n'aurai pas eu à me ronger les sangs trop longtemps! Fiou! Parce que je ne suis pas très patiente de nature...

Ce que j'avais envie, comment vous m'avez demandé dans les commentaires, c'était d'en avoir le cœur net. Je n'aime pas être dans le flou, ne pas savoir, ça me fait me poser trop de questions et je m'en pose déjà assez comme ça. Sauf qu'en même temps, je ne voulais pas m'empresser de lui écrire et d'avoir l'air désespérée. J'ai pour mon dire qu'une fille doit se laisser désirer un peu. Et oui, malheureusement, ce que pensent les autres, c'est important. Je n'en suis pas fière, mais c'est comme ça.

Je ne sais pas si ça me mènera quelque part, mais j'ai décidé que j'avais fini de m'apitoyer sur mon sort, alors let's go!

mercredi 3 avril 2013

Je m'arrête ou je continue? (2)

Quand tu es allée prendre un café avec un gars que tu n'avais jamais rencontré auparavant, est-ce que la règle du 3 jours pour rappeler l'autre marche aussi?

Eh oui, j'ai pris une chance pour l'invitation du café, et avant de se rencontrer, on s'écrivait presqu'à tous les jours. Mais depuis, silence radio. Bon ou mauvais signe?

Pas que j'ai eu le coup de foudre en le voyant, mais je serais intéressée à le revoir pour apprendre à mieux le connaître. Ça ne peut pas faire de mal.

J'attends ou je laisse tomber?

vendredi 22 mars 2013

On va prendre un café?

J'ai eu des beaux exemples de lâcheté de la part de la gent masculine dernièrement. Je pensais que les gars de ma génération avaient plus de couilles que ça. C'en est profondément décourageant.

Et ça me fait peur aussi. Peur de rester seule parce que je n'arriverai pas à trouver quelqu'un qui aura assez de courage pour être avec moi malgré les embûches, ma vie qui ne fait pas toujours de sens, mon avenir incertain, mon impossibilité à avoir des enfants.

Une simple invitation à aller prendre un café et je suis déjà en mode panique. Si j'y vais, je serais peut-être mieux de me prendre une infusion à la camomille, histoire de calmer mes nerfs.

Je ne suis plus vraiment en peine d'amour. J'ai encore beaucoup de rancœur, des tonnes de peurs, oui, mais de la peine, plus vraiment. Est-ce que je suis prête pour un café?

mardi 26 février 2013

Passer sa vie à courir

Je suis souvent prise par la nostalgie. J'ai une tendance à regarder beaucoup vers l'arrière et peu vers l'avant. Ce qui fait aussi que j'ai de la difficulté à vivre dans le moment présent. Seize the moment, qu'on dit en anglais. Je ne sais pas comment l'appliquer, malheureusement. 

Je voudrais pourtant être fière de ce qui se passe dans mon présent, ces derniers mois. Mon stage avance, je m'approche de plus en plus de l'obtention de mon bacc, ce que je désire depuis longtemps. Les débuts ont été un peu tout croche, mais en fin de compte, ce n'est pas si mal. Pourtant, je ne fais que rêver aux vacances d'été, où je pourrai me reposer et penser à peut-être me réorienter dans autre chose. Il me reste 2 mois et demi et je compte les jours, en me disant, en souhaitant très fort, que ce sera mieux après.

Est-ce que je vais passer toute ma vie à courir après quelque chose de mieux? Je ne sais même pas ce que c'est, ce "mieux".

Quand j'ai une crise du genre, je regarde mon profil Facebook. Pour ce qu'était ma vie, avant. Juste après ma greffe, où je croyais que tout était possible, où je me sentais belle, sûre de moi, en vie. Amoureuse et aimée en retour. Je faisais tout ce que j'avais envie, sans avoir peur, sans me poser de questions. J'étais bien, sereine. J'avais l'impression que ma vie s'en allait quelque part, pour une fois.

J'avais un nouveau réseau d'amis, je me sentais entourée. Maintenant, je me sens seule. Très seule. Et j'ai peur de tout.

Je fais des efforts, pourtant, pour essayer de me dépasser, de confronter mes peurs et gérer mes angoisses. Je lis des livres du genre Tremblez mais osez!, pour changer ma vision négative de la vie en vision positive. Mais je ne retiens pas grand-chose de mes lectures et ça me désespère (je pense que j'ai un déficit de l'attention. Mais ça, c'est une autre histoire...). Je fais preuve de bonne volonté, vous devez me croire. Mais j'en reviens toujours au même constat: mon problème, c'est que je ne suis pas heureuse seule et je ne sais pas comment changer ça.

C'est d'autant plus désespérant.

jeudi 21 février 2013

Plate, plate, plate

C'est la semaine de relâche à l'université, la semaine prochaine.

Il me semble que quand j'étais plus jeune, mes semaines de relâche se remplissaient dans le temps de le dire, dix mille projets à gauche et à droite, aller chez l'un et chez l'autre, du magasinage à n'en plus finir, des tonnes de films à voir...

Là, je regarde mon agenda et tout ce qu'il y a l'horaire, c'est un rendez-vous chez la coiffeuse. Ouin. Je suis rendue plate, faut croire.

Pourtant, je suis extrêmement reconnaissante d'avoir cette semaine de congé, cette session-ci. À cause de la grève étudiante de l'hiver passé, pour tout rattraper, il a fallu faire la coupe à blanc dans les congés de l'automne. Ça a énormément paru. Tout le monde avait un peu la langue à terre rendu en décembre. Mais j'ai envie de rien faire. De dormir toute la semaine, de faire le parasite sur le divan à éplucher des séries télé, de porter du linge mou, de ne même pas prendre la peine de me coiffer. Tsé, plate de même.   

Est-ce que c'est ça, vieillir?

mercredi 6 février 2013

Aider son prochain... et soi-même

"Il y a beaucoup de monde chez les intervenants sociaux qui auraient besoin d'aide."

Ce n'est que trop vrai. On entend souvent dire, dans les cours du bacc entre autres, que beaucoup de personnes qui choisissent la voie de l'intervention sociale le font parce qu'elles veulent trouver une façon de régler leurs bibites intérieures par la même occasion. Je ne peux pas nier qu'une des raisons qui m'a poussé à aller en travail social réside dans le fait que j'ai vécu beaucoup d'épreuves sur le plan personnel et que la notion d'aide sonnait une cloche en moi.

Parfois, je me demande comment je peux réussir à aider les autres quand je ne réussis même pas à m'aider moi-même.

lundi 4 février 2013

Regarder passer le train

Ça fait 8 ans que je fais mon bacc en travail social. J'en ai déjà parlé.

En 8 ans, j'en ai vu passer des cohortes d'étudiants. Dans la plupart d'entre elles, je n'avais jamais vraiment l'impression de m'y sentir complètement à l'aise. Il y avait quelques personnes dans chacune d'elle avec qui je m'entendais assez bien, mais sans pouvoir tout à fait dire que j'avais lié des amitiés du tonnerre. Il faut dire que je n'ai jamais fait de sessions à temps plein, sauf en première année. Et même là, la seule vraie amie qui m'en est restée a changé de programme l'année suivante. Et une autre à qui je ne parle plus beaucoup aujourd'hui, malheureusement. Ensuite, je regardais défiler étudiant après étudiant, sans trop m'attacher, sans en avoir vraiment envie, probablement. C'est vrai que je me suis quand même presque fait un chum dans tout ça. Mais rien de vraiment durable.

Je me suis souvent demandée si c'est moi qui ne voulais juste pas se mélanger aux autres. Pourtant, je me considère comme une fille assez sociable, qui n'a jamais eu de difficulté à se faire des amis. Mais en vieillissant, on dirait que cette facilité à créer des liens avec les autres s'effrite peu à peu. Comme si quand on est plus jeune, ça se fait tout seul. Plus tard, l'innocence, l'insouciance, la naïveté de nos jeunes années nous a quittés et on fait moins confiance. Dans mon cas, c'est ce que je constate, en tout cas. M'ouvrir à l'autre implique de dévoiler tant de choses sur moi dont je n'ai pas nécessairement envie de parler, d'expliquer. Parce que je l'ai expliqué tant de fois déjà. Parce que je suis bien dans mon petit monde, dans mon petit quotidien confortable. Parce que la dernière fois que je me suis vraiment ouverte à quelqu'un, sans rien cacher, j'ai été trahie.

Pourtant, cette année, alors qu'il reste 3 mois à toute cette aventure, quand je suis en classe et que je regarde cette belle gang d'étudiants, je me dis que c'est cette cohorte-là que j'aurais aimé suivre pendant 3 ans consécutifs. Je m'y retrouve. Pour une fois.

dimanche 16 décembre 2012

Le mouton

Je déteste les confrontations.

Je n'aime pas ça, parce qu'entre autres, j'ai un peu de misère à me défendre. Quand je sais que j'ai raison sur quelque chose, c'est différent, parce que j'ai tous les arguments en poche pour faire valoir mon point. Mais quand je reçois des critiques et qu'en bout de ligne, je sais que ce n'est pas justifié ou pas complètement constructif, j'ai tendance à m'écraser. Malgré tout.

Je ne suis pas une leader. Je ne suis pas celle qui est capable de gueuler plus fort que tout le monde pour se faire entendre. Je n'ai pas la capacité de prendre le contrôle d'une situation pour la mener de A jusqu'à Z. Bon, si je suis vraiment obligée de le faire, je peux y arriver, mais si j'en ai la possibilité, j'aime mieux laisser ça aux autres. J'imagine que je suis plus une suiveuse, un mouton, plutôt qu'un chef de file.

Le problème, c'est que pour être intervenante, il faut mener. Mener les rencontres avec les clients, tenir les rênes, rester fort et montrer qu'on contrôle la situation même si à l'intérieur, c'est le chaos. Parce que si la personne assise en face de toi perçoit que tu es nerveux, hésitant, il prendra avantage sur toi.

En moi, ça bouillonne, ça tremble comme une feuille, je me sens dépassée par les événements quand je dois intervenir. Pourquoi? Parce que j'ai peur que l'autre me juge, pense que je suis incompétente, que je n'ai pas d'expérience, qu'il ne peut pas se fier sur moi. Et je sais qu'en laissant transparaître ma nervosité, c'est exactement cette impression-là que je lui donne. Comment en arriver à ce que les clients me fassent confiance si moi-même je ne crois pas en mes habiletés?

Encore la maudite confiance en soi...

dimanche 11 novembre 2012

Tout est parti en fumée

Toute ma colère contre mon ex s'est envolée en fumée, ce matin... symboliquement.

Je l'ai fait brûler. Je lui avais écrit une longue lettre il y a plusieurs mois de ça, et après avoir confié à mon psychologue que je nourrissais toujours autant de frustration à son égard même après 6 mois de rupture, il m'a dit carrément que ça serait préférable de mettre ça derrière moi. On n'a jamais eu de conversation pour mettre les choses au clair (surtout pour que je me vide le cœur...), mon ex et moi. Il n'a jamais vraiment donné signe de vie, à part à ma fête où il m'a appelé. Pour me jaser de platitudes, comme s'il ne s'était jamais rien passé entre nous et que tout était beau, que le soleil brillait comme au premier jour.

Pouvez-vous m'expliquer pourquoi les gars pensent que si tout est correct pour eux, ça l'est aussi pour nous? Ça été facile pour lui de passer à autre chose, c'est lui qui m'a laissé, qui est retourné dans ses vieilles habitudes, qui n'a rien perdu dans toute cette histoire. Ça, à la limite, je peux comprendre. Mais qu'il pense que je n'ai plus de peine, plus de rancœur, ça, je ne comprends pas.

Vous voyez, le dernier paragraphe prouve que je rumine encore beaucoup de choses. C'est pourquoi j'ai mis le feu à la lettre (suggestion du psy), pour détruire les sentiments inclus dedans. Est-ce que ça va vraiment fonctionner? Aucune idée. Mais au moins, j'aurai essayé de poser un geste concret.

lundi 5 novembre 2012

Un désir mal enfoui

"On va avoir un bébé!
-Wow, c'est une super nouvelle ça! Je suis contente pour vous!"

Pourtant, 2 secondes après avoir dit ça, j'ai senti une grande lassitude m'envahir. J'ai beau dire que mon deuil est fait, je pense que ce petit pincement au cœur qui survient à chaque fois qu'un proche m'apprend l'arrivée prochaine d'un nouvel enfant ne partira jamais. C'est comme un fond de désir inassouvi. 

À chaque fois, les mêmes paroles me reviennent en tête. Ses paroles.

"Il y en a pleins de gars qui ne veulent pas d'enfants, tsé."

Peut-être. Mais combien de gars qui en veulent vais-je rencontrer avant de tomber sur celui qui sera fait pour moi et qui n'aura pas le désir de devenir père?