Une autre année qui commence... Je ne souhaite rien de particulier pour 2017, simplement que ce soit plus paisible, que je réussisse à mieux gérer mon anxiété et mon insomnie (car ma psychologue dit que les deux sont liées), et que ma santé me laisse un peu tranquille.
2016 a été mouvementée et m'a demandé beaucoup de jus pour suivre la parade. Mes réserves ne sont pas grosses d'avance, alors disons qu'il y a certains jours, je courrais après mon souffle. Mais bon, quand on est greffé, les moments de répit sont rares, et j'ai tellement chialé dernièrement que je n'en pas envie de le faire ici. C'est mon karma et je dois vivre avec.
Quelques résolutions (que je ne tiendrai probablement pas) pour la nouvelle année:
- manger plus de légumes
- bouger plus (j'ai d'ailleurs commandé le jeu pour la Wii U Just Dance 2017 sur Amazon, ça devrait arriver bientôt!)
- perdre 5 lbs peut-être..
- mieux dormir
- m'initier à la méditation pour me calmer
- sortir plus de mon appartement durant mes journées de congé
- faire plus la cuisine
-etc, etc, etc.
On ne devrait pas appeler ça des résolutions, mais plutôt des objectifs de vie. Se fixer de trop grands objectifs comme escalader l'Hymalaya alors qu'on a de la difficulté à monter les escaliers du métro, ce n'est pas très réaliste. Donc je crois que mes objectifs de cette année sont raisonnables. À voir!
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mardi 3 janvier 2017
jeudi 8 décembre 2016
Même pas mal!
J'étais pleine de bonne volonté à l'arrivée du 1er décembre, comme à chaque année. Je voulais acheter une nouvelle couronne pour mettre sur notre porte d'entrée dehors, trouver de nouvelles lumières pour le sapin, même commencer une collection de maisons lumineuses pour éventuellement me constituer un petit village de Noël. Tant de beaux projets!
Et puis, j'ai reçu un appel de l'hôpital le 24 novembre, pour me dire qu'une place s'était libérée le lendemain pour l'opération que j'attendais depuis quelque temps déjà. J'ai dit oui, bien évidemment. Quand le système de santé t'appelle, c'est préférable d’accepter, sinon tu ne sais pas quand l'opportunité repassera. Il fallait que ça se fasse, je n'en pouvais plus et plus le temps passait, plus j'avais peur que le problème empire. Oui, c'était tout juste avant les Fêtes, et mon chirurgien m'avait averti que la convalescence serait longue et douloureuse. Mais comme il faut avancer dans la vie pour rester en santé (ou du moins, pour tenter de la préserver), j'y suis allée.
L'intervention chirurgicale comme tel s'est bien déroulée. Je devais me présenter à l'unité de chirurgie d'un jour pour 6h30 du matin, on m'a assigné une petite chambre - c'est un bien grand mot, car c'était trois murs fermé par un rideau, avec une civière, une table sur roulettes et une chaise en métal pour l'accompagnateur - et je suis entrée en salle d'opération vers 10h30. Pas de complication, tout a été fait dans les temps.
Je suis revenue chez moi en fin de journée, armée d'une crème anti-douleur et un arrêt de travail de trois semaines. Mais la guérison prendra jusqu'à six semaines, ce qui veut dire que je serai inconfortable pour toute la période des Fêtes. La première semaine, c'était en effet inconfortable, mais pas si douloureux que ça. Je me sentais soulagée et je me disais qu'en fin de compte, ça n'allait pas être si pire que ça. Erreur.
Depuis deux jours, Seigneur que j'ai mal! Je prends des Tylenols aux quatre heures, je mets ma crème aux douze heures (dont l'effet ne dure que trente minutes...), je m'étends le plus souvent possible, car être debout trop longtemps envenime les choses. Ou si je m'assois, je le fais sur un beigne (coussin avec un trou au milieu). Et j'essaie de garder mon esprit occupé, ça m'empêche de me focaliser sur la douleur. Et je prends mes petites pilules roses la nuit pour dormir, sinon je '"viraille" d'un bord et de l'autre dans le lit.
Dire que je ressens un léger découragement est faible. Avoir mal constamment, ça gruge de l'énergie. Et j'ai eu mal souvent dans ma vie. Mon seuil de tolérance devrait être pas pire, il me semble. Il semblerait que non. Mais bon, Noël est encore loin...
Et puis, j'ai reçu un appel de l'hôpital le 24 novembre, pour me dire qu'une place s'était libérée le lendemain pour l'opération que j'attendais depuis quelque temps déjà. J'ai dit oui, bien évidemment. Quand le système de santé t'appelle, c'est préférable d’accepter, sinon tu ne sais pas quand l'opportunité repassera. Il fallait que ça se fasse, je n'en pouvais plus et plus le temps passait, plus j'avais peur que le problème empire. Oui, c'était tout juste avant les Fêtes, et mon chirurgien m'avait averti que la convalescence serait longue et douloureuse. Mais comme il faut avancer dans la vie pour rester en santé (ou du moins, pour tenter de la préserver), j'y suis allée.
L'intervention chirurgicale comme tel s'est bien déroulée. Je devais me présenter à l'unité de chirurgie d'un jour pour 6h30 du matin, on m'a assigné une petite chambre - c'est un bien grand mot, car c'était trois murs fermé par un rideau, avec une civière, une table sur roulettes et une chaise en métal pour l'accompagnateur - et je suis entrée en salle d'opération vers 10h30. Pas de complication, tout a été fait dans les temps.
Je suis revenue chez moi en fin de journée, armée d'une crème anti-douleur et un arrêt de travail de trois semaines. Mais la guérison prendra jusqu'à six semaines, ce qui veut dire que je serai inconfortable pour toute la période des Fêtes. La première semaine, c'était en effet inconfortable, mais pas si douloureux que ça. Je me sentais soulagée et je me disais qu'en fin de compte, ça n'allait pas être si pire que ça. Erreur.
Depuis deux jours, Seigneur que j'ai mal! Je prends des Tylenols aux quatre heures, je mets ma crème aux douze heures (dont l'effet ne dure que trente minutes...), je m'étends le plus souvent possible, car être debout trop longtemps envenime les choses. Ou si je m'assois, je le fais sur un beigne (coussin avec un trou au milieu). Et j'essaie de garder mon esprit occupé, ça m'empêche de me focaliser sur la douleur. Et je prends mes petites pilules roses la nuit pour dormir, sinon je '"viraille" d'un bord et de l'autre dans le lit.
Dire que je ressens un léger découragement est faible. Avoir mal constamment, ça gruge de l'énergie. Et j'ai eu mal souvent dans ma vie. Mon seuil de tolérance devrait être pas pire, il me semble. Il semblerait que non. Mais bon, Noël est encore loin...
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mercredi 2 novembre 2016
Les commentaire sur les réseaux sociaux
Bon, allons-y d'une petite montée de lait ce matin (comme si ça ne m'arrivait jamais sur ce blogue...)!
Elle portera sur lesmerveilleux réseaux sociaux. Oh, ne vous méprenez pas, j'aime bien les réseaux sociaux. Je regarde mon fil d'actualités sur Facebook à tous les jours et j’inonde Instagram de photos de mes chats (ils sont siii beaux!). C'est divertissant, on peut y découvrir pleins de choses, entrer en contact avec des gens qu'on n'aurait jamais rencontrés autrement, etc. Mais, comme dans toute chose, il y a un autre côté de la médaille. Un mauvais côté.
Le développement fulgurant des réseaux sociaux a entraîné, que dis-je, provoqué une désinhibition totale chez les utilisateurs, en ce sens que tout le monde peut maintenant dire tout ce qui leur passe par la tête, sans filtre, sans retenue, sans gêne aucune. Ta nouvelle photo de profil ne plait pas à Chose qui vit à l'autre bout de la province, tu peux être certain qu'il va s'empresser de te laisser un commentaire sous ta photo pour te dire à quel point il trouve que ton nez est trop gros pour ton visage, ou que tu as donc bien l'air d'une "guédaille" avec cet accoutrement-là.
On dit souvent qu'Internet a créé un monstre, en ce sens que n'importe quel individu qui a une opinion peut la publier en ligne, sous le couvert de l'anonymat en plus, s'il le désire. C'est ce qui se passe souvent sur Twitter. Les gens twittent à qui mieux mieux, varlopent à la pelletée et n'ont probablement aucun remord. C'est peut-être vrai pour Twitter et les autres sites où il y a une section pour les commentaires, comme sur les sites de journaux (La Presse, le Journal de Montréal, etc.), mais sur Facebook, la plupart des personnes ont un vrai profil, avec leur vrai nom et leur vraie face d'affichée en photo de profil. Donc on sait qui ils sont! Et ils ne se gênent pas plus!! Et c'est ça qui me dépasse!!!
Je ne commente jamais les articles publiés par les pages de La Presse ou L'Actualité, justement parce que peu importe ton opinion, tupeux vas te faire répondre que tu as tort, que tu n'es qu'un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle. Il y aura toujours quelqu'un de volontaire pour provoquer autrui, pour chercher le trouble, pour "mettre la marde".
Si je fais un billet là-dessus, c'est que j'ai fait l'erreur, il y a quelques semaines, de commenter pour la première fois de ma vie un article venant de la page de La Presse traitant du vaccin contre le virus du VPH. J'ai commenté pour des raisons personnelles, car je suis touchée de près par ce virus qui, dans le pire des cas, peut causer le cancer du col de l'utérus. Ce n'est pas tant le virus qui est un débat sensible, mais bien celui des vaccins en général. Eh bien, laissez-moi vous dire que plus jamais, au grand JAMAIS, je n'émettrai mon opinion en ligne. Une fille, que je peux identifier car son profil Facebook n'était pas anonyme, a ciblé mon commentaire et m'a envoyé un tas de statistiques incompréhensibles sur les cas de cancers et a dit tel quel "Voilà, j'attends tes arguments maintenant!". Eh bien, elle les attend toujours.
On est qui, pour juger ce que les gens font de leur vie, ou de ce qu'ils vivent dans leur quotidien? Quand et pourquoi s'est-on accordé le droit de commenter à tout vent, d'intimider les autres quand ils n'ont pas la même opinion que nous (car oui, je considère cela comme de l'intimidation)? Demandez donc à Safia Nolin, récipiendaire du Félix de la révélation de l'année au dernier gala de l'ADISQ, ce qu'elle en pense de cette cyber-intimidation? Elle est montée sur scène pour chercher son trophée, et les réseaux sociaux se sont enflammés. Pourquoi? Parce qu'elle était vêtue d'un jean, d'une veste de laine et d'un t-shirt de Gerry Boulet. Tsé quand c'est rendu qu'on ne peut même plus s'habiller comme on veut! Elle aurait pu être en pyjama que ça ne m'aurait pas empêché de dormir outre mesure...
Je pourrais vous parler de féminisme tant qu'à y être, car personne n'a commenté les looks de Jean Leloup, de Philippe Brach ou des gars des Cowboys Fringants à cette soirée, qui n'étaient pas en tenues de gala eux non plus. C'est sûr, ce sont des hommes. Mais dès qu'une femme commet un "impair" en mode aux yeux des autres, on la varlope. Et après ça, on va me faire croire qu'on n'a plus besoin de féminisme en 2016...
Mais ça, c'est un tout autre sujet.
Elle portera sur les
Le développement fulgurant des réseaux sociaux a entraîné, que dis-je, provoqué une désinhibition totale chez les utilisateurs, en ce sens que tout le monde peut maintenant dire tout ce qui leur passe par la tête, sans filtre, sans retenue, sans gêne aucune. Ta nouvelle photo de profil ne plait pas à Chose qui vit à l'autre bout de la province, tu peux être certain qu'il va s'empresser de te laisser un commentaire sous ta photo pour te dire à quel point il trouve que ton nez est trop gros pour ton visage, ou que tu as donc bien l'air d'une "guédaille" avec cet accoutrement-là.
On dit souvent qu'Internet a créé un monstre, en ce sens que n'importe quel individu qui a une opinion peut la publier en ligne, sous le couvert de l'anonymat en plus, s'il le désire. C'est ce qui se passe souvent sur Twitter. Les gens twittent à qui mieux mieux, varlopent à la pelletée et n'ont probablement aucun remord. C'est peut-être vrai pour Twitter et les autres sites où il y a une section pour les commentaires, comme sur les sites de journaux (La Presse, le Journal de Montréal, etc.), mais sur Facebook, la plupart des personnes ont un vrai profil, avec leur vrai nom et leur vraie face d'affichée en photo de profil. Donc on sait qui ils sont! Et ils ne se gênent pas plus!! Et c'est ça qui me dépasse!!!
Je ne commente jamais les articles publiés par les pages de La Presse ou L'Actualité, justement parce que peu importe ton opinion, tu
Si je fais un billet là-dessus, c'est que j'ai fait l'erreur, il y a quelques semaines, de commenter pour la première fois de ma vie un article venant de la page de La Presse traitant du vaccin contre le virus du VPH. J'ai commenté pour des raisons personnelles, car je suis touchée de près par ce virus qui, dans le pire des cas, peut causer le cancer du col de l'utérus. Ce n'est pas tant le virus qui est un débat sensible, mais bien celui des vaccins en général. Eh bien, laissez-moi vous dire que plus jamais, au grand JAMAIS, je n'émettrai mon opinion en ligne. Une fille, que je peux identifier car son profil Facebook n'était pas anonyme, a ciblé mon commentaire et m'a envoyé un tas de statistiques incompréhensibles sur les cas de cancers et a dit tel quel "Voilà, j'attends tes arguments maintenant!". Eh bien, elle les attend toujours.
On est qui, pour juger ce que les gens font de leur vie, ou de ce qu'ils vivent dans leur quotidien? Quand et pourquoi s'est-on accordé le droit de commenter à tout vent, d'intimider les autres quand ils n'ont pas la même opinion que nous (car oui, je considère cela comme de l'intimidation)? Demandez donc à Safia Nolin, récipiendaire du Félix de la révélation de l'année au dernier gala de l'ADISQ, ce qu'elle en pense de cette cyber-intimidation? Elle est montée sur scène pour chercher son trophée, et les réseaux sociaux se sont enflammés. Pourquoi? Parce qu'elle était vêtue d'un jean, d'une veste de laine et d'un t-shirt de Gerry Boulet. Tsé quand c'est rendu qu'on ne peut même plus s'habiller comme on veut! Elle aurait pu être en pyjama que ça ne m'aurait pas empêché de dormir outre mesure...
Je pourrais vous parler de féminisme tant qu'à y être, car personne n'a commenté les looks de Jean Leloup, de Philippe Brach ou des gars des Cowboys Fringants à cette soirée, qui n'étaient pas en tenues de gala eux non plus. C'est sûr, ce sont des hommes. Mais dès qu'une femme commet un "impair" en mode aux yeux des autres, on la varlope. Et après ça, on va me faire croire qu'on n'a plus besoin de féminisme en 2016...
Mais ça, c'est un tout autre sujet.
mardi 30 août 2016
L'art de débattre pour ne rien dire
Premier billet de la rentrée (même si je ne vais plus à l'école depuis plusieurs années déjà...): l'allaitement en public.
Non, je ne suis pas maman, et je ne le serai jamais. Je n'ai donc aucune expertise dans le domaine et je n'ai aucunement la prétention de dire que je suis une experte là-dedans. Je ne ferai qu'un simple commentaire, car je commence à être pas mal tannée de tout ce bruit pour rien.
On peut-tu en revenir du maudit débat de l'allaitement en public??? Encore ce matin, sur Facebook, j'ai vu un article parlant d'une mère qui allaitait sa fille dans un centre commercial et qui s'est faite apostrophée par une dame qui lui a demandé d'aller dans les toilettes pour nourrir son enfant. Quand un bébé a faim, il a faim et c'est tout. On accepte la situation, on laisse la mère faire son travail et on passe à un autre appel. Les gens s'attendent à quoi? À ce que la mère laisse son bébé mourir de faim?
J'avoue honnêtement que je ne comprends pas pourquoi c'est devenu un débat de la sorte. Ça a toujours été comme ça: bébé pleure, maman lui donne le sein. Rien de plus normal. La fonction primaire des seins est de nourrir sa progéniture. Point final. Aucune maman ne peut prévoir quand l'estomac de son enfant se manifestera. Si ça arrive dans un centre commercial, une bibliothèque ou une piscine publique, c'est de même et c'est tout. Tu t’assoies et tu nourris ton enfant. Si des gens voient ce geste comme quelque chose d'indécent ou une démonstration sexuelle, ce sont eux qui ont un problème, pas la mère. Ils auraient intérêt à réviser leurs cours de biologie et d'anatomie 101.
Maintenant, est-ce qu'on peut passer à un autre appel, svp?
Et c'est comme ça que Viv règle les grands débats de ce monde! Non, non, n'applaudissez pas, je n'en demande pas tant!
Non, je ne suis pas maman, et je ne le serai jamais. Je n'ai donc aucune expertise dans le domaine et je n'ai aucunement la prétention de dire que je suis une experte là-dedans. Je ne ferai qu'un simple commentaire, car je commence à être pas mal tannée de tout ce bruit pour rien.
On peut-tu en revenir du maudit débat de l'allaitement en public??? Encore ce matin, sur Facebook, j'ai vu un article parlant d'une mère qui allaitait sa fille dans un centre commercial et qui s'est faite apostrophée par une dame qui lui a demandé d'aller dans les toilettes pour nourrir son enfant. Quand un bébé a faim, il a faim et c'est tout. On accepte la situation, on laisse la mère faire son travail et on passe à un autre appel. Les gens s'attendent à quoi? À ce que la mère laisse son bébé mourir de faim?
J'avoue honnêtement que je ne comprends pas pourquoi c'est devenu un débat de la sorte. Ça a toujours été comme ça: bébé pleure, maman lui donne le sein. Rien de plus normal. La fonction primaire des seins est de nourrir sa progéniture. Point final. Aucune maman ne peut prévoir quand l'estomac de son enfant se manifestera. Si ça arrive dans un centre commercial, une bibliothèque ou une piscine publique, c'est de même et c'est tout. Tu t’assoies et tu nourris ton enfant. Si des gens voient ce geste comme quelque chose d'indécent ou une démonstration sexuelle, ce sont eux qui ont un problème, pas la mère. Ils auraient intérêt à réviser leurs cours de biologie et d'anatomie 101.
Maintenant, est-ce qu'on peut passer à un autre appel, svp?
Et c'est comme ça que Viv règle les grands débats de ce monde! Non, non, n'applaudissez pas, je n'en demande pas tant!
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mardi 12 juillet 2016
Enfin chez soi
Nous sommes enfin déménagés!
Je n'ai pas vraiment reparlé de notre recherche d'appartement depuis le seul billet que j'ai fait à ce sujet. Je pense que c'est parce que ça me stressaitvraiment beaucoup trop. Nous avons visité beaucoup de logements et à chaque fois, il y avait toujours quelque chose qui clochait. Il faut avouer que notre liste de critères était assez longue. Mais nous avons fini par trouver un beau 5 et demi avec de grandes pièces, une petite cour arrière, une entrée et un garage. Mon amoureux est aux anges, il ne parle que de faire le ménage dans son garage et de tout arranger à son goût pour pouvoir bricoler sur son auto.
La relation entre les hommes et leur garage me fascinera toujours... J'imagine que ça doit se rapprocher de celle que les femmes ont avec leur garde-robe rempli de vêtements!
Évidemment, même si ça correspond en plusieurs points à ce que nous cherchions, il y a toujours des détails qui accrochent. Des pôles à rideaux mal installées, des lumières qui n'éclairent pas assez, l’entrée de garage qui n'est pas assez large, le ventilateur de plafond de la salle de bain qui ne tire pas assez, l'insonorisation qui est mauvaise...
Ce qu'il nous faudrait pour être totalement satisfaits (ou plutôt, pour que mon amoureux arrête de chialer), c'est de nous faire construire une maison. Elle serait à notre goût, nous pourrions prendre le temps de bien établir ce que nous voulons, comment ça doit être fait, etc.. Et comme mon amoureux est ingénieur, je pense que ce serait fait dans les règles de l'art. Mais on s'entend que de se faire bâtir quelque chose sur l'île de Montréal, ce n'est pas donné. Juste les loyers d'appartements sont chers! Et disons que notre budget est loin de nous permettre une dépense de ce genre pour l'instant.
Est-ce que nous sommes trop difficiles? Est-ce ça le fond du problème? Peut-être bien. Je répète souvent à mon amoureux qu'il habite avec une poule de luxe, qui a été élevée dans le confort d'une belle maison familiale. Donc, inévitablement, je m'attends à retrouver la même chose en appartement. Sauf que c'est impossible. Et lui est perfectionniste à l'os. Les deux combinés ensemble, ça donne comme résultat une liste d'attentes fort difficile à combler.
Mais bon, comme nous venons tout juste de finir de défaire nos boîtes et de tout placer, je pense que je vais nous donner un peu de temps pour s'adapter. Parce que malgré tout mon chialage, je n'ai pas l'intention de m'imposer un nouveau déménagement de sitôt!
Je n'ai pas vraiment reparlé de notre recherche d'appartement depuis le seul billet que j'ai fait à ce sujet. Je pense que c'est parce que ça me stressait
La relation entre les hommes et leur garage me fascinera toujours... J'imagine que ça doit se rapprocher de celle que les femmes ont avec leur garde-robe rempli de vêtements!
Évidemment, même si ça correspond en plusieurs points à ce que nous cherchions, il y a toujours des détails qui accrochent. Des pôles à rideaux mal installées, des lumières qui n'éclairent pas assez, l’entrée de garage qui n'est pas assez large, le ventilateur de plafond de la salle de bain qui ne tire pas assez, l'insonorisation qui est mauvaise...
Ce qu'il nous faudrait pour être totalement satisfaits (ou plutôt, pour que mon amoureux arrête de chialer), c'est de nous faire construire une maison. Elle serait à notre goût, nous pourrions prendre le temps de bien établir ce que nous voulons, comment ça doit être fait, etc.. Et comme mon amoureux est ingénieur, je pense que ce serait fait dans les règles de l'art. Mais on s'entend que de se faire bâtir quelque chose sur l'île de Montréal, ce n'est pas donné. Juste les loyers d'appartements sont chers! Et disons que notre budget est loin de nous permettre une dépense de ce genre pour l'instant.
Est-ce que nous sommes trop difficiles? Est-ce ça le fond du problème? Peut-être bien. Je répète souvent à mon amoureux qu'il habite avec une poule de luxe, qui a été élevée dans le confort d'une belle maison familiale. Donc, inévitablement, je m'attends à retrouver la même chose en appartement. Sauf que c'est impossible. Et lui est perfectionniste à l'os. Les deux combinés ensemble, ça donne comme résultat une liste d'attentes fort difficile à combler.
Mais bon, comme nous venons tout juste de finir de défaire nos boîtes et de tout placer, je pense que je vais nous donner un peu de temps pour s'adapter. Parce que malgré tout mon chialage, je n'ai pas l'intention de m'imposer un nouveau déménagement de sitôt!
jeudi 11 février 2016
Une péripétie n'attend pas l'autre
Après le kyste pilonidal du mois de septembre, j'ai décidé que ma vie n'était pas assez trépidante.
Je me suis donc fait une bursite à l'épaule gauche.
Mais c'est que ça fait mal une bursite!
Tellement mal que je ne pouvais plus bouger mon bras du tout. L'épaule complètement barrée. Tout ça déclenché par un faux mouvement, en finissant de travailler un soir il y a deux semaines. J'ai mis ma veste et clac! la douleur m'a attaquée. Rendue à la maison, je ne pouvais plus bouger. J'ai enduré ça pendant une semaine avant de me décider à aller consulter. Après 12 heures à l'urgence, le diagnostic de bursite est tombé, accompagné d'une prescription de médicaments anti-douleur, puisque je ne peux pas prendre de pilules anti-inflammatoire (je prends de la cortisone à tous les jours - ça a déjà un effet anti-inflammatoire et si j'en rajoute, ça peut être dangereux pour les reins). J'avais en plus du calcaire dans l'épaule et le médecin dit avoir vu de l'inflammation chronique sur le rayon X; tout ça additionné à mon diabète et la tonne de médicaments que j'ingère chaque jour qui me prédisposent à des problèmes d'articulations et musculaires. Ça n'a pris qu'un mouvement un peu trop brusque pour faire éclater la bourse (coussinet entre l'épaule et la clavicule) de mon bras et me "paralyser".
Je vois un physiothérapeute depuis deux semaines et heureusement, ça va mieux. C'est vraiment frustrant de ne pas être capable d'attacher son soutien-gorge ou ses jeans, de se laver et sécher les cheveux, ou même de dormir (vous vous souvenez que je fais de l'insomnie?!?). Encore une fois, une chance que j'ai un amoureux en or qui prend soin de moi comme de la prunelle de ses yeux, car je ne sais pas comment j'aurais fait pour accomplir toutes ces tâches quotidiennes.
Je suis mieux de lui acheter un maudit beau cadeau de St-Valentin!
Je me suis donc fait une bursite à l'épaule gauche.
Mais c'est que ça fait mal une bursite!
Tellement mal que je ne pouvais plus bouger mon bras du tout. L'épaule complètement barrée. Tout ça déclenché par un faux mouvement, en finissant de travailler un soir il y a deux semaines. J'ai mis ma veste et clac! la douleur m'a attaquée. Rendue à la maison, je ne pouvais plus bouger. J'ai enduré ça pendant une semaine avant de me décider à aller consulter. Après 12 heures à l'urgence, le diagnostic de bursite est tombé, accompagné d'une prescription de médicaments anti-douleur, puisque je ne peux pas prendre de pilules anti-inflammatoire (je prends de la cortisone à tous les jours - ça a déjà un effet anti-inflammatoire et si j'en rajoute, ça peut être dangereux pour les reins). J'avais en plus du calcaire dans l'épaule et le médecin dit avoir vu de l'inflammation chronique sur le rayon X; tout ça additionné à mon diabète et la tonne de médicaments que j'ingère chaque jour qui me prédisposent à des problèmes d'articulations et musculaires. Ça n'a pris qu'un mouvement un peu trop brusque pour faire éclater la bourse (coussinet entre l'épaule et la clavicule) de mon bras et me "paralyser".
Je vois un physiothérapeute depuis deux semaines et heureusement, ça va mieux. C'est vraiment frustrant de ne pas être capable d'attacher son soutien-gorge ou ses jeans, de se laver et sécher les cheveux, ou même de dormir (vous vous souvenez que je fais de l'insomnie?!?). Encore une fois, une chance que j'ai un amoureux en or qui prend soin de moi comme de la prunelle de ses yeux, car je ne sais pas comment j'aurais fait pour accomplir toutes ces tâches quotidiennes.
Je suis mieux de lui acheter un maudit beau cadeau de St-Valentin!
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lundi 31 août 2015
La marmite va déborder
Je m'excuse d'avance, car ce sera un billet de médisance.
Demain, notre colocataire va déménager. Je devrais plutôt dire notre chambreur, car il loue notre deuxième chambre et n'a pas de bail. Au départ, on avait comme objectif de trouver quelqu'un pour un maximum de six mois, mais quand il est venu visiter, il a dit souhaiter rester pour un an. Puisqu'il avait l'air bien correct, on a accepté. Il reste à l'appart depuis fin juin 2014. Il devait partir en juillet, mais il y a eu des "complications" et finalement, on en est arrivé au 1er septembre. Comme il a toujours bien payé et qu'on ne le voit pas beaucoup, on a accepté pour ça aussi.
Mais là, il est définitivement temps qu'il parte parce que je n'en peux plus. C'est vrai qu'on ne le voit pratiquement pas, il travaille à temps plein, rentre pour manger en fin d'après-midi, repart ensuite pour on ne sait trop où et revient pour dormir. S'il reste à l'appart, il est dans sa chambre en tout temps, la porte fermée. De quoi je peux bien me plaindre, vous demandez-vous? De tout.
Toute sa personne me tombe sur les nerfs. Je n'ai pas d'explication rationnelle, je suis pourtant une fille qui accepte tout le monde normalement, mais dans son cas, il réveille en moi un niveau d'intolérance que je ne soupçonnais pas. Je me suis découvert un sale caractère. Quand il est là, il fait tout fort. Quand il mange, c'est l'enfer tellement il fait du bruit. Je crois qu'il a le nez bouché, alors il doit probablement mastiquer la bouche ouverte et prend des inspirations comme s'il était branché sur un respirateur artificiel. Il aspire sa nourriture d'une telle façon que ça me lève le cœur, tellement que je suis obligée de quitter la pièce quand il s'installe à table. Il éternue aussi comme si c'était la chose la plus souffrante qui existe sur la Terre, à en déchirer les tympans.
J'ai le sommeil léger, très léger, donc je me réveille au moindre bruit et en plus, nos murs sont faits en carton. Le matin, il se lève vers 5h00-5h30 pour déjeuner. Ensuite, il fait un nombre inexplicable d'allers-retours entre sa chambre et la salle de bain. Il marche comme s'il pesait 300 lbs, en piochant de tout son être, alors qu'il n'a pas une once de gras sur le corps. Je vous laisse deviner... eh oui, ça me réveille à chaque matin. Ensuite, il retourne vers la cuisine pour préparer son lunch et coupe des fruits et des légumes pendant 15 minutes. Disons qu'il n'est pas délicat du couteau non plus. Il y a eu certaines périodes où, miraculeusement, j'ai bien dormi le matin. Étrangement, je ne l'entendais pas. Mais dernièrement, ça ne fonctionne juste pas.
J'ai demandé plusieurs fois à mon amoureux de lui parler, mais il n'a jamais voulu. Il voulait que je le fasse moi-même et il avait raison. Mais je ne voulais pas lui parler. Parce que même si je ne suis pas la personne la plus orgueilleuse du monde, je n'ai jamais voulu piler sur la parcelle d'orgueil que je possède. Ce gars semble incapable de communiquer avec nous. Il ne dit même pas bonjour quand il rentre le soir et qu'on est assis dans le salon, qui donne juste devant la porte d'entrée. Il nous parle juste s'il est obligé de le faire et ça aussi, ça l'air souffrant. Il a fallu lui demander s'il déménageait cette semaine, sinon je pense qu'il ne nous l'aurait jamais dit. Alors, je m'obstine depuis un an à ne pas lui parler non plus parce que ça m'insulte.
Voilà. Je n'en ai pas parlé en un an et je n'en parlerai plus, puisqu'il s'en va. Mais il fallait que ça sorte. Merci de votre écoute. Je m'en vais faire une sieste bien méritée.
Demain, notre colocataire va déménager. Je devrais plutôt dire notre chambreur, car il loue notre deuxième chambre et n'a pas de bail. Au départ, on avait comme objectif de trouver quelqu'un pour un maximum de six mois, mais quand il est venu visiter, il a dit souhaiter rester pour un an. Puisqu'il avait l'air bien correct, on a accepté. Il reste à l'appart depuis fin juin 2014. Il devait partir en juillet, mais il y a eu des "complications" et finalement, on en est arrivé au 1er septembre. Comme il a toujours bien payé et qu'on ne le voit pas beaucoup, on a accepté pour ça aussi.
Mais là, il est définitivement temps qu'il parte parce que je n'en peux plus. C'est vrai qu'on ne le voit pratiquement pas, il travaille à temps plein, rentre pour manger en fin d'après-midi, repart ensuite pour on ne sait trop où et revient pour dormir. S'il reste à l'appart, il est dans sa chambre en tout temps, la porte fermée. De quoi je peux bien me plaindre, vous demandez-vous? De tout.
Toute sa personne me tombe sur les nerfs. Je n'ai pas d'explication rationnelle, je suis pourtant une fille qui accepte tout le monde normalement, mais dans son cas, il réveille en moi un niveau d'intolérance que je ne soupçonnais pas. Je me suis découvert un sale caractère. Quand il est là, il fait tout fort. Quand il mange, c'est l'enfer tellement il fait du bruit. Je crois qu'il a le nez bouché, alors il doit probablement mastiquer la bouche ouverte et prend des inspirations comme s'il était branché sur un respirateur artificiel. Il aspire sa nourriture d'une telle façon que ça me lève le cœur, tellement que je suis obligée de quitter la pièce quand il s'installe à table. Il éternue aussi comme si c'était la chose la plus souffrante qui existe sur la Terre, à en déchirer les tympans.
J'ai le sommeil léger, très léger, donc je me réveille au moindre bruit et en plus, nos murs sont faits en carton. Le matin, il se lève vers 5h00-5h30 pour déjeuner. Ensuite, il fait un nombre inexplicable d'allers-retours entre sa chambre et la salle de bain. Il marche comme s'il pesait 300 lbs, en piochant de tout son être, alors qu'il n'a pas une once de gras sur le corps. Je vous laisse deviner... eh oui, ça me réveille à chaque matin. Ensuite, il retourne vers la cuisine pour préparer son lunch et coupe des fruits et des légumes pendant 15 minutes. Disons qu'il n'est pas délicat du couteau non plus. Il y a eu certaines périodes où, miraculeusement, j'ai bien dormi le matin. Étrangement, je ne l'entendais pas. Mais dernièrement, ça ne fonctionne juste pas.
J'ai demandé plusieurs fois à mon amoureux de lui parler, mais il n'a jamais voulu. Il voulait que je le fasse moi-même et il avait raison. Mais je ne voulais pas lui parler. Parce que même si je ne suis pas la personne la plus orgueilleuse du monde, je n'ai jamais voulu piler sur la parcelle d'orgueil que je possède. Ce gars semble incapable de communiquer avec nous. Il ne dit même pas bonjour quand il rentre le soir et qu'on est assis dans le salon, qui donne juste devant la porte d'entrée. Il nous parle juste s'il est obligé de le faire et ça aussi, ça l'air souffrant. Il a fallu lui demander s'il déménageait cette semaine, sinon je pense qu'il ne nous l'aurait jamais dit. Alors, je m'obstine depuis un an à ne pas lui parler non plus parce que ça m'insulte.
Voilà. Je n'en ai pas parlé en un an et je n'en parlerai plus, puisqu'il s'en va. Mais il fallait que ça sorte. Merci de votre écoute. Je m'en vais faire une sieste bien méritée.
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mercredi 13 mai 2015
Ferme tes yeux et fais dodo!
Je vous néglige depuis que j'ai commencé mon contrat, mais je suis teeeellement fatiguée. Je cours après mon énergie et mon sommeil, et je me demande bien si je réussirai à les rattraper un jour. Déjà que j'ai une forte tendance à faire de l'insomnie, c'est pire depuis le mois d'avril. J'ai le cycle de sommeil tout à l'envers. On dirait que c'est toujours dans les moments où j'ai le plus besoin de dormir que mon corps refuse de le faire. Je me disais que j'allais être tellement fatiguée rendue au soir que mes nuits se passeraient comme du beurre dans la poêle. Erreur! C'est tout le contraire.
Ça s'améliore tranquillement, malgré tout. Il est certain que mon système avait besoin d'une période d'adaptation, après avoir été arrêté aussi longtemps. Je savais que ça allait être difficile, mais pas autant. Mon amoureux a pris en charge la préparation du souper les jours où je travaille, car je suis incapable de me ternir debout devant le comptoir ou la cuisinière en rentrant vers 17h30. Juste à penser au mot ménage la fin de semaine et j'ai mal à la tête. Le samedi, comme généralement je dors bien la nuit d'avant, je me sens plutôt bien, mais rendue au dimanche, je me traîne les pieds pour tout faire. En 2012-2013, quand j'ai fait mon stage pour la dernière partie de mon bacc, je courais aussi après mes forces, mais je ne me rappelais pas que ça avait été aussi demandant. Peut-être étais-je moins fatiguée à ce moment-là. Mais j'en doute, puisque je me relevais de mon encéphalite.
Mais bon, je ne peux pas nier que travailler me fait aussi du bien. J'ai un horaire plus régulier, ça me fait sortir de la maison et rencontrer des gens. Et surtout, ça m'occupe l'esprit et m'empêche de me morfondre sur mes petites bibittes. Durant le jour. Car le soir, à cause de l'épuisement, je pense à toutes sortes de trucs plates. Une chance que mon amoureux est patient.
Maintenant, c'est à moi de développer ma patience et d'attendre que mon corps retrouve son rythme de croisière. Pour l'instant, vous m'excuserez, mais je m'en vais me coucher!
Ça s'améliore tranquillement, malgré tout. Il est certain que mon système avait besoin d'une période d'adaptation, après avoir été arrêté aussi longtemps. Je savais que ça allait être difficile, mais pas autant. Mon amoureux a pris en charge la préparation du souper les jours où je travaille, car je suis incapable de me ternir debout devant le comptoir ou la cuisinière en rentrant vers 17h30. Juste à penser au mot ménage la fin de semaine et j'ai mal à la tête. Le samedi, comme généralement je dors bien la nuit d'avant, je me sens plutôt bien, mais rendue au dimanche, je me traîne les pieds pour tout faire. En 2012-2013, quand j'ai fait mon stage pour la dernière partie de mon bacc, je courais aussi après mes forces, mais je ne me rappelais pas que ça avait été aussi demandant. Peut-être étais-je moins fatiguée à ce moment-là. Mais j'en doute, puisque je me relevais de mon encéphalite.
Mais bon, je ne peux pas nier que travailler me fait aussi du bien. J'ai un horaire plus régulier, ça me fait sortir de la maison et rencontrer des gens. Et surtout, ça m'occupe l'esprit et m'empêche de me morfondre sur mes petites bibittes. Durant le jour. Car le soir, à cause de l'épuisement, je pense à toutes sortes de trucs plates. Une chance que mon amoureux est patient.
Maintenant, c'est à moi de développer ma patience et d'attendre que mon corps retrouve son rythme de croisière. Pour l'instant, vous m'excuserez, mais je m'en vais me coucher!
mardi 27 janvier 2015
C'est interdit!
J'aime beaucoup les réseaux sociaux comme Facebook, pour rester en contact avec les gens que j'aime et aussi ceux que je vois moins souvent. Ça permet aussi de se tenir au courant des dernières nouvelles, dernières tendances, etc. Ça permet aussi de se joindre à divers groupes qui rejoignent nos intérêts et nos allégeances, comme dans mon cas, celui de personnes pré et post-greffées. On peut poser des questions sur ce qui nous préoccupe et demander conseil sur pleins de sujets.
Mais comme dans toute chose, ça a aussi des inconvénients. Je le remarque surtout depuis ces derniers temps. À tous les jours, les gens publient des commentaires ou des questions sur ce qui est interdit de faire ou la nourriture qu'on ne peut pas manger en tant que greffés pour éviter tout contact potentiel avec des bactéries. Et tout ce beau monde se contredit, énonce des faits qui s'avèrent en réalité être erronés, ou mentionne des choses qu'on ne peut supposément pas faire dont je n'étais pas au courant. Je vous donne quelques exemples pour rendre ça plus concret. Il y a une liste officielle d'aliments à éviter à cause de la transmission potentielle de bactéries, compte tenu que les greffés ont un système immunitaire plus faible de par la prise des médicaments anti-rejet. On retrouve entre autres le pamplemousse et l'orange de Séville (qui contiennent une molécule venant directement en interaction avec les anti-rejet), les œufs crus, tout ce qui est viande, volaille, poisson ou fruits de mer crus ou fumés, les germes crues, les fromages non pasteurisés, etc. Bref, ce sont des aliments qui peuvent être plus dangereux de consommer dans mon cas et qui peuvent aussi provoquer des effets indésirables chez des personnes avec un système immunitaire normal, mais à plus faible risque, puisque tout ce qui est cru, non pasteurisé, mal lavé, est susceptible de contenir de mauvaises bactéries.
J'ai demandé à la nutritionniste de la clinique de greffe de m'envoyer une liste de ces aliments à éviter il y a quelques semaines, car je commençais à être sérieusement mélangée en lisant à peu près n'importe quoi sur Internet. Peut-être une semaine plus tard, quelqu'un a publié un commentaire mentionnant que les yogourts de marque Liberté sont à éviter pour les greffés car ils contiennent des probiotiques (trop de bactéries à gérer pour notre système). Ce serait supposément la même nutritionniste citée plus haut qui aurait communiqué cette information. Pourtant, ce n'est pas écrit dans le document que j'ai reçu. Aujourd'hui, j'ai vu que les petits contenants de lait et de crème à café dans les restaurants ne seraient pas sûrs non plus. Et dans un tout autre domaine, les piscines publiques ainsi que les spas, même personnels, seraient proscrits. J'en viens sérieusement à avoir mal à la tête.
Ça fait cinq ans que je suis greffée. Je fais attention du mieux que je peux dans ma vie de tous les jours pour éviter les situations à risque et les contaminants. Je me lave constamment les mains. Je lave les draps, les serviettes, les comptoirs, la salle de bain très souvent. Mais à prendre conscience de tous ces interdits qui se rajoutent au fur et à mesure que les années avancent, je commence à trouver ça lourd. Car on s'entend que si vous voyiez la liste complète des aliments à ne pas consommer, vous penseriez que ce serait peut-être mieux que je me limite à boire de l'eau et à manger du pain. Et à rester enfermée dans mon appartement, tant qu'à y être. Ou me promener avec une combinaison d'astronaute, c'est au choix.
Je commence à être frustrée, parce que si c'est vrai que l'on ne peut pas manger telle chose ou faire telle activité, comment se fait-il qu'on ne soit pas au courant de tout cela? En cinq ans, j'ai souvent acheté du yogourt Liberté parce que j'aime beaucoup la texture du yogourt grec, et je me suis baignée dans le spa de mes parents à tous les étés, puisque je pensais que l'interdiction s'appliquait seulement sur les spas publics. Et je n'ai jamais eu de problèmes. Je suis peut-être colonisée par des tonnes de bactéries, et pourtant, mes poumons sont en pleine forme. Et je n'ai certainement pas envie de commencer à me restreindre plus que je le fais déjà. Je n'ai pas été greffée pour arrêter de vivre, encore moins pour m'empêcher de manger ce dont j'ai envie. Donc, je mange des sushis et des steaks saignants, et je me sers des petits cups de lait dans les restaurants. Et si un jour, mon amoureux et moi décidons d'aller passer une semaine dans le sud, je vais profiter de la piscine et du bar dans la piscine et du spa, merci bien.
Ce qui me frustre, en fait, c'est qu'il n'y ait pas de document officiel à la disposition des personnes greffées énumérant tout ce qui est permis ou non, dans tous les domaines. J'en ai marre de lire des trucs différents à toutes les semaines et de me sentir coupable parce que j'ai déjà consommé cet aliment ou fait cette chose défendue. Je me suis préparée une liste de questions pour mon prochain passage à la clinique en février. J'ai bien l'intention d'avoir des réponses. Je ne crois pas que ce soit trop demandé que d'avoir l'heure juste une bonne fois pour toute. Amen.
Mais comme dans toute chose, ça a aussi des inconvénients. Je le remarque surtout depuis ces derniers temps. À tous les jours, les gens publient des commentaires ou des questions sur ce qui est interdit de faire ou la nourriture qu'on ne peut pas manger en tant que greffés pour éviter tout contact potentiel avec des bactéries. Et tout ce beau monde se contredit, énonce des faits qui s'avèrent en réalité être erronés, ou mentionne des choses qu'on ne peut supposément pas faire dont je n'étais pas au courant. Je vous donne quelques exemples pour rendre ça plus concret. Il y a une liste officielle d'aliments à éviter à cause de la transmission potentielle de bactéries, compte tenu que les greffés ont un système immunitaire plus faible de par la prise des médicaments anti-rejet. On retrouve entre autres le pamplemousse et l'orange de Séville (qui contiennent une molécule venant directement en interaction avec les anti-rejet), les œufs crus, tout ce qui est viande, volaille, poisson ou fruits de mer crus ou fumés, les germes crues, les fromages non pasteurisés, etc. Bref, ce sont des aliments qui peuvent être plus dangereux de consommer dans mon cas et qui peuvent aussi provoquer des effets indésirables chez des personnes avec un système immunitaire normal, mais à plus faible risque, puisque tout ce qui est cru, non pasteurisé, mal lavé, est susceptible de contenir de mauvaises bactéries.
J'ai demandé à la nutritionniste de la clinique de greffe de m'envoyer une liste de ces aliments à éviter il y a quelques semaines, car je commençais à être sérieusement mélangée en lisant à peu près n'importe quoi sur Internet. Peut-être une semaine plus tard, quelqu'un a publié un commentaire mentionnant que les yogourts de marque Liberté sont à éviter pour les greffés car ils contiennent des probiotiques (trop de bactéries à gérer pour notre système). Ce serait supposément la même nutritionniste citée plus haut qui aurait communiqué cette information. Pourtant, ce n'est pas écrit dans le document que j'ai reçu. Aujourd'hui, j'ai vu que les petits contenants de lait et de crème à café dans les restaurants ne seraient pas sûrs non plus. Et dans un tout autre domaine, les piscines publiques ainsi que les spas, même personnels, seraient proscrits. J'en viens sérieusement à avoir mal à la tête.
Ça fait cinq ans que je suis greffée. Je fais attention du mieux que je peux dans ma vie de tous les jours pour éviter les situations à risque et les contaminants. Je me lave constamment les mains. Je lave les draps, les serviettes, les comptoirs, la salle de bain très souvent. Mais à prendre conscience de tous ces interdits qui se rajoutent au fur et à mesure que les années avancent, je commence à trouver ça lourd. Car on s'entend que si vous voyiez la liste complète des aliments à ne pas consommer, vous penseriez que ce serait peut-être mieux que je me limite à boire de l'eau et à manger du pain. Et à rester enfermée dans mon appartement, tant qu'à y être. Ou me promener avec une combinaison d'astronaute, c'est au choix.
Je commence à être frustrée, parce que si c'est vrai que l'on ne peut pas manger telle chose ou faire telle activité, comment se fait-il qu'on ne soit pas au courant de tout cela? En cinq ans, j'ai souvent acheté du yogourt Liberté parce que j'aime beaucoup la texture du yogourt grec, et je me suis baignée dans le spa de mes parents à tous les étés, puisque je pensais que l'interdiction s'appliquait seulement sur les spas publics. Et je n'ai jamais eu de problèmes. Je suis peut-être colonisée par des tonnes de bactéries, et pourtant, mes poumons sont en pleine forme. Et je n'ai certainement pas envie de commencer à me restreindre plus que je le fais déjà. Je n'ai pas été greffée pour arrêter de vivre, encore moins pour m'empêcher de manger ce dont j'ai envie. Donc, je mange des sushis et des steaks saignants, et je me sers des petits cups de lait dans les restaurants. Et si un jour, mon amoureux et moi décidons d'aller passer une semaine dans le sud, je vais profiter de la piscine et du bar dans la piscine et du spa, merci bien.
Ce qui me frustre, en fait, c'est qu'il n'y ait pas de document officiel à la disposition des personnes greffées énumérant tout ce qui est permis ou non, dans tous les domaines. J'en ai marre de lire des trucs différents à toutes les semaines et de me sentir coupable parce que j'ai déjà consommé cet aliment ou fait cette chose défendue. Je me suis préparée une liste de questions pour mon prochain passage à la clinique en février. J'ai bien l'intention d'avoir des réponses. Je ne crois pas que ce soit trop demandé que d'avoir l'heure juste une bonne fois pour toute. Amen.
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mardi 13 janvier 2015
Se contenter de ce qu'on a
Bonne année!!!
On est le 13 janvier, est-il rendu trop tard pour souhaiter la bonne année? Eh bien, tant pis si c'est le cas, mieux vaut tard que jamais!
Avez-vous passé un bon temps des Fêtes? J'espère que vous avez pu vous reposer en masse et profiter de bons moments en famille et avec les gens qui vous sont chers. De mon côté, mon amoureux a pris trois semaines de congé, puisqu'il avait accumulé pas mal d'heures supplémentaires au travail. Ça nous a permis de passer du bon temps ensemble et de se faire plaisir avec quelques sorties au restaurant. On a ensuite "voyagé" du côté de sa famille pour Noël, et même si on ne pouvait pas vraiment faire d'activités à l'extérieur à cause la pluie, j'en suis revenue plutôt fatiguée. Disons que les membres de sa famille fêtent un peu plus fort et veillent plus tard que chez moi. Je n'ai pas l'habitude! Au moins, du 28 décembre au 1er janvier, on a pris ça relax. Le jour de l'An s'est passé dans ma famille et à 23h00, tout était terminé! Petit contraste ici. On a tout de même eu beaucoup de plaisir.
Même si l'année 2014 ne s'est pas déroulée tout à fait comme je l'aurais souhaité (pépins de santé, difficulté à me trouver un emploi...), je suis quand même satisfaite du tournant qu'a pris ma petite vie. Je suis bien entourée et je me trouve choyée de pouvoir compter sur des personnes fiables et solides. Il y a tout plein d'amour dans ma vie et au final, c'est ce qui compte. Je suis d'une nature chialeuse, ça ne changera pas, mais je m'efforce de me rappeler de toute la chance que j'ai dans les moments de déprime. C'est si facile de bougonner et d'énumérer tout ce qui ne fait pas notre affaire qu'on en vient parfois (surtout dans mon cas) à oublier d'apprécier les petits bonheurs simples de notre existence. Oui, je pourrais avoir plus d'argent, avoir une plus belle silhouette, avoir une santé de fer. Mais peut-être que si toutes ces conditions étaient réunies, d'autres malheurs trouveraient le tour de s'abattre sur moi. Et au final, j'en viendrais à regretter le temps d'avant.
Je ne prends pas de résolutions, parce que je ne les suis jamais. Cette année, je veux simplement apprendre à me contenter de ce que j'ai et être bien avec moi-même.
Et puis, pourquoi pas, essayer de suivre ces résolutions littéraires. Ça peut juste enrichir mon quotidien!
On est le 13 janvier, est-il rendu trop tard pour souhaiter la bonne année? Eh bien, tant pis si c'est le cas, mieux vaut tard que jamais!
Avez-vous passé un bon temps des Fêtes? J'espère que vous avez pu vous reposer en masse et profiter de bons moments en famille et avec les gens qui vous sont chers. De mon côté, mon amoureux a pris trois semaines de congé, puisqu'il avait accumulé pas mal d'heures supplémentaires au travail. Ça nous a permis de passer du bon temps ensemble et de se faire plaisir avec quelques sorties au restaurant. On a ensuite "voyagé" du côté de sa famille pour Noël, et même si on ne pouvait pas vraiment faire d'activités à l'extérieur à cause la pluie, j'en suis revenue plutôt fatiguée. Disons que les membres de sa famille fêtent un peu plus fort et veillent plus tard que chez moi. Je n'ai pas l'habitude! Au moins, du 28 décembre au 1er janvier, on a pris ça relax. Le jour de l'An s'est passé dans ma famille et à 23h00, tout était terminé! Petit contraste ici. On a tout de même eu beaucoup de plaisir.
Même si l'année 2014 ne s'est pas déroulée tout à fait comme je l'aurais souhaité (pépins de santé, difficulté à me trouver un emploi...), je suis quand même satisfaite du tournant qu'a pris ma petite vie. Je suis bien entourée et je me trouve choyée de pouvoir compter sur des personnes fiables et solides. Il y a tout plein d'amour dans ma vie et au final, c'est ce qui compte. Je suis d'une nature chialeuse, ça ne changera pas, mais je m'efforce de me rappeler de toute la chance que j'ai dans les moments de déprime. C'est si facile de bougonner et d'énumérer tout ce qui ne fait pas notre affaire qu'on en vient parfois (surtout dans mon cas) à oublier d'apprécier les petits bonheurs simples de notre existence. Oui, je pourrais avoir plus d'argent, avoir une plus belle silhouette, avoir une santé de fer. Mais peut-être que si toutes ces conditions étaient réunies, d'autres malheurs trouveraient le tour de s'abattre sur moi. Et au final, j'en viendrais à regretter le temps d'avant.
Je ne prends pas de résolutions, parce que je ne les suis jamais. Cette année, je veux simplement apprendre à me contenter de ce que j'ai et être bien avec moi-même.
Et puis, pourquoi pas, essayer de suivre ces résolutions littéraires. Ça peut juste enrichir mon quotidien!
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jeudi 16 octobre 2014
Une nouvelle maladie
Je regardais un vidéo sur Facebook qui a été posté par une greffée pulmonaire. Ce vidéo montrait des gens atteints de fibrose kystique qui ont tous eu la chance, comme moi, de recevoir une greffe de poumons et ainsi de pouvoir continuer leur vie. On les voyait tous, souriants, pétants de santé, mordants dans la vie à pleine dent. Ça travaille, c'est heureux, ça profite de la vie comme jamais. Tout ça dans le but de promouvoir le don d'organes.
Ne me méprenez pas, je suis totalement pour le don d'organes, j'en fais moi-même la promotion lorsque j'en ai l'occasion. Sans mon donneur, je ne serais pas ici aujourd'hui pour écrire ce billet. Il y a cinq ans, sans la greffe, je serais probablement morte.
Je trouvais que ce vidéo était parfait pour inciter les gens à signer leur carte d'assurance-maladie, pour montrer à la population à quel point un si petit geste qui prend si peu de temps peut donner de grands résultats. C'est important de montrer l'impact de la signature. Après tout, sauver une vie, ce n'est pas rien!
Mais ça m'a aussi plongé dans une réflexion un peu moins jolie: la vie d'un ou d'une greffé(e) n'est pas rose tous les jours. Ces personnes dans le vidéo ont retrouvé le souffle de la vie, cet état incroyable qu'ils ne pensaient jamais atteindre dans leur vie, mais il y malheureusement tout un lot deproblèmes désagréments qui viennent avec la greffe. Ceux qui sont capables de travailler à temps plein et de s'investir dans leur carrière comme ils le veulent sont bien chanceux. Moi, je ne travaille pas. J'aspire à me trouver un emploi, mais à temps partiel, parce que du cinq jours/semaine, je n'y arrive pas. Je cours après mon énergie et en bout de semaine, je suis épuisée. Trois jours, c'est déjà limite. Une journée bien remplie va m'en demander deux de repos par la suite. Je n'ai pas de réserves d'énergie illimitées comme je m'imaginais en avoir, quand je pensais à l'après-greffe. Je peux faire beaucoup plus qu'avant, sans conteste, mais j'atteins vite ma limite.
Il y a ensuite les différents bobos reliés en grande partie aux effets secondaires des médicaments anti-rejet. Les opérations diverses, les problèmes cardiaques, les problèmes rénaux, les AVC, les encéphalites, le cholestérol trop haut, l'hypertension, les problèmes gynécologiques pour les filles, le diabète tout débalancé, etc. En ce moment, j'ai le cœur qui me résonne comme une tonne de briques dans la cage thoracique. Ça bat fort comme ça depuis une semaine, ponctué de palpitations cardiaques inexpliquées. Je suis essoufflée alors que mes poumons sont clairs comme de l'eau de roche. J'ai le shake plus que d'habitude. J'attends de passer des examens plus poussés pour découvrir ce qu'il se passe. Ce n'est qu'un exemple de ce qui peut nous attendre après la greffe, je pourrais vous en énumérer d'autres qui me touche personnellement.
Oh! ce n'est rien comparé à la période pré-greffe. J'en suis bien consciente, n'ayez crainte. Pour rien au monde je ne voudrais revenir en arrière. Je ne voudrais pas revivre les nombreux traitements intraveineux d'antibiotiques et les hospitalisations qui s'éternisent. Ni les millions de piqûres, prises de sang, installations de pic-line (long tube intraveineux qui permet d'acheminer les divers solutés dans le corps), ni les quintes de toux interminables qui te réveille en plein milieu de la nuit et te laisse complètement vidée et en sueur, ni les bombonnes d'oxygène à trimballer partout. Mais d'envoyer l'image que tout est parfait après la greffe, je crois que c'est de se mettre la tête dans le sable. Parce qu'il n'y a pas de vie parfaite.
On souhaiterait que ça soit ainsi, après la greffe. Que tout roule tout le temps. On y rêve tellement fort. On se crée des attentes démesurées. Et ça fait quand même un peu mal quand on retombe sur terre. Le temps que ça dure, l'effet d'euphorie est indescriptible, on se croit invincible! Mais je pense que c'est préférable de réaliser que cette perfection n'est pas atteignable. Qu'il faut garder en tête que d'accepter la greffe de poumons, c'est d'échanger une maladie contre une autre. Une maladie différente, oui, plus facile à vivre, oui, mais une maladie quand même. Je l'aime ma nouvelle maladie, parce qu'elle me permet de continuer à profiter de la vie, mais il y a des jours où elle me fait c**** en maudit...
Ne me méprenez pas, je suis totalement pour le don d'organes, j'en fais moi-même la promotion lorsque j'en ai l'occasion. Sans mon donneur, je ne serais pas ici aujourd'hui pour écrire ce billet. Il y a cinq ans, sans la greffe, je serais probablement morte.
Je trouvais que ce vidéo était parfait pour inciter les gens à signer leur carte d'assurance-maladie, pour montrer à la population à quel point un si petit geste qui prend si peu de temps peut donner de grands résultats. C'est important de montrer l'impact de la signature. Après tout, sauver une vie, ce n'est pas rien!
Mais ça m'a aussi plongé dans une réflexion un peu moins jolie: la vie d'un ou d'une greffé(e) n'est pas rose tous les jours. Ces personnes dans le vidéo ont retrouvé le souffle de la vie, cet état incroyable qu'ils ne pensaient jamais atteindre dans leur vie, mais il y malheureusement tout un lot de
Il y a ensuite les différents bobos reliés en grande partie aux effets secondaires des médicaments anti-rejet. Les opérations diverses, les problèmes cardiaques, les problèmes rénaux, les AVC, les encéphalites, le cholestérol trop haut, l'hypertension, les problèmes gynécologiques pour les filles, le diabète tout débalancé, etc. En ce moment, j'ai le cœur qui me résonne comme une tonne de briques dans la cage thoracique. Ça bat fort comme ça depuis une semaine, ponctué de palpitations cardiaques inexpliquées. Je suis essoufflée alors que mes poumons sont clairs comme de l'eau de roche. J'ai le shake plus que d'habitude. J'attends de passer des examens plus poussés pour découvrir ce qu'il se passe. Ce n'est qu'un exemple de ce qui peut nous attendre après la greffe, je pourrais vous en énumérer d'autres qui me touche personnellement.
Oh! ce n'est rien comparé à la période pré-greffe. J'en suis bien consciente, n'ayez crainte. Pour rien au monde je ne voudrais revenir en arrière. Je ne voudrais pas revivre les nombreux traitements intraveineux d'antibiotiques et les hospitalisations qui s'éternisent. Ni les millions de piqûres, prises de sang, installations de pic-line (long tube intraveineux qui permet d'acheminer les divers solutés dans le corps), ni les quintes de toux interminables qui te réveille en plein milieu de la nuit et te laisse complètement vidée et en sueur, ni les bombonnes d'oxygène à trimballer partout. Mais d'envoyer l'image que tout est parfait après la greffe, je crois que c'est de se mettre la tête dans le sable. Parce qu'il n'y a pas de vie parfaite.
On souhaiterait que ça soit ainsi, après la greffe. Que tout roule tout le temps. On y rêve tellement fort. On se crée des attentes démesurées. Et ça fait quand même un peu mal quand on retombe sur terre. Le temps que ça dure, l'effet d'euphorie est indescriptible, on se croit invincible! Mais je pense que c'est préférable de réaliser que cette perfection n'est pas atteignable. Qu'il faut garder en tête que d'accepter la greffe de poumons, c'est d'échanger une maladie contre une autre. Une maladie différente, oui, plus facile à vivre, oui, mais une maladie quand même. Je l'aime ma nouvelle maladie, parce qu'elle me permet de continuer à profiter de la vie, mais il y a des jours où elle me fait c**** en maudit...
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mardi 22 juillet 2014
Constatation # 22
Je supporte très mal la chaleur.
Lors des dernières journées de canicule et celles que l'on vit présentement, j'ai constaté à quel point je m'étais habituée à vivre dans le confort de l'air climatisé. Chez mes parents, on a toujours passé nos étés dans la fraîcheur, puisque 1. l'humidité et la grosse chaleur n'était pas très recommandés pour mes poumons encrassés par la fibrose kystique et 2. mon père ne tolère pas du tout la chaleur.
Un rien lui donne chaud. Il ne mange pas de soupe, même l'hiver, parce que la sueur se met à lui dégouliner du front. C'est très rare qu'il a froid en hiver. Le chauffage n'est jamais très élevé dans la maison familiale. Je passais mes hivers avec des grosses vestes chaudes sur le dos en tout temps. Moi congelée et lui parfaitement bien. Quand mon père dit qu'il fait froid en janvier, c'est parce qu'il fait VRAIMENT froid. Et donc l'été, l'air climatisé est dans le tapis. Ce qui m'a amené à dire que je vivais en permanence dans un igloo. (Eh oui, je chialais aussi pour ça à l'époque)
Mais c'est seulement maintenant que je constate comme j'étais bien à l'air frais, alors qu'on n'a pas d'air climatisé dans l'appart. On reste dans un demi sous-sol, alors même s'en acheter un petit pour mettre dans la fenêtre de la chambre à coucher n'est pas vraiment une option. Les fenêtres sont à la hauteur du trottoir et donnent sur la ruelle à l'arrière de l'immeuble, et sont donc à la portée de tous. Mon amoureux n'est pas à l'aise d'installer un plexiglas qui pourrait être facilement défoncé par n'importe quel passant, et moi non plus. Notre quartier est beaucoup plus sécuritaire qu'avant, mais tout de même.
Je sais et comprends tout ça, mais il reste que là: J'AI CHAUD!
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vendredi 4 juillet 2014
La Trinité des chats
Chez mon ex, il y avait trois chats. Et la mienne, ma grosse Carmen, était restée bien sagement avec mes parents. Je n'avais pas envie que la maison devienne une ménagerie et comme il y avait déjà en masse de poils qui trainaient partout comme ça, j'ai dû la sacrifier.
Mon amoureux a deux chats, deux mâles adorables, mais tellement différents l'un de l'autre. Isaac, un grand rayé à poils courts, élancé, athlétique, hyper sociable et curieux, qui vient voir dès que quelqu'un sonne à la porte ou entre dans l'appartement. Son maître, c'est mon amoureux, mais je suis en train de l'avoir à l'usure. C'est un grand affectueux qui ne s'assume pas.
Le deuxième, Guiness, un tout noir aux poils longs, a l'air gros, mais c'est tout son poil qui crée l'illusion. Il est tout mince, au fond. Il est peureux pour quatre, court se cacher dès qu'il entend un bruit suspect, ne veut rien savoir des étrangers. C'est la fuite quand la porte d'entrée s'ouvre, à moins qu'il reconnaisse la personne qui arrive. Il ne tolère que mon amoureux et moi. La première fois que j'ai mis les pieds à l'ancien appartement de mon amoureux, ça a été impossible pour moi de voir Guiness. Je l'ai rencontré seulement deux semaine plus tard, et encore là, il se couchait à l'autre bout du couloir, accroupi, près à déguerpir à tout moment. La première fois que j'ai pu le flatter a été une grande victoire pour moi. Mais sous ses airs farouches, dans le fond, c'est une grande guidoune, prêt à tout pour des caresses. Il faut simplement l'apprivoiser.
J'aime être entourée de ces deux mâles, alors que j'ai toujours eu seulement que des chattes à la maison. Ils n'ont pas du tout le même caractère. Le matin, quand mon alarme sonne, ils sont au rendez-vous au pied du lit à attendre que je me lève. Mon amoureux part tôt le matin pour le travail, alors ils savent que le seul humain qui reste dans leur espace de vie va pouvoir s'occuper d'eux. Ça m'a toujours fasciné de voir comment les chats apprennent vite nos habitudes de vie, savent à quelle heure on se lève, quand on rentre du travail, etc. Ce sont des bêtes intelligentes qui n'ont rien à envier aux chiens.
Que se passe-t-il avec ma Carmen, dans tout ça? Je suis en négociations constantes avec mes parents pour la rapatrier dans mon nouveau chez-moi. Je ne pensais pas que ça allait être aussi compliqué. Quand on l'a adopté à la SPCA, mon père m'a bien fait comprendre que c'était MON chat et que je devais m'en occuper et défrayer tous les frais que ça impliquait. Je n'avais pas de problèmes avec ça, puisque c'est moi qui avais supplié pour avoir un nouveau chat pour remplacer ma Gribouille qu'on avait dû faire euthanasier pour cause de vieillesse. J'étais en attente de greffe à ce moment-là et je ne voulais pas me retrouver seule dans la maison sans autre âme qui vive. C'est comme ça que Carmen est entrée dans ma vie. Et depuis que je suis déménagée, même si j'aime beaucoup Isaac et Guiness, elle me manque. Et mon père veut absolument la garder. Il dit avoir besoin d'une présence animale dans sa maison, jusqu'à ce qu'il s'achète un chien. Projet qui devrait aboutir prochainement. Et même là, il laisse entendre qu'il voudrait garder la chatte malgré tout.
Je vais devoir sortir l'artillerie lourde pour le faire changer d'avis. Et plus tôt qu'il ne le pense, parce que là, j'en ai assez. Je veux mon chat, bon!
Avouez qu'ils feraient un trio de la mort!
Mon amoureux a deux chats, deux mâles adorables, mais tellement différents l'un de l'autre. Isaac, un grand rayé à poils courts, élancé, athlétique, hyper sociable et curieux, qui vient voir dès que quelqu'un sonne à la porte ou entre dans l'appartement. Son maître, c'est mon amoureux, mais je suis en train de l'avoir à l'usure. C'est un grand affectueux qui ne s'assume pas.
Le deuxième, Guiness, un tout noir aux poils longs, a l'air gros, mais c'est tout son poil qui crée l'illusion. Il est tout mince, au fond. Il est peureux pour quatre, court se cacher dès qu'il entend un bruit suspect, ne veut rien savoir des étrangers. C'est la fuite quand la porte d'entrée s'ouvre, à moins qu'il reconnaisse la personne qui arrive. Il ne tolère que mon amoureux et moi. La première fois que j'ai mis les pieds à l'ancien appartement de mon amoureux, ça a été impossible pour moi de voir Guiness. Je l'ai rencontré seulement deux semaine plus tard, et encore là, il se couchait à l'autre bout du couloir, accroupi, près à déguerpir à tout moment. La première fois que j'ai pu le flatter a été une grande victoire pour moi. Mais sous ses airs farouches, dans le fond, c'est une grande guidoune, prêt à tout pour des caresses. Il faut simplement l'apprivoiser.
J'aime être entourée de ces deux mâles, alors que j'ai toujours eu seulement que des chattes à la maison. Ils n'ont pas du tout le même caractère. Le matin, quand mon alarme sonne, ils sont au rendez-vous au pied du lit à attendre que je me lève. Mon amoureux part tôt le matin pour le travail, alors ils savent que le seul humain qui reste dans leur espace de vie va pouvoir s'occuper d'eux. Ça m'a toujours fasciné de voir comment les chats apprennent vite nos habitudes de vie, savent à quelle heure on se lève, quand on rentre du travail, etc. Ce sont des bêtes intelligentes qui n'ont rien à envier aux chiens.
Que se passe-t-il avec ma Carmen, dans tout ça? Je suis en négociations constantes avec mes parents pour la rapatrier dans mon nouveau chez-moi. Je ne pensais pas que ça allait être aussi compliqué. Quand on l'a adopté à la SPCA, mon père m'a bien fait comprendre que c'était MON chat et que je devais m'en occuper et défrayer tous les frais que ça impliquait. Je n'avais pas de problèmes avec ça, puisque c'est moi qui avais supplié pour avoir un nouveau chat pour remplacer ma Gribouille qu'on avait dû faire euthanasier pour cause de vieillesse. J'étais en attente de greffe à ce moment-là et je ne voulais pas me retrouver seule dans la maison sans autre âme qui vive. C'est comme ça que Carmen est entrée dans ma vie. Et depuis que je suis déménagée, même si j'aime beaucoup Isaac et Guiness, elle me manque. Et mon père veut absolument la garder. Il dit avoir besoin d'une présence animale dans sa maison, jusqu'à ce qu'il s'achète un chien. Projet qui devrait aboutir prochainement. Et même là, il laisse entendre qu'il voudrait garder la chatte malgré tout.
Je vais devoir sortir l'artillerie lourde pour le faire changer d'avis. Et plus tôt qu'il ne le pense, parce que là, j'en ai assez. Je veux mon chat, bon!
Avouez qu'ils feraient un trio de la mort!
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mercredi 4 juin 2014
Le chat qui court après sa queue
Je n'écris plus ici. Ça ne me tente plus. Plus comme avant. Pas que je n'en aie plus besoin, parce qu'en dedans de moi, j'ai toujours autant de choses à dire. J'ai plutôt l'impression que je ne sais plus comment les dire. L'autre partie du problème est aussi qu'il n'y a pas grand-chose qui me tente, ces temps-ci.
La vie de couple va bien. J'ai un amoureux merveilleux, à qui je peux tout dire et qui est là pour m'épauler en tout temps. C'est certain qu'on a nos accrochages comme tout le monde; la vie à deux demande des ajustements. Je ne pourrais pas dire qu'on se chicane, on s'obstine à la tonne, ça oui. Mais pour la chicane, aucun de nous n'aime les conflits, ni les éclats de voix, ni le lançage d'assiettes. De toute façon, on a des assiettes qui ne se cassent pas, alors ça ne servirait pas à grand-chose. Je n'ai jamais eu un tempérament très bouillant et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. Alors, quand on se confronte, ça fait dans le calme, moi avec mon air bête et lui son air encore plus sérieux qu'à l'habitude (parce que c'est Monsieur sérieux incarné celui-là) et on finit par en faire le tour. J'ai mes manies, il a les siennes, c'est normal qu'il y ait parfois des flammèches. Mais au final, je nous vois comme un couple harmonieux.
Donc, le problème n'est pas là. C'est tout le reste de ma vie qui me donne l'impression de tourner en rond. Je n'ai toujours pas d'emploi. J'ai abandonné le travail social comme je l'ai déjà dit - peut-être pas pour de bon, mais pour l'instant, oui - et je me cherche. Je cherche un emploi à temps partiel qui m'offre de la stabilité, de la flexibilité et qui correspond au peu d'expérience de travail que je possède. Secrétariat, travail de bureau, commis, rédaction... ce genre de choses. Je suis en train de penser de devenir caissière dans un Jean Coutu juste pour faire quelque chose.
Mais mes efforts de recherche sont vains, dernièrement. Je dois jongler avec les rendez-vous médicaux à tout bout de champ, les différents suivis en différentes cliniques. Insérer des entrevues d'embauche au travers de tout ça représente un méchant casse-tête. Ce ne sont pas les poumons qui font des siennes, heureusement, mais pleins d'autres problèmes autour. La prise d'anti-rejets provoque des effets secondaires indésirables qui sont difficiles à contrôler. J'ai dû me faire opérer la semaine passée et je suis donc en convalescence pour deux semaines. Ce n'était rien de grave - pour l'instant, car j'attends des résultats d'analyse - mais je suis très inconfortable en ce moment et mon niveau d'énergie est assez bas. Je n'ai pas beaucoup d'appétit non plus. Je fais la cuisine pour essayer de réveiller mon estomac.
Je surfe sur le net à la recherche d'activités à faire, de bénévolat, de chorales au sein desquelles chanter... et rien ne m'intéresse. Je me sens vide. Depuis un bout. Comme dépassée par les événements. Par ce que ma vie est devenue depuis la greffe. Je sais que je suis choyée d'être en vie et bien entourée et que je chiale le ventre plein. Mais on dirait qu'il me manque quelque chose. J'ai des problèmes d'ajustement, je pense. Quand j'ai commencé mon bacc en travail social en 2004, il y a une partie de moi qui se disait que je n'en verrais pas la fin, parce qu'il ne me restait pas tant d'années que ça à vivre. Ensuite, j'ai été greffée et j'ai pu terminer mon bacc. J'ai mon bout de papier, mais je ne sais pas quoi faire avec. Je le vois bien maintenant que ça me déstabilise. Je n'ai pas les forces physiques et mentales nécessaires pour exploiter cet aspect-là de ma vie.
Je m'occupe de mon nouveau chez-moi, je cuisine, je prends soin des miens, je veille à ma santé, je fais du bénévolat une fois par semaine. Et quand j'ai terminé, je m'écrase devant la télé ou l'ordi. Parfois, je vais marcher jusqu'au bord du canal Lachine. Ça m'apaise un peu. Mais je reste toujours avec cette drôle d'impression au travers de la gorge que mes jambes ne me mèneront jamais assez loin. Je voudrais en faire plus, mais je n'en ressens pas l'énergie. Et comme je n'ai pas d'énergie, eh bien je ne fais rien. C'est un méchant cercle vicieux. Comme un chat qui court après sa queue.
Je ne me sens pas utile. Mon amoureux dit que je vois ça pire que ce qu'est la réalité. Que je me mets trop de pression. Peut-être bien. Mais c'est que je pensais que l'après-greffe serait autrement. Comment exactement, je ne sais pas. Mais différent. Moins centré sur la maladie, les bobos, la déprime. Plus dynamique, plus satisfaisant, plus enrichissant. Oh, la plupart du temps, ce n'est pas si mal que ça. Mais des jours comme aujourd'hui, j'ai de la misère à distinguer le soleil au travers des gros nuages gris.
La vie de couple va bien. J'ai un amoureux merveilleux, à qui je peux tout dire et qui est là pour m'épauler en tout temps. C'est certain qu'on a nos accrochages comme tout le monde; la vie à deux demande des ajustements. Je ne pourrais pas dire qu'on se chicane, on s'obstine à la tonne, ça oui. Mais pour la chicane, aucun de nous n'aime les conflits, ni les éclats de voix, ni le lançage d'assiettes. De toute façon, on a des assiettes qui ne se cassent pas, alors ça ne servirait pas à grand-chose. Je n'ai jamais eu un tempérament très bouillant et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer. Alors, quand on se confronte, ça fait dans le calme, moi avec mon air bête et lui son air encore plus sérieux qu'à l'habitude (parce que c'est Monsieur sérieux incarné celui-là) et on finit par en faire le tour. J'ai mes manies, il a les siennes, c'est normal qu'il y ait parfois des flammèches. Mais au final, je nous vois comme un couple harmonieux.
Donc, le problème n'est pas là. C'est tout le reste de ma vie qui me donne l'impression de tourner en rond. Je n'ai toujours pas d'emploi. J'ai abandonné le travail social comme je l'ai déjà dit - peut-être pas pour de bon, mais pour l'instant, oui - et je me cherche. Je cherche un emploi à temps partiel qui m'offre de la stabilité, de la flexibilité et qui correspond au peu d'expérience de travail que je possède. Secrétariat, travail de bureau, commis, rédaction... ce genre de choses. Je suis en train de penser de devenir caissière dans un Jean Coutu juste pour faire quelque chose.
Mais mes efforts de recherche sont vains, dernièrement. Je dois jongler avec les rendez-vous médicaux à tout bout de champ, les différents suivis en différentes cliniques. Insérer des entrevues d'embauche au travers de tout ça représente un méchant casse-tête. Ce ne sont pas les poumons qui font des siennes, heureusement, mais pleins d'autres problèmes autour. La prise d'anti-rejets provoque des effets secondaires indésirables qui sont difficiles à contrôler. J'ai dû me faire opérer la semaine passée et je suis donc en convalescence pour deux semaines. Ce n'était rien de grave - pour l'instant, car j'attends des résultats d'analyse - mais je suis très inconfortable en ce moment et mon niveau d'énergie est assez bas. Je n'ai pas beaucoup d'appétit non plus. Je fais la cuisine pour essayer de réveiller mon estomac.
Je surfe sur le net à la recherche d'activités à faire, de bénévolat, de chorales au sein desquelles chanter... et rien ne m'intéresse. Je me sens vide. Depuis un bout. Comme dépassée par les événements. Par ce que ma vie est devenue depuis la greffe. Je sais que je suis choyée d'être en vie et bien entourée et que je chiale le ventre plein. Mais on dirait qu'il me manque quelque chose. J'ai des problèmes d'ajustement, je pense. Quand j'ai commencé mon bacc en travail social en 2004, il y a une partie de moi qui se disait que je n'en verrais pas la fin, parce qu'il ne me restait pas tant d'années que ça à vivre. Ensuite, j'ai été greffée et j'ai pu terminer mon bacc. J'ai mon bout de papier, mais je ne sais pas quoi faire avec. Je le vois bien maintenant que ça me déstabilise. Je n'ai pas les forces physiques et mentales nécessaires pour exploiter cet aspect-là de ma vie.
Je m'occupe de mon nouveau chez-moi, je cuisine, je prends soin des miens, je veille à ma santé, je fais du bénévolat une fois par semaine. Et quand j'ai terminé, je m'écrase devant la télé ou l'ordi. Parfois, je vais marcher jusqu'au bord du canal Lachine. Ça m'apaise un peu. Mais je reste toujours avec cette drôle d'impression au travers de la gorge que mes jambes ne me mèneront jamais assez loin. Je voudrais en faire plus, mais je n'en ressens pas l'énergie. Et comme je n'ai pas d'énergie, eh bien je ne fais rien. C'est un méchant cercle vicieux. Comme un chat qui court après sa queue.
Je ne me sens pas utile. Mon amoureux dit que je vois ça pire que ce qu'est la réalité. Que je me mets trop de pression. Peut-être bien. Mais c'est que je pensais que l'après-greffe serait autrement. Comment exactement, je ne sais pas. Mais différent. Moins centré sur la maladie, les bobos, la déprime. Plus dynamique, plus satisfaisant, plus enrichissant. Oh, la plupart du temps, ce n'est pas si mal que ça. Mais des jours comme aujourd'hui, j'ai de la misère à distinguer le soleil au travers des gros nuages gris.
lundi 12 août 2013
Constatation # 20
J'ai toujours un bobo en quelque part
C'est vrai. Pas nécessairement que j'ai des douleurs chroniques, mais toujours quelque chose qui ne va pas. Pas obligé que ce soit de gros problèmes, mais des petites choses, comme un mal de cou quand je me lève le matin ou un drôle de gargouillement au niveau de mon bedon.
La liste de tous les petits trucs qui clochent chez moi est longue, je ne vous l'énumérerai pas ici ce soir, on n'en viendrait pas à bout.
Il y a des jours où ça me décourage vraiment. Maintenant que je suis greffée, je voudrais juste avoir la paix. Que tout roule, que je puisse mener ma vie paisiblement. Oh, je sais qu'au fond, je chiale le ventre plein, parce que compte tenu de mon historique de santé, ces petits tracas ne sont rien par rapport à ce que j'ai vécu par le passé. Je le sais et je me considère chanceuse. Somme toute, j'ai une vie incroyable.
Mais il y a des soirs comme aujourd'hui où j'en ai marre. Comme ce soir où j'ai le coccyx endolori pour une raison inconnue et qui fait que de rester assise trop longtemps dans la même position est un peu difficile. Et j'espère sincèrement que ce sera parti d'ici à vendredi matin, parce que 6 heures d'auto pour se rendre à Rimouski, ça risque d'être assez long merci si mon fessier ne va pas mieux.
Et puis, ça se pointe toujours quand j'ai quelque chose de prévu, un souper, des vacances, un party. Y a jamais moyen d'être complètement en forme. Mais bon, peut-être que j'en demande juste trop étant donné ma situation. Peut-être qu'un restant de maladie chronique combiné à un cocktail de médicaments me condamnent à une existence éternelle de petites douleurs... Tel est mon karma, j'imagine.
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samedi 3 août 2013
Les éclopés
J'ai dû jouer à la garde-malade, comme dirait ma grand-maman, en fin de semaine passée. Mon amoureux a attrapé la mononucléose. Et lui qui me disait avoir un très bon système immunitaire! On repassera...
Ça a commencé sournoisement, par des chaleurs, de la fatigue, quelques courbatures et des maux de tête. Mais rien d'assez grave pour l'empêcher d'aller travailler. C'est la journée où il s'est mis à avoir mal au côté gauche de l'abdomen que la petite lumière m'a allumé au-dessus de la tête: la rate est du côté gauche du corps. Tous ces symptômes combinés donnaient la mono. Ce que des prises de sang ont confirmé quelques jours plus tard.
Je me suis empressée d'appeler à la clinique de greffe pour savoir quelle était la marche à suivre dans mon cas, petite greffée immuno-supprimée et donc plutôt sensible à ce genre de virus. L'infirmière qui m'a répondu semblait assez calme de son côté et après consultation avec un microbiologiste, elle m'a conseillé d'aller prendre des prises de sang à mon tour, pour voir si depuis mes tests pré-greffe, j'avais développé les anti-corps pertinents contre la mono. En 2007, mes résultats étaient négatifs, alors au contact de ce virus, j'avais des chances de devenir malade. Il n'y a pas grand-chose à faire contre la mononucléose, alors je ne sais pas trop ce que je ferais si je l'attrapais.
Alors, jusqu'à nouvel ordre, il faut s'en tenir à l'abstinence de bisous pour deux mois! "Deux mois!" me suis-je exclamée. "Même trois," qu'elle a rajouté. En m'entendant faire une syncope au téléphone, elle en est revenue à au moins deux mois.
Il n'était pas beau à voir, mon amoureux. Il se traînait littéralement dans la maison. Il se levait pour manger et retournait aussi vite se coucher. Et que c'est donc difficile pour un homme d'être malade! Ça fait donc pitié et ça ne peut pas s'endurer et ça rouspète... Quand il m'a dit la phrase "Je pense à tout ce que toi tu as vécu et je me dis qu'au fond, je chiale pour rien" avec un petit trémolo dans la voix et les yeux dans la graisse de bine, il a fallu que je me retienne pour ne pas rire. Ce n'est pas que je n'avais pas de compassion - au contraire, je sais justement comment c'est pénible être malade - mais on aurait dit que j'avais un petit gars de 10 ans devant moi, pas un homme de 26 ans! Ça valait cent piasses!
Et puis, quelques jours plus tard, c'est moi qui ne valais pas de mine. Le bedon tout à l'envers, j'en avais la nausée dès que je me levais debout. J'ai passé ma journée à boire du thé et à traîner ma bouillotte d'eau chaud partout dans la maison. On faisait un beau couple d'éclopés.
***
Bon, j'ai écrit ce billet il y a trois jours de cela déjà et je n'ai jamais eu le temps de le finir avant ce soir (samedi). Tout le monde va mieux depuis: mon amoureux a retrouvé une forme incroyable, à le voir aller, j'ai presque de la misère à croire qu'il était K.O. en début de semaine. C'est revenu d'un coup, il s'est levé mercredi matin et il se sentait mieux. Assez spécial comme virus... Finalement, mes prises de sang se sont révélées concluantes, car on a découvert que j'ai développé des anti-corps contre le virus de la mononucléose. Aucune idée comment ça a pu arriver, mais l'interdiction de bisous a été levée. Alléluia! On se dit que deux mois, ce n'est pas si pire que ça, mais pour un nouveau couple, ça reste tout un test! On s'entend que dans les débuts, on a de la difficulté à être loin de l'autre. Alors, on a fait seulement une semaine et j'ai trouvé ça pas mal dur! Deux mois sans bisous pour un couple qui a tout juste deux mois de route, en plus, c'est quelque chose!
Et mon ventre a arrêté de faire des siennes après une journée. Comme quoi tout finit toujours par rentrer dans l'ordre.
Ça a commencé sournoisement, par des chaleurs, de la fatigue, quelques courbatures et des maux de tête. Mais rien d'assez grave pour l'empêcher d'aller travailler. C'est la journée où il s'est mis à avoir mal au côté gauche de l'abdomen que la petite lumière m'a allumé au-dessus de la tête: la rate est du côté gauche du corps. Tous ces symptômes combinés donnaient la mono. Ce que des prises de sang ont confirmé quelques jours plus tard.
Je me suis empressée d'appeler à la clinique de greffe pour savoir quelle était la marche à suivre dans mon cas, petite greffée immuno-supprimée et donc plutôt sensible à ce genre de virus. L'infirmière qui m'a répondu semblait assez calme de son côté et après consultation avec un microbiologiste, elle m'a conseillé d'aller prendre des prises de sang à mon tour, pour voir si depuis mes tests pré-greffe, j'avais développé les anti-corps pertinents contre la mono. En 2007, mes résultats étaient négatifs, alors au contact de ce virus, j'avais des chances de devenir malade. Il n'y a pas grand-chose à faire contre la mononucléose, alors je ne sais pas trop ce que je ferais si je l'attrapais.
Alors, jusqu'à nouvel ordre, il faut s'en tenir à l'abstinence de bisous pour deux mois! "Deux mois!" me suis-je exclamée. "Même trois," qu'elle a rajouté. En m'entendant faire une syncope au téléphone, elle en est revenue à au moins deux mois.
Il n'était pas beau à voir, mon amoureux. Il se traînait littéralement dans la maison. Il se levait pour manger et retournait aussi vite se coucher. Et que c'est donc difficile pour un homme d'être malade! Ça fait donc pitié et ça ne peut pas s'endurer et ça rouspète... Quand il m'a dit la phrase "Je pense à tout ce que toi tu as vécu et je me dis qu'au fond, je chiale pour rien" avec un petit trémolo dans la voix et les yeux dans la graisse de bine, il a fallu que je me retienne pour ne pas rire. Ce n'est pas que je n'avais pas de compassion - au contraire, je sais justement comment c'est pénible être malade - mais on aurait dit que j'avais un petit gars de 10 ans devant moi, pas un homme de 26 ans! Ça valait cent piasses!
Et puis, quelques jours plus tard, c'est moi qui ne valais pas de mine. Le bedon tout à l'envers, j'en avais la nausée dès que je me levais debout. J'ai passé ma journée à boire du thé et à traîner ma bouillotte d'eau chaud partout dans la maison. On faisait un beau couple d'éclopés.
***
Bon, j'ai écrit ce billet il y a trois jours de cela déjà et je n'ai jamais eu le temps de le finir avant ce soir (samedi). Tout le monde va mieux depuis: mon amoureux a retrouvé une forme incroyable, à le voir aller, j'ai presque de la misère à croire qu'il était K.O. en début de semaine. C'est revenu d'un coup, il s'est levé mercredi matin et il se sentait mieux. Assez spécial comme virus... Finalement, mes prises de sang se sont révélées concluantes, car on a découvert que j'ai développé des anti-corps contre le virus de la mononucléose. Aucune idée comment ça a pu arriver, mais l'interdiction de bisous a été levée. Alléluia! On se dit que deux mois, ce n'est pas si pire que ça, mais pour un nouveau couple, ça reste tout un test! On s'entend que dans les débuts, on a de la difficulté à être loin de l'autre. Alors, on a fait seulement une semaine et j'ai trouvé ça pas mal dur! Deux mois sans bisous pour un couple qui a tout juste deux mois de route, en plus, c'est quelque chose!
Et mon ventre a arrêté de faire des siennes après une journée. Comme quoi tout finit toujours par rentrer dans l'ordre.
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jeudi 11 juillet 2013
Constatation # 19
Je ne trippe pas trop à me faire masser.
Là, j'entends vos cris d'indignation provoqués par la lecture de cette affirmation. Je sais, je sais, c'est relaxant, ça permet de faire le vide, et tout et tout. Je n'ai pas dit que je détestais ça. J'ai dit "je ne trippe pas trop". Différence.
Mon amoureux voulait aller se faire masser pour libérer ses points de tension, alors nous y sommes allés. Belle activité de couple quand même. Je n'avais jamais expérimenté le massage à deux, deux tables une à côté de l'autre, deux masseurs. C'est un beau moment de complicité et de relaxation en tandem, je l'avoue. Et pour avoir relaxé, j'ai relaxé. Tellement qu'après quelques temps, je me suis endormie sur la table, ce qui n'est pas mauvais en soi, parce que ça veut dire que je me suis vraiment détendue.
Mais la honte est survenue lorsque mon amoureux m'a dit, à la fin du massage, que j'avais ronflé. Eh merde... Bravo pour la détente de l'autre personne dans la pièce!
Pourquoi je ne trippe pas, donc? Parce que tu sors de là tout huileux, tout collant. Et parce que je n'arrive jamais à me détendre vraiment. Même si ça fait du bien, je sens toujours que je me contracte quand on me masse le cou, le dos. Au final, je suis bien, mais je reste toujours avec certaines tensions.
Ce qui m'amène à tirer une conclusion: je ne sais pas me détendre dans la vie. Je suis sûre que même endormie, il doit y avoir certains muscles qui ne se relâchent pas complètement. Ce qui expliquerait pourquoi j'ai souvent mal quelque part quand je me lève. Faudrait vraiment que j'essaie la méditation. Peut-être que ça m'aiderait.
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lundi 31 décembre 2012
Le Schtroumph grognon
Ce qui devait être une fin d'année fêtée entre amis se fera beaucoup plus tranquille à la maison.
Vous n'avez pas l'impression que c'est toujours quand on attend un événement, un party, un spectacle, qu'un virus quelconque se pointe le bout du nez? Tsé, l'expression être malade comme un chien, eh bien je devais ressembler à ça, cette nuit. Ça ne s'enligne pas pour être une gastro, mais ça vient gâcher mes projets pas à peu près! Moi qui avais fait des bons carrés au citron pour l'occasion en plus... Grrr...
Moi, j'aime pas être malade.
Vous n'avez pas l'impression que c'est toujours quand on attend un événement, un party, un spectacle, qu'un virus quelconque se pointe le bout du nez? Tsé, l'expression être malade comme un chien, eh bien je devais ressembler à ça, cette nuit. Ça ne s'enligne pas pour être une gastro, mais ça vient gâcher mes projets pas à peu près! Moi qui avais fait des bons carrés au citron pour l'occasion en plus... Grrr...
Moi, j'aime pas être malade.
mercredi 17 octobre 2012
Noël en juillet
"Bon, ta grand-mère vient de m'annoncer qu'on fait la pige des cadeaux de Noël en fin de semaine.
- Nooooooooooooooonnn!!!"
À chaque année, c'est la même chose. Commencer ma liste de cadeaux de Noël en octobre, ça me traumatise. On peut-tu passer par l'Halloween, avant? J'attends la première tempête de neige avec beaucoup d'anticipation, même si j'ai de nouvelles bottes et un nouveau manteau d'hiver à étrenner, et que Noël est probablement ma fête préférée de l'année, alors chaque chose en son temps, s'il-vous-plait! Je vote pour qu'on adopte la tradition du Noël des campeurs en juillet. Qui est avec moi?
- Nooooooooooooooonnn!!!"
À chaque année, c'est la même chose. Commencer ma liste de cadeaux de Noël en octobre, ça me traumatise. On peut-tu passer par l'Halloween, avant? J'attends la première tempête de neige avec beaucoup d'anticipation, même si j'ai de nouvelles bottes et un nouveau manteau d'hiver à étrenner, et que Noël est probablement ma fête préférée de l'année, alors chaque chose en son temps, s'il-vous-plait! Je vote pour qu'on adopte la tradition du Noël des campeurs en juillet. Qui est avec moi?
dimanche 16 septembre 2012
Rabat-joie
Des fois, je me demande pourquoi je regrette ma vie avec lui.
Je lis ses status Facebook ou des commentaires qu'il fait, et je ne peux pas m'empêcher de me dire "Non, mais quel enfant!". C'en est décourageant. Il en disait des niaiseries quand on sortait ensemble, quand on passait des soirées entre amis, qu'on faisait un peu les fous. Rien de mal à ça. Mais il me semble qu'il n'était jamais aussi pire que ce que je vois maintenant.
Je ne sais pas si c'est le retour au célibat qui fait que les neurones dans son cerveau se touchent trop, mais c'est clair que je ne voudrais pas être sa blonde dans des circonstances pareilles.
Je sais que je me répète, mais pourquoi c'est si dur pour les gars d'être matures? Il y a un âge pour chaque période de la vie. La période de l'enfance pour être insouciant, la période de l'adolescence pour expérimenter pleins de choses et lâcher son fou, déconner, etc., et la période adulte, où on accepte la réalité. Celle d'avoir grandi, vieilli, et qu'on doit passer l'étape suivante, c'est-à-dire prendre ses responsabilités et arrêter de penser qu'on peut rester jeune toute sa vie.
Je ne dis pas de couper tout plaisir dans son existence. C'est important de garder son cour d'enfant, de ne pas être sérieux tout le temps, de profiter de chaque moment. Ça, je suis bien d'accord. Mais il ne faut pas pousser ça à l'extrême non plus.
Je suis peut-être juste en train de devenir une vieille chialeuse rabat-joie aussi.
Soupir, soupir, soupir...
Je lis ses status Facebook ou des commentaires qu'il fait, et je ne peux pas m'empêcher de me dire "Non, mais quel enfant!". C'en est décourageant. Il en disait des niaiseries quand on sortait ensemble, quand on passait des soirées entre amis, qu'on faisait un peu les fous. Rien de mal à ça. Mais il me semble qu'il n'était jamais aussi pire que ce que je vois maintenant.
Je ne sais pas si c'est le retour au célibat qui fait que les neurones dans son cerveau se touchent trop, mais c'est clair que je ne voudrais pas être sa blonde dans des circonstances pareilles.
Je sais que je me répète, mais pourquoi c'est si dur pour les gars d'être matures? Il y a un âge pour chaque période de la vie. La période de l'enfance pour être insouciant, la période de l'adolescence pour expérimenter pleins de choses et lâcher son fou, déconner, etc., et la période adulte, où on accepte la réalité. Celle d'avoir grandi, vieilli, et qu'on doit passer l'étape suivante, c'est-à-dire prendre ses responsabilités et arrêter de penser qu'on peut rester jeune toute sa vie.
Je ne dis pas de couper tout plaisir dans son existence. C'est important de garder son cour d'enfant, de ne pas être sérieux tout le temps, de profiter de chaque moment. Ça, je suis bien d'accord. Mais il ne faut pas pousser ça à l'extrême non plus.
Je suis peut-être juste en train de devenir une vieille chialeuse rabat-joie aussi.
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