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mardi 8 novembre 2016

Sombres heures

C'est l'automne. Il commence à faire froid. Nous avons reculé l'heure dimanche dernier, ce qui fait que le soleil se couche dès 16h30. Halloween est passé et les gens commencent à sortir leurs décorations de Noël. C'est le jour des élections américaines et le monde entier retient son souffle, de peur que Donald Trump devienne le prochain président des États-Unis. J'attends patiemment un appel de l'hôpital pour me faire opérer pour la deuxième fois pour le même problème de santé. Ma grosse Carmen d'amour est décédée d'insuffisance rénale.

C'est une période sombre et je sens la dépression saisonnière qui s'en vient...

lundi 24 août 2015

Mauvais caractère

Ça va faire bientôt deux mois que ma Carmen nous a rejoint dans notre appartement. J'étais bien heureuse de l'avoir enfin rapatriée après toutes ces négociations avec mes parents, mais ça me stressait malgré tout. Je dois avouer que la première nuit, je n'ai pas beaucoup dormi. J'avais peur d'avoir fait une gaffe, que le changement d'environnement soit trop pour elle à son âge (elle a 10 ans), qu'elle renverse quelque chose dans la pièce où on l'avait installé et que ça lui tombe dessus... Je n'ai pas d'enfants, mais je me sentais comme la maman insécure qui envoie son enfant pour la première fois à l'école. Après tout, mon amoureux et moi considérons nos amis poilus comme nos bébés. J'étais incapable de ne pas m'inquiéter. 

Évidemment, tout s'est bien passé pour cette première nuit et après deux jours dans sa nouvelle maison, elle a commencé à prendre ses aises et a retrouvé son appétit normal, qui est sans fin. On était alors plutôt confiants que l'intégration avec les deux autres minous allaient bien se passer. 

Mais... c'était sans prévoir le sale caractère de Carmen. C'est une vieille fille, qui n'a probablement jamais eu à partager son territoire avec d'autres chats (on l'a pris à la SPCA lorsqu'elle avait cinq ans) et disons qu'elle n'a pas l'intention de faire de compromis à son âge. On a eu beau prendre nos précautions et y aller par étapes, en l'isolant dans une pièce dès le départ, en laissant les deux autres chats venir sentir sous la porte, ensuite en ouvrant la porte un peu et donner à manger à tout le monde à bonne distance, de rapprocher les bols peu à peu. Lors de la collation commune, elle s'est rapidement mise à grogner et cracher, même si tout le monde était loin l'un de l'autre. On a décidé de tout recommencer et de bien prendre notre temps. On a réussi à les faire manger assez près l'un de l'autre sans que personne n'en fasse de cas. Elle se promène maintenant partout dans l'appartement, mais elle devient vite agressive quand elle croise Isaac ou Guiness. Elle les tolère à une certaine distance, mais si elle considère qu'ils sont trop près, elle charge, crache et donne des coups de pattes dans le vide. C'est automatique. La nuit, on ferme la porte de sa pièce pour que tout le monde puisse dormir tranquille. Et la danse du "grognage" recommence le lendemain.

Je suis un peu découragée. J'ai peur d'avoir fait une erreur et que ça ait des répercutions néfastes sur les autres chats, qui ont si bon caractère. J'ai peur que ça les rende agressifs à leur tour et que ça change la belle entente qu'ils ont entre eux. Quand Carmen attaque, ils ne réagissent pas vraiment. Ils se poussent, sauf Isaac, le plus courageux des deux, qui commence à lui cracher après en retour. Ça le rend nerveux aussi quand il la voit. On voit tout de suite qu'il n'est pas à l'aise quand elle est dans la même pièce que lui. Personne ne s'est battu officiellement, mais j'ai peur que ça ne soit qu'une question de temps. Le problème est que Carmen est une chatte obèse, assez imposante physiquement, donc j'ai l'impression que les autres n'osent pas l'affronter. Ça calmerait peut-être ses ardeurs... Pourtant, le territoire de l'appartement est à eux. Ils devraient le défendre, mais ils ne le font pas. C'est plutôt bizarre, compte tenu du fait que les chats sont des animaux très territoriaux. 

Tout ça me déprime. Je n'aurais jamais cru que Carmen pouvait avoir aussi mauvais caractère. Elle est pourtant si douce avec les humains, une grosse pâte molle avec qui on peut faire n'importe quoi. Et quand elle voyait des chat se promener à l'extérieur de la maison de mes parents, elle ne réagissait même pas, contrairement à Issac et Guiness qui n'aiment pas beaucoup ça. Les réactions de tout le monde me laissent perplexe. 

Avez-vous des chats? Avez-vous déjà vécu l'introduction d'un nouveau venu qui s'est mal déroulé? Si oui, vos conseils sont les bienvenus! 


samedi 27 juin 2015

Bébé chien

Mes parents se sont achetés un chien il y a un peu plus d'un mois. D'aussi loin que je me rappelle, mon père voulait un chien. Mes grands-parents en ont eu plusieurs dans leur vie et de là est né l'amour de mon paternel pour les êtres canins. Mais comme on a toujours eu des chats à la maison parce que je les adore et qu'en plus, ma mère n'aime pas particulièrement les chiens, il a fallu qu'il ronge son frein. Elle l'a fait patienter jusqu'à ce qu'il prenne sa retraite, ce qui est arrivé l'an dernier. Et depuis ce temps, il en parle constamment. Quand ils sont finalement allés le chercher chez l'éleveur, il était fou comme un balai. Je pense que je ne l'avais jamais vu comme ça.



Voici la petite Charlotte, une petite femelle golden doodle. Elle a beaucoup grandi depuis, son poil commence à friser. Elle est pleine d'énergie, court partout et veut tout voir et tout sentir. Elle a très bon caractère, mais comme elle est jeune, elle a tout à apprendre. Autant mon père en est fou, autant je crois qu'il a été un peu pris de court quant à l'élevage d'un chiot. Il n'est pas super patient d'avance, alors quand elle s'échappe sur le plancher de la cuisine, il a tendance à la réprimander plutôt que de faire du renforcement positif... Il aimerait qu'elle soit propre tout de suite. On veut tous un peu ça, que tout nous arrive tout beau et tout parfait immédiatement. On est de moins en moins prêt à attendre. Sauf que dans le cas d'un chiot ou d'un chaton (ou même d'un enfant...), tu ne peux précipiter les choses. Disons que mes parents sont encore en période d'adaptation.

Et ma pauvre Carmen dans tout ça se sent bien malheureuse. Elle n'aime pas mademoiselle Charlotte. On empiète sur son territoire et ça la dérange. La petite chienne voudrait bien jouer, mais elle se fait ramasser des coups de patte sur le museau à la place. Une chance que ma chatte n'a pas de griffes en avant. Autant mes parents ne voulaient rien savoir de me la laisser avant l'arrivée du chien, là comme par magie, ils ont bien hâte que je la prenne chez moi. Tiens tiens! Et c'est ce que je vais faire, parce que la pauvre minette va finir par dépérir de manque d'attention. Au moins, ici, elle sera entourée de compatriotes félins. On attend juste que notre colocataire quitte pour avoir accès à notre deuxième chambre et avoir l'espace pour bien intégrer de façon progressive Carmen à son nouvel environnement. Patience, minou!

Psssst... En passant, j'ai fini par gagner. Je l'aurai, mon chat! 



vendredi 4 juillet 2014

La Trinité des chats

Chez mon ex, il y avait trois chats. Et la mienne, ma grosse Carmen, était restée bien sagement avec mes parents. Je n'avais pas envie que la maison devienne une ménagerie et comme il y avait déjà en masse de poils qui trainaient partout comme ça, j'ai dû la sacrifier.

Mon amoureux a deux chats, deux mâles adorables, mais tellement différents l'un de l'autre. Isaac, un grand rayé à poils courts, élancé, athlétique, hyper sociable et curieux, qui vient voir dès que quelqu'un sonne à la porte ou entre dans l'appartement. Son maître, c'est mon amoureux, mais je suis en train de l'avoir à l'usure. C'est un grand affectueux qui ne s'assume pas.

Le deuxième, Guiness, un tout noir aux poils longs, a l'air gros, mais c'est tout son poil qui crée l'illusion. Il est tout mince, au fond. Il est peureux pour quatre, court se cacher dès qu'il entend un bruit suspect, ne veut rien savoir des étrangers. C'est la fuite quand la porte d'entrée s'ouvre, à moins qu'il reconnaisse la personne qui arrive. Il ne tolère que mon amoureux et moi. La première fois que j'ai mis les pieds à l'ancien appartement de mon amoureux, ça a été impossible pour moi de voir Guiness. Je l'ai rencontré seulement deux semaine plus tard, et encore là, il se couchait à l'autre bout du couloir, accroupi, près à déguerpir à tout moment. La première fois que j'ai pu le flatter a été une grande victoire pour moi. Mais sous ses airs farouches, dans le fond, c'est une grande guidoune, prêt à tout pour des caresses. Il faut simplement l'apprivoiser. 

J'aime être entourée de ces deux mâles, alors que j'ai toujours eu seulement que des chattes à la maison. Ils n'ont pas du tout le même caractère. Le matin, quand mon alarme sonne, ils sont au rendez-vous au pied du lit à attendre que je me lève. Mon amoureux part tôt le matin pour le travail, alors ils savent que le seul humain qui reste dans leur espace de vie va pouvoir s'occuper d'eux. Ça m'a toujours fasciné de voir comment les chats apprennent vite nos habitudes de vie, savent à quelle heure on se lève, quand on rentre du travail, etc. Ce sont des bêtes intelligentes qui n'ont rien à envier aux chiens.

Que se passe-t-il avec ma Carmen, dans tout ça? Je suis en négociations constantes avec mes parents pour la rapatrier dans mon nouveau chez-moi. Je ne pensais pas que ça allait être aussi compliqué. Quand on l'a adopté à la SPCA, mon père m'a bien fait comprendre que c'était MON chat et que je devais m'en occuper et défrayer tous les frais que ça impliquait. Je n'avais pas de problèmes avec ça, puisque c'est moi qui avais supplié pour avoir un nouveau chat pour remplacer ma Gribouille qu'on avait dû faire euthanasier pour cause de vieillesse. J'étais en attente de greffe à ce moment-là et je ne voulais pas me retrouver seule dans la maison sans autre âme qui vive. C'est comme ça que Carmen est entrée dans ma vie. Et depuis que je suis déménagée, même si j'aime beaucoup Isaac et Guiness, elle me manque. Et mon père veut absolument la garder. Il dit avoir besoin d'une présence animale dans sa maison, jusqu'à ce qu'il s'achète un chien. Projet qui devrait aboutir prochainement. Et même là, il laisse entendre qu'il voudrait garder la chatte malgré tout. 

Je vais devoir sortir l'artillerie lourde pour le faire changer d'avis. Et plus tôt qu'il ne le pense, parce que là, j'en ai assez. Je veux mon chat, bon!



Avouez qu'ils feraient un trio de la mort!

jeudi 28 mars 2013

Le summum de la paresse


Non, mais elle a-tu l'air assez bien à votre goût? Il me semble que je me payerais une semaine complète dans cet état-là, ces temps-ci. Avec ma superviseure de stage qui a décidé que je n'étais pas assez occupée et qui m'a rajouté 4 dossier dans mon case load, je ne suis pas à veille de prendre ça relax pour le mois et demi qu'il me reste. (Notez  que j'ai tout de même réussi à piquer une sieste éclair en fin d'après-midi... Chut! Que je vous vois me dénoncer!)

Qu'on se le tienne pour dit: vivement les vacances!

dimanche 30 décembre 2012

Quelqu'un veut un câlin?

Et puis, les amis, comment s'est passé votre Noël? Avez-vous été choyés?

Ce billet sera totalement matérialiste et je l'assume. Je dois absolument vous montrer un des cadeaux que j'ai reçus, je ne savais même pas que ça existait avant de le tenir dans mes mains, mais avoir su, je m'en serais procurée un bien avant!

C'est moelleux, tout doux, réconfortant et poilu. Mais qu'est-ce? Un chat? Un chien? Un homme? (ben quoi, il y en a qui sont moelleux et poilus!) Vous ne devinerez jamais, alors je vous le donne dans le mille: un Marmiulous!


Quessé ça (???), vous entends-je dire. Voici ce que le petit dépliant venant avec la chose en dit: "Inspirés par un câlin, les coussins Marmiulous ont été conçus pour être cajolés tout en étant confortables. Basé sur la forme d'un adorable chat, ce gentil compagnon épouse parfaitement la forme du corps humain. Il a fallu plusieurs essais avant de pouvoir trouver cette forme parfaite. C'est ainsi que les Marmiulous sont nés.".

Mais oui, je sais que j'ai déjà un chat. Mais faire un câlin d'une demi-heure en regardant la télé à une chatte de 20 lbs, ça devient forçant pour les bras. Et je n'ai pas l'intention de ressembler à Popeye d'ici la fin de l'année, alors autant bien se rabattre sur quelque chose de plus pratique. En plus, on évite les poils dans le nez et la bouche.

  

Quand j'ai parlé de mon cadeau à une amie, elle m'a dit, "Mais c'est tellement mieux qu'un homme, ça!". Ça ne remplace peut-être pas complètement nos chers mâles, mais au moins, tu n'as pas besoin de le nourrir! Et mon lit est depuis un peu moins vide, grâce à Fluffy (oui, j'ai baptisé un coussin. Peut-être qu'il serait temps que je me trouve un chum, finalement...). Mais de toute façon, comme le dit l'étiquette:

mardi 25 décembre 2012

Joyeux Noël tout le monde!

Ce qu'il fait beau dehors en cette journée de Noël! Même si je n'aime pas la neige, c'est beau, un Noël blanc, quand même.

Les deux cuisinières de la maison se sont mises aux chaudrons. Ça sent bon les épices, le ragoût de pattes de cochon, le fudge, dans la chaumière.

Les cadeaux ne sont pas encore déballés, mais je peux vous dire qu'il y en a une grosse pelletée en dessous du sapin.

Je veux vous souhaiter à tous un Joyeux Noël, de beaux moments en famille, des étoiles pleins les yeux, le cœur au chaud et surtout beaucoup de plaisir! Même le grincheux de Noël de la maison, alias Grosse Carmen, vous envoie ses meilleurs vœux!


mercredi 5 décembre 2012

Je ne serai pas un grincheux de Noël

Faut croire que j'ai trouvé le moyen de me mettre dans l'ambiance des Fêtes. Je ne sais pas trop comment c'est arrivé, mais moi qui pestais contre les chansons de Noël quelques jours auparavant, je me suis mise à fredonner allègrement au centre d'achats hier. C'est vrai que ça met de bonne humeur. Ça rend le magasinage de cadeaux d'autant plus agréable. Et puis, ça n'arrive qu'une fois par année, non? Je ne vais pas passer un mois de temps à bougonner quand même.

Tous les achats sont faits, ne reste plus qu'à les emballer. Je sens qu'il va y avoir de beaux grands sourires le soir de Noël, au moment de la distribution des cadeaux. Je suis pas mal fière de moi. Même la grosse Carmen va avoir un paquet sous le sapin cette année! Je vous mets une photo au lendemain de Noël, promis!

Je me suis même faite cruiser par un vendeur, hier soir. Je m'en suis rendue compte une fois sortie du magasin, mais c'est un détail! On va en venir à bout de cette foutue peine d'amour. Comme dirait la chanson, "Ça va venir, ça va venir, découragez-vous pas!".

jeudi 3 mai 2012

Zombie

Je me sens comme dans un état second depuis que c'est arrivé. Je déambule dans la maison, cherchant comment occuper mes journées (car je suis en antibiothérapie à domicile, donc je serai un peu moins active pour les prochaines semaines). Je me sens comme une zombie. Je pleure de temps à autre, mais ce ne sont pas des crises de larmes hystériques, que de petites passes où je laisse tout couler sur mes joues, sans prendre le temps de les éponger. Ça ne dure pas longtemps, une minute ou deux au plus.

Ce matin, je suis allée à la recherche de cette longue lettre que mon ex-homme m'a écrit lorsque j'ai fait mon encéphalite. Il avait besoin à ce moment-là de me dire comment il s'était senti, de m'expliquer tout ce qui s'était passé pendant mon inconscience. De me dire qu'il m'aimait. Qu'il m'aimerait toujours. C'était en septembre. Pas si loin que ça. Il entrevoyait qu'on ressortirait de cette épreuve encore plus amoureux, plus forts. Jamais je ne me serais doutée qu'après ce dur coup de la vie, elle m'en enverrait un autre en pleine face.

Évidemment que cette lecture a fait remonter tout un flot d'émotions. Les larmes ont coulé, mais pas trop longtemps. Pourquoi j'ai voulu relire cette lettre? Pour provoquer quelque chose en moi. Pour ressentir quelque chose. Une douleur plus vive que la simple catatonie dans laquelle je me sens prisonnière. Pas que je voudrais me sentir complètement misérable, mais en même temps, de passer mes journées à pleurer me semblerait plus normal compte tenu des circonstances. Peut-être le fait d'être chez mes parents, et de n'avoir pas encore remis les pieds dans sa maison fait que je garde une certaine distance face à notre séparation.

Vendredi, je dois aller récupérer mes affaires. Je sais que ça sera difficile. Entre autres parce que, même si ce ne sont que des animaux, je vais revoir les 3 chattes qui passaient leur temps à me suivre partout dans la maison, et que ce sera la dernière fois. Une fois tout le bagage chargé dans l'auto, la coupure sera faite pour vrai. Ce sera vraiment fini. Et je sais que ça va me frapper de plein fouet. Et je n'ai pas hâte. Mais peut-être que c'est ce que ça me prend pour vraiment vivre ma peine.

vendredi 20 avril 2012

Mauvaise humeur

Depuis plusieurs semaines, mon humeur me semblait beaucoup mieux, plus constante. Sans aucun doute, je peux relier ça à mes séances de psychothérapie qui durent depuis bientôt 10 semaines. C'est subtil, la psychothérapie. Parfois, on se demande jusqu'à quel point ça peut nous faire du bien, on n'en voit pas immédiatement les bienfaits, mais à la longue, ça finit par faire une différence. Ce n'est pas comme subir un traitement contre le cancer, et qu'éventuellement la tumeur va disparaître, ou du moins, s'amoindrir. C'est une transformation lente, qui peut prendre du temps, mais qui finit par faire son effet. Ce n'est pas physique justement, c'est psychologique.

Alors, comme je n'avais pas été déprimée ou anxieuse depuis plusieurs semaines, ça m'a presque fait mal en dedans de ressentir l'ennui et la déprime un soir cette semaine. Il a suffit que mon homme recommence à travailler de nuit pour 3 jours pour ça se pointe le bout du nez. Tannée après 3 jours d'être assise seule devant la télé, à flatter une des chattes. Vu que je travaille maintenant à temps partiel, lorsqu'il travaille de nuit, on ne se voit pas dans l'après-midi, ce qui me donne l'impression de m'ennuyer de lui davantage. Je me sentais misérable, et même son coup de fil avant que j'aille me coucher n'a pas adouci les choses. J'en suis même venue à me demander si j'arriverais un jour à m'habituer à son horaire, à passer mes soirées seule, à dormir seule. Parce qu’inconsciemment, lorsque je dors seule, je passe mes nuits à me réveiller. Mais s'il est là, ça roule, je dors plus profondément. Peut-être ne suis-je pas fait pour ce rythme de vie...

J'étais découragée de voir que finalement, je n'avais pas fait de progrès. Ce qui m'a poussé à en parler à mon psychologue le lendemain. Il m'a tout de suite rassuré, et même averti que malheureusement, je ne pourrai jamais éliminer tout négativisme et toute déprime de ma vie. Que je devais m'attendre à ce que les downs allaient revenir de temps à autre. La vie n'est pas un éternel arc-en-ciel. Des jours, ce sera morose, et je devrai faire des efforts pour me contrôler, et d'autres jours, la pilule passera plus facilement. Ce qui est vrai, parce qu'il y a effectivement des jours où les heures passent sans que je m'en fasse vraiment avec mes petits tracas et plus grosses angoisses. Je voudrais que tout aille bien tout le temps, que tout soit parfait, que tout se mette à mieux fonctionner rapidement. Mais les choses de l'esprit prennent du temps à s'améliorer. Et il n'y a rien de parfait dans la vie. J'aurais tendance à dire à mon grand malheur, mais si tout était vraiment parfait, je trouverais sûrement le moyen de chialer quand même.

Je trouve que la mauvaise humeur a un effet pervers sur nos réflexions. Moi, elle me fait tout remettre en question. Si ça reste seulement des pensées, ça me va, mais si j'en viens à prendre des décisions sur des coups de tête, ça risque d'être moins drôle.

jeudi 29 mars 2012

Les petits moments qui embellissent ma journée

- Regarder les chattes qui font des niaiseries, genre courir après un sac de plastique dans le salon, et rire toute seule

- Ouvrir iTunes, le mettre en mode aléatoire et tomber sur MA toune

- Dérouler le rebord de mon café Tim et gagner un café gratuit

- Me coller sur mon homme qui vient de rentrer de sa nuit de travail et me rendormir après 2 minutes

- Jaser avec Guidoune (la chatte) et avoir l'impression qu'elle me comprend parce qu'elle me répond (en miaulant bien sûr)

Ce n'est pas grand-chose, mais ça rend la vie un peu moins morose. Comme quoi il en faut peu pour mettre de la joie dans son bonheur!

jeudi 2 février 2012

Je n'aime pas

Je n'aime pas...

L'hiver.
Avoir la goutte au nez.
Me faire obstiner quand je sais que j'ai raison.
Passer après le hockey.
Voir mon autobus me passer dans la face quand je suis juste de l'autre côté de la rue.
Faire des hypoglycémies.
M'entraîner au gym.
Faire du tapis roulant.
Le bœuf aux légumes.
Avoir des poils de chat sur mes vêtements.
Passer mes journées toute seule dans la grande maison à me demander quoi faire de mon corps.
Dormir seule.
Être dépendante des autres.

Il y a un tas de choses que j'aime, qui pourraient compenser pour cette liste. Mais il y a des journées où le Shtroumph grognon en moi prend toute la place.

jeudi 29 décembre 2011

Noël de mémère

On aura eu notre Noël blanc finalement! Mon homme désespérait de pas voir de neige avant que le Père Noël arrive, heureusement que son vœu a été exaucé. J'ai trouvé ça beau pendant une soirée... jusqu’à ce que je me rappelle que j'allais devoir conduire là-dedans pendant les 3 prochains mois. Ça change quelque peu les perspectives!

Vous avez passé un beau Noël malgré tout, j'espère? De mon côté, j'ai enligné les soupers et les brunchs pendant 4 jours, qui m'ont laissé, disons-le, pas mal épuisée. J'ai encore une réserve d'énergie à refaire, on dirait. Dès qu'il sonne 22 heures, je commence à cogner des clous. Je fais vieille mémé qui s'en va se coucher tôt avec ses chats. D'ailleurs, je songe à m'acheter un châle en laine...

J'ai été très gâtée en cadeaux encore cette année, déballant quelques belles surprises au passage. Et ce n'est pas encore fini, parce qu'il nous reste encore un souper de famille après le jour de l'An. Ça garde une petite magie de voir les paquets restant sous le sapin, alors qu'on sait qu'il reste encore plusieurs jours avant de pouvoir les ouvrir. Ça fait durer le plaisir!


Ah oui... joyeux Noël! (en retard)

lundi 12 décembre 2011

Des beaux joujous

Est-ce qu'il y a juste moi qui trouve qu'on dépense vraiment trop pour les cadeaux de Noël? Il me semble qu'à chaque année, la liste allonge. Et je ne peux pas m'empêcher d'en acheter, parce que je suis comme ça, j'aime offrir des présents aux gens que j'aime. J'aime voir leurs regards s'illuminer quand ils déballent leurs paquets, j'aime tendre ma carte de crédit à la caissière en pensant que j'ai fait cette dépense pour un proche.

Mais quand je regarde tout ce que j'ai à emballer, ça me décourage quelque peu. Une autre tonne de papier qu'on jettera à la poubelle à la fin du réveillon. On ne s'en sort pas.

Une fois les cadeaux placés sous le sapin, ça fait encore plus temps des Fêtes, par exemple! Surtout quand les chats vont s'y coucher, histoire qu'on leur mette une boucle autour du cou à eux aussi!

jeudi 3 novembre 2011

Bouge de là!

C'est quand je suis seule à la maison que je me laisse aller. Ma famille et mon homme savent que je deviens un brin folle quand il y a de la musique dans l'air. Je fredonne, je chante fort, je me tortille un peu. Je n'ai pas vraiment d'orgueil de ce côté-là.

Mais quand il n'y a personne, je booste le volume de la radio et je danse partout dans la cuisine. Pas question de modérer mes gestes ou de ne pas faire de mouvements idiots, tout y passe sans exception. Je me défoule, je laisse sortir le méchant et même si j'ai l'air d'une attardée mentale, je m'en fous! Des fois, je chante tellement fort que je me demande si les voisins m'entendent. Ma chatte me regarde avec son air stoïc de "Non, mais elle est dingo celle-là...". Si j'avais assez de force dans les bras pour soulever son 19 lbs, je la ferais danser avec moi juste pour l’écœurer.

dimanche 5 juin 2011

Liberté 55

Merci beaucoup pour vos encouragements à propos de mon concert de piano qui a eu lieu hier après-midi. À tous mes fans (c'est beau rêver!), j'annonce ma retraite précoce de la carrière de virtuose du piano.

Oui, je sais, c'est affligeant, mais dans la vie, il faut savoir choisir ses batailles et je pense que j'en ai de plus importantes à livrer que de combattre mon stress face aux touches noires et blanches. Paraît que c'est plus gratifiant de se concentrer sur ses forces, alors c'est ce que je ferai à l'avenir. Clairement, le piano n'en est pas une. Pas que je sois complètement pourrie. Pour une débutante, je crois que je me débrouille. Mais je ne ferai plus de concert. Je ne gère pas.

Les médicaments anti-rejets que je prends pour la greffe me cause des tremblements au niveau des mains, et ça augmente quand je suis nerveuse. Ça a été le cas hier. J'en tremblais tellement que je ne maîtrisais pas du tout ma pièce. J'ai réussi à passer au travers, mais j'ai accroché des touches que je n'accrochais jamais en répétitions et j'ai faussé à des endroits où je ne me pensais même pas être capable de fausser. J'ai eu une crise de Parkinson avancée, quoi.

J'aime jouer du piano. Mais pour moi. Quand personne ne me regarde et ne m'écoute. À la base, j'ai voulu prendre des cours parce que c'était un instrument qui m'avait toujours fasciné et que c'était un objectif que je voulais réaliser dans ma courte existence. Je l'ai fait. Je sais jouer des gammes, apprendre des morceaux et sacrer en masse quand je me trompe. Objectif réalisé.

Si j'ai à remonter sur une scène un jour, ce sera en utilisant ma voix. À moins que le Parkinson s'en empare aussi, ça devrait aller beaucoup mieux. C'est pour ça que l'humain a inventé les karaokés de toute façon.

Je voudrais remercier mon public, mon père, ma mère, mon homme, ma grosse baleine de chatte Carmen qui venait miauler à côté de mon clavier pendant mes pratiques, Dieu, le voisin d'en arrière qui est en train de nettoyer sa piscine et le voisin d'à côté qui joue de la guitare aussi bien que je joue du piano dans mes pires journées. Amen.

samedi 16 avril 2011

Constatation # 4

Le piano a tendance à rendre les chats un peu hystériques.

Surtout Guidoune.

mardi 5 avril 2011

Hungry/angry cat

Il y en a qui ont peur du vide. Carmen, elle, c'est l'angoisse du bol vide. C'est lamentation après lamentation quand il n'y a plus de petites boules sèches dans le fond du bol. Elle vire folle dès qu'on s'approche de la cuisine, se fâche si on décide de lui refuser d'avancer l'heure du repas et se met à courir partout dans la maison en grognant. Bon, les chats, comme tel, ne grognent pas, mais je ne sais pas comment mieux vous décrire l'espèce de miaulement/plainte/grondement de tonnerre qu'elle produit à ce moment-là. Bref, elle chiale et on pogne tous les nerfs après 30 minutes.

Pourtant, ce n'est pas comme si elle mourrait de faim. Elle pèse 19 livres bordel! Elle pourrait survivre une semaine complète sans manger, et je vous gage qu'elle aurait perdu à peine 1 livre! D'où son nouveau surnom: Gros Tas. Si j'ai offensé la minette, honnêtement, je m'en fous un peu. Elle a juste à maigrir.


(Oui, oui, je suis consciente que c'est le deuxième texte que j'écris sur mes chattes, mais que voulez-vous, malgré tous leurs défauts, je les aime mes boules de poils!)