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mercredi 2 novembre 2016

Les commentaire sur les réseaux sociaux

Bon, allons-y d'une petite montée de lait ce matin (comme si ça ne m'arrivait jamais sur ce blogue...)!

Elle portera sur les merveilleux réseaux sociaux. Oh, ne vous méprenez pas, j'aime bien les réseaux sociaux. Je regarde mon fil d'actualités sur Facebook à tous les jours et j’inonde Instagram de photos de mes chats (ils sont siii beaux!). C'est divertissant, on peut y découvrir pleins de choses, entrer en contact avec des gens qu'on n'aurait jamais rencontrés autrement, etc. Mais, comme dans toute chose, il y a un autre côté de la médaille. Un mauvais côté. 

Le développement fulgurant des réseaux sociaux a entraîné, que dis-je, provoqué une désinhibition totale chez les utilisateurs, en ce sens que tout le monde peut maintenant dire tout ce qui leur passe par la tête, sans filtre, sans retenue, sans gêne aucune. Ta nouvelle photo de profil ne plait pas à Chose qui vit à l'autre bout de la province, tu peux être certain qu'il va s'empresser de te laisser un commentaire sous ta photo pour te dire à quel point il trouve que ton nez est trop gros pour ton visage, ou que tu as donc bien l'air d'une "guédaille" avec cet accoutrement-là. 

On dit souvent qu'Internet a créé un monstre, en ce sens que n'importe quel individu qui a une opinion peut la publier en ligne, sous le couvert de l'anonymat en plus, s'il le désire. C'est ce qui se passe souvent sur Twitter. Les gens twittent à qui mieux mieux, varlopent à la pelletée et n'ont probablement aucun remord. C'est peut-être vrai pour Twitter et les autres sites où il y a une section pour les commentaires, comme sur les sites de journaux (La Presse, le Journal de Montréal, etc.), mais sur Facebook, la plupart des personnes ont un vrai profil, avec leur vrai nom et leur vraie face d'affichée en photo de profil. Donc on sait qui ils sont! Et ils ne se gênent pas plus!! Et c'est ça qui me dépasse!!!

Je ne commente jamais les articles publiés par les pages de La Presse ou L'Actualité, justement parce que peu importe ton opinion, tu peux vas te faire répondre que tu as tort, que tu n'es qu'un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle. Il y aura toujours quelqu'un de volontaire pour provoquer autrui, pour chercher le trouble, pour "mettre la marde". 

Si je fais un billet là-dessus, c'est que j'ai fait l'erreur, il y a quelques semaines, de commenter pour la première fois de ma vie un article venant de la page de La Presse traitant du vaccin contre le virus du VPH. J'ai commenté pour des raisons personnelles, car je suis touchée de près par ce virus qui, dans le pire des cas, peut causer le cancer du col de l'utérus. Ce n'est pas tant le virus qui est un débat sensible, mais bien celui des vaccins en général. Eh bien, laissez-moi vous dire que plus jamais, au grand JAMAIS, je n'émettrai mon opinion en ligne. Une fille, que je peux identifier car son profil Facebook n'était pas anonyme, a ciblé mon commentaire et m'a envoyé un tas de statistiques incompréhensibles sur les cas de cancers et a dit tel quel "Voilà, j'attends tes arguments maintenant!". Eh bien, elle les attend toujours.

On est qui, pour juger ce que les gens font de leur vie, ou de ce qu'ils vivent dans leur quotidien? Quand et pourquoi s'est-on accordé le droit de commenter à tout vent, d'intimider les autres quand ils n'ont pas la même opinion que nous (car oui, je considère cela comme de l'intimidation)? Demandez donc à Safia Nolin, récipiendaire du Félix de la révélation de l'année au dernier gala de l'ADISQ, ce qu'elle en pense de cette cyber-intimidation? Elle est montée sur scène pour chercher son trophée, et les réseaux sociaux se sont enflammés. Pourquoi? Parce qu'elle était vêtue d'un jean, d'une veste de laine et d'un t-shirt de Gerry Boulet. Tsé quand c'est rendu qu'on ne peut même plus s'habiller comme on veut! Elle aurait pu être en pyjama que ça ne m'aurait pas empêché de dormir outre mesure... 

Je pourrais vous parler de féminisme tant qu'à y être, car personne n'a commenté les looks de Jean Leloup, de Philippe Brach ou des gars des Cowboys Fringants à cette soirée, qui n'étaient pas en tenues de gala eux non plus. C'est sûr, ce sont des hommes. Mais dès qu'une femme commet un "impair" en mode aux yeux des autres, on la varlope. Et après ça, on va me faire croire qu'on n'a plus besoin de féminisme en 2016... 

Mais ça, c'est un tout autre sujet. 

mardi 30 août 2016

L'art de débattre pour ne rien dire

Premier billet de la rentrée (même si je ne vais plus à l'école depuis plusieurs années déjà...): l'allaitement en public.

Non, je ne suis pas maman, et je ne le serai jamais. Je n'ai donc aucune expertise dans le domaine et je n'ai aucunement la prétention de dire que je suis une experte là-dedans. Je ne ferai qu'un simple commentaire, car je commence à être pas mal tannée de tout ce bruit pour rien.

On peut-tu en revenir du maudit débat de l'allaitement en public??? Encore ce matin, sur Facebook, j'ai vu un article parlant d'une mère qui allaitait sa fille dans un centre commercial et qui s'est faite apostrophée par une dame qui lui a demandé d'aller dans les toilettes pour nourrir son enfant. Quand un bébé a faim, il a faim et c'est tout. On accepte la situation, on laisse la mère faire son travail et on passe à un autre appel. Les gens s'attendent à quoi? À ce que la mère laisse son bébé mourir de faim? 

J'avoue honnêtement que je ne comprends pas pourquoi c'est devenu un débat de la sorte. Ça a toujours été comme ça: bébé pleure, maman lui donne le sein. Rien de plus normal. La fonction primaire des seins est de nourrir sa progéniture. Point final. Aucune maman ne peut prévoir quand l'estomac de son enfant se manifestera. Si ça arrive dans un centre commercial, une bibliothèque ou une piscine publique, c'est de même et c'est tout. Tu t’assoies et tu nourris ton enfant. Si des gens voient ce geste comme quelque chose d'indécent ou une démonstration sexuelle, ce sont eux qui ont un problème, pas la mère.  Ils auraient intérêt à réviser leurs cours de biologie et d'anatomie 101.

Maintenant, est-ce qu'on peut passer à un autre appel, svp?

Et c'est comme ça que Viv règle les grands débats de ce monde! Non, non, n'applaudissez pas, je n'en demande pas tant!  

lundi 31 août 2015

La marmite va déborder

Je m'excuse d'avance, car ce sera un billet de médisance.

Demain, notre colocataire va déménager. Je devrais plutôt dire notre chambreur, car il loue notre deuxième chambre et n'a pas de bail. Au départ, on avait comme objectif de trouver quelqu'un pour un maximum de six mois, mais quand il est venu visiter, il a dit souhaiter rester pour un an. Puisqu'il avait l'air bien correct, on a accepté. Il reste à l'appart depuis fin juin 2014. Il devait partir en juillet, mais il y a eu des "complications" et finalement, on en est arrivé au 1er septembre. Comme il a toujours bien payé et qu'on ne le voit pas beaucoup, on a accepté pour ça aussi.

Mais là, il est définitivement temps qu'il parte parce que je n'en peux plus. C'est vrai qu'on ne le voit pratiquement pas, il travaille à temps plein, rentre pour manger en fin d'après-midi, repart ensuite pour on ne sait trop où et revient pour dormir. S'il reste à l'appart, il est dans sa chambre en tout temps, la porte fermée. De quoi je peux bien me plaindre, vous demandez-vous? De tout. 

Toute sa personne me tombe sur les nerfs. Je n'ai pas d'explication rationnelle, je suis pourtant une fille qui accepte tout le monde normalement, mais dans son cas, il réveille en moi un niveau d'intolérance que je ne soupçonnais pas. Je me suis découvert un sale caractère. Quand il est là, il fait tout fort. Quand il mange, c'est l'enfer tellement il fait du bruit. Je crois qu'il a le nez bouché, alors il doit probablement mastiquer la bouche ouverte et prend des inspirations comme s'il était branché sur un respirateur artificiel. Il aspire sa nourriture d'une telle façon que ça me lève le cœur, tellement que je suis obligée de quitter la pièce quand il s'installe à table. Il éternue aussi comme si c'était la chose la plus souffrante qui existe sur la Terre, à en déchirer les tympans.

J'ai le sommeil léger, très léger, donc je me réveille au moindre bruit et en plus, nos murs sont faits en carton. Le matin, il se lève vers 5h00-5h30 pour déjeuner. Ensuite, il fait un nombre inexplicable d'allers-retours entre sa chambre et la salle de bain. Il marche comme s'il pesait 300 lbs, en piochant de tout son être, alors qu'il n'a pas une once de gras sur le corps. Je vous laisse deviner... eh oui, ça me réveille à chaque matin. Ensuite, il retourne vers la cuisine pour préparer son lunch et coupe des fruits et des légumes pendant 15 minutes. Disons qu'il n'est pas délicat du couteau non plus. Il y a eu certaines périodes où, miraculeusement, j'ai bien dormi le matin. Étrangement, je ne l'entendais pas. Mais dernièrement, ça ne fonctionne juste pas.

J'ai demandé plusieurs fois à mon amoureux de lui parler, mais il n'a jamais voulu. Il voulait que je le fasse moi-même et il avait raison. Mais je ne voulais pas lui parler. Parce que même si je ne suis pas la personne la plus orgueilleuse du monde, je n'ai jamais voulu piler sur la parcelle d'orgueil que je possède. Ce gars semble incapable de communiquer avec nous. Il ne dit même pas bonjour quand il rentre le soir et qu'on est assis dans le salon, qui donne juste devant la porte d'entrée. Il nous parle juste s'il est obligé de le faire et ça aussi, ça l'air souffrant. Il a fallu lui demander s'il déménageait cette semaine, sinon je pense qu'il ne nous l'aurait jamais dit. Alors, je m'obstine depuis un an à ne pas lui parler non plus parce que ça m'insulte.  

Voilà. Je n'en ai pas parlé en un an et je n'en parlerai plus, puisqu'il s'en va. Mais il fallait que ça sorte. Merci de votre écoute. Je m'en vais faire une sieste bien méritée.


mardi 27 janvier 2015

C'est interdit!

J'aime beaucoup les réseaux sociaux comme Facebook, pour rester en contact avec les gens que j'aime et aussi ceux que je vois moins souvent. Ça permet aussi de se tenir au courant des dernières nouvelles, dernières tendances, etc. Ça permet aussi de se joindre à divers groupes qui rejoignent nos intérêts et nos allégeances, comme dans mon cas, celui de personnes pré et post-greffées. On peut poser des questions sur ce qui nous préoccupe et demander conseil sur pleins de sujets.

Mais comme dans toute chose, ça a aussi des inconvénients. Je le remarque surtout depuis ces derniers temps. À tous les jours, les gens publient des commentaires ou des questions sur ce qui est interdit de faire ou la nourriture qu'on ne peut pas manger en tant que greffés pour éviter tout contact potentiel avec des bactéries. Et tout ce beau monde se contredit, énonce des faits qui s'avèrent en réalité être erronés, ou mentionne des choses qu'on ne peut supposément pas faire dont je n'étais pas au courant. Je vous donne quelques exemples pour rendre ça plus concret. Il y a une liste officielle d'aliments à éviter à cause de la transmission potentielle de bactéries, compte tenu que les greffés ont un système immunitaire plus faible de par la prise des médicaments anti-rejet. On retrouve entre autres le pamplemousse et l'orange de Séville (qui contiennent une molécule venant directement en interaction avec les anti-rejet), les œufs crus, tout ce qui est viande, volaille, poisson ou fruits de mer crus ou fumés, les germes crues, les fromages non pasteurisés, etc. Bref, ce sont des aliments qui peuvent être plus dangereux de consommer dans mon cas et qui peuvent aussi provoquer des effets indésirables chez des personnes avec un système immunitaire normal, mais à plus faible risque, puisque tout ce qui est cru, non pasteurisé, mal lavé, est susceptible de contenir de mauvaises bactéries.

J'ai demandé à la nutritionniste de la clinique de greffe de m'envoyer une liste de ces aliments à éviter il y a quelques semaines, car je commençais à être sérieusement mélangée en lisant à peu près n'importe quoi sur Internet. Peut-être une semaine plus tard, quelqu'un a publié un commentaire mentionnant que les yogourts de marque Liberté sont à éviter pour les greffés car ils contiennent des probiotiques (trop de bactéries à gérer pour notre système). Ce serait supposément la même nutritionniste citée plus haut qui aurait communiqué cette information. Pourtant, ce n'est pas écrit dans le document que j'ai reçu. Aujourd'hui, j'ai vu que les petits contenants de lait et de crème à café dans les restaurants ne seraient pas sûrs non plus. Et dans un tout autre domaine, les piscines publiques ainsi que les spas, même personnels, seraient proscrits. J'en viens sérieusement à avoir mal à la tête.

Ça fait cinq ans que je suis greffée. Je fais attention du mieux que je peux dans ma vie de tous les jours pour éviter les situations à risque et les contaminants. Je me lave constamment les mains. Je lave les draps, les serviettes, les comptoirs, la salle de bain très souvent. Mais à prendre conscience de tous ces interdits qui se rajoutent au fur et à mesure que les années avancent, je commence à trouver ça lourd. Car on s'entend que si vous voyiez la liste complète des aliments à ne pas consommer, vous penseriez que ce serait peut-être mieux que je me limite à boire de l'eau et à manger du pain. Et à rester enfermée dans mon appartement, tant qu'à y être. Ou me promener avec une combinaison d'astronaute, c'est au choix.

Je commence à être frustrée, parce que si c'est vrai que l'on ne peut pas manger telle chose ou faire telle activité, comment se fait-il qu'on ne soit pas au courant de tout cela? En cinq ans, j'ai souvent acheté du yogourt Liberté parce que j'aime beaucoup la texture du yogourt grec, et je me suis baignée dans le spa de mes parents à tous les étés, puisque je pensais que l'interdiction s'appliquait seulement sur les spas publics. Et je n'ai jamais eu de problèmes. Je suis peut-être colonisée par des tonnes de bactéries, et pourtant, mes poumons sont en pleine forme. Et je n'ai certainement pas envie de commencer à me restreindre plus que je le fais déjà. Je n'ai pas été greffée pour arrêter de vivre, encore moins pour m'empêcher de manger ce dont j'ai envie. Donc, je mange des sushis et des steaks saignants, et je me sers des petits cups de lait dans les restaurants. Et si un jour, mon amoureux et moi décidons d'aller passer une semaine dans le sud, je vais profiter de la piscine et du bar dans la piscine et du spa, merci bien.

Ce qui me frustre, en fait, c'est qu'il n'y ait pas de document officiel à la disposition des personnes greffées énumérant tout ce qui est permis ou non, dans tous les domaines. J'en ai marre de lire des trucs différents à toutes les semaines et de me sentir coupable parce que j'ai déjà consommé cet aliment ou fait cette chose défendue. Je me suis préparée une liste de questions pour mon prochain passage à la clinique en février. J'ai bien l'intention d'avoir des réponses. Je ne crois pas que ce soit trop demandé que d'avoir l'heure juste une bonne fois pour toute. Amen.

vendredi 24 août 2012

L'heure du conte

Je vais vous raconter une petite histoire.

Il était une fois une jeune femme qui, en 2004, après avoir passé au travers de son cégep sans trop d’anicroches, s'est inscrite à l'université en travail social, dans le but un jour de devenir travailleuse sociale. Elle a réussi à faire sa première année à temps plein, et puis, rendue en deuxième année, son état de santé s'est mis à dégringoler, résultat de la fatigue, du stress et d'une trop grosse charge de travail. Elle a donc fait une coupe à blanc dans ses cours, pour se retrouver à temps partiel. Au travers des hospitalisations, des grèves étudiantes, et finalement d'une entrée sur la liste d'attente pour une greffe de poumons, elle a complété tout son parcours théorique. Ne lui restait plus que l'année de stage pour atteindre le but ultime, devenir bachelière en travail social. N'ayant plus la force nécessaire pour suivre l'horaire du stage, qui équivaut à une charge de temps plein, elle a donc décidé d'attendre de voir si la vie allait lui donner une nouvelle chance grâce à de nouveaux poumons. En 2009, le miracle s'est produit: un donneur s'est pointé et elle a pu recommencer à vivre.

Toute heureuse d'être enfin remise sur pied, la jeune femme a décidé de s’inscrire au stage à l'automne 2010. Elle a attendu patiemment que le moment arrive, prenant du temps pour refaire ses forces, jusqu'au beau jour où elle a fait son entrée dans le monde hospitalier. Elle croyait bien y être enfin arrivée. Mais le sort en ayant décidé autrement, 1 mois et demi plus tard, épuisée physiquement et mentalement, elle a dû se rendre à l'évidence: elle avait repris le chemin des études trop tôt après son opération. Amère et déçue, elle a abandonné son stage pour s'occuper de sa santé. À l'hiver, ne voulant pas passer ses journées sur le divan à regarder la télé, l'idée de prendre un cours de psychologie pour le plaisir s'est formée dans sa tête. C'est ce qu'elle a fait. Entre temps, le processus de placement en stage avait repris et elle a réussi à se trouver une autre place dans un milieu totalement différent. Cette fois serait la bonne!

Mais non. La vie lui réservait encore bien des surprises. En août 2011, une fichue encéphalite l'a cloué sur un lit d'hôpital pendant 2 mois, annulant par la même occasion ledit stage. Une autre année de perdue. La jeune femme ne comprenait plus rien. Pourquoi la vie ne lui accordait-elle pas une chance? Bien que fort découragée au départ, lorsque ses forces sont revenues, elle s'est retroussée les manches pour partir à la recherche d'une troisième place de stage, en espérant que ce soit la dernière. Elle l'a trouvée. Maintenant, elle attend patiemment la rentrée scolaire.

***

C'est toute une histoire, hein? On ne peut que lui souhaiter que tout fonctionne sur des roulettes, cette fois-ci, à cette jeune femme. Eh bien, ça l'air que ça ne passera pas comme ça.

Je n'ai jamais pris position dans tout ce débat sur la hausse des frais de scolarité. Parce que peu importe le camp que tu choisis, ça finit toujours par causer de la chicane. Parce que je n'aime pas les conflits et que moi, tout ce que je veux, c'est avoir mon diplôme! Mais comme je suis dans une association étudiante qui a la tête dure, de la façon que c'est parti, je ne l'aurai pas. Malgré tous mes efforts. La grève dans mon association a été reconduite hier. À 58%.

Si on fait un petit calcul, de 2004 à 2012, ça fait exactement 8 ans que j'ai entrepris mes études. Un bacc en travail social prend normalement 3 ans. 8 ans, bordel!

En ce moment, si je n'avais pas peur de me casser les os de la main, je donnerais un bon coup de poing dans un mur. Vous allez me dire que je suis égoïste, que je dois penser aux générations futures qui vont subir cette hausse de frais, qu'elles ont le droit d'étudier autant que moi, etc. Je m'en fiche. Moi aussi, j'ai le droit d'étudier, de faire avancer ma vie, mais on m'empêche de le faire!

Alors, en ce moment, j'emmerde tous les carrés rouges du Québec!!! 

Bon, reste plus qu'à trouver me trouver un autre plan de carrière, qui n'implique pas des études universitaires....

mardi 12 juin 2012

Qu'on ne touche pas à ma bible!



On copie ma bible de la cuisine! Sacrilège!

En plus d'avoir son propre magazine, publié environ aux 3 mois, il a son émission de télé cet été et aura une quotidienne à TVA à la rentrée. Comme Ricardo! Regardez-le aller, il va bientôt se mettre à vendre ses propres articles de cuisine, signé M je te gage! Il n'avait pas assez de ses restaurants, ce Louis-François Marcotte?

Je veux bien que Ricardo n'a pas le monopole dans le domaine de la cuisine, et qu'il n'y a pas 50 façons de faire (parce que j'ai feuilleté le nouveau magazine de Marcotte, ça se ressemble en maudit!), mais c'est bizarre, ça laisse une impression de déjà vu. Les thèmes sont les mêmes pour cet été: le barbecue, bien évidemment. Il y a juste le look qui diffère; Ricardo n'a plus assez de cheveux pour se laisser pousser le toupette!

En tout cas, moi, je jure fidélité à mon premier amour de la cuisine, même si des petits jeunots osent se pointer le bout du nez pour lui faire concurrence. Ce n'est pas parce qu'il a une belle gueule que je vais lui tomber dans les bras aussi facilement, à ce jeune chef! Je ne suis pas une fille facile, moi!

mercredi 9 mai 2012

On me fait mariner

6 semaines d'antibiotiques!!!

Au départ, on m'annonce que je dois avoir des antibiotiques par intraveineuse pendant un minimum de 3 semaines pour empêcher qu'une infection se développe dans mes sinus fraîchement opérés. Le lendemain de l'opération. Alors qu'on m'avait seulement avisé que je devais passer une petite nuit à l'hôpital. Une fois la pilule avalée, je me suis dit, allons ce n'est pas si long que ça, ensuite tes sinus vont être tout neufs!

Mais là, de 4 à 6 semaines dépendant s'il y a encore beaucoup d'inflammation dans mon nez, c'est de l'abus! Pas de douche pendant tout ce temps, c'est une vraie torture. Que dis-je, un supplice! Je déteste prendre des bains. J'ai l'impression de mariner dans ma saleté. Et se laver les cheveux au lavabo, pas très agréable non plus.

Je sais bien que j'ai passé 2 mois et demi à l'hôpital l'été passé, loin de mes petites affaires, ce qui est encore pire, mais tout ça me donne un étrange arrière-goût de déjà vu.

Vraiment pas prévu au programme.

lundi 19 décembre 2011

Are you ready to rumbleeee?

Je n'avais jamais vraiment regardé un combat de lutte avant hier, et j'avoue ne pas avoir l'intention de récidiver. Quel "sport" totalement déjanté, animal et primaire. Que dis-je, barbare! Des espèces de brutes en rut, habillées en shorts de latex serrés, les muscles qui pètent de partout, les gros tatouages, le sur-bronzage, tout est trop. En plus qu'on sait depuis des lunes que l'issue des combats est arrangée d'avance, voire chorégraphiée, c'est encore plus désolant de voir que les arénas où c'est présenté sont bondées de monde. Les gens sont même prêts à se payer un souper au restaurant pour voir un gala sur Paperview et se mettent à crier quand il y a des coups "spectaculaires". La déchéance totale.

Hier, c'était le spécial Tables, ladders and chairs. Encore pire, des lutteurs se sont battus à coups de masse dans le front. Je veux bien qu'ils ne se frappent pas pour vrai, mais parmi leur public, il y a des adolescents, avec les émotions à fleur de peau, qui enregistrent tous leurs mouvements et peuvent bien se dire un jour, "Tiens, si je faisais pareil moi aussi!". Je suis vraiment contre la glorification de la violence gratuite comme ça. Honnêtement, je trouve ça scandaleux. Surtout que c'est un "show". On se donne en spectacle, on fait payer les gens pour ça, et après, on se demande pourquoi on est incapable de régler nos différends autrement que par la violence. C'est sûr qu'on ne connaît pas autre chose quand tout ce que l'on a en exemple sont des gros colosses vulgaires gonflés à bloc qui se tapochent dessus avec des échelles de 8 pieds.

Indignation totale.

dimanche 24 juillet 2011

Votre appel est important pour nous

Ça fait quoi, des semaines et des semaines qu'on attend notre nouvel ensemble de chambre à coucher? Si je mets toutes ces semaines ensemble, on doit certainement être rendu à un mois, deux mois... Pas de lit en stock, ils doivent le faire venir par bateau. Ça arrive enfin, les têtes de lit reçues sont abîmées par le voyage en mer. On rajoute d'autres semaines d'attente. À la date indiquée, j'appelle ma chère vendeuse enceinte jusqu'aux oreilles qui me dit qu'elle a tout en entrepôt et qu'elle ne comprend pas comment ça se fait que le service de livraison ne m'a pas fait signe pour choisir une date. Là, déjà, je commence à pomper.

Samedi matin, j'étais toute énervée de croire qu'on allait enfin dormir une première nuit sur un bon matelas, dans des draps neufs. "Emballe-toi pas trop, tant que ça ne sera pas monté..." me dit sagement mon homme. Et il avait bien raison! Le livreur vient nous voir, l'air penaud, "J'ai pas les vis pour monter votre base de lit... On a cherché tout le camion. Ça va prendre un autre technicien pour revenir vous arranger ça."

Évidemment, le merveilleux service à la clientèle est fermé la fin de semaine, je dois donc attendre à lundi matin avant de leur vider mon sac de frustration. Oh que je ne voudrais pas être à la place de la personne qui travaille au département des plaintes! Il ou elle n'a qu'à bien se tenir, j'attends juste ça lui faire un brin de jasette! En toute courtoisie, évidemment. *tousse tousse*

jeudi 14 juillet 2011

De l'autre côté du fleuve

C'est officiel, je m'achète un canot de sauvetage et je l'attache sur le toit de Petite Mazda. Histoire d'être bien préparée à chaque fois que j'ai à traverser le foutu pont Champlain. Il va tomber, merde! Ça prend quoi au gouvernement Harper à se décider de mettre en branle un chantier de construction? Que des personnes meurent? Ah, mais c'est vrai, il s'en fout parce que nous, pauvres Québécois, on n'a pas voté pour lui aux dernières élections. Fallait bien que ça nous retombe sur le nez un jour... ah tiens, c'est le pont qui va nous tomber dessus.

Un yacht privé, c'est-tu ben cher?

On a vu un chevreuil qui traversait tranquillement la rue dans le parc industriel. Oui oui, un chevreuil! Attendez une minute. Je ne pensais pas que de se déplacer de l'autre côté du fleuve signifiait que je me retrouvais automatiquement en campagne. Un peu plus, je me mets à guetter les mouches noires. Des chevreuils et un pont chambranlant! C'est le bouquet!

C't'idée aussi d'être tombée amoureuse d'un gars de la rive-sud...

jeudi 19 mai 2011

Cas d'inconscience

Déjà que ça se promène en BMW et que ça coupe tout le monde sur le boulevard, il faut qu'en plus, ça jette ses cochonneries par la fenêtre! Aucun respect pour les gens et encore moins pour l'environnement.

Il paraît que c'est mieux de ne pas souhaiter de malheurs aux autres, au cas où ça nous retomberait sur le nez. Mais des fois, c'est bien difficile de se retenir...

jeudi 28 avril 2011

La tempête est passée

J'ai ragé, j'ai tempêté, j'ai presque crié, j'ai argumenté, j'ai même sacré, et finalement j'ai pleuré. Le problème est-il réglé? Pas complètement, mais au moins, l'abcès qui avait pris beaucoup d'ampleur depuis un peu plus d'un mois a été crevé. Fatigue, ennui, nerfs à vif, on peut mettre ça sur le dos de pleins de facteurs. Chacun a ses torts, chacun reste un peu sur ses positions.

Il n'y a finalement pas de date officielle pour notre souper. Il comprend ma déception et ma frustration, et a admis que certaines de ses vieilles habitudes de célibataire sont plus difficiles à perdre que d'autres. Mais il a aussi amené un bon point, qui est que ce serait mieux de se prévoir une vraie belle fin de semaine complète, réservée pour nous deux pour bien célébrer, sans dérangement, sans distraction. Je suis bien d'accord, au fond. Je voulais souligner notre anniversaire de façon parfaite. De voir mes plans être contrecarrés, additionné à tout le reste, ça a été la goutte qui a fait déborder le vase. Une grosse goutte.

Pour ce qui est du hockey... je vais tenter de rester patiente. C'est ça la vie de couple, non? Faire des compromis et mettre de l'eau dans son vin et tout le reste...

On commence à magasiner un ensemble de chambre à coucher, ce qui est tout de même un projet commun, et c'est lui qui l'a proposé ce matin. Un petit pas pour mon homme, un grand pas pour notre couple?

mardi 26 avril 2011

Le don de me mettre en furie

Des fois, genre comme maintenant, je suis tannée de passer après le hockey et les foutus Canadiens. Je n'ai rien contre le fait d'avoir des passions dans la vie, c'est même important, mais il y a toujours bien des limites. Surtout quand ça va faire un an que je suis avec mon homme et que c'est le moment de célébrer un peu. Je ne demande pas grand-chose, pas de cadeau extravagant, ni même de nuit dans un hôtel de luxe, juste un souper en tête à tête au restaurant, bonne bouteille de vin incluse.

Mais de me faire répondre qu'il joue au hockey jeudi et vendredi soir, et que samedi soir les Canadiens vont peut-être jouer leur match ultime, donc que ça va aller à plus tard, ça me donne des envies de le planter là. Un an de relation ou pas. Je ne parle pas d'une occasion insignifiante ici, et il me semble que je ne demande pas la lune non plus. "Oui mais chérie, si le Canadien joue, tu le sais que j'aurai pas envie d'être au resto, j'aurai pas la tête à ça!" Mais tu devrais avoir la tête à ça! Je suis ta blonde bordel, c'est avec moi que tu sors, pas Carey Price!

J'ai peut-être l'air d'une enfant de 5 ans qui rouspète pour rien, mais là désolée, je suis en tabarnak. Il n'enterre pas sa mère, c'est une foutue game de hockey!!! Et ça fait me sentir comme si tout ce qu'on a partagé depuis un an ne compte pas à ses yeux. J'ai beau essayé de me raisonner en ce moment, il n'y a rien qui fonctionne. Et ça me fait me sentir ridicule en même temps, mais j'ai l'impression de faire beaucoup de sacrifices depuis qu'il travaille comme un fou et qu'on ne se voit jamais. Et là enfin, il a cinq jours de congé, qui tombent plutôt bien, et il n'est même pas prêt à faire un effort.

Briser des assiettes sur le plancher de la cuisine, c'est-tu un bon remède, ça?

jeudi 10 mars 2011

Inconcevable

J'ai eu le cœur qui s'est arrêté et tout le corps en entier qui s'est ensuite mis à trembler mardi soir, les yeux rivés sur les gros écrans du restaurant sportif (bon ok, la Station des Sports à Brossard).

Je pensais sérieusement qu'il était mort, le numéro 67.

C'est pour ça que je suis incapable de regarder les innombrables reprises de la séquence qui a envoyé Max Pacioretty tête première dans un poteau de métal. Les tremblements reprennent de façon incontrôlable.

Est-ce qu'on peut juste, s'il-vous-plait, suspendre le gros épais de 6 pieds 9, voire l'expulser de la ligue de hockey, et arrêter de montrer ces images tirées d'un film d'horreur?

Après ça, il va venir dire devant les caméras qu'il ne savait pas qui était le joueur devant lui sur la glace. Ben oui. Pis moi, je suis une championne de patinage artistique, tsé!

I'm sorry, I don't speak English

Cou donc, au Québec, qu'est-ce qu'on a donc tous contre l'anglais comme langue seconde?

Oui oui, je pars ce texte avec cette belle question! À en croire les ardents défenseurs de la loi 101, je suis équipée pour partir un débat. Je la trouve bonne, moi, l'idée de Jean Charest d'implanter des cours d'anglais intensif à tous les élèves de 6e année du primaire. C'est important de savoir parler l'anglais de nos jours, même pour nous petits Québécois que nous sommes.

Ce n'est pas une tare, ni un défaut, ni une calomnie que d'être bilingue, trilingue, polyglotte même! Savoir maîtriser plus d'une langue, c'est une richesse, une ouverture sur le monde qui nous entoure, voire une belle opportunité de découvrir une culture qui nous était alors inconnue. J'ai une amie, née de parents chinois, qui parle aussi bien le français que l'anglais que le cantonais! Le cantonais! C'est bizarre, mais personne ne critique ceux qui parlent plus de deux langues couramment. Mais dès qu'on ose tenter de promouvoir l'apprentissage de la langue de Shakespeare chez nos enfants, ça monte aux barricades.

Dans mon temps (ayoye!), à la sortie du primaire, je connaissais les mots "I go to the park" et c'était à peu près tout. Gros choc en arrivant au secondaire, où mon professeur ne disait pas un mot de français de toute la période d'anglais. En bon québécois, je comprenais fuck all. Et ça me décourageait profondément. Parce que j'aimais l'anglais. Parce que mes parents étaient bilingues et que je voulais l'être aussi. Je l'ai perfectionné à ma façon, en lisant des livres en anglais accompagnée de mon dictionnaire pour chercher les mots dont je ne connaissais pas le sens. Je suis par la suite devenue caissière dans une épicerie, où une grande majorité des clients étaient anglophones. Ensuite, ce fut la publication de textes en anglais sur Internet. En ai-je perdu mon français? Est-ce que j'écris ma langue maternelle toute croche? Est-ce que je lis moins de livres d'auteurs francophones? Trois fois non.

Voilà.

Pour un beau point de vue sur la chose, allez lire l'article de Rima Elkouri de La Presse.

lundi 21 février 2011

Dans la cour du voisin

Se mêler de ses oignons dans la vie, est-ce si dur que ça? Il me semble qu'on a déjà assez de se tripoter la mousse de nombril sans devoir aller dire aux autres quoi faire. Il y a de ces sujets plus que délicats qu'on ne devrait jamais aborder, selon moi, comme la manière d'élever ses enfants ou la gestion de son couple.

En as-tu des enfants, toi? Est-ce que ton couple est parfait? Es-tu la représentation de l'homme/de la femme idéal(e)? Si tu as répondu non à toutes ces questions, alors voilà, ne cherche pas plus loin. Va ton petit bout de chemin pis laisse faire celui de ton voisin. Il est bien capable de s'organiser tout seul!

Vivre et laisser vivre. Mon mantra de toujours. Amen.

mercredi 6 octobre 2010

Cherchez l'erreur

60 000 personnes se sont présentées pour la Marche Bleue à Québec dans l'espoir de voir revenir un jour la sacro-sainte équipe des Nordiques. 60 000 personnes pour une foutue équipe de hockey.

Le lendemain, un peu moins de 30 000 personnes sont allées marcher pour la cause du cancer du sein. Ça aurait pu, et aurait dû, être au moins 90 000. Mais les 60 000 manquantes étaient toutes à Québec la veille, ça l'air.

Y a-tu juste moi qui trouve ça illogique? On est prêt à donner de son temps pour un amphithéâtre qui va coûter des millions de beaux dollars au gouvernement, pendant que des milliers de femmes meurent du cancer parce qu'on préfère que les beaux dollars du gouvernement soient investis dans une fucking patinoire plutôt que dans la recherche médicale. Ou encore dans la construction d'un nouveau CHSLD pour nos personnes âgées qui se font trimballer d'un centre à l'autre parce qu'on ne peut pas leur offrir un endroit stable dans des délais raisonnables. La raison: trop d'attente parce que pas assez de ressources.

C'est bien certain, nos ressources en ce moment, elles ont toutes été cachées dans le costume de la mascotte Badaboum...

jeudi 30 septembre 2010

Un rythme improductif

Définitivement, le monde n'a pas été pensé pour accommoder les personnes ayant des limitations fonctionnelles ou organiques. On a tout axé sur la production, et par automatisme, on associe très rarement le mot limitation avec productivité. Dès que quelqu'un déroge, déborde du moule pré-défini, ça prend tout un aria de négociations pour en arriver à de fameux accommodements raisonnables. Qui sont loin d'être obtenus sans obstination et embûches diverses.

C'est déjà assez compliqué d'avoir à composer avec une différence au jour le jour, de ramer à contre-courant, sans devoir en plus se rajouter des démarches supplémentaires pour qu'on daigne nous accorder le même statut que les autres. Je suis déjà assez épuisée comme ça, je n'avais pas besoin qu'on m'en remette plus sur les épaules.

J'ai le droit de vouloir avoir un diplôme universitaire comme tout le monde, il me semble. Semblerait pourtant que mon rythme ne soit pas le bon. Pas assez productif ça l'air.

vendredi 13 novembre 2009

Ce soir, je m'indigne

Ai terminé de lire mon livre depuis hier chez le concessionnaire... une heure et demi d'attente pour faire changer l'huile à transmission, c'est long pas mal. Surtout quand tu as passé quatre heures dans le même concessionnaire la semaine précédente à attendre pour un foutu changement de pneus et une inspection, qui a fini par coûter la peau des fesses. La joie d'avoir une voiture...

Bref, pu de livre, je me rabats ce matin sur La Presse, histoire de faire le plein de bonnes (haha) nouvelles. Deux articles ont attiré mon attention, et pas nécessairement pour de bonnes raisons. J'ai été outrée dans les deux cas. Dépassée par les événements et un peu dégoûtée par l'état de notre supposée belle société québécoise. Deux situations complètement différentes mais définitivement décourageantes.

Sauvez cette école, SVP
L'école Félix-Antoine, pour raccrocheurs, située à Montréal. Tous les enseignants, tous, sont des bénévoles. Parce que cette école avec un but si noble, qui aide surtout des adultes souhaitant terminer leur secondaire, n'est pas subventionnée. Parce qu'elle n'entre dans aucun cadre, parce qu'elle devrait être rattachée à une commission scolaire pour que le gouvernement puisse l'aider. Pas moyen de faire une exception, de lui donner un statut particulier, parce que ça n'existe pas de statuts particuliers, selon madame la ministre Courchesne.

Excusez-moi là, mais "quessé ça bâtard?" Il y a eu une étude récemment qui disait noir sur blanc que le décrochage scolaire coûte des millions à la société et on ne veut même pas financer une institution qui se fend le derrière en quatre pour aider les raccrocheurs!!! Des profs bénévoles dans une école, avez-vous déjà vu ça? Moi jamais. Ce sont des saints ces gens-là. Et nos raccrocheurs qui prennent leur courage à deux mains pour revenir aux études, ils mériteraient un minimum de reconnaissance il me semble. Ils ont le droit d'avoir des rêves, des projets eux aussi. Ce sont de futurs travailleurs, qui vont rapporter de l'argent à l'État plus tard, parce qu'ils vont avoir fait des études supérieures grâce à des écoles comme Félix-Antoine. Il me semble qu'il y a une petite lumière qui devrait s'allumer en quelque part au ministère de l'Éducation. Mais non. Les décrocheurs, on les considère comme des rejets de la société, "faque" qu'ils mangent de la m...

Déformation professionnelle ici. Je sais. J'assume pleinement ma montée de lait.

Agression sauvage près d'une école de NDG
Un gentil samaritain a voulu porter secours à une dame qui se faisait harceler par un groupe de jeunes. Tout un groupe mes amis. Entre 20 et 40 jeunes! J'appelle pu ça un groupe, c'est un rassemblement! En tout cas! Retournons à notre homme, qui a voulu faire un bon geste et donner un coup de main à une dame en détresse. Sa récompense? Les jeunes se sont retournés contre lui, en le tabassant avec tous les objets qu'ils ont pu trouver, roches, planches de bois, name it!

Il y a de moins en moins de personnes altruistes dans ce bas monde qui sont prêtes à se porter à la défense des autres, et on se demande pourquoi. La voilà votre réponse. Parce que les bons gestes ne sont plus récompensés de nos jours, ils sont réprimés, punis. On vous laisse pour mort dans une ruelle, voilà ce qu'on en fait de votre bonté. Non mais où est-ce qu'on s'en va?

J'aurais vraiment envie de porter un gros jugement sale, et d'y aller du cliché "évidemment, les agresseurs étaient encore une fois des jeunes, sûrement délinquants". J'ai vraiment envie de le faire.

Mais j'ai ma petite voix de future TS qui me chuchote à l'oreille que ce n'est pas gentil. Que c'est continuer de propager un énorme préjugé à propos des jeunes. Et que ça n'aidera pas leur cause. Mais ils ne s'aident pas eux-mêmes en posant de tels gestes! Comment voulez-vous prendre la défense des jeunes dans une telle situation? Ça me fend le cœur, mais je suis complètement sidérée par tant de violence. Gratuite par-dessus le marché. Ça ne donne pas le goût de mettre des enfants au monde en tout cas.