Aucun message portant le libellé Un peu d'actualité. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé Un peu d'actualité. Afficher tous les messages

mardi 8 novembre 2016

Sombres heures

C'est l'automne. Il commence à faire froid. Nous avons reculé l'heure dimanche dernier, ce qui fait que le soleil se couche dès 16h30. Halloween est passé et les gens commencent à sortir leurs décorations de Noël. C'est le jour des élections américaines et le monde entier retient son souffle, de peur que Donald Trump devienne le prochain président des États-Unis. J'attends patiemment un appel de l'hôpital pour me faire opérer pour la deuxième fois pour le même problème de santé. Ma grosse Carmen d'amour est décédée d'insuffisance rénale.

C'est une période sombre et je sens la dépression saisonnière qui s'en vient...

mercredi 2 novembre 2016

Les commentaire sur les réseaux sociaux

Bon, allons-y d'une petite montée de lait ce matin (comme si ça ne m'arrivait jamais sur ce blogue...)!

Elle portera sur les merveilleux réseaux sociaux. Oh, ne vous méprenez pas, j'aime bien les réseaux sociaux. Je regarde mon fil d'actualités sur Facebook à tous les jours et j’inonde Instagram de photos de mes chats (ils sont siii beaux!). C'est divertissant, on peut y découvrir pleins de choses, entrer en contact avec des gens qu'on n'aurait jamais rencontrés autrement, etc. Mais, comme dans toute chose, il y a un autre côté de la médaille. Un mauvais côté. 

Le développement fulgurant des réseaux sociaux a entraîné, que dis-je, provoqué une désinhibition totale chez les utilisateurs, en ce sens que tout le monde peut maintenant dire tout ce qui leur passe par la tête, sans filtre, sans retenue, sans gêne aucune. Ta nouvelle photo de profil ne plait pas à Chose qui vit à l'autre bout de la province, tu peux être certain qu'il va s'empresser de te laisser un commentaire sous ta photo pour te dire à quel point il trouve que ton nez est trop gros pour ton visage, ou que tu as donc bien l'air d'une "guédaille" avec cet accoutrement-là. 

On dit souvent qu'Internet a créé un monstre, en ce sens que n'importe quel individu qui a une opinion peut la publier en ligne, sous le couvert de l'anonymat en plus, s'il le désire. C'est ce qui se passe souvent sur Twitter. Les gens twittent à qui mieux mieux, varlopent à la pelletée et n'ont probablement aucun remord. C'est peut-être vrai pour Twitter et les autres sites où il y a une section pour les commentaires, comme sur les sites de journaux (La Presse, le Journal de Montréal, etc.), mais sur Facebook, la plupart des personnes ont un vrai profil, avec leur vrai nom et leur vraie face d'affichée en photo de profil. Donc on sait qui ils sont! Et ils ne se gênent pas plus!! Et c'est ça qui me dépasse!!!

Je ne commente jamais les articles publiés par les pages de La Presse ou L'Actualité, justement parce que peu importe ton opinion, tu peux vas te faire répondre que tu as tort, que tu n'es qu'un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle. Il y aura toujours quelqu'un de volontaire pour provoquer autrui, pour chercher le trouble, pour "mettre la marde". 

Si je fais un billet là-dessus, c'est que j'ai fait l'erreur, il y a quelques semaines, de commenter pour la première fois de ma vie un article venant de la page de La Presse traitant du vaccin contre le virus du VPH. J'ai commenté pour des raisons personnelles, car je suis touchée de près par ce virus qui, dans le pire des cas, peut causer le cancer du col de l'utérus. Ce n'est pas tant le virus qui est un débat sensible, mais bien celui des vaccins en général. Eh bien, laissez-moi vous dire que plus jamais, au grand JAMAIS, je n'émettrai mon opinion en ligne. Une fille, que je peux identifier car son profil Facebook n'était pas anonyme, a ciblé mon commentaire et m'a envoyé un tas de statistiques incompréhensibles sur les cas de cancers et a dit tel quel "Voilà, j'attends tes arguments maintenant!". Eh bien, elle les attend toujours.

On est qui, pour juger ce que les gens font de leur vie, ou de ce qu'ils vivent dans leur quotidien? Quand et pourquoi s'est-on accordé le droit de commenter à tout vent, d'intimider les autres quand ils n'ont pas la même opinion que nous (car oui, je considère cela comme de l'intimidation)? Demandez donc à Safia Nolin, récipiendaire du Félix de la révélation de l'année au dernier gala de l'ADISQ, ce qu'elle en pense de cette cyber-intimidation? Elle est montée sur scène pour chercher son trophée, et les réseaux sociaux se sont enflammés. Pourquoi? Parce qu'elle était vêtue d'un jean, d'une veste de laine et d'un t-shirt de Gerry Boulet. Tsé quand c'est rendu qu'on ne peut même plus s'habiller comme on veut! Elle aurait pu être en pyjama que ça ne m'aurait pas empêché de dormir outre mesure... 

Je pourrais vous parler de féminisme tant qu'à y être, car personne n'a commenté les looks de Jean Leloup, de Philippe Brach ou des gars des Cowboys Fringants à cette soirée, qui n'étaient pas en tenues de gala eux non plus. C'est sûr, ce sont des hommes. Mais dès qu'une femme commet un "impair" en mode aux yeux des autres, on la varlope. Et après ça, on va me faire croire qu'on n'a plus besoin de féminisme en 2016... 

Mais ça, c'est un tout autre sujet. 

mardi 30 août 2016

L'art de débattre pour ne rien dire

Premier billet de la rentrée (même si je ne vais plus à l'école depuis plusieurs années déjà...): l'allaitement en public.

Non, je ne suis pas maman, et je ne le serai jamais. Je n'ai donc aucune expertise dans le domaine et je n'ai aucunement la prétention de dire que je suis une experte là-dedans. Je ne ferai qu'un simple commentaire, car je commence à être pas mal tannée de tout ce bruit pour rien.

On peut-tu en revenir du maudit débat de l'allaitement en public??? Encore ce matin, sur Facebook, j'ai vu un article parlant d'une mère qui allaitait sa fille dans un centre commercial et qui s'est faite apostrophée par une dame qui lui a demandé d'aller dans les toilettes pour nourrir son enfant. Quand un bébé a faim, il a faim et c'est tout. On accepte la situation, on laisse la mère faire son travail et on passe à un autre appel. Les gens s'attendent à quoi? À ce que la mère laisse son bébé mourir de faim? 

J'avoue honnêtement que je ne comprends pas pourquoi c'est devenu un débat de la sorte. Ça a toujours été comme ça: bébé pleure, maman lui donne le sein. Rien de plus normal. La fonction primaire des seins est de nourrir sa progéniture. Point final. Aucune maman ne peut prévoir quand l'estomac de son enfant se manifestera. Si ça arrive dans un centre commercial, une bibliothèque ou une piscine publique, c'est de même et c'est tout. Tu t’assoies et tu nourris ton enfant. Si des gens voient ce geste comme quelque chose d'indécent ou une démonstration sexuelle, ce sont eux qui ont un problème, pas la mère.  Ils auraient intérêt à réviser leurs cours de biologie et d'anatomie 101.

Maintenant, est-ce qu'on peut passer à un autre appel, svp?

Et c'est comme ça que Viv règle les grands débats de ce monde! Non, non, n'applaudissez pas, je n'en demande pas tant!  

lundi 2 février 2015

Les tendances de l'heure

Couper les produits laitiers parce que ça augmente la production de mucus dans le corps. 
Couper les aliments contenant du gluten parce que ça crée de l'inflammation. 
Couper le sel parce que ça peut boucher les artères. 
Couper le sucre parce que ça provoque le diabète. 
Manger de la viande bio pour éviter tout ajout d'hormones, de stéroïdes et d'antibiotiques. 

Avec tout ce qu'on lit sur l'alimentation et les milliers de conseils de nutritionnistes, c'est à ne plus savoir où donner de la tête. "Pour être en santé longtemps, il faut faire ci, il faut faire ça..." Je suis tout à fait pour avoir une bonne hygiène vie et bien manger, mais il faut avouer que ça devient de plus en plus difficile de s'y retrouver. Est-ce qu'on suit le régime paléolithique, ou bien on s'abonne à Weight Watchers, ou on s'inscrit au gym pour s'y entraîner cinq fois par semaine et consommer que des shakes de protéines? D'autres prônent une alimentation composée en grande partie de viande et de légumes, en coupant le sucre au maximum (donc le fameux "pain-pâtes-patates", et même les fruits parce que ça contient trop de fructose...), alors qu'on voit en même temps une grande montée du mode de vie végétarien et végétalien. Si je me fiais à tout ce que je lis ces derniers temps, je m'en tiendrais seulement à l'eau et au céleri. Ça ne fait pas des enfants forts, ça!

Alors, j'ai décidé d'y aller à ma façon. De continuer de manger des aliments que j'aime et qui satisfont ma faim, tout en coupant dans les cochonneries. Mais je me permets tout de même de manger de la poutine et du dessert quand j'en ai envie. Le but n'est pas de se priver; l'envie de tricher et de s'empiffrer est encore pire après, selon moi. C'est pourquoi mon amoureux et moi avons coupé de beaucoup notre consommation de viande, en incluant dans nos repas de semaine plus de tofu, légumineuses (haricots, lentilles, pois chiches), quinoa et compagnie. On a gardé le poisson, car on aime beaucoup la truite, le saumon et le thon, et puis c'est riche en oméga-3, ce qui est loin d'être mauvais pour la santé. L'idée, en fait, est d'avoir une alimentation plus variée. Et manger moins de viande ne peut pas nuire puisqu'on ne connait pas toujours la provenance de la viande achetée en épicerie, ni comment led bêtes sont nourries. 

J'ai aussi décidé de changer ma routine du déjeuner. Depuis des années, je mange toujours la même chose le matin, soit un demi-verre de jus d'orange pour prendre mes pilules, un bol de céréales ou de gruau, une toast, un morceau de fromage et un café. Je veux tranquillement intégrer les smoothies pour remplacer les céréales, puisque j'ai déjà une part de féculent avec mon pain grillé. Et pourquoi ne pas remplacer de temps à autre le café par un thé vert. Le café risque d'être plus difficile pour moi à substituer, parce que j'en ai besoin pour me réveiller le matin, mais ça ne coûte rien d'essayer. Paraît que c'est bon pour la santé, les antioxydants du thé vert!  

Pour ce qui est de la fameuse mode du "sans gluten", j'aime bien trop les pâtes pour le couper de ma routine. Je pourrais honnêtement vivre sur les pâtes. Bon, je pèserais probablement 200 lbs si j'adoptais ce mode de vie, mais je ne me rendrai pas jusque-là tout de même! Et puis, je ne suis pas intolérante au gluten, alors je ne vois pas la nécessité de m'en passer. Je pense que la clé du succès au final, c'est la modération. De manger ce qu'on aime sans abuser. De prendre des portions raisonnables, d'écouter sa faim et son sentiment de satiété, et d'avoir de la variété dans son frigo. On se complique déjà l'existence avec tout, pourquoi faudrait-il s'en rajouter en plus quand vient le temps de se nourrir? Tout est dans l'équilibre.

Maintenant, si seulement je pouvais trouver le moyen de me bouger un peu plus le derrière... Mais ça, ce sera pour un autre billet.

vendredi 24 août 2012

L'heure du conte

Je vais vous raconter une petite histoire.

Il était une fois une jeune femme qui, en 2004, après avoir passé au travers de son cégep sans trop d’anicroches, s'est inscrite à l'université en travail social, dans le but un jour de devenir travailleuse sociale. Elle a réussi à faire sa première année à temps plein, et puis, rendue en deuxième année, son état de santé s'est mis à dégringoler, résultat de la fatigue, du stress et d'une trop grosse charge de travail. Elle a donc fait une coupe à blanc dans ses cours, pour se retrouver à temps partiel. Au travers des hospitalisations, des grèves étudiantes, et finalement d'une entrée sur la liste d'attente pour une greffe de poumons, elle a complété tout son parcours théorique. Ne lui restait plus que l'année de stage pour atteindre le but ultime, devenir bachelière en travail social. N'ayant plus la force nécessaire pour suivre l'horaire du stage, qui équivaut à une charge de temps plein, elle a donc décidé d'attendre de voir si la vie allait lui donner une nouvelle chance grâce à de nouveaux poumons. En 2009, le miracle s'est produit: un donneur s'est pointé et elle a pu recommencer à vivre.

Toute heureuse d'être enfin remise sur pied, la jeune femme a décidé de s’inscrire au stage à l'automne 2010. Elle a attendu patiemment que le moment arrive, prenant du temps pour refaire ses forces, jusqu'au beau jour où elle a fait son entrée dans le monde hospitalier. Elle croyait bien y être enfin arrivée. Mais le sort en ayant décidé autrement, 1 mois et demi plus tard, épuisée physiquement et mentalement, elle a dû se rendre à l'évidence: elle avait repris le chemin des études trop tôt après son opération. Amère et déçue, elle a abandonné son stage pour s'occuper de sa santé. À l'hiver, ne voulant pas passer ses journées sur le divan à regarder la télé, l'idée de prendre un cours de psychologie pour le plaisir s'est formée dans sa tête. C'est ce qu'elle a fait. Entre temps, le processus de placement en stage avait repris et elle a réussi à se trouver une autre place dans un milieu totalement différent. Cette fois serait la bonne!

Mais non. La vie lui réservait encore bien des surprises. En août 2011, une fichue encéphalite l'a cloué sur un lit d'hôpital pendant 2 mois, annulant par la même occasion ledit stage. Une autre année de perdue. La jeune femme ne comprenait plus rien. Pourquoi la vie ne lui accordait-elle pas une chance? Bien que fort découragée au départ, lorsque ses forces sont revenues, elle s'est retroussée les manches pour partir à la recherche d'une troisième place de stage, en espérant que ce soit la dernière. Elle l'a trouvée. Maintenant, elle attend patiemment la rentrée scolaire.

***

C'est toute une histoire, hein? On ne peut que lui souhaiter que tout fonctionne sur des roulettes, cette fois-ci, à cette jeune femme. Eh bien, ça l'air que ça ne passera pas comme ça.

Je n'ai jamais pris position dans tout ce débat sur la hausse des frais de scolarité. Parce que peu importe le camp que tu choisis, ça finit toujours par causer de la chicane. Parce que je n'aime pas les conflits et que moi, tout ce que je veux, c'est avoir mon diplôme! Mais comme je suis dans une association étudiante qui a la tête dure, de la façon que c'est parti, je ne l'aurai pas. Malgré tous mes efforts. La grève dans mon association a été reconduite hier. À 58%.

Si on fait un petit calcul, de 2004 à 2012, ça fait exactement 8 ans que j'ai entrepris mes études. Un bacc en travail social prend normalement 3 ans. 8 ans, bordel!

En ce moment, si je n'avais pas peur de me casser les os de la main, je donnerais un bon coup de poing dans un mur. Vous allez me dire que je suis égoïste, que je dois penser aux générations futures qui vont subir cette hausse de frais, qu'elles ont le droit d'étudier autant que moi, etc. Je m'en fiche. Moi aussi, j'ai le droit d'étudier, de faire avancer ma vie, mais on m'empêche de le faire!

Alors, en ce moment, j'emmerde tous les carrés rouges du Québec!!! 

Bon, reste plus qu'à trouver me trouver un autre plan de carrière, qui n'implique pas des études universitaires....

jeudi 19 juillet 2012

Sexe = satanisme

J'ai vraiment de la misère à comprendre comment, en 2012, on peut considérer qu'une exposition qui enseigne le sexe aux adolescents de manière ludique, intéressante et interactive est "dégoûtante et satanique".

C'est à se demander dans quel monde ces gens vivent. Comment on peut penser une telle chose alors qu'il y a prolifération de la pornographie grâce à l'internet, qu'on remarque que les jeunes sont de plus en plus hyper sexualisés et que la propagation des ITSS et du VIH augmente sans cesse? Ce n'est pas parce qu'on éduque les jeunes qu'on va les pervertir. Au contraire! Il me semble que c'est notre devoir en tant que parents, que société, de les préparer à ce qui s'en vient, de répondre à leurs questions de la bonne façon. De ne pas vouloir les exposer à la sexualité risque de les pousser davantage vers le mauvais chemin. Penser qu'ils vont rester vierges et purs jusqu'à l'âge adulte en les privant d'information est utopique. C'est se mettre la tête dans l'autruche, comme a si bien dit le chef de feu l'ADQ. 

Vers 12-13 ans, ma mère m'a acheté un livre sur le sexe, Le sexe? Parlons-en, si je me souviens bien du titre. C'est certain que j'étais gênée quand elle me l'a donné, comme toute bonne adolescente qui a LA conversation avec ses parents. Mais j'étais bien contente après coup qu'elle n'ait pas cherché à faire comme si ça n'existait pas et qu'elle m'avait mis entre les mains un ouvrage qui pouvait répondre à toutes mes questions. J'aimais lire, alors apprendre sur le sexe par la lecture me parlait beaucoup. Au moins, quand je me suis retrouvée au lit avec mon premier chum, je n'ai pas paniqué à l'idée de ne pas savoir ce qui allait se passer, je savais à quoi m'attendre.

Ce n'est pas pervertir nos jeunes que de les éduquer. C'est de leur donner les outils nécessaires pour évoluer sainement dans la vie.

samedi 24 mars 2012

On veut étudier, on ne veut pas s'endetter

C'était assez impressionnant, en arrivant au métro Bonaventure jeudi, de voir la masse d'étudiants tous affublés de rouge ou du petit carré de tissu qui se dirigeait vers la Place du Canada. Sur le coup, je suis restée surprise de voir autant de monde, surtout à 12h30, mais je me suis vite souvenue que la manifestation commençait dans une heure. Je me trouvais chanceuse de ne pas être agoraphobe, parce que j'aurais certainement paniqué en les voyant tous arriver!

Même le chauffeur de l'autobus dans lequel j'étais par la suite semblait sympathique à la cause des étudiants. Un petit groupe marchait sur la rue Cherrier en direction du métro Sherbrooke, traînant des pancartes, et en passant près d'eux, il a klaxonné plusieurs fois. Les jeunes lui ont répondu en criant allègrement.

Je suis moi-même une étudiante, bien que ce ne soit pas le cas pour cette année, mais j'aurai à encaisser la hausse des frais de scolarité l'an prochain, soit pour ma dernière année d'études. Je dois avouer que je ne sais pas trop où me positionner dans ce débat. Je suis pour un meilleur financement des universités, parce qu'à voir l'état de certains locaux et matériaux éducatifs mis à notre disposition à l'université, ça commence à faire pas mal dur. En plus qu'il y a de moins en moins de professeurs engagés au profit des chargés de cours, ce qui fait qu'ils sont beaucoup moins disponibles en dehors des heures de classe parce qu'occupés ailleurs, on finit par passer pas mal de temps à courir après eux si on a une question à leur poser. 

Mais j'ai l'impression qu'on ne met pas nos priorités à la bonne place. Par exemple, pourquoi un recteur d'université devrait avoir un salaire aussi imposant que le PDG de Microsoft? Aussi, pourquoi ne rénove-t-on pas les locaux déjà existants plutôt que de construire de nouveaux pavillons et de se retrouver avec un désastre comme celui de l’Îlot voyageur dans le centre-ville de Montréal?

Ce qu'il aurait fallu, c'est de n'avoir jamais gelé les frais de scolarité par le passé, mais plutôt de les avoir augmenté progressivement, suivant l'inflation. Comme ça, cela se serait fait graduellement, et non tout d'un coup, ce qui aurait moins choqué les gens qu'une hausse subite de 75%. Parce qu'il faut payer. Dans ma tête, on ne peut pas y échapper. Oui, étudier est un droit, mais on ne peut pas s'attendre, dans la société d'aujourd'hui, à ce que ceux qui nous enseignent vont le faire gratuitement. Ça doit se payer ce salaire-là. Je suis d'accord que ça commence bien mal une vie adulte que de se retrouver avec des dettes énormes à la fin des études post-secondaires, mais c'est justement pourquoi je pense que le gouvernement devrait revoir le principe des prêts et bourses au lieu de s'entêter à garder leur plan d'action tel qu'il est. Élargir les balises, permettre aux jeunes dont les parents font un salaire un peu plus élevé que le minimum permis en ce moment de toucher à des bourses donnerait un bon coup de pouce. Oui pour qu'on fasse notre part pour notre système d'éducation, mais pas qu'on se mette dans le trou à tout prix.

Je n'aime pas donner mon opinion sur des sujets de ce genre habituellement, parce que j'ai souvent l'impression que je m'exprime tout croche, et aussi parce qu'il y a toujours quelqu'un pour réfuter mon point de vue. Et que je déteste les conflits. Mais après toutes ces semaines de grève, faut bien se prononcer un peu, surtout quand on est touché par le conflit.

lundi 30 mai 2011

Walking in the rain

Le décompte est terminé, les chèques ont été remis et nous avons marché. Sous la pluie et dans la bouette, mais nous étions bien présents!

La marche Destination Guérison a eu lieue hier et la section de Laval a réussi à ramasser 156 000$ pour Fibrose kystique Canada! Pour ma part, mon équipe a fait à peu près 1 436 beaux bidous! Pas mal tout de même. Un peu moins que l'an passé, mais l'essentiel, c'est d'avoir participé! (Je me sens comme si j'étais en train de faire un discours à des jeunes enfants...)

Petites anecdotes de l'après-midi:
- Je me suis achetée une belle bouteille d'eau réutilisable à l'effigie de la marche. Mon père, lui, portait fièrement la casquette.

- J'ai eu l'air un peu folle devant Stéphane Archambault, chanteur du groupe Mes Aïeux, en lui tendant frénétiquement un marqueur pour qu'il puisse décorer sa banderole avant le début de la marche. Ouais. Je suis comme ça, moi, j'aime rendre service à autrui (surtout quand autrui a une belle face de même!).

- Un capuchon d'imperméable, ça ne fait vraiment pas bien à tout le monde. Tout le monde étant moi. Au moins, je ne portais pas le poncho jaune avec Mickey Mouse dessus ramené de la Floride il y a de nombreuses années.

À l'année prochaine chers marcheurs!

mardi 3 mai 2011

C'est ça qui est ça

Que dire des élections quand tout semble déjà avoir été dit par les autres?

Alors, mon unique commentaire sera: je n'ai jamais voté pour ça!

En souhaitant que les quatre prochaines années ne seront pas trop pénibles pour le Québec...

lundi 2 mai 2011

Donnez généreusement

Je persévère à chaque année, mais ça me décourage toujours un peu plus.

C'est dur d'organiser des levées de fonds et de faire participer les gens à une cause. Peut-être parce qu'il y a trop de bonnes causes auxquelles donner, peut-être parce que les gens ne veulent juste pas se mobiliser, je ne sais trop.

Il reste un mois avant la marche Destination Guérison, au profit de Fibrose kystique Canada, et en tant que capitaine d'une équipe pour la troisième année (non-consécutive, car j'ai dû prendre une pause lors de mon attente de greffe), j'ai beau tenté de motiver les troupes, ça ne répond pas fort fort. Surtout des membres de ma famille, mon homme, quelques amis qui reviennent des années passées, mais pas vraiment de sang neuf. Je ramasse toujours un petit montant raisonnable, mais ça me laisse avec l'impression de ne pas en avoir fait assez.

Mais qu'est-ce que je pourrais faire de plus, justement? Je ne suis pas une très grande leader de nature... Je ne veux pas tordre le bras des gens non plus. On se fait toujours achaler de tous bords tous côtés pour donner par-ci par-là, alors j'imagine qu'on en arrive à ne plus savoir où donner de la tête. Ou juste avec l'envie qu'on nous fiche la paix. Mais ça reste important malgré tout de donner à son prochain! On pourrait tous avoir besoin de ce petit coup de main un jour, de ces investissements dans la recherche pour une maladie en particulier. Raison de plus pour continuer la sensibilisation!

Je me disais qu'avec l'aide des médias sociaux tels que Facebook, ça me donnerait une visibilité de plus, je pourrais accrocher l'attention de tous mes contacts. Mais je n'ai pas vu un grand changement. Oh well. Au moins, j'aurai fait ma part.

jeudi 21 avril 2011

Tête en l'air

Ayayayaye!

Je ne peux pas croire que j'ai oublié de vous dire ça! J'en fais la promotion sur Facebook, mais pas ici, endroit qui a été inspiré par l'événement même!

Mais de quoi je parle, vous demandez-vous tous à l'unisson?

Mais de la Semaine nationale du don d'organes et de tissus, bien sûr! Ça se termine le 24 avril! Alors vous avez encore le temps d'aller signer l'endos de votre carte d'assurance-maladie si ce n'est pas déjà fait! Une simple petite signature peut sauver jusqu'à 8 vies, grâce à tous vos organes. C'est fascinant, n'est-ce pas?

Je sais que bien des personnes ont encore des réticences par rapport au don d'organes, et même si je suis en général quelqu'un de très compréhensif et ouvert d'esprit, dans ce cas-ci, il m'est difficile d'être impartiale. Être contre le don d'organes me donne un peu le sentiment que vous êtes contre le fait que je suis encore en vie aujourd'hui. Je sais, c'est très radical de dire ça, mais je crois que des fois, desperate times call for desperate measures, comme on dit en anglais. Que ce soit basé sur des croyances ou que ce soit une question de culture, il reste quand même qu'une fois décédé, nos organes sont beaucoup plus utiles dans le corps d'une autre personne que six pieds sous terre.

Signez don!





jeudi 10 mars 2011

Inconcevable

J'ai eu le cœur qui s'est arrêté et tout le corps en entier qui s'est ensuite mis à trembler mardi soir, les yeux rivés sur les gros écrans du restaurant sportif (bon ok, la Station des Sports à Brossard).

Je pensais sérieusement qu'il était mort, le numéro 67.

C'est pour ça que je suis incapable de regarder les innombrables reprises de la séquence qui a envoyé Max Pacioretty tête première dans un poteau de métal. Les tremblements reprennent de façon incontrôlable.

Est-ce qu'on peut juste, s'il-vous-plait, suspendre le gros épais de 6 pieds 9, voire l'expulser de la ligue de hockey, et arrêter de montrer ces images tirées d'un film d'horreur?

Après ça, il va venir dire devant les caméras qu'il ne savait pas qui était le joueur devant lui sur la glace. Ben oui. Pis moi, je suis une championne de patinage artistique, tsé!

I'm sorry, I don't speak English

Cou donc, au Québec, qu'est-ce qu'on a donc tous contre l'anglais comme langue seconde?

Oui oui, je pars ce texte avec cette belle question! À en croire les ardents défenseurs de la loi 101, je suis équipée pour partir un débat. Je la trouve bonne, moi, l'idée de Jean Charest d'implanter des cours d'anglais intensif à tous les élèves de 6e année du primaire. C'est important de savoir parler l'anglais de nos jours, même pour nous petits Québécois que nous sommes.

Ce n'est pas une tare, ni un défaut, ni une calomnie que d'être bilingue, trilingue, polyglotte même! Savoir maîtriser plus d'une langue, c'est une richesse, une ouverture sur le monde qui nous entoure, voire une belle opportunité de découvrir une culture qui nous était alors inconnue. J'ai une amie, née de parents chinois, qui parle aussi bien le français que l'anglais que le cantonais! Le cantonais! C'est bizarre, mais personne ne critique ceux qui parlent plus de deux langues couramment. Mais dès qu'on ose tenter de promouvoir l'apprentissage de la langue de Shakespeare chez nos enfants, ça monte aux barricades.

Dans mon temps (ayoye!), à la sortie du primaire, je connaissais les mots "I go to the park" et c'était à peu près tout. Gros choc en arrivant au secondaire, où mon professeur ne disait pas un mot de français de toute la période d'anglais. En bon québécois, je comprenais fuck all. Et ça me décourageait profondément. Parce que j'aimais l'anglais. Parce que mes parents étaient bilingues et que je voulais l'être aussi. Je l'ai perfectionné à ma façon, en lisant des livres en anglais accompagnée de mon dictionnaire pour chercher les mots dont je ne connaissais pas le sens. Je suis par la suite devenue caissière dans une épicerie, où une grande majorité des clients étaient anglophones. Ensuite, ce fut la publication de textes en anglais sur Internet. En ai-je perdu mon français? Est-ce que j'écris ma langue maternelle toute croche? Est-ce que je lis moins de livres d'auteurs francophones? Trois fois non.

Voilà.

Pour un beau point de vue sur la chose, allez lire l'article de Rima Elkouri de La Presse.

vendredi 4 mars 2011

Beau parleur

J'écoutais d'une oreille distraite l'autre soir François Legault qui parlait de sa nouvelle coalition. Plein de beaux projets de société, de belles idées qui semblent déjà plaire aux Québécois, si on se fie aux sondages. Parce que, clairement, les gens ont besoin de se faire vendre de nouvelles idées, de trouver un parti ou une allégeance politique qui les interpelle.

Heureusement qu'il y a encore des gens qui s'intéressent à la politique. Parce que dans mon cas, même si je voudrais y porter un intérêt, ça fait longtemps que je fais la sourde oreille à tous les beaux discours de nos politiciens. Ça ne m'a jamais allumé. Bien sûr, à chaque élection, je fais mon devoir de citoyenne et je fais ma petite croix sur mon bulletin de vote. Je trouve ça important malgré tout de faire un choix; comme ça, après coup, je peux chialer que "je n'ai jamais voté pour ça, moi!". Mais je ne vote pas par conviction, juste pour celui ou celle qui me tombe le moins sur les nerfs quand je l'écoute à la télévision, ou qui me paraît avoir des idées moins bizarres ou plus humaines que les autres candidats.

M. Legault, il a des bonnes idées, c'est vrai. Mais est-ce assez pour rallumer la flamme politique qui semble être éteinte chez beaucoup d'autres Québécois? Qu'est-ce que ça nous prendrait vraiment pour insuffler un peu d'énergie dans notre politique? Une chose est sûre, avant que je me range véritablement du côté d'un candidat ou d'une candidate, ça va prendre bien plus que des beaux projets.

mercredi 6 octobre 2010

Cherchez l'erreur

60 000 personnes se sont présentées pour la Marche Bleue à Québec dans l'espoir de voir revenir un jour la sacro-sainte équipe des Nordiques. 60 000 personnes pour une foutue équipe de hockey.

Le lendemain, un peu moins de 30 000 personnes sont allées marcher pour la cause du cancer du sein. Ça aurait pu, et aurait dû, être au moins 90 000. Mais les 60 000 manquantes étaient toutes à Québec la veille, ça l'air.

Y a-tu juste moi qui trouve ça illogique? On est prêt à donner de son temps pour un amphithéâtre qui va coûter des millions de beaux dollars au gouvernement, pendant que des milliers de femmes meurent du cancer parce qu'on préfère que les beaux dollars du gouvernement soient investis dans une fucking patinoire plutôt que dans la recherche médicale. Ou encore dans la construction d'un nouveau CHSLD pour nos personnes âgées qui se font trimballer d'un centre à l'autre parce qu'on ne peut pas leur offrir un endroit stable dans des délais raisonnables. La raison: trop d'attente parce que pas assez de ressources.

C'est bien certain, nos ressources en ce moment, elles ont toutes été cachées dans le costume de la mascotte Badaboum...

mardi 24 août 2010

Pris dans le trafic

Demandez aux habitants de la Chine comment faire plus gros que les autres, ils vont vous arranger ça. Entre Pékin et la Mongolie, il y a un embouteillage monstre qui dure depuis dix jours! Et ça pourrait durer jusqu'en septembre, à cause de réparations sur l'autoroute. Les gens passent le temps en jouant aux cartes et vont se chercher à manger dans les magasins locaux.

Et nous pauvres petits Montréalais qui chialons dès qu'il y a de la congestion sur la 40, il y a de quoi remettre les choses en perspective! Bon, c'est certain que ça ne changera pas grand-chose à l'impatience des conducteurs de la métropole, mais au moins il sera bon de se rappeler que notre petit bouchon de circulation n'est rien comparé à celui des Chinois! Ouf!

mardi 17 août 2010

Kiss me

Mister Adam Lambert s'est dandiné sur la grande scène au Festival des montgolfières de St-Jean-sur-Richelieu et même si c'était l'enfer entrer sur le site et sortir du site, c'était bien l'fun d'être là. Il a embrassé son bassiste, fidèle à ses bonnes habitudes, et parmi mes contacts Facebook, ça ne parlait que de ça. Moi, je m'y attendais, alors j'ai trouvé ça drôle plus qu'autre chose, surtout en voyant la face mi-scandalisée mi-découragée de mon homme.

Mais quand même. Pourquoi les artistes en sont-ils rendus à devoir embrasser quelqu'un du même sexe qu'eux pour faire jaser?

Parce que ça fait jaser. Abondamment. Pensez seulement au tollé qu'avait soulevé le french kiss entre Madonna et Britney Spears (pauvre Christina Aguilera qui est passée inaperçue après ça!), ou encore, celui du cher Adam qui avait donné le bouche-à-bouche à son même bassiste durant les American Music Awards. Le lendemain, les médias étaient déchaînés, on criait sur tous les toits que ça allait pervertir nos pauvres petits enfants qui regardaient ce numéro de fermeture (mais personne ne s'est demandé pourquoi les pauvres petits enfants en question étaient encore debout à 23 heures un dimanche soir...)! En plus, c'était une démonstration clairement homosexuelle, alors là, double scandale! Pauvre petite Amérique puritaine... Amérique, qui soit dit en passant, est le plus gros producteur de films pornos au monde... Je dis ça de même.

Bref, I couldn't care less, mais ça l'air qu'en 2010, ça énerve encore le poil des jambes du monde. Et que même si je n'en vois pas l'utilité, cette méthode du frenchage sur scène fonctionne plutôt bien pour faire parler de soi. Demandez donc à Facebook pour voir...

vendredi 9 juillet 2010

On veut seulement vivre

Dave St-Pierre est un très bon chorégraphe et danseur contemporain, mais aussi un gars atteint de la fibrose kystique greffé des poumons depuis juin 2009. Je le croise souvent à la clinique de transplantation lors de mes rendez-vous. Il revenait d'Europe la dernière fois que je l'ai vu et il semblait en pleine forme lui aussi.

Si vous avez le temps, il sera l'invité de Josélito Michaud à On prend toujours un train pour la vie, ce dimanche 21h00 à Radio-Canada.

C'est si rare qu'on parle de la fibrose kystique à la télévision, et encore plus rare qu'on invite des fibro-kystiques. Ça fera un bon coup de pouce pour la cause. Beaucoup de personnes, quand on les interroge à savoir si elles connaissent cette maladie, répondent qu'elles ont déjà entendu ce nom-là, mais qu'elles ne seraient pas capable de décrire ce que c'est exactement. C'est un peu désolant quand on en est soi-même atteint. Je comprends que ce n'est pas aussi répandu que le cancer ou le diabète ou le SIDA, mais on est tout de même 3500 Canadiens à être touchés par cette maladie. Ça reste incurable, dégénératif et très envahissant pour le système; ça affecte considérablement notre rythme et notre qualité de vie, ce qui nous amène à faire beaucoup de compromis au niveau de notre vie sociale et professionnelle. Des deuils, des petits comme des plus gros, on en fait à la tonne au quotidien. Mais surtout, on se bat pour survivre, pour la vie.

J'ai bien hâte d'écouter son histoire, comment il a vécu ce combat ultime contre la mort, jusqu'à ce qu'il reçoive ce cadeau béni de pouvoir respirer pour vrai.

jeudi 14 janvier 2010

La consternation

Depuis deux jours, c'est la consternation partout sur la planète. Haïti s'est effondrée après un tremblement de terre d'une magnitude de 7,3 sur l'échelle de Richter. Des milliers de morts, écrasés sous les décombres des bâtiments qui n'ont pas tenu le coup durant la secousse. Le Palais présidentiel, grande fierté des Haïtiens et probablement la construction la plus solide de l'île, s'est littéralement écroulé. Perte totale.

Partout à la télévision et dans les journaux, on nous montre des images toutes plus effroyables les unes que les autres. On y voit des gens dévastés, qui n'ont plus rien. À l'opposé, on parle aussi de ces gens qui malgré tout gardent espoir et continuent d'avoir la foi.

Si Dieu existait vraiment, jamais il ne permettrait une telle abomination. Un peuple qui a déjà été si éprouvé par le passé n'avait vraiment pas besoin que le ciel lui tombe à nouveau sur la tête. Ça laisse un mauvais goût dans la bouche, celui de l'absurdité du destin qui s'acharne sur ceux qui sont déjà pliés en deux, les genoux au sol à tenter par tous les moyens de se relever. C'est à n'y rien comprendre...

Et nous, en tant que spectateurs, bien au chaud dans nos maisons qui tiennent encore debout, qu'est-ce qu'on peut faire d'autre que d'envoyer de l'argent et de bonnes pensées? Je me sens parfois si impuissante face à la misère humaine...

vendredi 13 novembre 2009

Ce soir, je m'indigne

Ai terminé de lire mon livre depuis hier chez le concessionnaire... une heure et demi d'attente pour faire changer l'huile à transmission, c'est long pas mal. Surtout quand tu as passé quatre heures dans le même concessionnaire la semaine précédente à attendre pour un foutu changement de pneus et une inspection, qui a fini par coûter la peau des fesses. La joie d'avoir une voiture...

Bref, pu de livre, je me rabats ce matin sur La Presse, histoire de faire le plein de bonnes (haha) nouvelles. Deux articles ont attiré mon attention, et pas nécessairement pour de bonnes raisons. J'ai été outrée dans les deux cas. Dépassée par les événements et un peu dégoûtée par l'état de notre supposée belle société québécoise. Deux situations complètement différentes mais définitivement décourageantes.

Sauvez cette école, SVP
L'école Félix-Antoine, pour raccrocheurs, située à Montréal. Tous les enseignants, tous, sont des bénévoles. Parce que cette école avec un but si noble, qui aide surtout des adultes souhaitant terminer leur secondaire, n'est pas subventionnée. Parce qu'elle n'entre dans aucun cadre, parce qu'elle devrait être rattachée à une commission scolaire pour que le gouvernement puisse l'aider. Pas moyen de faire une exception, de lui donner un statut particulier, parce que ça n'existe pas de statuts particuliers, selon madame la ministre Courchesne.

Excusez-moi là, mais "quessé ça bâtard?" Il y a eu une étude récemment qui disait noir sur blanc que le décrochage scolaire coûte des millions à la société et on ne veut même pas financer une institution qui se fend le derrière en quatre pour aider les raccrocheurs!!! Des profs bénévoles dans une école, avez-vous déjà vu ça? Moi jamais. Ce sont des saints ces gens-là. Et nos raccrocheurs qui prennent leur courage à deux mains pour revenir aux études, ils mériteraient un minimum de reconnaissance il me semble. Ils ont le droit d'avoir des rêves, des projets eux aussi. Ce sont de futurs travailleurs, qui vont rapporter de l'argent à l'État plus tard, parce qu'ils vont avoir fait des études supérieures grâce à des écoles comme Félix-Antoine. Il me semble qu'il y a une petite lumière qui devrait s'allumer en quelque part au ministère de l'Éducation. Mais non. Les décrocheurs, on les considère comme des rejets de la société, "faque" qu'ils mangent de la m...

Déformation professionnelle ici. Je sais. J'assume pleinement ma montée de lait.

Agression sauvage près d'une école de NDG
Un gentil samaritain a voulu porter secours à une dame qui se faisait harceler par un groupe de jeunes. Tout un groupe mes amis. Entre 20 et 40 jeunes! J'appelle pu ça un groupe, c'est un rassemblement! En tout cas! Retournons à notre homme, qui a voulu faire un bon geste et donner un coup de main à une dame en détresse. Sa récompense? Les jeunes se sont retournés contre lui, en le tabassant avec tous les objets qu'ils ont pu trouver, roches, planches de bois, name it!

Il y a de moins en moins de personnes altruistes dans ce bas monde qui sont prêtes à se porter à la défense des autres, et on se demande pourquoi. La voilà votre réponse. Parce que les bons gestes ne sont plus récompensés de nos jours, ils sont réprimés, punis. On vous laisse pour mort dans une ruelle, voilà ce qu'on en fait de votre bonté. Non mais où est-ce qu'on s'en va?

J'aurais vraiment envie de porter un gros jugement sale, et d'y aller du cliché "évidemment, les agresseurs étaient encore une fois des jeunes, sûrement délinquants". J'ai vraiment envie de le faire.

Mais j'ai ma petite voix de future TS qui me chuchote à l'oreille que ce n'est pas gentil. Que c'est continuer de propager un énorme préjugé à propos des jeunes. Et que ça n'aidera pas leur cause. Mais ils ne s'aident pas eux-mêmes en posant de tels gestes! Comment voulez-vous prendre la défense des jeunes dans une telle situation? Ça me fend le cœur, mais je suis complètement sidérée par tant de violence. Gratuite par-dessus le marché. Ça ne donne pas le goût de mettre des enfants au monde en tout cas.