Je n'ai jamais eu aussi peu de pudeur devant l'être cher avant aujourd'hui. Quand je suis attirée par quelqu'un, voire en amour, je fais tout pour faire bonne impression, me montrer sous mon meilleur jour. J'essaie d'être drôle, mais pas de dire un tas de niaiseries. Je surveille mon look, m'assure que mes cheveux sont toujours bien placés, un petit peu de gloss ici, des belles boucles d'oreilles par là... Vous voyez le portrait.
Depuis trois mois, c'est tout le contraire. Bien sûr qu'au début, je mettais beaucoup d'efforts sur mon apparence, les beaux vêtements, le maquillage, tout le bataclan. Mais côté lâcher son fou, dire les pires conneries de la Terre et s'en foutre complètement, c'est totalement ça qui se passe. Et c'est vrai que je m'en fous. Pour une fois, je n'ai pas peur d'être jugée ou qu'il me trouve stupide ou pire, folle (même si j'ai toujours dit que je le suis!). Je peux enfin être moi-même. C'est très libérateur, croyez-moi.
samedi 31 juillet 2010
Problème de cohabitation
"Les mères italiennes sont comme ça; elles ont ce côté contrôlant envers leurs garçons.
- Les mères québécoises aussi, laisse-moi te dire!"
Désolée si ce commentaire affecte des lecteurs italiens, le but n'est pas d'offenser qui que ce soit, mais plutôt de me défouler un peu à propos des belles-mères. La mienne, en fait. Maman bien québécoise, qui s'accroche à son gars de 28 ans malgré le fait qu'il est indépendant financièrement et qu'il a quitté le nid familial depuis fort longtemps déjà. J'imagine que c'est un réflexe de mère que de se sentir menacée quand une autre femme prend de l'importance dans la vie de son fils... mais my God que c'est agaçant!
J'ai eu une autre belle-mère auparavant que je voyais rarement. Et les fois où je la voyais, elle était super correcte, jamais un mot déplacé, toujours de bonne humeur et contente de me voir (du moins, je l'espère!). Dans le cas présent, elle semble contente quand on se voit, mais elle a toujours ce petit commentaire qui semble anodin en apparence, mais qui a le don de se vouloir juste assez sournois et de me faire grincer des dents.
D'autres fois, ce n'est pas subtil du tout par contre. Je ne sais pas ce que j'aime le mieux. Je vous laisse juger.
Beaux-parents en visite un dimanche après-midi, en plus de deux couples d'amis. Je mentionne qu'on a l'intention de faire raser les chattes de mon homme pour essayer de réduire un peu la quantité de poils dans la maison, que notre rendez-vous est pris et tout. Grosse erreur. Belle-maman s'indigne, en s'exclamant que ça fait des années qu'elle répète à son fils qu'il devrait faire ça, qu'une amie à elle le fait depuis des lustres et que c'est vraiment génial côté poils, etc., etc. Bon, jusque-là, ce n'est pas si pire, mais attendez, la phrase assassine s'en vient.
"On sait ben, une mère, c'est là pendant 28 ans et il y a pas personne qui l'écoute, mais une blonde est là juste depuis 2 mois et demi et ça change tout!"
Ouch. Mon homme m'a pourtant assuré que je ne devais pas m'en faire parce que c'est le genre de commentaires que sa mère fait constamment, et je sais très bien que je ne dois pas prendre ça personnel. Mais ouch quand même. Surtout qu'elle a dit ça devant mes amis. Bobo au pauvre orgueil. Bon, je ne suis pas très orgueilleuse d'avance, je l'accorde. Mais j'aurais aimé que son fils adoré prenne ma défense. Il jure qu'il n'a rien entendu parce qu'il parlait avec son ami. Je vais lui donner le bénéfice du doute.
Pour Belle-maman, je n'ai rien répondu. C'était un combat perdu d'avance. Faut savoir rester diplomate, pour compenser pour d'autres, ça l'air. J'ai l'air dure comme ça, mais c'est le genre de choses qui me tapent sur les nerfs. Ça m'énerve, en fait, le comportement typique de la belle-mère un peu haïssable. Peut-être que je ne suis pas habituée à gérer une belle-mère non plus... Je ne suis pas là pour remplacer une maman dans le cœur de son fils. Je suis certaine qu'il y a assez de place pour deux. De toute façon, j'ai l'intention de traîner dans le coin pour un bout, va bien falloir apprendre à cohabiter.
- Les mères québécoises aussi, laisse-moi te dire!"
Désolée si ce commentaire affecte des lecteurs italiens, le but n'est pas d'offenser qui que ce soit, mais plutôt de me défouler un peu à propos des belles-mères. La mienne, en fait. Maman bien québécoise, qui s'accroche à son gars de 28 ans malgré le fait qu'il est indépendant financièrement et qu'il a quitté le nid familial depuis fort longtemps déjà. J'imagine que c'est un réflexe de mère que de se sentir menacée quand une autre femme prend de l'importance dans la vie de son fils... mais my God que c'est agaçant!
J'ai eu une autre belle-mère auparavant que je voyais rarement. Et les fois où je la voyais, elle était super correcte, jamais un mot déplacé, toujours de bonne humeur et contente de me voir (du moins, je l'espère!). Dans le cas présent, elle semble contente quand on se voit, mais elle a toujours ce petit commentaire qui semble anodin en apparence, mais qui a le don de se vouloir juste assez sournois et de me faire grincer des dents.
D'autres fois, ce n'est pas subtil du tout par contre. Je ne sais pas ce que j'aime le mieux. Je vous laisse juger.
Beaux-parents en visite un dimanche après-midi, en plus de deux couples d'amis. Je mentionne qu'on a l'intention de faire raser les chattes de mon homme pour essayer de réduire un peu la quantité de poils dans la maison, que notre rendez-vous est pris et tout. Grosse erreur. Belle-maman s'indigne, en s'exclamant que ça fait des années qu'elle répète à son fils qu'il devrait faire ça, qu'une amie à elle le fait depuis des lustres et que c'est vraiment génial côté poils, etc., etc. Bon, jusque-là, ce n'est pas si pire, mais attendez, la phrase assassine s'en vient.
"On sait ben, une mère, c'est là pendant 28 ans et il y a pas personne qui l'écoute, mais une blonde est là juste depuis 2 mois et demi et ça change tout!"
Ouch. Mon homme m'a pourtant assuré que je ne devais pas m'en faire parce que c'est le genre de commentaires que sa mère fait constamment, et je sais très bien que je ne dois pas prendre ça personnel. Mais ouch quand même. Surtout qu'elle a dit ça devant mes amis. Bobo au pauvre orgueil. Bon, je ne suis pas très orgueilleuse d'avance, je l'accorde. Mais j'aurais aimé que son fils adoré prenne ma défense. Il jure qu'il n'a rien entendu parce qu'il parlait avec son ami. Je vais lui donner le bénéfice du doute.
Pour Belle-maman, je n'ai rien répondu. C'était un combat perdu d'avance. Faut savoir rester diplomate, pour compenser pour d'autres, ça l'air. J'ai l'air dure comme ça, mais c'est le genre de choses qui me tapent sur les nerfs. Ça m'énerve, en fait, le comportement typique de la belle-mère un peu haïssable. Peut-être que je ne suis pas habituée à gérer une belle-mère non plus... Je ne suis pas là pour remplacer une maman dans le cœur de son fils. Je suis certaine qu'il y a assez de place pour deux. De toute façon, j'ai l'intention de traîner dans le coin pour un bout, va bien falloir apprendre à cohabiter.
lundi 19 juillet 2010
La fille qui ressemblait à un bleuet
Il m'arrive souvent dans une journée de me passer la réflexion suivante: pourquoi il faut toujours que ça m'arrive à moi?
Ça peut être pour des choses vraiment insignifiantes (j'ai le don d'exagérer) comme pour d'autres beaucoup plus sérieuses. Quand j'étais vraiment malade et que je me levais le matin en ayant l'impression qu'un train m'avait passé sur le corps pendant la nuit, je le pensais plusieurs fois par jour. Découragement total.
Maintenant, je suis beaucoup moins découragée, mais les petites malchances du quotidien continuent quand même de me tomber dessus. J'ai toujours le don de me cogner le genou en dessous de la table quand je mange ou j'échappe de la crème fouettée sur ma belle robe neuve en essayant d'en mettre sur le bout du nez de mon homme. L'arroseur arrosé.
Glissades d'eau hier. Première descente en tripe, j'en ressors avec un torticolis. (En passant, saviez-vous que la définition d'un torticolis, c'est une "douleur rhumatismale du cou". Eh ben.) Ensuite, on me rentre dedans solide et c'est mon épaule qui encaisse le choc dans le mur de béton de la glissade. J'ai dû prendre à peu près dix débarques en bas de ma tripe et j'ai failli mourir assommée assez solidement merci. Ce matin, je me sentais comme si un train m'avait passé sur le corps pendant la nuit et j'ai un nombre considérable de bleus à des endroits insolites, comme sur une fesse (???).
C'est rien de grave, j'ai eu beaucoup de plaisir, mais je ne peux pas m'empêcher de me demander pourquoi ça m'arrive toujours à moi. J'ai mal partout et je m'entraîne au gym demain matin à 10h00. Youpi.
Ben quoi. C'est mon blogue, j'ai le droit de chialer. Pis de me droguer aux Robaxacet.
Ça peut être pour des choses vraiment insignifiantes (j'ai le don d'exagérer) comme pour d'autres beaucoup plus sérieuses. Quand j'étais vraiment malade et que je me levais le matin en ayant l'impression qu'un train m'avait passé sur le corps pendant la nuit, je le pensais plusieurs fois par jour. Découragement total.
Maintenant, je suis beaucoup moins découragée, mais les petites malchances du quotidien continuent quand même de me tomber dessus. J'ai toujours le don de me cogner le genou en dessous de la table quand je mange ou j'échappe de la crème fouettée sur ma belle robe neuve en essayant d'en mettre sur le bout du nez de mon homme. L'arroseur arrosé.
Glissades d'eau hier. Première descente en tripe, j'en ressors avec un torticolis. (En passant, saviez-vous que la définition d'un torticolis, c'est une "douleur rhumatismale du cou". Eh ben.) Ensuite, on me rentre dedans solide et c'est mon épaule qui encaisse le choc dans le mur de béton de la glissade. J'ai dû prendre à peu près dix débarques en bas de ma tripe et j'ai failli mourir assommée assez solidement merci. Ce matin, je me sentais comme si un train m'avait passé sur le corps pendant la nuit et j'ai un nombre considérable de bleus à des endroits insolites, comme sur une fesse (???).
C'est rien de grave, j'ai eu beaucoup de plaisir, mais je ne peux pas m'empêcher de me demander pourquoi ça m'arrive toujours à moi. J'ai mal partout et je m'entraîne au gym demain matin à 10h00. Youpi.
Ben quoi. C'est mon blogue, j'ai le droit de chialer. Pis de me droguer aux Robaxacet.
vendredi 16 juillet 2010
Les p'tites bibittes ne mangent pas les grosses
Je suis vraiment contente que mon homme déteste faire du camping, parce que juste l'idée de devoir monter une tente et dormir dehors m'horripile. Surtout à cause des bibites qui grouillent partout autour de nous, les petites comme les grosses.
Encore plus les araignées. J'HAÏS les araignées pour mourir. Et en ce moment, il y en a partout dans la véranda chez nous! Tu fais un pas en avant et tu te ramasses la face dans une toile. Pire encore, au moment où tu t'y attends le moins, pendant que tu t'adonnes tranquillement à une activité quelconque (dans mon cas, ces temps-ci je fais les mots fléchés dans La Presse), il y en a toujours une maudite qui te descend sur le bras ou la tête. Ça. Me. Dégoûte. Profondément. Le pire dans tout ça, c'est qu'elles ne sont même pas grosses ces petites merdes à huit pattes. Minuscules. À peine plus grosses qu'une tête d'épingle. On est envahi par des bébés araignées, calvaire!
Vendredi soir. Rien à faire d'autre que de virer folle à cause d'insectes que je peux écraser du bout de mon doigt. J'ai besoin de plus de loisirs, je pense.
Encore plus les araignées. J'HAÏS les araignées pour mourir. Et en ce moment, il y en a partout dans la véranda chez nous! Tu fais un pas en avant et tu te ramasses la face dans une toile. Pire encore, au moment où tu t'y attends le moins, pendant que tu t'adonnes tranquillement à une activité quelconque (dans mon cas, ces temps-ci je fais les mots fléchés dans La Presse), il y en a toujours une maudite qui te descend sur le bras ou la tête. Ça. Me. Dégoûte. Profondément. Le pire dans tout ça, c'est qu'elles ne sont même pas grosses ces petites merdes à huit pattes. Minuscules. À peine plus grosses qu'une tête d'épingle. On est envahi par des bébés araignées, calvaire!
Vendredi soir. Rien à faire d'autre que de virer folle à cause d'insectes que je peux écraser du bout de mon doigt. J'ai besoin de plus de loisirs, je pense.
Un petit pas de plus vers l'avant
Je regarde le temps qui file à toute allure et qui me rapproche de plus en plus du début de mes stages en tant que future travailleuse sociale. La première chose que je saurai, septembre sera à nos portes et moi devant l'entrée de l'hôpital à me demander si j'y vais ou si je fais demi-tour.
Je réalise que je n'ai pas reparlé de mes stages depuis mon entrevue. J'ai été acceptée comme stagiaire en milieu hospitalier, dans le département de gériatrie (avec les personnes âgées). Ce n'est pas tout à fait le département que je visais au départ, mais au final, ça fait bien mon affaire. Débinée par des promesses non tenues et un évident favoritisme à l'égard d'un autre candidat, j'avais peur de ne pas trouver un milieu qui m'irait, mais il y avait une connexion si évidente entre les deux co-superviseures qui me passaient ma seconde entrevue et moi que j'ai dit oui tout de suite. Elles semblaient si passionnées par leur métier, et c'est ce que je recherche dans mon travail, la passion, de me sentir à ma place dans ce que je fais.
Pour des raisons personnelles et familiales, intervenir auprès des personnes âgées ne m'avait jamais attiré. Je n'étais pas totalement fermée à l'idée, mais j'avais de grandes réticences. J'en ai parlé ouvertement à mes co-superviseures, en me disant que d'être franche était probablement la meilleure avenue. Et elles n'ont pas été repoussées par mon aveu, au contraire. En en parlant plus en profondeur, on en est arrivé à la conclusion que ce stage pourrait justement me permettre de passer par-dessus mes préjugés (on en a tous, même en tant que travailleurs sociaux) et peut-être de découvrir un chemin que je n'avais pas envisagé pour plus tard. Et en bout de ligne, je suis bien contente de mon choix. Si jamais je me rends compte que ce n'est vraiment pas fait pour moi, au moins ça sera arrivé durant les stages où justement on est censé apprendre et identifier ce qu'on aime et n'aime pas.
J'espère aimer ça malgré tout, parce que huit mois à détester son milieu d'apprentissage, ça peut être très long. Mais bon, je ne me mettrai pas à paniquer tout de suite, ça ne servirait pas à grand-chose! On traversera le pont quand on sera rendu à la rivière, comme on dit. Une chose est sûre: j'ai hâte d'enfin être dans le feu de l'action!
Je réalise que je n'ai pas reparlé de mes stages depuis mon entrevue. J'ai été acceptée comme stagiaire en milieu hospitalier, dans le département de gériatrie (avec les personnes âgées). Ce n'est pas tout à fait le département que je visais au départ, mais au final, ça fait bien mon affaire. Débinée par des promesses non tenues et un évident favoritisme à l'égard d'un autre candidat, j'avais peur de ne pas trouver un milieu qui m'irait, mais il y avait une connexion si évidente entre les deux co-superviseures qui me passaient ma seconde entrevue et moi que j'ai dit oui tout de suite. Elles semblaient si passionnées par leur métier, et c'est ce que je recherche dans mon travail, la passion, de me sentir à ma place dans ce que je fais.
Pour des raisons personnelles et familiales, intervenir auprès des personnes âgées ne m'avait jamais attiré. Je n'étais pas totalement fermée à l'idée, mais j'avais de grandes réticences. J'en ai parlé ouvertement à mes co-superviseures, en me disant que d'être franche était probablement la meilleure avenue. Et elles n'ont pas été repoussées par mon aveu, au contraire. En en parlant plus en profondeur, on en est arrivé à la conclusion que ce stage pourrait justement me permettre de passer par-dessus mes préjugés (on en a tous, même en tant que travailleurs sociaux) et peut-être de découvrir un chemin que je n'avais pas envisagé pour plus tard. Et en bout de ligne, je suis bien contente de mon choix. Si jamais je me rends compte que ce n'est vraiment pas fait pour moi, au moins ça sera arrivé durant les stages où justement on est censé apprendre et identifier ce qu'on aime et n'aime pas.
J'espère aimer ça malgré tout, parce que huit mois à détester son milieu d'apprentissage, ça peut être très long. Mais bon, je ne me mettrai pas à paniquer tout de suite, ça ne servirait pas à grand-chose! On traversera le pont quand on sera rendu à la rivière, comme on dit. Une chose est sûre: j'ai hâte d'enfin être dans le feu de l'action!
L'appel de la cygogne (par procuration)
Les belles-mamans. Les petits-enfants. Deux concepts qui ne vont pas bien ensemble. Ou plutôt le second sujet est à éviter en présence du premier concept.
Je ne comprends pas pourquoi les belles-mamans semblent complètement obsédées par leurs futurs petits-enfants. Si on suit la logique, si elles sont devenues des belles-mères, c'est qu'elles ont enfanté déjà dans leur vie et donc, ont connu les joies de la maternité. Elles ont pu cajoler des petits poupons, changer des couches, faire rire aux éclats, etc, etc. En plus, ces enfants étaient les leurs, de leur sang, de leur chair, bien à elles. Bonus! que je me dis.
Je ne sais pas si c'est le fait de vieillir et de constater que leurs belles années de mamans sont derrière elles qui réveille l'instinct de devenir grand-mère à tout prix, et donc de revivre ces moments de maternage par procuration, mais c'est dur sur les nerfs des brus.
Ma belle-sœur me demandait en fin de semaine passée si notre belle-mère commune était aussi insistante avec moi qu'avec elle au sujet des enfants. De ce que j'ai compris, mon homme a réglé la question assez rapidement avec sa mère, donc elle ne m'en a pas parlé directement. Mais je sais qu'elle souhaite ardemment devenir grand-mère très prochainement. Puisque dans mon cas, ça ne sera pas pour tout de suite à cause de ma santé, elle se rabat sur son autre bru, qui n'en peut plus. Et je sais aussi que d'autres de mes amies se font souvent remettre sur le nez qu'il serait temps que la machine à bébés commence à se mettre en marche au plus sacrant. Faut croire que ça flotte dans l'air comme du pollen au printemps.
Est-ce que je veux des enfants? Oui, bien sûr. J'en ai toujours voulu. Mais les perspectives ont changé avec les années, parce que j'ai réalisé que ça pourrait être chose impossible à cause de ma santé fragile, ce qui m'a amené à faire un deuil d'être mère de façon naturelle. Mais là, veut veut pas, je me le suis fait remettre dans la face par ma belle-mère et ça m'a fait réfléchir. Et ça a apporté des discussions au sein de mon couple, aussi nouveau soit-il. On aurait pu juste passer par-dessus et en parler en temps et lieu, mais on n'est pas comme ça, alors on en a jasé, pour voir ce que ça pourrait donner. Et ça ne donnera rien pour l'instant, parce que ni l'un ni l'autre n'est prêt à fonder une famille. Mais l'envie est là, c'est certain.
En attendant d'être prête et d'avoir évalué toutes les possibilités, il faut trouver un moyen de refroidir les ardeurs de belle-maman. Souhaiter secrètement (très fort) que la belle-sœur tombe enceinte prochainement? Nah, pas mon genre... quoique...
Je ne comprends pas pourquoi les belles-mamans semblent complètement obsédées par leurs futurs petits-enfants. Si on suit la logique, si elles sont devenues des belles-mères, c'est qu'elles ont enfanté déjà dans leur vie et donc, ont connu les joies de la maternité. Elles ont pu cajoler des petits poupons, changer des couches, faire rire aux éclats, etc, etc. En plus, ces enfants étaient les leurs, de leur sang, de leur chair, bien à elles. Bonus! que je me dis.
Je ne sais pas si c'est le fait de vieillir et de constater que leurs belles années de mamans sont derrière elles qui réveille l'instinct de devenir grand-mère à tout prix, et donc de revivre ces moments de maternage par procuration, mais c'est dur sur les nerfs des brus.
Ma belle-sœur me demandait en fin de semaine passée si notre belle-mère commune était aussi insistante avec moi qu'avec elle au sujet des enfants. De ce que j'ai compris, mon homme a réglé la question assez rapidement avec sa mère, donc elle ne m'en a pas parlé directement. Mais je sais qu'elle souhaite ardemment devenir grand-mère très prochainement. Puisque dans mon cas, ça ne sera pas pour tout de suite à cause de ma santé, elle se rabat sur son autre bru, qui n'en peut plus. Et je sais aussi que d'autres de mes amies se font souvent remettre sur le nez qu'il serait temps que la machine à bébés commence à se mettre en marche au plus sacrant. Faut croire que ça flotte dans l'air comme du pollen au printemps.
Est-ce que je veux des enfants? Oui, bien sûr. J'en ai toujours voulu. Mais les perspectives ont changé avec les années, parce que j'ai réalisé que ça pourrait être chose impossible à cause de ma santé fragile, ce qui m'a amené à faire un deuil d'être mère de façon naturelle. Mais là, veut veut pas, je me le suis fait remettre dans la face par ma belle-mère et ça m'a fait réfléchir. Et ça a apporté des discussions au sein de mon couple, aussi nouveau soit-il. On aurait pu juste passer par-dessus et en parler en temps et lieu, mais on n'est pas comme ça, alors on en a jasé, pour voir ce que ça pourrait donner. Et ça ne donnera rien pour l'instant, parce que ni l'un ni l'autre n'est prêt à fonder une famille. Mais l'envie est là, c'est certain.
En attendant d'être prête et d'avoir évalué toutes les possibilités, il faut trouver un moyen de refroidir les ardeurs de belle-maman. Souhaiter secrètement (très fort) que la belle-sœur tombe enceinte prochainement? Nah, pas mon genre... quoique...
mercredi 14 juillet 2010
Comme dans le temps
Branchée de partout sur mon corps, comme dans le temps. Je passe un Holter pour 24 heures, c'est-à-dire que je suis branchée à un moniteur cardiaque qui scrute tous les battements de mon cœur à la recherche d'éventuelles palpitations qui n'ont pas d'affaire là. Rien de bien grave, juste un peu gossant. Ça sent l'insomnie cette nuit... Ça me ramène à mon passé de patiente régulière sur l'aile de pneumologie avant ma greffe.
Pas exactement pareil, parce que c'était des intraveineuses qui me tenaient compagnie durant les longues nuits à l'hôpital, mais le résultat était le même. Le sentiment d'être un peu brimée dans ma liberté, de me sentir toute pognée à cause des bandages et des diachylons sur ma peau, et de ne pas avoir de posture pour dormir. En plus, ça me démange à cause de la colle des petites suces à électrodes.
J'ai l'impression de chialer pour rien, alors que j'ai vécu bien pire. Mais on perd l'habitude vite de ces choses-là on dirait. Au moins, il faisait beau cet après-midi sur St-Laurent. Je me suis permise une petite gâterie à l'excellente crèmerie Ripples. Ça aussi, ça m'a rappelé des souvenirs, parce que j'y allais de temps en temps pendant mes hospitalisations, histoire d'agrémenter la chose par une bonne crème glacée. Au moins, cette fois-ci, je n'avais pas besoin de retourner à ma chambre d'hôpital pour mes antibiotiques.
Une chance que les choses ont changé.
Pas exactement pareil, parce que c'était des intraveineuses qui me tenaient compagnie durant les longues nuits à l'hôpital, mais le résultat était le même. Le sentiment d'être un peu brimée dans ma liberté, de me sentir toute pognée à cause des bandages et des diachylons sur ma peau, et de ne pas avoir de posture pour dormir. En plus, ça me démange à cause de la colle des petites suces à électrodes.
J'ai l'impression de chialer pour rien, alors que j'ai vécu bien pire. Mais on perd l'habitude vite de ces choses-là on dirait. Au moins, il faisait beau cet après-midi sur St-Laurent. Je me suis permise une petite gâterie à l'excellente crèmerie Ripples. Ça aussi, ça m'a rappelé des souvenirs, parce que j'y allais de temps en temps pendant mes hospitalisations, histoire d'agrémenter la chose par une bonne crème glacée. Au moins, cette fois-ci, je n'avais pas besoin de retourner à ma chambre d'hôpital pour mes antibiotiques.
Une chance que les choses ont changé.
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