Moi, je dis que ça nous prend tous du réconfort au quotidien. Vous savez, ces petites choses qui vous réchauffent de l'intérieur et vous réconcilient avec la vie. Pas besoin de rien de compliqué, non non, on reste dans la simplicité surtout. L'important, c'est de trouver à quoi peut bien correspondre notre petit plaisir.
Moi, c'est la petite mousse vaporeuse sur les cafés au lait. Je saupoudre un sachet de sucre sur le dessus, je brasse un peu et j'aspire la mousse. C'est léger, juste assez sucré! De la petite ouate pour les papilles gustatives, le bedon, et surtout le moral.
J'avais besoin de ce genre de réconfort cet après-midi. 2,75$, c'est peu cher payé pour un moral en santé!
Et vous, c'est quoi votre truc?
jeudi 16 septembre 2010
dimanche 12 septembre 2010
La fin du parcours
Je sens que j'ai encore tout à apprendre, du métier de TS oui, mais aussi de la vie quand je me retrouve devant ces aînés qui en ont déjà tellement vécu et qui peinent maintenant à terminer leur parcours dans la dignité. Incapacités par un corps qui ne veut plus les supporter ou atteints de divers troubles de la mémoire ou affectés par des dommages au cerveau, ils n'ont plus énormément de choix: être pris en charge par les autres. Par un système qui ne leur laisse pas grand-chose au final pour les soigner et les héberger, à moins d'avoir vécu une existence de millionnaire. Le cas d'une très petite majorité de la société. Ça remet les choses en perspective.
Ils sont âgés et n'auront sans doute pas de deuxième chance. C'en est là où ils sont arrivés, à la fin de la course effrénée qu'est la vie.
Je n'ai pas pu m'empêcher de dire à ma superviseure que ça ne donnait pas le goût de vieillir.
Ouin, je sais, c'est morose comme réflexion. Mais c'est ça pareil.
Ils sont âgés et n'auront sans doute pas de deuxième chance. C'en est là où ils sont arrivés, à la fin de la course effrénée qu'est la vie.
Je n'ai pas pu m'empêcher de dire à ma superviseure que ça ne donnait pas le goût de vieillir.
Ouin, je sais, c'est morose comme réflexion. Mais c'est ça pareil.
Libellés :
Moment de réflexion,
Un jour je serai t.s.,
Une petite peur
Une carapace peu étanche
Première conclusion de ce début de stage: je suis mourue (mais ça, je l'avais déjà dit).
Deuxième conclusion plus positive: j'aime ça!
Je me sens bien dans un hôpital. Autant qu'il y a des gens pour qui ce milieu peut être la pire des tortures, allant les chercher dans leurs phobies des maladies, des médecins, de la mort et de la douleur, autant que moi, je m'y sens chez moi. J'avais ce même sentiment de quiétude durant mes propres hospitalisations, d'être rassurée par cet environnement un peu gris et froid certes, mais où grouille tout un tas de personnes dévouées au bien-être et à la survie des patients. J'ai souvent dit que c'était un peu comme une deuxième maison, peuplée de ces divers intervenants qui sont devenus avec les années plus que des connaissances, voire des amis.
J'y suis allée en entrevue sans vraiment réfléchir à une autre option, comme une seconde nature, comme si ça allait de soi. Et c'est avec la même attitude que j'y mets les pieds depuis mardi, heureuse d'y être et impressionnée d'être cette fois-ci de l'autre côté de la médaille. Je ne suis pas une patiente à ce moment-là, mais plutôt une future intervenante, une future travailleuse sociale. Étrange comme sentiment tout de même. Mais agréable.
Dès ma première journée, j'ai été lancée dans le feu de l'action, rencontrant quatre patients sur l'étage de gériatrie. Je ne fais qu'observer pour l'instant, mais j'apprends déjà pleins de choses! Sur la pratique du travail social et la clientèle bien sûr, mais aussi sur moi-même. Je déconstruis des préjugés, des conceptions... et je creuse un peu aussi dans mes faiblesses. Je me rends compte que j'ai une bonne carapace à construire quand je vois mon côté mère poule ressortir devant des patients en détresse. Les larmes des autres viennent me chercher facilement. Heureusement que j'ai mon masque bleu pour cacher ma propre tristesse. Une fausse carapace quoi.
Deuxième conclusion plus positive: j'aime ça!
Je me sens bien dans un hôpital. Autant qu'il y a des gens pour qui ce milieu peut être la pire des tortures, allant les chercher dans leurs phobies des maladies, des médecins, de la mort et de la douleur, autant que moi, je m'y sens chez moi. J'avais ce même sentiment de quiétude durant mes propres hospitalisations, d'être rassurée par cet environnement un peu gris et froid certes, mais où grouille tout un tas de personnes dévouées au bien-être et à la survie des patients. J'ai souvent dit que c'était un peu comme une deuxième maison, peuplée de ces divers intervenants qui sont devenus avec les années plus que des connaissances, voire des amis.
J'y suis allée en entrevue sans vraiment réfléchir à une autre option, comme une seconde nature, comme si ça allait de soi. Et c'est avec la même attitude que j'y mets les pieds depuis mardi, heureuse d'y être et impressionnée d'être cette fois-ci de l'autre côté de la médaille. Je ne suis pas une patiente à ce moment-là, mais plutôt une future intervenante, une future travailleuse sociale. Étrange comme sentiment tout de même. Mais agréable.
Dès ma première journée, j'ai été lancée dans le feu de l'action, rencontrant quatre patients sur l'étage de gériatrie. Je ne fais qu'observer pour l'instant, mais j'apprends déjà pleins de choses! Sur la pratique du travail social et la clientèle bien sûr, mais aussi sur moi-même. Je déconstruis des préjugés, des conceptions... et je creuse un peu aussi dans mes faiblesses. Je me rends compte que j'ai une bonne carapace à construire quand je vois mon côté mère poule ressortir devant des patients en détresse. Les larmes des autres viennent me chercher facilement. Heureusement que j'ai mon masque bleu pour cacher ma propre tristesse. Une fausse carapace quoi.
Libellés :
Je vous observe,
nouvelle vie,
Un jour je serai t.s.
samedi 11 septembre 2010
Des histoires à dormir debout
Mourue la madame. Juste mourue.
J'aurais tellement de choses à raconter, à propos de mes stages qui ont débuté mardi dernier et qui sont le pourquoi du comment qui m'a achevé, littéralement. Des réflexions, des impressions, des questionnements (encore) existentiels, et patati et patata.
Mais là, je ne tiens plus debout depuis jeudi soir, alors ça sera pour un autre soir justement.
Bonne nuit!
J'aurais tellement de choses à raconter, à propos de mes stages qui ont débuté mardi dernier et qui sont le pourquoi du comment qui m'a achevé, littéralement. Des réflexions, des impressions, des questionnements (encore) existentiels, et patati et patata.
Mais là, je ne tiens plus debout depuis jeudi soir, alors ça sera pour un autre soir justement.
Bonne nuit!
lundi 6 septembre 2010
C'est le bouquet!
J'ai bien failli attraper le bouquet au mariage en fin de semaine. Je me suis placée en plein milieu de la foule de femmes avides de se faire passer la bague au doigt durant la prochaine année. J'y allais un peu à reculons, mon verre de champagne à la main. Une fille en avant de moi semblait déterminée à l'attraper, alors j'ai eu le réflexe de vouloir le lui laisser. Même lorsque le fameux bouquet a été lancé directement sur moi. J'ai jonglé avec mon verre et les fleurs et le tout s'est retrouvé par terre. Mais pas très longtemps, parce que deux autres demoiselles se sont précipitées vers moi. Celle qui a mis le grappin dessus avait l'air bien heureuse, alors tant mieux.
Je pense que mon homme a eu peur pendant une fraction de seconde. Il s'en est sauvé... jusqu'au prochain mariage!
Je pense que mon homme a eu peur pendant une fraction de seconde. Il s'en est sauvé... jusqu'au prochain mariage!
Mariage impromptu
Les façons de célébrer un mariage sont de plus en plus nombreuses et originales. Je ne sais pas si c'est le fait qu'on veut tellement se séparer de l'icône (un peu contraignante) que la religion catholique en a fait, ou simplement qu'on cherche un moyen de renouveler cette institution pour la rendre plus moderne et mieux adaptée à la société d'aujourd'hui, mais ça se passe de moins en moins selon les traditions. Bien sûr, il en reste encore de ces belles grandes cérémonies célébrées par des prêtes et les mariées en belle robe blanche et toute la ribambelle d'invités. Mais vous avouerez que c'est de plus en plus chose rare.
Ce qu'on croyait être à l'origine un surprise party pour les 30 ans d'un ami et collègue de travail de mon homme s'est en fait avéré être un mariage surprise, non pas pour les futurs mariés, mais pour les invités. On était tous là, plantés dans l'entrée de garage, à attendre le fêté et pensant bien le surprendre. C'est plutôt l'inverse qui s'est produit, quand il a fait sa demande en mariage à sa douce devant tout le monde, et que celle-ci a déclaré, "Bon ben, tout le monde dans la cour, le mariage est maintenant!". Wow! À part l'entourage immédiat qui était dans le secrets des dieux, ce fut la surprise générale. Bien pris qui croyait prendre... (ou quelque chose du genre, moi et les proverbes là!)
Dans le genre inattendu, c'était quelque chose! Les futurs mariés sont allés se changer et on a eu droit à une cérémonie toute simple, avec des invités en jeans plutôt qu'en robes et en habits, mais très touchante quand même. Ils étaient beaux à voir, si heureux dans leur petit bonheur. Comme quoi ça n'a pas besoin d'être compliqué et grandiose...
Mais je me pose la question malgré tout: pourquoi réinventons-nous à ce point le mariage? Peur du traditionalisme ou simple facteur de la vie qui se modernise?
Ce qu'on croyait être à l'origine un surprise party pour les 30 ans d'un ami et collègue de travail de mon homme s'est en fait avéré être un mariage surprise, non pas pour les futurs mariés, mais pour les invités. On était tous là, plantés dans l'entrée de garage, à attendre le fêté et pensant bien le surprendre. C'est plutôt l'inverse qui s'est produit, quand il a fait sa demande en mariage à sa douce devant tout le monde, et que celle-ci a déclaré, "Bon ben, tout le monde dans la cour, le mariage est maintenant!". Wow! À part l'entourage immédiat qui était dans le secrets des dieux, ce fut la surprise générale. Bien pris qui croyait prendre... (ou quelque chose du genre, moi et les proverbes là!)
Dans le genre inattendu, c'était quelque chose! Les futurs mariés sont allés se changer et on a eu droit à une cérémonie toute simple, avec des invités en jeans plutôt qu'en robes et en habits, mais très touchante quand même. Ils étaient beaux à voir, si heureux dans leur petit bonheur. Comme quoi ça n'a pas besoin d'être compliqué et grandiose...
Mais je me pose la question malgré tout: pourquoi réinventons-nous à ce point le mariage? Peur du traditionalisme ou simple facteur de la vie qui se modernise?
Belle vie
Les petits poumons roses ont eu un an vendredi!
Ils sont rendus grands maintenant! Fallait définitivement célébrer.
Ce que nous avons fait gaiement dans le beau village de Tremblant, en amoureux heureux d'être contents d'être ensemble pour cette occasion. Occasion qui n'aurait jamais pu être possible sans les poumons roses. Alors, on les aime bien gros. C'est pas peu dire.
Malgré un orage digne du déluge du Saguenay-Lac-St-Jean juste comme on se mettait en file pour le resto italien le soir même du un an, qui m'a rendu particulièrement chialeuse, parce que "c'est vraiment de la merde, mon beau souper est à l'eau (jeu de mots vraiment pas prévu ici)", ce fut un trois jours fort agréable. Le moral a eu son remontant une fois bien assis devant un verre de kir et une entrée de calmars frits. La madame était contente et a arrêté de chialer, quand l'alcool s'est mis à faire effet.
J'ai eu des fleurs et une belle petite bouteille de champagne, sans compter toutes les belles petites attentions de mon homme. Et le samedi, une encore plus grosse bouteille de champagne et un toast très touchant de la part d'un de ses amis.
Tsé quand la vie est belle!
Merci la vie pour cette seconde chance. Je ne le dirai jamais assez.
Ils sont rendus grands maintenant! Fallait définitivement célébrer.
Ce que nous avons fait gaiement dans le beau village de Tremblant, en amoureux heureux d'être contents d'être ensemble pour cette occasion. Occasion qui n'aurait jamais pu être possible sans les poumons roses. Alors, on les aime bien gros. C'est pas peu dire.
Malgré un orage digne du déluge du Saguenay-Lac-St-Jean juste comme on se mettait en file pour le resto italien le soir même du un an, qui m'a rendu particulièrement chialeuse, parce que "c'est vraiment de la merde, mon beau souper est à l'eau (jeu de mots vraiment pas prévu ici)", ce fut un trois jours fort agréable. Le moral a eu son remontant une fois bien assis devant un verre de kir et une entrée de calmars frits. La madame était contente et a arrêté de chialer, quand l'alcool s'est mis à faire effet.
J'ai eu des fleurs et une belle petite bouteille de champagne, sans compter toutes les belles petites attentions de mon homme. Et le samedi, une encore plus grosse bouteille de champagne et un toast très touchant de la part d'un de ses amis.
Tsé quand la vie est belle!
Merci la vie pour cette seconde chance. Je ne le dirai jamais assez.
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Petits plaisirs,
Sur mon petit nuage
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