Une autre année qui commence... Je ne souhaite rien de particulier pour 2017, simplement que ce soit plus paisible, que je réussisse à mieux gérer mon anxiété et mon insomnie (car ma psychologue dit que les deux sont liées), et que ma santé me laisse un peu tranquille.
2016 a été mouvementée et m'a demandé beaucoup de jus pour suivre la parade. Mes réserves ne sont pas grosses d'avance, alors disons qu'il y a certains jours, je courrais après mon souffle. Mais bon, quand on est greffé, les moments de répit sont rares, et j'ai tellement chialé dernièrement que je n'en pas envie de le faire ici. C'est mon karma et je dois vivre avec.
Quelques résolutions (que je ne tiendrai probablement pas) pour la nouvelle année:
- manger plus de légumes
- bouger plus (j'ai d'ailleurs commandé le jeu pour la Wii U Just Dance 2017 sur Amazon, ça devrait arriver bientôt!)
- perdre 5 lbs peut-être..
- mieux dormir
- m'initier à la méditation pour me calmer
- sortir plus de mon appartement durant mes journées de congé
- faire plus la cuisine
-etc, etc, etc.
On ne devrait pas appeler ça des résolutions, mais plutôt des objectifs de vie. Se fixer de trop grands objectifs comme escalader l'Hymalaya alors qu'on a de la difficulté à monter les escaliers du métro, ce n'est pas très réaliste. Donc je crois que mes objectifs de cette année sont raisonnables. À voir!
mardi 3 janvier 2017
jeudi 8 décembre 2016
Même pas mal!
J'étais pleine de bonne volonté à l'arrivée du 1er décembre, comme à chaque année. Je voulais acheter une nouvelle couronne pour mettre sur notre porte d'entrée dehors, trouver de nouvelles lumières pour le sapin, même commencer une collection de maisons lumineuses pour éventuellement me constituer un petit village de Noël. Tant de beaux projets!
Et puis, j'ai reçu un appel de l'hôpital le 24 novembre, pour me dire qu'une place s'était libérée le lendemain pour l'opération que j'attendais depuis quelque temps déjà. J'ai dit oui, bien évidemment. Quand le système de santé t'appelle, c'est préférable d’accepter, sinon tu ne sais pas quand l'opportunité repassera. Il fallait que ça se fasse, je n'en pouvais plus et plus le temps passait, plus j'avais peur que le problème empire. Oui, c'était tout juste avant les Fêtes, et mon chirurgien m'avait averti que la convalescence serait longue et douloureuse. Mais comme il faut avancer dans la vie pour rester en santé (ou du moins, pour tenter de la préserver), j'y suis allée.
L'intervention chirurgicale comme tel s'est bien déroulée. Je devais me présenter à l'unité de chirurgie d'un jour pour 6h30 du matin, on m'a assigné une petite chambre - c'est un bien grand mot, car c'était trois murs fermé par un rideau, avec une civière, une table sur roulettes et une chaise en métal pour l'accompagnateur - et je suis entrée en salle d'opération vers 10h30. Pas de complication, tout a été fait dans les temps.
Je suis revenue chez moi en fin de journée, armée d'une crème anti-douleur et un arrêt de travail de trois semaines. Mais la guérison prendra jusqu'à six semaines, ce qui veut dire que je serai inconfortable pour toute la période des Fêtes. La première semaine, c'était en effet inconfortable, mais pas si douloureux que ça. Je me sentais soulagée et je me disais qu'en fin de compte, ça n'allait pas être si pire que ça. Erreur.
Depuis deux jours, Seigneur que j'ai mal! Je prends des Tylenols aux quatre heures, je mets ma crème aux douze heures (dont l'effet ne dure que trente minutes...), je m'étends le plus souvent possible, car être debout trop longtemps envenime les choses. Ou si je m'assois, je le fais sur un beigne (coussin avec un trou au milieu). Et j'essaie de garder mon esprit occupé, ça m'empêche de me focaliser sur la douleur. Et je prends mes petites pilules roses la nuit pour dormir, sinon je '"viraille" d'un bord et de l'autre dans le lit.
Dire que je ressens un léger découragement est faible. Avoir mal constamment, ça gruge de l'énergie. Et j'ai eu mal souvent dans ma vie. Mon seuil de tolérance devrait être pas pire, il me semble. Il semblerait que non. Mais bon, Noël est encore loin...
Et puis, j'ai reçu un appel de l'hôpital le 24 novembre, pour me dire qu'une place s'était libérée le lendemain pour l'opération que j'attendais depuis quelque temps déjà. J'ai dit oui, bien évidemment. Quand le système de santé t'appelle, c'est préférable d’accepter, sinon tu ne sais pas quand l'opportunité repassera. Il fallait que ça se fasse, je n'en pouvais plus et plus le temps passait, plus j'avais peur que le problème empire. Oui, c'était tout juste avant les Fêtes, et mon chirurgien m'avait averti que la convalescence serait longue et douloureuse. Mais comme il faut avancer dans la vie pour rester en santé (ou du moins, pour tenter de la préserver), j'y suis allée.
L'intervention chirurgicale comme tel s'est bien déroulée. Je devais me présenter à l'unité de chirurgie d'un jour pour 6h30 du matin, on m'a assigné une petite chambre - c'est un bien grand mot, car c'était trois murs fermé par un rideau, avec une civière, une table sur roulettes et une chaise en métal pour l'accompagnateur - et je suis entrée en salle d'opération vers 10h30. Pas de complication, tout a été fait dans les temps.
Je suis revenue chez moi en fin de journée, armée d'une crème anti-douleur et un arrêt de travail de trois semaines. Mais la guérison prendra jusqu'à six semaines, ce qui veut dire que je serai inconfortable pour toute la période des Fêtes. La première semaine, c'était en effet inconfortable, mais pas si douloureux que ça. Je me sentais soulagée et je me disais qu'en fin de compte, ça n'allait pas être si pire que ça. Erreur.
Depuis deux jours, Seigneur que j'ai mal! Je prends des Tylenols aux quatre heures, je mets ma crème aux douze heures (dont l'effet ne dure que trente minutes...), je m'étends le plus souvent possible, car être debout trop longtemps envenime les choses. Ou si je m'assois, je le fais sur un beigne (coussin avec un trou au milieu). Et j'essaie de garder mon esprit occupé, ça m'empêche de me focaliser sur la douleur. Et je prends mes petites pilules roses la nuit pour dormir, sinon je '"viraille" d'un bord et de l'autre dans le lit.
Dire que je ressens un léger découragement est faible. Avoir mal constamment, ça gruge de l'énergie. Et j'ai eu mal souvent dans ma vie. Mon seuil de tolérance devrait être pas pire, il me semble. Il semblerait que non. Mais bon, Noël est encore loin...
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Greffe,
Une grosse fatigue
mardi 8 novembre 2016
Sombres heures
C'est l'automne. Il commence à faire froid. Nous avons reculé l'heure dimanche dernier, ce qui fait que le soleil se couche dès 16h30. Halloween est passé et les gens commencent à sortir leurs décorations de Noël. C'est le jour des élections américaines et le monde entier retient son souffle, de peur que Donald Trump devienne le prochain président des États-Unis. J'attends patiemment un appel de l'hôpital pour me faire opérer pour la deuxième fois pour le même problème de santé. Ma grosse Carmen d'amour est décédée d'insuffisance rénale.
C'est une période sombre et je sens la dépression saisonnière qui s'en vient...
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mercredi 2 novembre 2016
Les commentaire sur les réseaux sociaux
Bon, allons-y d'une petite montée de lait ce matin (comme si ça ne m'arrivait jamais sur ce blogue...)!
Elle portera sur lesmerveilleux réseaux sociaux. Oh, ne vous méprenez pas, j'aime bien les réseaux sociaux. Je regarde mon fil d'actualités sur Facebook à tous les jours et j’inonde Instagram de photos de mes chats (ils sont siii beaux!). C'est divertissant, on peut y découvrir pleins de choses, entrer en contact avec des gens qu'on n'aurait jamais rencontrés autrement, etc. Mais, comme dans toute chose, il y a un autre côté de la médaille. Un mauvais côté.
Le développement fulgurant des réseaux sociaux a entraîné, que dis-je, provoqué une désinhibition totale chez les utilisateurs, en ce sens que tout le monde peut maintenant dire tout ce qui leur passe par la tête, sans filtre, sans retenue, sans gêne aucune. Ta nouvelle photo de profil ne plait pas à Chose qui vit à l'autre bout de la province, tu peux être certain qu'il va s'empresser de te laisser un commentaire sous ta photo pour te dire à quel point il trouve que ton nez est trop gros pour ton visage, ou que tu as donc bien l'air d'une "guédaille" avec cet accoutrement-là.
On dit souvent qu'Internet a créé un monstre, en ce sens que n'importe quel individu qui a une opinion peut la publier en ligne, sous le couvert de l'anonymat en plus, s'il le désire. C'est ce qui se passe souvent sur Twitter. Les gens twittent à qui mieux mieux, varlopent à la pelletée et n'ont probablement aucun remord. C'est peut-être vrai pour Twitter et les autres sites où il y a une section pour les commentaires, comme sur les sites de journaux (La Presse, le Journal de Montréal, etc.), mais sur Facebook, la plupart des personnes ont un vrai profil, avec leur vrai nom et leur vraie face d'affichée en photo de profil. Donc on sait qui ils sont! Et ils ne se gênent pas plus!! Et c'est ça qui me dépasse!!!
Je ne commente jamais les articles publiés par les pages de La Presse ou L'Actualité, justement parce que peu importe ton opinion, tupeux vas te faire répondre que tu as tort, que tu n'es qu'un imbécile qui ne sait pas de quoi il parle. Il y aura toujours quelqu'un de volontaire pour provoquer autrui, pour chercher le trouble, pour "mettre la marde".
Si je fais un billet là-dessus, c'est que j'ai fait l'erreur, il y a quelques semaines, de commenter pour la première fois de ma vie un article venant de la page de La Presse traitant du vaccin contre le virus du VPH. J'ai commenté pour des raisons personnelles, car je suis touchée de près par ce virus qui, dans le pire des cas, peut causer le cancer du col de l'utérus. Ce n'est pas tant le virus qui est un débat sensible, mais bien celui des vaccins en général. Eh bien, laissez-moi vous dire que plus jamais, au grand JAMAIS, je n'émettrai mon opinion en ligne. Une fille, que je peux identifier car son profil Facebook n'était pas anonyme, a ciblé mon commentaire et m'a envoyé un tas de statistiques incompréhensibles sur les cas de cancers et a dit tel quel "Voilà, j'attends tes arguments maintenant!". Eh bien, elle les attend toujours.
On est qui, pour juger ce que les gens font de leur vie, ou de ce qu'ils vivent dans leur quotidien? Quand et pourquoi s'est-on accordé le droit de commenter à tout vent, d'intimider les autres quand ils n'ont pas la même opinion que nous (car oui, je considère cela comme de l'intimidation)? Demandez donc à Safia Nolin, récipiendaire du Félix de la révélation de l'année au dernier gala de l'ADISQ, ce qu'elle en pense de cette cyber-intimidation? Elle est montée sur scène pour chercher son trophée, et les réseaux sociaux se sont enflammés. Pourquoi? Parce qu'elle était vêtue d'un jean, d'une veste de laine et d'un t-shirt de Gerry Boulet. Tsé quand c'est rendu qu'on ne peut même plus s'habiller comme on veut! Elle aurait pu être en pyjama que ça ne m'aurait pas empêché de dormir outre mesure...
Je pourrais vous parler de féminisme tant qu'à y être, car personne n'a commenté les looks de Jean Leloup, de Philippe Brach ou des gars des Cowboys Fringants à cette soirée, qui n'étaient pas en tenues de gala eux non plus. C'est sûr, ce sont des hommes. Mais dès qu'une femme commet un "impair" en mode aux yeux des autres, on la varlope. Et après ça, on va me faire croire qu'on n'a plus besoin de féminisme en 2016...
Mais ça, c'est un tout autre sujet.
Elle portera sur les
Le développement fulgurant des réseaux sociaux a entraîné, que dis-je, provoqué une désinhibition totale chez les utilisateurs, en ce sens que tout le monde peut maintenant dire tout ce qui leur passe par la tête, sans filtre, sans retenue, sans gêne aucune. Ta nouvelle photo de profil ne plait pas à Chose qui vit à l'autre bout de la province, tu peux être certain qu'il va s'empresser de te laisser un commentaire sous ta photo pour te dire à quel point il trouve que ton nez est trop gros pour ton visage, ou que tu as donc bien l'air d'une "guédaille" avec cet accoutrement-là.
On dit souvent qu'Internet a créé un monstre, en ce sens que n'importe quel individu qui a une opinion peut la publier en ligne, sous le couvert de l'anonymat en plus, s'il le désire. C'est ce qui se passe souvent sur Twitter. Les gens twittent à qui mieux mieux, varlopent à la pelletée et n'ont probablement aucun remord. C'est peut-être vrai pour Twitter et les autres sites où il y a une section pour les commentaires, comme sur les sites de journaux (La Presse, le Journal de Montréal, etc.), mais sur Facebook, la plupart des personnes ont un vrai profil, avec leur vrai nom et leur vraie face d'affichée en photo de profil. Donc on sait qui ils sont! Et ils ne se gênent pas plus!! Et c'est ça qui me dépasse!!!
Je ne commente jamais les articles publiés par les pages de La Presse ou L'Actualité, justement parce que peu importe ton opinion, tu
Si je fais un billet là-dessus, c'est que j'ai fait l'erreur, il y a quelques semaines, de commenter pour la première fois de ma vie un article venant de la page de La Presse traitant du vaccin contre le virus du VPH. J'ai commenté pour des raisons personnelles, car je suis touchée de près par ce virus qui, dans le pire des cas, peut causer le cancer du col de l'utérus. Ce n'est pas tant le virus qui est un débat sensible, mais bien celui des vaccins en général. Eh bien, laissez-moi vous dire que plus jamais, au grand JAMAIS, je n'émettrai mon opinion en ligne. Une fille, que je peux identifier car son profil Facebook n'était pas anonyme, a ciblé mon commentaire et m'a envoyé un tas de statistiques incompréhensibles sur les cas de cancers et a dit tel quel "Voilà, j'attends tes arguments maintenant!". Eh bien, elle les attend toujours.
On est qui, pour juger ce que les gens font de leur vie, ou de ce qu'ils vivent dans leur quotidien? Quand et pourquoi s'est-on accordé le droit de commenter à tout vent, d'intimider les autres quand ils n'ont pas la même opinion que nous (car oui, je considère cela comme de l'intimidation)? Demandez donc à Safia Nolin, récipiendaire du Félix de la révélation de l'année au dernier gala de l'ADISQ, ce qu'elle en pense de cette cyber-intimidation? Elle est montée sur scène pour chercher son trophée, et les réseaux sociaux se sont enflammés. Pourquoi? Parce qu'elle était vêtue d'un jean, d'une veste de laine et d'un t-shirt de Gerry Boulet. Tsé quand c'est rendu qu'on ne peut même plus s'habiller comme on veut! Elle aurait pu être en pyjama que ça ne m'aurait pas empêché de dormir outre mesure...
Je pourrais vous parler de féminisme tant qu'à y être, car personne n'a commenté les looks de Jean Leloup, de Philippe Brach ou des gars des Cowboys Fringants à cette soirée, qui n'étaient pas en tenues de gala eux non plus. C'est sûr, ce sont des hommes. Mais dès qu'une femme commet un "impair" en mode aux yeux des autres, on la varlope. Et après ça, on va me faire croire qu'on n'a plus besoin de féminisme en 2016...
Mais ça, c'est un tout autre sujet.
mardi 30 août 2016
L'art de débattre pour ne rien dire
Premier billet de la rentrée (même si je ne vais plus à l'école depuis plusieurs années déjà...): l'allaitement en public.
Non, je ne suis pas maman, et je ne le serai jamais. Je n'ai donc aucune expertise dans le domaine et je n'ai aucunement la prétention de dire que je suis une experte là-dedans. Je ne ferai qu'un simple commentaire, car je commence à être pas mal tannée de tout ce bruit pour rien.
On peut-tu en revenir du maudit débat de l'allaitement en public??? Encore ce matin, sur Facebook, j'ai vu un article parlant d'une mère qui allaitait sa fille dans un centre commercial et qui s'est faite apostrophée par une dame qui lui a demandé d'aller dans les toilettes pour nourrir son enfant. Quand un bébé a faim, il a faim et c'est tout. On accepte la situation, on laisse la mère faire son travail et on passe à un autre appel. Les gens s'attendent à quoi? À ce que la mère laisse son bébé mourir de faim?
J'avoue honnêtement que je ne comprends pas pourquoi c'est devenu un débat de la sorte. Ça a toujours été comme ça: bébé pleure, maman lui donne le sein. Rien de plus normal. La fonction primaire des seins est de nourrir sa progéniture. Point final. Aucune maman ne peut prévoir quand l'estomac de son enfant se manifestera. Si ça arrive dans un centre commercial, une bibliothèque ou une piscine publique, c'est de même et c'est tout. Tu t’assoies et tu nourris ton enfant. Si des gens voient ce geste comme quelque chose d'indécent ou une démonstration sexuelle, ce sont eux qui ont un problème, pas la mère. Ils auraient intérêt à réviser leurs cours de biologie et d'anatomie 101.
Maintenant, est-ce qu'on peut passer à un autre appel, svp?
Et c'est comme ça que Viv règle les grands débats de ce monde! Non, non, n'applaudissez pas, je n'en demande pas tant!
Non, je ne suis pas maman, et je ne le serai jamais. Je n'ai donc aucune expertise dans le domaine et je n'ai aucunement la prétention de dire que je suis une experte là-dedans. Je ne ferai qu'un simple commentaire, car je commence à être pas mal tannée de tout ce bruit pour rien.
On peut-tu en revenir du maudit débat de l'allaitement en public??? Encore ce matin, sur Facebook, j'ai vu un article parlant d'une mère qui allaitait sa fille dans un centre commercial et qui s'est faite apostrophée par une dame qui lui a demandé d'aller dans les toilettes pour nourrir son enfant. Quand un bébé a faim, il a faim et c'est tout. On accepte la situation, on laisse la mère faire son travail et on passe à un autre appel. Les gens s'attendent à quoi? À ce que la mère laisse son bébé mourir de faim?
J'avoue honnêtement que je ne comprends pas pourquoi c'est devenu un débat de la sorte. Ça a toujours été comme ça: bébé pleure, maman lui donne le sein. Rien de plus normal. La fonction primaire des seins est de nourrir sa progéniture. Point final. Aucune maman ne peut prévoir quand l'estomac de son enfant se manifestera. Si ça arrive dans un centre commercial, une bibliothèque ou une piscine publique, c'est de même et c'est tout. Tu t’assoies et tu nourris ton enfant. Si des gens voient ce geste comme quelque chose d'indécent ou une démonstration sexuelle, ce sont eux qui ont un problème, pas la mère. Ils auraient intérêt à réviser leurs cours de biologie et d'anatomie 101.
Maintenant, est-ce qu'on peut passer à un autre appel, svp?
Et c'est comme ça que Viv règle les grands débats de ce monde! Non, non, n'applaudissez pas, je n'en demande pas tant!
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jeudi 14 juillet 2016
Trop, c'est comme pas assez
Enfin une pause de rendez-vous médicaux!
Mon médecin de la clinique de transplantation a mis mes dates de rendez-vous aux six mois maintenant, plutôt qu'aux trois-quatre mois, car mes poumons se portent très bien. Tout ça avec presque sept ans de greffe de fait.
D'ici à janvier prochain, je vais pouvoir bien me concentrer sur mes rendez-vous en ORl, en dermatologie, en endocrinologie, en néphrologie, en gynécologie... et tous mes tests pour mon bilan annuel post-greffe qui débuteront en septembre.
Si jamais vous connaissez d'autres spécialistes que je peux aller consulter, vous ferez signe. Je manque de divertissement.
Je suis à peine sarcastique.
Mon médecin de la clinique de transplantation a mis mes dates de rendez-vous aux six mois maintenant, plutôt qu'aux trois-quatre mois, car mes poumons se portent très bien. Tout ça avec presque sept ans de greffe de fait.
D'ici à janvier prochain, je vais pouvoir bien me concentrer sur mes rendez-vous en ORl, en dermatologie, en endocrinologie, en néphrologie, en gynécologie... et tous mes tests pour mon bilan annuel post-greffe qui débuteront en septembre.
Si jamais vous connaissez d'autres spécialistes que je peux aller consulter, vous ferez signe. Je manque de divertissement.
Je suis à peine sarcastique.
mardi 12 juillet 2016
Enfin chez soi
Nous sommes enfin déménagés!
Je n'ai pas vraiment reparlé de notre recherche d'appartement depuis le seul billet que j'ai fait à ce sujet. Je pense que c'est parce que ça me stressaitvraiment beaucoup trop. Nous avons visité beaucoup de logements et à chaque fois, il y avait toujours quelque chose qui clochait. Il faut avouer que notre liste de critères était assez longue. Mais nous avons fini par trouver un beau 5 et demi avec de grandes pièces, une petite cour arrière, une entrée et un garage. Mon amoureux est aux anges, il ne parle que de faire le ménage dans son garage et de tout arranger à son goût pour pouvoir bricoler sur son auto.
La relation entre les hommes et leur garage me fascinera toujours... J'imagine que ça doit se rapprocher de celle que les femmes ont avec leur garde-robe rempli de vêtements!
Évidemment, même si ça correspond en plusieurs points à ce que nous cherchions, il y a toujours des détails qui accrochent. Des pôles à rideaux mal installées, des lumières qui n'éclairent pas assez, l’entrée de garage qui n'est pas assez large, le ventilateur de plafond de la salle de bain qui ne tire pas assez, l'insonorisation qui est mauvaise...
Ce qu'il nous faudrait pour être totalement satisfaits (ou plutôt, pour que mon amoureux arrête de chialer), c'est de nous faire construire une maison. Elle serait à notre goût, nous pourrions prendre le temps de bien établir ce que nous voulons, comment ça doit être fait, etc.. Et comme mon amoureux est ingénieur, je pense que ce serait fait dans les règles de l'art. Mais on s'entend que de se faire bâtir quelque chose sur l'île de Montréal, ce n'est pas donné. Juste les loyers d'appartements sont chers! Et disons que notre budget est loin de nous permettre une dépense de ce genre pour l'instant.
Est-ce que nous sommes trop difficiles? Est-ce ça le fond du problème? Peut-être bien. Je répète souvent à mon amoureux qu'il habite avec une poule de luxe, qui a été élevée dans le confort d'une belle maison familiale. Donc, inévitablement, je m'attends à retrouver la même chose en appartement. Sauf que c'est impossible. Et lui est perfectionniste à l'os. Les deux combinés ensemble, ça donne comme résultat une liste d'attentes fort difficile à combler.
Mais bon, comme nous venons tout juste de finir de défaire nos boîtes et de tout placer, je pense que je vais nous donner un peu de temps pour s'adapter. Parce que malgré tout mon chialage, je n'ai pas l'intention de m'imposer un nouveau déménagement de sitôt!
Je n'ai pas vraiment reparlé de notre recherche d'appartement depuis le seul billet que j'ai fait à ce sujet. Je pense que c'est parce que ça me stressait
La relation entre les hommes et leur garage me fascinera toujours... J'imagine que ça doit se rapprocher de celle que les femmes ont avec leur garde-robe rempli de vêtements!
Évidemment, même si ça correspond en plusieurs points à ce que nous cherchions, il y a toujours des détails qui accrochent. Des pôles à rideaux mal installées, des lumières qui n'éclairent pas assez, l’entrée de garage qui n'est pas assez large, le ventilateur de plafond de la salle de bain qui ne tire pas assez, l'insonorisation qui est mauvaise...
Ce qu'il nous faudrait pour être totalement satisfaits (ou plutôt, pour que mon amoureux arrête de chialer), c'est de nous faire construire une maison. Elle serait à notre goût, nous pourrions prendre le temps de bien établir ce que nous voulons, comment ça doit être fait, etc.. Et comme mon amoureux est ingénieur, je pense que ce serait fait dans les règles de l'art. Mais on s'entend que de se faire bâtir quelque chose sur l'île de Montréal, ce n'est pas donné. Juste les loyers d'appartements sont chers! Et disons que notre budget est loin de nous permettre une dépense de ce genre pour l'instant.
Est-ce que nous sommes trop difficiles? Est-ce ça le fond du problème? Peut-être bien. Je répète souvent à mon amoureux qu'il habite avec une poule de luxe, qui a été élevée dans le confort d'une belle maison familiale. Donc, inévitablement, je m'attends à retrouver la même chose en appartement. Sauf que c'est impossible. Et lui est perfectionniste à l'os. Les deux combinés ensemble, ça donne comme résultat une liste d'attentes fort difficile à combler.
Mais bon, comme nous venons tout juste de finir de défaire nos boîtes et de tout placer, je pense que je vais nous donner un peu de temps pour s'adapter. Parce que malgré tout mon chialage, je n'ai pas l'intention de m'imposer un nouveau déménagement de sitôt!
jeudi 19 mai 2016
Let's celebrate!
On est le 19 mai aujourd'hui.
Et que se passe-t-il le 19 mai? C'est notre anniversaire de couple à mon amoureux et moi! Eh oui! Nous célébrons notre troisième année ensemble aujourd'hui! *sort les ballons et les confettis*
Je ne sais pas si certains diront que c'est kitsch de s'énerver le poil des jambes pour trois ans de couple, mais je ne crois pas que ça l'est. Chaque année, voire chaque journée passée avec mon amoureux me donne encore plus de raisons de savourer la vie, ma nouvelle vie. Moi qui croyais ne plus jamais rencontrer l'amour lorsque ma dernière relation s'est terminée, parce que je me sentais affreusement moche, dévalorisée, perdue, et encore désorganisée par l'encéphalite qui m'était tombée dessus un an avant. Je ne voyais pas ce que je pouvais offrir à une autre personne, ni ce qui me restait comme valeur après m'être faite jeter à la poubelle comme une vieille paire de chaussettes.
Et puis, il est arrivé dans ma vie, faisant tomber une à une les barrières que je m'étais construites pour me protéger. Il a été patient, et il l'est encore énormément. Car ça en prend à la tonne de la patience avec moi! J'ai des complexes, des incertitudes à l'infini, de l'insécurité pour fournir une ville entière, et des problèmes de santé qui n'en finissent jamais... Comme je répète souvent, je ne suis pas née avec le bon package. Tous les jours, de nouvelles surprises se pointent le bout du nez. Il dit que c'est loin d'être aussi pire que je le pense, mais je crois fermement qu'il faut être une personne spéciale (dans le bon sens du terme) et avec une force de caractère incroyable pour pouvoir être en relation avec quelqu'un de malade. C'est pour cette raison que mes relations précédentes n'ont pas fonctionné. Pas que mes anciens chums n'étaient pas de bonnes personnes, au contraire, mais ça prend ce petit quelque chose de plus pour que ça dure.
Et qu'il soit encore présent après trois ans, qu'il n'ait pas lancé la serviette prouve qu'il avait ce qu'il fallait. Qu'il était le bon. Je le crois sincèrement.
Samedi, nous irons célébrer sur le Bateau-mouche, je vous mettrai quelques photos!
Et que se passe-t-il le 19 mai? C'est notre anniversaire de couple à mon amoureux et moi! Eh oui! Nous célébrons notre troisième année ensemble aujourd'hui! *sort les ballons et les confettis*
Je ne sais pas si certains diront que c'est kitsch de s'énerver le poil des jambes pour trois ans de couple, mais je ne crois pas que ça l'est. Chaque année, voire chaque journée passée avec mon amoureux me donne encore plus de raisons de savourer la vie, ma nouvelle vie. Moi qui croyais ne plus jamais rencontrer l'amour lorsque ma dernière relation s'est terminée, parce que je me sentais affreusement moche, dévalorisée, perdue, et encore désorganisée par l'encéphalite qui m'était tombée dessus un an avant. Je ne voyais pas ce que je pouvais offrir à une autre personne, ni ce qui me restait comme valeur après m'être faite jeter à la poubelle comme une vieille paire de chaussettes.
Et puis, il est arrivé dans ma vie, faisant tomber une à une les barrières que je m'étais construites pour me protéger. Il a été patient, et il l'est encore énormément. Car ça en prend à la tonne de la patience avec moi! J'ai des complexes, des incertitudes à l'infini, de l'insécurité pour fournir une ville entière, et des problèmes de santé qui n'en finissent jamais... Comme je répète souvent, je ne suis pas née avec le bon package. Tous les jours, de nouvelles surprises se pointent le bout du nez. Il dit que c'est loin d'être aussi pire que je le pense, mais je crois fermement qu'il faut être une personne spéciale (dans le bon sens du terme) et avec une force de caractère incroyable pour pouvoir être en relation avec quelqu'un de malade. C'est pour cette raison que mes relations précédentes n'ont pas fonctionné. Pas que mes anciens chums n'étaient pas de bonnes personnes, au contraire, mais ça prend ce petit quelque chose de plus pour que ça dure.
Et qu'il soit encore présent après trois ans, qu'il n'ait pas lancé la serviette prouve qu'il avait ce qu'il fallait. Qu'il était le bon. Je le crois sincèrement.
Samedi, nous irons célébrer sur le Bateau-mouche, je vous mettrai quelques photos!
vendredi 18 mars 2016
Ça déménage!
Le printemps s'en vient (youppi!), mais l'été ne sera pas de tout repos!
Nous partons à la recherche d'un appartement. C'est la première fois que j'entreprends cette démarche, que je fixe des rendez-vous pour des visites, que j'épluche les petites annonces pour trouver le logement de mes rêves. Et je ne suis pas patiente, je me décourage vite quand je ne trouve rien à mon goût, je me dis qu'on ne trouvera jamais rien qui nous va, etc. L'éternelle pessimiste en moi s'en donne à cœur joie, quoi!
C'est que nous avons des critères pointus, mon amoureux et moi. Un quatre ou cinq et demi, avec stationnement, chats acceptés, entrées laveuse/sécheuse, entrée pour un lave-vaisselle, pas trop d'escaliers à monter (surtout pour moi avec mon problème d'équilibre et mes étourdissements), pas trop vieux, bien entretenu... Vous voyez le portrait. Dans un monde idéal, mon amoureux rêve d'un grand garage où il pourrait bricoler sur sa voiture à sa guise. Mais à Montréal, trouver un appartement qui correspond à tous nos critères et qui vient avec un garage en plus, ça relève presque d'une mission impossible!
Nous avons bien visité un logement cette semaine qui tombait dans cette catégorie, dans un beau quartier tranquille, un coin que je connais bien d'ailleurs pour avoir vécu tout près pendant une bonne partie de ma vie. Il y avait un énorme garage avec tout plein de rangement. Mais la bâtisse datait des années 60 et le propriétaire n'y avait pas vraiment fait de rénovations depuis le temps, sauf quelques trucs mineurs. Ça avait l'air vieux et ce n'est pas du tout dans ce genre d'appartement où je me voyais habiter. Un fois le buzz du garage redescendu, mon amoureux en est arrivé à la même conclusion que moi: il fallait passer à un autre appel.
Nous avons choisi de rester en mode location pour l'instant, car ça permet de changer d'endroit si jamais les voisins sont dérangeants ou tout autre détail qui cloche. Pas d'attache, une possibilité de résilier le bail si besoin, c'est parfait pour nous. Acheter un condo ou une maison, c'est plus contraignant, surtout compte tenu du marché actuel, où vendre n'est pas facile et où la chance de rester pris avec notre achat longtemps est forte. Et il y a toutes sortes de coûts supplémentaires, comme les taxes municipales, scolaires, les frais de condo, etc., qui viennent avec. Et il ne faut pas oublier notre budget, qui est plutôt serré.
Si jamais quelqu'un entend parler d'un appartement qui correspond à ce que l'on cherche, faites-moi signe!
Nous partons à la recherche d'un appartement. C'est la première fois que j'entreprends cette démarche, que je fixe des rendez-vous pour des visites, que j'épluche les petites annonces pour trouver le logement de mes rêves. Et je ne suis pas patiente, je me décourage vite quand je ne trouve rien à mon goût, je me dis qu'on ne trouvera jamais rien qui nous va, etc. L'éternelle pessimiste en moi s'en donne à cœur joie, quoi!
C'est que nous avons des critères pointus, mon amoureux et moi. Un quatre ou cinq et demi, avec stationnement, chats acceptés, entrées laveuse/sécheuse, entrée pour un lave-vaisselle, pas trop d'escaliers à monter (surtout pour moi avec mon problème d'équilibre et mes étourdissements), pas trop vieux, bien entretenu... Vous voyez le portrait. Dans un monde idéal, mon amoureux rêve d'un grand garage où il pourrait bricoler sur sa voiture à sa guise. Mais à Montréal, trouver un appartement qui correspond à tous nos critères et qui vient avec un garage en plus, ça relève presque d'une mission impossible!
Nous avons bien visité un logement cette semaine qui tombait dans cette catégorie, dans un beau quartier tranquille, un coin que je connais bien d'ailleurs pour avoir vécu tout près pendant une bonne partie de ma vie. Il y avait un énorme garage avec tout plein de rangement. Mais la bâtisse datait des années 60 et le propriétaire n'y avait pas vraiment fait de rénovations depuis le temps, sauf quelques trucs mineurs. Ça avait l'air vieux et ce n'est pas du tout dans ce genre d'appartement où je me voyais habiter. Un fois le buzz du garage redescendu, mon amoureux en est arrivé à la même conclusion que moi: il fallait passer à un autre appel.
Nous avons choisi de rester en mode location pour l'instant, car ça permet de changer d'endroit si jamais les voisins sont dérangeants ou tout autre détail qui cloche. Pas d'attache, une possibilité de résilier le bail si besoin, c'est parfait pour nous. Acheter un condo ou une maison, c'est plus contraignant, surtout compte tenu du marché actuel, où vendre n'est pas facile et où la chance de rester pris avec notre achat longtemps est forte. Et il y a toutes sortes de coûts supplémentaires, comme les taxes municipales, scolaires, les frais de condo, etc., qui viennent avec. Et il ne faut pas oublier notre budget, qui est plutôt serré.
Si jamais quelqu'un entend parler d'un appartement qui correspond à ce que l'on cherche, faites-moi signe!
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jeudi 11 février 2016
Une péripétie n'attend pas l'autre
Après le kyste pilonidal du mois de septembre, j'ai décidé que ma vie n'était pas assez trépidante.
Je me suis donc fait une bursite à l'épaule gauche.
Mais c'est que ça fait mal une bursite!
Tellement mal que je ne pouvais plus bouger mon bras du tout. L'épaule complètement barrée. Tout ça déclenché par un faux mouvement, en finissant de travailler un soir il y a deux semaines. J'ai mis ma veste et clac! la douleur m'a attaquée. Rendue à la maison, je ne pouvais plus bouger. J'ai enduré ça pendant une semaine avant de me décider à aller consulter. Après 12 heures à l'urgence, le diagnostic de bursite est tombé, accompagné d'une prescription de médicaments anti-douleur, puisque je ne peux pas prendre de pilules anti-inflammatoire (je prends de la cortisone à tous les jours - ça a déjà un effet anti-inflammatoire et si j'en rajoute, ça peut être dangereux pour les reins). J'avais en plus du calcaire dans l'épaule et le médecin dit avoir vu de l'inflammation chronique sur le rayon X; tout ça additionné à mon diabète et la tonne de médicaments que j'ingère chaque jour qui me prédisposent à des problèmes d'articulations et musculaires. Ça n'a pris qu'un mouvement un peu trop brusque pour faire éclater la bourse (coussinet entre l'épaule et la clavicule) de mon bras et me "paralyser".
Je vois un physiothérapeute depuis deux semaines et heureusement, ça va mieux. C'est vraiment frustrant de ne pas être capable d'attacher son soutien-gorge ou ses jeans, de se laver et sécher les cheveux, ou même de dormir (vous vous souvenez que je fais de l'insomnie?!?). Encore une fois, une chance que j'ai un amoureux en or qui prend soin de moi comme de la prunelle de ses yeux, car je ne sais pas comment j'aurais fait pour accomplir toutes ces tâches quotidiennes.
Je suis mieux de lui acheter un maudit beau cadeau de St-Valentin!
Je me suis donc fait une bursite à l'épaule gauche.
Mais c'est que ça fait mal une bursite!
Tellement mal que je ne pouvais plus bouger mon bras du tout. L'épaule complètement barrée. Tout ça déclenché par un faux mouvement, en finissant de travailler un soir il y a deux semaines. J'ai mis ma veste et clac! la douleur m'a attaquée. Rendue à la maison, je ne pouvais plus bouger. J'ai enduré ça pendant une semaine avant de me décider à aller consulter. Après 12 heures à l'urgence, le diagnostic de bursite est tombé, accompagné d'une prescription de médicaments anti-douleur, puisque je ne peux pas prendre de pilules anti-inflammatoire (je prends de la cortisone à tous les jours - ça a déjà un effet anti-inflammatoire et si j'en rajoute, ça peut être dangereux pour les reins). J'avais en plus du calcaire dans l'épaule et le médecin dit avoir vu de l'inflammation chronique sur le rayon X; tout ça additionné à mon diabète et la tonne de médicaments que j'ingère chaque jour qui me prédisposent à des problèmes d'articulations et musculaires. Ça n'a pris qu'un mouvement un peu trop brusque pour faire éclater la bourse (coussinet entre l'épaule et la clavicule) de mon bras et me "paralyser".
Je vois un physiothérapeute depuis deux semaines et heureusement, ça va mieux. C'est vraiment frustrant de ne pas être capable d'attacher son soutien-gorge ou ses jeans, de se laver et sécher les cheveux, ou même de dormir (vous vous souvenez que je fais de l'insomnie?!?). Encore une fois, une chance que j'ai un amoureux en or qui prend soin de moi comme de la prunelle de ses yeux, car je ne sais pas comment j'aurais fait pour accomplir toutes ces tâches quotidiennes.
Je suis mieux de lui acheter un maudit beau cadeau de St-Valentin!
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dimanche 3 janvier 2016
Banannée!
Les fameuses résolutions pour la nouvelle année. Chose inutile dans mon cas, puisque je ne les respecte jamais. Mais on essaie tout de même pour 2016, mon amoureux et moi.
On avait entrepris durant l'été de faire des étirements à tous les soirs, histoire d'améliorer notre flexibilité et notre mobilité. Ça m'avait vraiment fait du bien, pour mes muscles et mes articulations qui sont hautement sollicités par ma médication (cortisone, entre autres). Ça avait fait disparaître presque complètement ces satanés spasmes dans les mollets et dans les pieds qui m'attaquaient régulièrement. Se réveiller en pleine nuit parce qu'on a le mollet barré, c'est loin d'être agréable. À certains moments, c'était tellement intense que ça me donnait des nausées et des sueurs froides. Ça aurait dû être un incitatif suffisant pour continuer notre 15 minutes d'exercices d'étirements par jour. Mais non.
Un soir, on a tout simplement arrêté, pour cause de fatigue, et de paresse dans mon cas. Mais ce 31 décembre 2015, j'ai décidé qu'on devait recommencer. Je me sens souvent moche physiquement, j'ai mal aux jambes et aux articulations. Il faut tenir le coup, cette fois-ci. Pas le choix. C'est une question de bien-être.
Une seule résolution pour cette année, et c'est bien assez. Si je la tiens, ce sera un accomplissement personnel. J'en ajouterai une de plus pour 2017 pour me récompenser. De toute façon, ça ne sert à rien de s'en mettre trop sur les épaules, c'est ce qui fait qu'on abandonne en cours de route. Combien de temps tiendrons-nous? C'est à voir...
Bonne année 2016!
On avait entrepris durant l'été de faire des étirements à tous les soirs, histoire d'améliorer notre flexibilité et notre mobilité. Ça m'avait vraiment fait du bien, pour mes muscles et mes articulations qui sont hautement sollicités par ma médication (cortisone, entre autres). Ça avait fait disparaître presque complètement ces satanés spasmes dans les mollets et dans les pieds qui m'attaquaient régulièrement. Se réveiller en pleine nuit parce qu'on a le mollet barré, c'est loin d'être agréable. À certains moments, c'était tellement intense que ça me donnait des nausées et des sueurs froides. Ça aurait dû être un incitatif suffisant pour continuer notre 15 minutes d'exercices d'étirements par jour. Mais non.
Un soir, on a tout simplement arrêté, pour cause de fatigue, et de paresse dans mon cas. Mais ce 31 décembre 2015, j'ai décidé qu'on devait recommencer. Je me sens souvent moche physiquement, j'ai mal aux jambes et aux articulations. Il faut tenir le coup, cette fois-ci. Pas le choix. C'est une question de bien-être.
Une seule résolution pour cette année, et c'est bien assez. Si je la tiens, ce sera un accomplissement personnel. J'en ajouterai une de plus pour 2017 pour me récompenser. De toute façon, ça ne sert à rien de s'en mettre trop sur les épaules, c'est ce qui fait qu'on abandonne en cours de route. Combien de temps tiendrons-nous? C'est à voir...
Bonne année 2016!
jeudi 19 novembre 2015
Sortir du cocon
Je n'ai jamais occupé un emploi bien longtemps.
En fait, ce n'est pas tout à fait vrai. Au début de mon cégep, je suis devenue caissière chez IGA et j'y suis restée pendant quatre ans et demi. Mais dans ma tête, c'est tellement loin que j'ai l'impression que je ne m'en rappelle plus. Je me souviens que j'étais épuisée quand je terminais mes journées de travail et que je voulais juste retourner chez moi pour me rouler en boule dans mon lit. J'ai quitté l'épicerie pour un emploi moins demandant physiquement, mais après trois mois seulement, mon médecin de l'époque m'a mise en arrêt de travail. Je n'étais pas encore greffée à ce moment, même que dans mon esprit, j'en étais encore très loin.
Je n'ai recommencé à travailler qu'une fois greffée. Des emplois d'été, dans un bureau. Ensuite, il y a eu mon stage pour terminer mon bacc en travail social qui a duré huit mois. C'est techniquement mon dernier "emploi" que j'ai tenu le plus longtemps.
Où j'essaie d'en venir est que je ne suis pas habituée de travailler sur du long terme. J'ai toujours fait des trucs temporaires, pour ramasser un peu d'argent, pour me désennuyer, pour les études. Mon corps et mon esprit ne sont pas habitués au long terme. Oui, ils l'ont déjà été, mais ils ont oublié, on dirait.
J'ai passé plus d'un an à me chercher du travail après la fin de mes études, en espérant trouver quelque chose de stable et qui me sortirait de chez moi. Maintenant que j'ai trouvé, j'en viens à me demander si je vais être capable de rester là pour "le reste de ma vie". Comme toutes ces personnes normales qui occupent un poste pendant des années, voire pendant toute leur carrière. Ma propre carrière ne durera probablement pas 25 ans, mais j'espère bien pouvoir travailler encore plusieurs années. Mais au même endroit? Pas certaine.
Oh, ce n'est pas que je n'aime pas ce que je fais en ce moment. Ça me garde bien occupée, je rencontre des gens, ça me stimule bien intellectuellement et ça me garde aussi un peu dans ma zone de confort, dans ce que je sais que je maîtrise. Mais si je me tannais? Si j'avais envie de changement dans un an, quand mon contrat sera terminé? Je suis une éternelle insatisfaite, alors pourquoi serais-je capable de me contenter de mon poste actuel pour les années à venir? En recherche d'emploi, je visais le long terme parce que je n'en pouvais plus de chercher (et de me faire constamment demander par mon entourage si j'avais trouvé quelque chose...). Je voulais me caser, comme tout le monde. Je suis casée, maintenant.
Et maintenant, justement? Qu'est-ce que je fais? Je refais la même chose à l'infini jusqu'à ma mort? C'est déprimant de constater que c'est ça, la vraie vie de tous les humains. L'éternelle routine du métro-boulot-dodo. C'est bien d'avoir une routine dans son quotidien, pour savoir où on s'en va, pour se rassurer que tout roule, que notre petit monde n'aura pas bouger lorsqu'on reviendra à la maison le soir après notre journée de travail. Qu'on va manger notre souper en compagnie de notre amoureux, qu'on va faire la vaisselle et qu'ensuite, on va se caler confortablement dans le divan pour regarder les émissions de soirée à la télé. La routine du quotidien à deux ne me dérange pas. Mais celle du travail, qui se répète et se répète... Pas certaine d'avoir assimilé ce concept, encore.
Je pensais que j'avais terminé la phase "je tombe en bas de mes attentes trop élevées face à la nouvelle vie que m'offre la greffe". Vous savez, celle qui procure une euphorie incroyable d'une nouvelle vie qui va t'émerveiller chaque jour pour le restant de ta vie et que des problèmes, des soucis, des creux de vague, il n'y en aura pas. Je me voyais surfer sur la vague, heureuse et comblée de simplement être en vie et que tout allait me contenter, petit boulot répétitif et compagnie. Mais je me rends bien compte que de revenir dans la réalité, même après six ans avec mes nouveaux poumons, ça fait encore mal. Et ça me déprime encore. On dirait que je ne suis pas encore totalement sortie du cocon dans lequel la maladie m'avait enveloppé, imperméable aux désagréments du quotidien "normal" de cette planète.
Il serait plus que temps que j'en sorte, je pense.
En fait, ce n'est pas tout à fait vrai. Au début de mon cégep, je suis devenue caissière chez IGA et j'y suis restée pendant quatre ans et demi. Mais dans ma tête, c'est tellement loin que j'ai l'impression que je ne m'en rappelle plus. Je me souviens que j'étais épuisée quand je terminais mes journées de travail et que je voulais juste retourner chez moi pour me rouler en boule dans mon lit. J'ai quitté l'épicerie pour un emploi moins demandant physiquement, mais après trois mois seulement, mon médecin de l'époque m'a mise en arrêt de travail. Je n'étais pas encore greffée à ce moment, même que dans mon esprit, j'en étais encore très loin.
Je n'ai recommencé à travailler qu'une fois greffée. Des emplois d'été, dans un bureau. Ensuite, il y a eu mon stage pour terminer mon bacc en travail social qui a duré huit mois. C'est techniquement mon dernier "emploi" que j'ai tenu le plus longtemps.
Où j'essaie d'en venir est que je ne suis pas habituée de travailler sur du long terme. J'ai toujours fait des trucs temporaires, pour ramasser un peu d'argent, pour me désennuyer, pour les études. Mon corps et mon esprit ne sont pas habitués au long terme. Oui, ils l'ont déjà été, mais ils ont oublié, on dirait.
J'ai passé plus d'un an à me chercher du travail après la fin de mes études, en espérant trouver quelque chose de stable et qui me sortirait de chez moi. Maintenant que j'ai trouvé, j'en viens à me demander si je vais être capable de rester là pour "le reste de ma vie". Comme toutes ces personnes normales qui occupent un poste pendant des années, voire pendant toute leur carrière. Ma propre carrière ne durera probablement pas 25 ans, mais j'espère bien pouvoir travailler encore plusieurs années. Mais au même endroit? Pas certaine.
Oh, ce n'est pas que je n'aime pas ce que je fais en ce moment. Ça me garde bien occupée, je rencontre des gens, ça me stimule bien intellectuellement et ça me garde aussi un peu dans ma zone de confort, dans ce que je sais que je maîtrise. Mais si je me tannais? Si j'avais envie de changement dans un an, quand mon contrat sera terminé? Je suis une éternelle insatisfaite, alors pourquoi serais-je capable de me contenter de mon poste actuel pour les années à venir? En recherche d'emploi, je visais le long terme parce que je n'en pouvais plus de chercher (et de me faire constamment demander par mon entourage si j'avais trouvé quelque chose...). Je voulais me caser, comme tout le monde. Je suis casée, maintenant.
Et maintenant, justement? Qu'est-ce que je fais? Je refais la même chose à l'infini jusqu'à ma mort? C'est déprimant de constater que c'est ça, la vraie vie de tous les humains. L'éternelle routine du métro-boulot-dodo. C'est bien d'avoir une routine dans son quotidien, pour savoir où on s'en va, pour se rassurer que tout roule, que notre petit monde n'aura pas bouger lorsqu'on reviendra à la maison le soir après notre journée de travail. Qu'on va manger notre souper en compagnie de notre amoureux, qu'on va faire la vaisselle et qu'ensuite, on va se caler confortablement dans le divan pour regarder les émissions de soirée à la télé. La routine du quotidien à deux ne me dérange pas. Mais celle du travail, qui se répète et se répète... Pas certaine d'avoir assimilé ce concept, encore.
Je pensais que j'avais terminé la phase "je tombe en bas de mes attentes trop élevées face à la nouvelle vie que m'offre la greffe". Vous savez, celle qui procure une euphorie incroyable d'une nouvelle vie qui va t'émerveiller chaque jour pour le restant de ta vie et que des problèmes, des soucis, des creux de vague, il n'y en aura pas. Je me voyais surfer sur la vague, heureuse et comblée de simplement être en vie et que tout allait me contenter, petit boulot répétitif et compagnie. Mais je me rends bien compte que de revenir dans la réalité, même après six ans avec mes nouveaux poumons, ça fait encore mal. Et ça me déprime encore. On dirait que je ne suis pas encore totalement sortie du cocon dans lequel la maladie m'avait enveloppé, imperméable aux désagréments du quotidien "normal" de cette planète.
Il serait plus que temps que j'en sorte, je pense.
lundi 19 octobre 2015
C'est pas drôle de vieillir!
Le début de l'automne a été mouvementé. J'ai eu trente ans à la fin du mois de septembre. Trente ans! Seigneur! Un âge vénérable, certes, mais qui fait réfléchir. Surtout que j'ai trouvé mon premier cheveu blanc la semaine dernière...
Je n'aurais jamais pensé atteindre la trentaine dans ma vie. Dans ma tête, j'ai toujours pensé que j'allais mourir jeune. Et je continue de le penser. Même avec la greffe qui a clairement rallongé mon espérance de vie, je suis convaincue que je ne serai jamais une p'tite vieille qui se berce sur son balcon en tenant la main de son p'tit vieux et en flattant nos 36 chats (même si secrètement, je le souhaite très fort). Ce n'est pas du négativisme ou du fatalisme, je suis simplement réaliste. La greffe peut prolonger ma vie encore longtemps, puisque les pronostics de survie sont excellents plus les années avancent, mais il reste que j'ai une condition de santé fragile, que je prends des tonnes de médicaments qui causent toutes sortes d'effets secondaires indésirables. À long terme, ça finira par affecter mon système, que je le veuille ou non. C'est déjà le cas, avec pleins de bobos qui se manifestent. Oh, ce n'est rien comparé à toutes les infections pulmonaires que j'ai eu dans ma pire période de maladie, mais il y a des jours où je voudrais simplement avoir la paix (mais je commence à en faire mon deuil, il le faut bien).
Je suis déjà rendue à ma sixième année de greffe, et si je peux vivre encore dix ans de plus, j'en serai complètement émerveillée. Mais comme j'ai dit, je reste réaliste, car avec une condition comme la mienne, tout peut arriver.
Comme cadeau de fête, je me suis payée un beau petit séjour à l'urgence, alors que je m'étais jurée que je n'y remettrais pas les pieds de sitôt. J'ai développé un kyste pilonidal (au niveau du coccyx) qui a enflé à un point tel que je ne pouvais plus m'asseoir et presque plus dormir non plus. J'ai dû aller le faire drainer à l'urgence et ensuite, ce fut des changements de pansement à tous les jours. Heureusement, j'ai réussi à rester assise quelques heures par la suite pour aller fêter un peu avec mes amis au restaurant. Sinon, je pense que j'aurais été sérieusement frustrée. Le bon côté des choses est que j'ai découvert que j'avais un amoureux extraordinaire (même si je le savais déjà au fond de moi), qui a été tellement attentionné et qui a pris soin de moi. Même si je passais mon temps à me plaindre que j'avais mal, il n'a jamais perdu patience. C'est tellement rassurant de savoir qu'on peut compter sur l'autre en cas de besoin, et dans ma situation, ça peut arriver n'importe quand. Ah! que je l'aime!
En ce moment, entre le travail et les rendez-vous médicaux, je tente de refaire mes forces. Mes réserves d'énergie ont été un peu mises à l'épreuve. Mais ça m'a permis de découvrir que j'ai accumulé plus d'endurance que je le pensais dernièrement. C'est quand même encourageant!
Je n'aurais jamais pensé atteindre la trentaine dans ma vie. Dans ma tête, j'ai toujours pensé que j'allais mourir jeune. Et je continue de le penser. Même avec la greffe qui a clairement rallongé mon espérance de vie, je suis convaincue que je ne serai jamais une p'tite vieille qui se berce sur son balcon en tenant la main de son p'tit vieux et en flattant nos 36 chats (même si secrètement, je le souhaite très fort). Ce n'est pas du négativisme ou du fatalisme, je suis simplement réaliste. La greffe peut prolonger ma vie encore longtemps, puisque les pronostics de survie sont excellents plus les années avancent, mais il reste que j'ai une condition de santé fragile, que je prends des tonnes de médicaments qui causent toutes sortes d'effets secondaires indésirables. À long terme, ça finira par affecter mon système, que je le veuille ou non. C'est déjà le cas, avec pleins de bobos qui se manifestent. Oh, ce n'est rien comparé à toutes les infections pulmonaires que j'ai eu dans ma pire période de maladie, mais il y a des jours où je voudrais simplement avoir la paix (mais je commence à en faire mon deuil, il le faut bien).
Je suis déjà rendue à ma sixième année de greffe, et si je peux vivre encore dix ans de plus, j'en serai complètement émerveillée. Mais comme j'ai dit, je reste réaliste, car avec une condition comme la mienne, tout peut arriver.
Comme cadeau de fête, je me suis payée un beau petit séjour à l'urgence, alors que je m'étais jurée que je n'y remettrais pas les pieds de sitôt. J'ai développé un kyste pilonidal (au niveau du coccyx) qui a enflé à un point tel que je ne pouvais plus m'asseoir et presque plus dormir non plus. J'ai dû aller le faire drainer à l'urgence et ensuite, ce fut des changements de pansement à tous les jours. Heureusement, j'ai réussi à rester assise quelques heures par la suite pour aller fêter un peu avec mes amis au restaurant. Sinon, je pense que j'aurais été sérieusement frustrée. Le bon côté des choses est que j'ai découvert que j'avais un amoureux extraordinaire (même si je le savais déjà au fond de moi), qui a été tellement attentionné et qui a pris soin de moi. Même si je passais mon temps à me plaindre que j'avais mal, il n'a jamais perdu patience. C'est tellement rassurant de savoir qu'on peut compter sur l'autre en cas de besoin, et dans ma situation, ça peut arriver n'importe quand. Ah! que je l'aime!
En ce moment, entre le travail et les rendez-vous médicaux, je tente de refaire mes forces. Mes réserves d'énergie ont été un peu mises à l'épreuve. Mais ça m'a permis de découvrir que j'ai accumulé plus d'endurance que je le pensais dernièrement. C'est quand même encourageant!
jeudi 3 septembre 2015
Un an de plus
Six ans de greffe aujourd'hui! Je n'arrive pas à croire à quel point le temps passe vite! Il me semble que ça fait juste un mois, dans ma tête, que je viens de passer le cap des cinq années. Il faut croire que ce fut une bonne année qui vient de s'écouler, si je ne l'ai pas vu filer.
En six ans, il y a eu des hauts et des bas, sans conteste. J'ai braillé ma vie à plusieurs reprises, mais à chaque fois que je pensais que je n'allais pas être capable de me relever, je l'ai fait. Et pour ça, j'en suis fière. Je n'ai jamais été une grande adepte du dicton "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", mais je dois avouer qu'il y a tout de même un fond de vérité là-dedans. Je sais maintenant ce que je veux et ce que je ne veux pas, et j'ai découvert que je pouvais en accomplir beaucoup plus que je le croyais.
J'aime ma vie comme elle est en ce moment et je souhaite simplement que ça reste comme ça. Je ne demande pas plus (à part peut-être de gagner à la loto, mais ça, c'est une autre histoire...).
En six ans, il y a eu des hauts et des bas, sans conteste. J'ai braillé ma vie à plusieurs reprises, mais à chaque fois que je pensais que je n'allais pas être capable de me relever, je l'ai fait. Et pour ça, j'en suis fière. Je n'ai jamais été une grande adepte du dicton "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", mais je dois avouer qu'il y a tout de même un fond de vérité là-dedans. Je sais maintenant ce que je veux et ce que je ne veux pas, et j'ai découvert que je pouvais en accomplir beaucoup plus que je le croyais.
J'aime ma vie comme elle est en ce moment et je souhaite simplement que ça reste comme ça. Je ne demande pas plus (à part peut-être de gagner à la loto, mais ça, c'est une autre histoire...).
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lundi 31 août 2015
La marmite va déborder
Je m'excuse d'avance, car ce sera un billet de médisance.
Demain, notre colocataire va déménager. Je devrais plutôt dire notre chambreur, car il loue notre deuxième chambre et n'a pas de bail. Au départ, on avait comme objectif de trouver quelqu'un pour un maximum de six mois, mais quand il est venu visiter, il a dit souhaiter rester pour un an. Puisqu'il avait l'air bien correct, on a accepté. Il reste à l'appart depuis fin juin 2014. Il devait partir en juillet, mais il y a eu des "complications" et finalement, on en est arrivé au 1er septembre. Comme il a toujours bien payé et qu'on ne le voit pas beaucoup, on a accepté pour ça aussi.
Mais là, il est définitivement temps qu'il parte parce que je n'en peux plus. C'est vrai qu'on ne le voit pratiquement pas, il travaille à temps plein, rentre pour manger en fin d'après-midi, repart ensuite pour on ne sait trop où et revient pour dormir. S'il reste à l'appart, il est dans sa chambre en tout temps, la porte fermée. De quoi je peux bien me plaindre, vous demandez-vous? De tout.
Toute sa personne me tombe sur les nerfs. Je n'ai pas d'explication rationnelle, je suis pourtant une fille qui accepte tout le monde normalement, mais dans son cas, il réveille en moi un niveau d'intolérance que je ne soupçonnais pas. Je me suis découvert un sale caractère. Quand il est là, il fait tout fort. Quand il mange, c'est l'enfer tellement il fait du bruit. Je crois qu'il a le nez bouché, alors il doit probablement mastiquer la bouche ouverte et prend des inspirations comme s'il était branché sur un respirateur artificiel. Il aspire sa nourriture d'une telle façon que ça me lève le cœur, tellement que je suis obligée de quitter la pièce quand il s'installe à table. Il éternue aussi comme si c'était la chose la plus souffrante qui existe sur la Terre, à en déchirer les tympans.
J'ai le sommeil léger, très léger, donc je me réveille au moindre bruit et en plus, nos murs sont faits en carton. Le matin, il se lève vers 5h00-5h30 pour déjeuner. Ensuite, il fait un nombre inexplicable d'allers-retours entre sa chambre et la salle de bain. Il marche comme s'il pesait 300 lbs, en piochant de tout son être, alors qu'il n'a pas une once de gras sur le corps. Je vous laisse deviner... eh oui, ça me réveille à chaque matin. Ensuite, il retourne vers la cuisine pour préparer son lunch et coupe des fruits et des légumes pendant 15 minutes. Disons qu'il n'est pas délicat du couteau non plus. Il y a eu certaines périodes où, miraculeusement, j'ai bien dormi le matin. Étrangement, je ne l'entendais pas. Mais dernièrement, ça ne fonctionne juste pas.
J'ai demandé plusieurs fois à mon amoureux de lui parler, mais il n'a jamais voulu. Il voulait que je le fasse moi-même et il avait raison. Mais je ne voulais pas lui parler. Parce que même si je ne suis pas la personne la plus orgueilleuse du monde, je n'ai jamais voulu piler sur la parcelle d'orgueil que je possède. Ce gars semble incapable de communiquer avec nous. Il ne dit même pas bonjour quand il rentre le soir et qu'on est assis dans le salon, qui donne juste devant la porte d'entrée. Il nous parle juste s'il est obligé de le faire et ça aussi, ça l'air souffrant. Il a fallu lui demander s'il déménageait cette semaine, sinon je pense qu'il ne nous l'aurait jamais dit. Alors, je m'obstine depuis un an à ne pas lui parler non plus parce que ça m'insulte.
Voilà. Je n'en ai pas parlé en un an et je n'en parlerai plus, puisqu'il s'en va. Mais il fallait que ça sorte. Merci de votre écoute. Je m'en vais faire une sieste bien méritée.
Demain, notre colocataire va déménager. Je devrais plutôt dire notre chambreur, car il loue notre deuxième chambre et n'a pas de bail. Au départ, on avait comme objectif de trouver quelqu'un pour un maximum de six mois, mais quand il est venu visiter, il a dit souhaiter rester pour un an. Puisqu'il avait l'air bien correct, on a accepté. Il reste à l'appart depuis fin juin 2014. Il devait partir en juillet, mais il y a eu des "complications" et finalement, on en est arrivé au 1er septembre. Comme il a toujours bien payé et qu'on ne le voit pas beaucoup, on a accepté pour ça aussi.
Mais là, il est définitivement temps qu'il parte parce que je n'en peux plus. C'est vrai qu'on ne le voit pratiquement pas, il travaille à temps plein, rentre pour manger en fin d'après-midi, repart ensuite pour on ne sait trop où et revient pour dormir. S'il reste à l'appart, il est dans sa chambre en tout temps, la porte fermée. De quoi je peux bien me plaindre, vous demandez-vous? De tout.
Toute sa personne me tombe sur les nerfs. Je n'ai pas d'explication rationnelle, je suis pourtant une fille qui accepte tout le monde normalement, mais dans son cas, il réveille en moi un niveau d'intolérance que je ne soupçonnais pas. Je me suis découvert un sale caractère. Quand il est là, il fait tout fort. Quand il mange, c'est l'enfer tellement il fait du bruit. Je crois qu'il a le nez bouché, alors il doit probablement mastiquer la bouche ouverte et prend des inspirations comme s'il était branché sur un respirateur artificiel. Il aspire sa nourriture d'une telle façon que ça me lève le cœur, tellement que je suis obligée de quitter la pièce quand il s'installe à table. Il éternue aussi comme si c'était la chose la plus souffrante qui existe sur la Terre, à en déchirer les tympans.
J'ai le sommeil léger, très léger, donc je me réveille au moindre bruit et en plus, nos murs sont faits en carton. Le matin, il se lève vers 5h00-5h30 pour déjeuner. Ensuite, il fait un nombre inexplicable d'allers-retours entre sa chambre et la salle de bain. Il marche comme s'il pesait 300 lbs, en piochant de tout son être, alors qu'il n'a pas une once de gras sur le corps. Je vous laisse deviner... eh oui, ça me réveille à chaque matin. Ensuite, il retourne vers la cuisine pour préparer son lunch et coupe des fruits et des légumes pendant 15 minutes. Disons qu'il n'est pas délicat du couteau non plus. Il y a eu certaines périodes où, miraculeusement, j'ai bien dormi le matin. Étrangement, je ne l'entendais pas. Mais dernièrement, ça ne fonctionne juste pas.
J'ai demandé plusieurs fois à mon amoureux de lui parler, mais il n'a jamais voulu. Il voulait que je le fasse moi-même et il avait raison. Mais je ne voulais pas lui parler. Parce que même si je ne suis pas la personne la plus orgueilleuse du monde, je n'ai jamais voulu piler sur la parcelle d'orgueil que je possède. Ce gars semble incapable de communiquer avec nous. Il ne dit même pas bonjour quand il rentre le soir et qu'on est assis dans le salon, qui donne juste devant la porte d'entrée. Il nous parle juste s'il est obligé de le faire et ça aussi, ça l'air souffrant. Il a fallu lui demander s'il déménageait cette semaine, sinon je pense qu'il ne nous l'aurait jamais dit. Alors, je m'obstine depuis un an à ne pas lui parler non plus parce que ça m'insulte.
Voilà. Je n'en ai pas parlé en un an et je n'en parlerai plus, puisqu'il s'en va. Mais il fallait que ça sorte. Merci de votre écoute. Je m'en vais faire une sieste bien méritée.
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lundi 24 août 2015
Mauvais caractère
Ça va faire bientôt deux mois que ma Carmen nous a rejoint dans notre appartement. J'étais bien heureuse de l'avoir enfin rapatriée après toutes ces négociations avec mes parents, mais ça me stressait malgré tout. Je dois avouer que la première nuit, je n'ai pas beaucoup dormi. J'avais peur d'avoir fait une gaffe, que le changement d'environnement soit trop pour elle à son âge (elle a 10 ans), qu'elle renverse quelque chose dans la pièce où on l'avait installé et que ça lui tombe dessus... Je n'ai pas d'enfants, mais je me sentais comme la maman insécure qui envoie son enfant pour la première fois à l'école. Après tout, mon amoureux et moi considérons nos amis poilus comme nos bébés. J'étais incapable de ne pas m'inquiéter.
Évidemment, tout s'est bien passé pour cette première nuit et après deux jours dans sa nouvelle maison, elle a commencé à prendre ses aises et a retrouvé son appétit normal, qui est sans fin. On était alors plutôt confiants que l'intégration avec les deux autres minous allaient bien se passer.
Mais... c'était sans prévoir le sale caractère de Carmen. C'est une vieille fille, qui n'a probablement jamais eu à partager son territoire avec d'autres chats (on l'a pris à la SPCA lorsqu'elle avait cinq ans) et disons qu'elle n'a pas l'intention de faire de compromis à son âge. On a eu beau prendre nos précautions et y aller par étapes, en l'isolant dans une pièce dès le départ, en laissant les deux autres chats venir sentir sous la porte, ensuite en ouvrant la porte un peu et donner à manger à tout le monde à bonne distance, de rapprocher les bols peu à peu. Lors de la collation commune, elle s'est rapidement mise à grogner et cracher, même si tout le monde était loin l'un de l'autre. On a décidé de tout recommencer et de bien prendre notre temps. On a réussi à les faire manger assez près l'un de l'autre sans que personne n'en fasse de cas. Elle se promène maintenant partout dans l'appartement, mais elle devient vite agressive quand elle croise Isaac ou Guiness. Elle les tolère à une certaine distance, mais si elle considère qu'ils sont trop près, elle charge, crache et donne des coups de pattes dans le vide. C'est automatique. La nuit, on ferme la porte de sa pièce pour que tout le monde puisse dormir tranquille. Et la danse du "grognage" recommence le lendemain.
Je suis un peu découragée. J'ai peur d'avoir fait une erreur et que ça ait des répercutions néfastes sur les autres chats, qui ont si bon caractère. J'ai peur que ça les rende agressifs à leur tour et que ça change la belle entente qu'ils ont entre eux. Quand Carmen attaque, ils ne réagissent pas vraiment. Ils se poussent, sauf Isaac, le plus courageux des deux, qui commence à lui cracher après en retour. Ça le rend nerveux aussi quand il la voit. On voit tout de suite qu'il n'est pas à l'aise quand elle est dans la même pièce que lui. Personne ne s'est battu officiellement, mais j'ai peur que ça ne soit qu'une question de temps. Le problème est que Carmen est une chatte obèse, assez imposante physiquement, donc j'ai l'impression que les autres n'osent pas l'affronter. Ça calmerait peut-être ses ardeurs... Pourtant, le territoire de l'appartement est à eux. Ils devraient le défendre, mais ils ne le font pas. C'est plutôt bizarre, compte tenu du fait que les chats sont des animaux très territoriaux.
Tout ça me déprime. Je n'aurais jamais cru que Carmen pouvait avoir aussi mauvais caractère. Elle est pourtant si douce avec les humains, une grosse pâte molle avec qui on peut faire n'importe quoi. Et quand elle voyait des chat se promener à l'extérieur de la maison de mes parents, elle ne réagissait même pas, contrairement à Issac et Guiness qui n'aiment pas beaucoup ça. Les réactions de tout le monde me laissent perplexe.
Avez-vous des chats? Avez-vous déjà vécu l'introduction d'un nouveau venu qui s'est mal déroulé? Si oui, vos conseils sont les bienvenus!
Évidemment, tout s'est bien passé pour cette première nuit et après deux jours dans sa nouvelle maison, elle a commencé à prendre ses aises et a retrouvé son appétit normal, qui est sans fin. On était alors plutôt confiants que l'intégration avec les deux autres minous allaient bien se passer.
Mais... c'était sans prévoir le sale caractère de Carmen. C'est une vieille fille, qui n'a probablement jamais eu à partager son territoire avec d'autres chats (on l'a pris à la SPCA lorsqu'elle avait cinq ans) et disons qu'elle n'a pas l'intention de faire de compromis à son âge. On a eu beau prendre nos précautions et y aller par étapes, en l'isolant dans une pièce dès le départ, en laissant les deux autres chats venir sentir sous la porte, ensuite en ouvrant la porte un peu et donner à manger à tout le monde à bonne distance, de rapprocher les bols peu à peu. Lors de la collation commune, elle s'est rapidement mise à grogner et cracher, même si tout le monde était loin l'un de l'autre. On a décidé de tout recommencer et de bien prendre notre temps. On a réussi à les faire manger assez près l'un de l'autre sans que personne n'en fasse de cas. Elle se promène maintenant partout dans l'appartement, mais elle devient vite agressive quand elle croise Isaac ou Guiness. Elle les tolère à une certaine distance, mais si elle considère qu'ils sont trop près, elle charge, crache et donne des coups de pattes dans le vide. C'est automatique. La nuit, on ferme la porte de sa pièce pour que tout le monde puisse dormir tranquille. Et la danse du "grognage" recommence le lendemain.
Je suis un peu découragée. J'ai peur d'avoir fait une erreur et que ça ait des répercutions néfastes sur les autres chats, qui ont si bon caractère. J'ai peur que ça les rende agressifs à leur tour et que ça change la belle entente qu'ils ont entre eux. Quand Carmen attaque, ils ne réagissent pas vraiment. Ils se poussent, sauf Isaac, le plus courageux des deux, qui commence à lui cracher après en retour. Ça le rend nerveux aussi quand il la voit. On voit tout de suite qu'il n'est pas à l'aise quand elle est dans la même pièce que lui. Personne ne s'est battu officiellement, mais j'ai peur que ça ne soit qu'une question de temps. Le problème est que Carmen est une chatte obèse, assez imposante physiquement, donc j'ai l'impression que les autres n'osent pas l'affronter. Ça calmerait peut-être ses ardeurs... Pourtant, le territoire de l'appartement est à eux. Ils devraient le défendre, mais ils ne le font pas. C'est plutôt bizarre, compte tenu du fait que les chats sont des animaux très territoriaux.
Tout ça me déprime. Je n'aurais jamais cru que Carmen pouvait avoir aussi mauvais caractère. Elle est pourtant si douce avec les humains, une grosse pâte molle avec qui on peut faire n'importe quoi. Et quand elle voyait des chat se promener à l'extérieur de la maison de mes parents, elle ne réagissait même pas, contrairement à Issac et Guiness qui n'aiment pas beaucoup ça. Les réactions de tout le monde me laissent perplexe.
Avez-vous des chats? Avez-vous déjà vécu l'introduction d'un nouveau venu qui s'est mal déroulé? Si oui, vos conseils sont les bienvenus!
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mardi 7 juillet 2015
Fort comme un roc
J'étais à un souper de famille il y a deux semaines et j'ai pris le temps d'observer mes grands-parents paternels, ce que je ne prends pas souvent le temps de faire.
J'ai passé une grande partie de mon enfance avec eux. Ma grand-mère a commencé à me garder lorsque j'avais 21 mois. Ma mère devait retourner travailler et elle n'avait pas vraiment envie de me confier à un inconnu pendant le jour. Ma grand-mère s'est offerte pour s'occuper de moi. Ça tombait bien, parce que mon père travaillait tout près de sa maison. Quelques années plus tard, le diagnostic de fibrose kystique est tombé et j'avais donc besoin de soins constants; mes grands-parents ont embarqué dans l'aventure sans se poser de questions, apprenant comment gérer ma maladie et mes nombreux médicaments à prendre, la technique du clapping, etc. Ils se sont impliqués à fond. S'il y avait un imprévu, je pouvais toujours compter sur eux durant le jour et même rester chez eux pour dormir en cas de besoin. Ils m'ont accompagné jusqu'à ce que je termine le primaire.
Ensuite, j'ai commencé le secondaire et je suis donc retournée dans mon quartier, à l'autre bout de la ville. J'ai vieilli et j'ai acquis mon indépendance, comme toute bonne adolescente. On passe au travers de périodes où on ne se soucie plus tellement de ses grands-parents, malheureusement. Je les voyais dans les fêtes de famille, mais l'intérêt n'était plus le même de mon côté. Ce n'est que dans la vingtaine que j'ai vraiment reconnecté avec eux.
Mon grand-père et ma grand-mère ont maintenant respectivement 84 et 85 ans. Ils ne rajeunissent pas et j'en suis de plus en plus consciente. Mon grand-père a un cancer depuis plusieurs années qui était contrôlé par des traitements d'hormonothérapie, mais depuis un an, ça ne fait plus vraiment effet. Son médecin veut tenter autre chose, mais rien n'est encore décidé. Ils sont tous les deux très inquiets, mais essaient de ne pas le montrer.
Lui essaie de rester fort, il fait le clown pour faire rire ma grand-mère. Au souper de famille, mon père a servi un verre d'eau minérale à mon grand-père et ma grand-mère lui a tout bonnement demandé ce qu'il buvait. Avec un petit sourire en coin, il a pris une gorgée dans son verre avant de répondre, l'air innocent, "Du brandy". Ma grand-mère a eu un éclat de rire. C'est très anodin comme situation, mais ça m'attendrit.
Ils sont ensemble depuis plus de 60 ans et s'aiment encore comme au premier jour. Ils voient la vie qui s'en va inéluctablement vers la fin et ils ont peur, mais s'accrochent l'un à l'autre pour ne pas tomber.
Ça me fait beaucoup réfléchir, parce que j'ai très peur de la mort, de perdre ceux que j'aime. Et j'espère sincèrement avoir trouvé moi aussi, mon roc sur qui m'appuyer durant les temps difficiles.
J'ai passé une grande partie de mon enfance avec eux. Ma grand-mère a commencé à me garder lorsque j'avais 21 mois. Ma mère devait retourner travailler et elle n'avait pas vraiment envie de me confier à un inconnu pendant le jour. Ma grand-mère s'est offerte pour s'occuper de moi. Ça tombait bien, parce que mon père travaillait tout près de sa maison. Quelques années plus tard, le diagnostic de fibrose kystique est tombé et j'avais donc besoin de soins constants; mes grands-parents ont embarqué dans l'aventure sans se poser de questions, apprenant comment gérer ma maladie et mes nombreux médicaments à prendre, la technique du clapping, etc. Ils se sont impliqués à fond. S'il y avait un imprévu, je pouvais toujours compter sur eux durant le jour et même rester chez eux pour dormir en cas de besoin. Ils m'ont accompagné jusqu'à ce que je termine le primaire.
Ensuite, j'ai commencé le secondaire et je suis donc retournée dans mon quartier, à l'autre bout de la ville. J'ai vieilli et j'ai acquis mon indépendance, comme toute bonne adolescente. On passe au travers de périodes où on ne se soucie plus tellement de ses grands-parents, malheureusement. Je les voyais dans les fêtes de famille, mais l'intérêt n'était plus le même de mon côté. Ce n'est que dans la vingtaine que j'ai vraiment reconnecté avec eux.
Mon grand-père et ma grand-mère ont maintenant respectivement 84 et 85 ans. Ils ne rajeunissent pas et j'en suis de plus en plus consciente. Mon grand-père a un cancer depuis plusieurs années qui était contrôlé par des traitements d'hormonothérapie, mais depuis un an, ça ne fait plus vraiment effet. Son médecin veut tenter autre chose, mais rien n'est encore décidé. Ils sont tous les deux très inquiets, mais essaient de ne pas le montrer.
Lui essaie de rester fort, il fait le clown pour faire rire ma grand-mère. Au souper de famille, mon père a servi un verre d'eau minérale à mon grand-père et ma grand-mère lui a tout bonnement demandé ce qu'il buvait. Avec un petit sourire en coin, il a pris une gorgée dans son verre avant de répondre, l'air innocent, "Du brandy". Ma grand-mère a eu un éclat de rire. C'est très anodin comme situation, mais ça m'attendrit.
Ils sont ensemble depuis plus de 60 ans et s'aiment encore comme au premier jour. Ils voient la vie qui s'en va inéluctablement vers la fin et ils ont peur, mais s'accrochent l'un à l'autre pour ne pas tomber.
Ça me fait beaucoup réfléchir, parce que j'ai très peur de la mort, de perdre ceux que j'aime. Et j'espère sincèrement avoir trouvé moi aussi, mon roc sur qui m'appuyer durant les temps difficiles.
samedi 27 juin 2015
Bébé chien
Mes parents se sont achetés un chien il y a un peu plus d'un mois. D'aussi loin que je me rappelle, mon père voulait un chien. Mes grands-parents en ont eu plusieurs dans leur vie et de là est né l'amour de mon paternel pour les êtres canins. Mais comme on a toujours eu des chats à la maison parce que je les adore et qu'en plus, ma mère n'aime pas particulièrement les chiens, il a fallu qu'il ronge son frein. Elle l'a fait patienter jusqu'à ce qu'il prenne sa retraite, ce qui est arrivé l'an dernier. Et depuis ce temps, il en parle constamment. Quand ils sont finalement allés le chercher chez l'éleveur, il était fou comme un balai. Je pense que je ne l'avais jamais vu comme ça.
Voici la petite Charlotte, une petite femelle golden doodle. Elle a beaucoup grandi depuis, son poil commence à friser. Elle est pleine d'énergie, court partout et veut tout voir et tout sentir. Elle a très bon caractère, mais comme elle est jeune, elle a tout à apprendre. Autant mon père en est fou, autant je crois qu'il a été un peu pris de court quant à l'élevage d'un chiot. Il n'est pas super patient d'avance, alors quand elle s'échappe sur le plancher de la cuisine, il a tendance à la réprimander plutôt que de faire du renforcement positif... Il aimerait qu'elle soit propre tout de suite. On veut tous un peu ça, que tout nous arrive tout beau et tout parfait immédiatement. On est de moins en moins prêt à attendre. Sauf que dans le cas d'un chiot ou d'un chaton (ou même d'un enfant...), tu ne peux précipiter les choses. Disons que mes parents sont encore en période d'adaptation.
Et ma pauvre Carmen dans tout ça se sent bien malheureuse. Elle n'aime pas mademoiselle Charlotte. On empiète sur son territoire et ça la dérange. La petite chienne voudrait bien jouer, mais elle se fait ramasser des coups de patte sur le museau à la place. Une chance que ma chatte n'a pas de griffes en avant. Autant mes parents ne voulaient rien savoir de me la laisser avant l'arrivée du chien, là comme par magie, ils ont bien hâte que je la prenne chez moi. Tiens tiens! Et c'est ce que je vais faire, parce que la pauvre minette va finir par dépérir de manque d'attention. Au moins, ici, elle sera entourée de compatriotes félins. On attend juste que notre colocataire quitte pour avoir accès à notre deuxième chambre et avoir l'espace pour bien intégrer de façon progressive Carmen à son nouvel environnement. Patience, minou!
Psssst... En passant, j'ai fini par gagner. Je l'aurai, mon chat!
Voici la petite Charlotte, une petite femelle golden doodle. Elle a beaucoup grandi depuis, son poil commence à friser. Elle est pleine d'énergie, court partout et veut tout voir et tout sentir. Elle a très bon caractère, mais comme elle est jeune, elle a tout à apprendre. Autant mon père en est fou, autant je crois qu'il a été un peu pris de court quant à l'élevage d'un chiot. Il n'est pas super patient d'avance, alors quand elle s'échappe sur le plancher de la cuisine, il a tendance à la réprimander plutôt que de faire du renforcement positif... Il aimerait qu'elle soit propre tout de suite. On veut tous un peu ça, que tout nous arrive tout beau et tout parfait immédiatement. On est de moins en moins prêt à attendre. Sauf que dans le cas d'un chiot ou d'un chaton (ou même d'un enfant...), tu ne peux précipiter les choses. Disons que mes parents sont encore en période d'adaptation.
Et ma pauvre Carmen dans tout ça se sent bien malheureuse. Elle n'aime pas mademoiselle Charlotte. On empiète sur son territoire et ça la dérange. La petite chienne voudrait bien jouer, mais elle se fait ramasser des coups de patte sur le museau à la place. Une chance que ma chatte n'a pas de griffes en avant. Autant mes parents ne voulaient rien savoir de me la laisser avant l'arrivée du chien, là comme par magie, ils ont bien hâte que je la prenne chez moi. Tiens tiens! Et c'est ce que je vais faire, parce que la pauvre minette va finir par dépérir de manque d'attention. Au moins, ici, elle sera entourée de compatriotes félins. On attend juste que notre colocataire quitte pour avoir accès à notre deuxième chambre et avoir l'espace pour bien intégrer de façon progressive Carmen à son nouvel environnement. Patience, minou!
Psssst... En passant, j'ai fini par gagner. Je l'aurai, mon chat!
jeudi 18 juin 2015
Trip de bouffe
Étant diabétique depuis l'âge de 16 ans, je dois mesurer mon taux de sucre dans le sang avant chaque repas et m'injecter de l'insuline après avoir mangé pour contrôler ma glycémie. Comme les piqûres d'insuline ne sont pas une science exacte, le lot de tout diabétique est de subir des hypoglycémies, c'est-à-dire une baisse du taux de sucre dans le sang sous la barre du 3.8mmol/l . Les valeurs normales de la glycémie varient entre 4mmol/l et 7mmol/l.
Quand je me retrouve en hypo, comme on appelle ça communément dans le jargon diabétique, je viens tout drôle. J'ai chaud, je transpire, je me mets à trembler, j'ai le cœur qui me débat. Je tombe un peu dans un état second. Je ne me sens plus tout à fait ancrée dans la réalité. Ma première façon d'identifier une hypo est de prendre mon pouls pour voir si mon cœur court le marathon. C'est un symptôme qui ment rarement. Ensuite, je vérifie mon taux de sucre avec mon glucomètre. Ce n'est probablement pas la méthode la plus scientifique qui soit, mais à la longue, on apprend à se connaître et à reconnaître les différents symptômes qui sont propres à notre condition.
Et qui dit hypoglycémie, dit absorption rapide de sucre pour faire remonter ça dans les normales. Mais mon plus gros problème, c'est que je tombe souvent dans un trip de bouffe. Oui oui, comme si j'avais fumé des herbes quelconques... Bien sûr que je dois consommer une certaine quantité de sucre, mais quelque chose de raisonnable qui va te donner le coup de pouce dont tu as besoin, sans t'amener dans une zone d'hyperglycémie (contraire d'hypo...) incontrôlable. Malheureusement, l'hypoglycémie, dans mon cas, me fait perdre la notion du contrôle, justement. Je viens avec des envies soudaines de manger énormément de sucre et surtout des aliments que je n'ai pas mangé depuis longtemps, comme un gros bol de crème glacée en plein hiver. Et j'ai toujours envie de m'empiffrer de ces aliments que je n'ai pas dans mon garde-manger, que je n'ai justement pas acheté pour éviter de me goinfrer comme un ogre!
Peut-être est-ce une réaction biologique normale à cet événement, je ne sais pas trop. Ça expliquerait bien des choses. Heureusement que ça ne m'arrive pas trop souvent, parce que j'aurais certainement 50 lbs en trop.
Quand je me retrouve en hypo, comme on appelle ça communément dans le jargon diabétique, je viens tout drôle. J'ai chaud, je transpire, je me mets à trembler, j'ai le cœur qui me débat. Je tombe un peu dans un état second. Je ne me sens plus tout à fait ancrée dans la réalité. Ma première façon d'identifier une hypo est de prendre mon pouls pour voir si mon cœur court le marathon. C'est un symptôme qui ment rarement. Ensuite, je vérifie mon taux de sucre avec mon glucomètre. Ce n'est probablement pas la méthode la plus scientifique qui soit, mais à la longue, on apprend à se connaître et à reconnaître les différents symptômes qui sont propres à notre condition.
Et qui dit hypoglycémie, dit absorption rapide de sucre pour faire remonter ça dans les normales. Mais mon plus gros problème, c'est que je tombe souvent dans un trip de bouffe. Oui oui, comme si j'avais fumé des herbes quelconques... Bien sûr que je dois consommer une certaine quantité de sucre, mais quelque chose de raisonnable qui va te donner le coup de pouce dont tu as besoin, sans t'amener dans une zone d'hyperglycémie (contraire d'hypo...) incontrôlable. Malheureusement, l'hypoglycémie, dans mon cas, me fait perdre la notion du contrôle, justement. Je viens avec des envies soudaines de manger énormément de sucre et surtout des aliments que je n'ai pas mangé depuis longtemps, comme un gros bol de crème glacée en plein hiver. Et j'ai toujours envie de m'empiffrer de ces aliments que je n'ai pas dans mon garde-manger, que je n'ai justement pas acheté pour éviter de me goinfrer comme un ogre!
Peut-être est-ce une réaction biologique normale à cet événement, je ne sais pas trop. Ça expliquerait bien des choses. Heureusement que ça ne m'arrive pas trop souvent, parce que j'aurais certainement 50 lbs en trop.
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mardi 9 juin 2015
Les enfants et l'hôpital
Dans les dernières semaines, j'ai vu passer plusieurs fois à la télé une publicité pour le nouvel hôpital pour enfants du CUSM (nouveau site qui est tout près de chez moi, d'ailleurs), montrant les enfants qui s'amusent comme des petits fous, qui font des courses de chaises roulantes dans les corridors avec les infirmières, qui s'imaginent être dans un vaisseau spatial alors qu'ils passent un scan, etc. Je supporte l'ambition louable de vouloir humaniser les soins médicaux pour les enfants, et c'est certain qu'on vise par la même occasion à rendre la cause encore plus sympathique pour le public.
C'est louable, oui, mais en même temps, pas tout à fait vrai. J'ai passé mon enfance à l'hôpital Ste-Justine, au départ dans des chambres à quatre et plus tard des chambres semi-privées, des chambres grises et tristes toutes pareilles. Oui, le personnel était chaleureux et tentait le plus possible de rendre le séjour des enfants plus "agréable", mais ça restait un hôpital. On avait des soins à recevoir, des piqûres, des examens "pas l'fun", et on n'avait certainement pas le droit de faire des compétitions de rapidité en chaise roulante dans les couloirs encombrés de notre département. Oui, on avait le droit s'amuser comme tous bons enfants, mais si quelqu'un faisait un peu trop de bruit ou mettait un peu trop le bordel dans la salle de jeu, il se faisait vite rappeler à l'ordre.
Où je m'en vais avec ça? Mon point est que peu importe comment on essaie de faire passer la pilule au public face aux conditions de soins des enfants malades dans les hôpitaux, ça restera toujours un endroit où les jeunes se retrouvent pour se faire soigner et passer au travers d'épreuves difficiles. Ce n'est pas une cour d'école ni un camp de jour. On est loin d'être maltraités, mais quand tu as 7-8 ans et que ça va faire bientôt trois semaines que tu es confiné entre les quatre murs de l'hôpital à manger de la bouffe bien ordinaire, à te faire réveiller tôt le matin pour prendre tes médicaments et prendre des prises de sang et à rencontrer des spécialistes qui ne sont pas toujours sympathiques et souriants, tu espères juste une chose: retourner à la maison.
Oh, je ne garde pas que de mauvais souvenirs de l'époque Ste-Justine, loin de là. J'ai rencontré des personnes extraordinaires qui m'ont beaucoup aidé dans les moments difficiles et je me suis fait tous pleins d'amis. Mais il reste que j'ai développé une aversion envers le milieu hospitalier, les aiguilles, la douleur, le stress des examens. C'est ça, la réalité des enfants malades.
C'est louable, oui, mais en même temps, pas tout à fait vrai. J'ai passé mon enfance à l'hôpital Ste-Justine, au départ dans des chambres à quatre et plus tard des chambres semi-privées, des chambres grises et tristes toutes pareilles. Oui, le personnel était chaleureux et tentait le plus possible de rendre le séjour des enfants plus "agréable", mais ça restait un hôpital. On avait des soins à recevoir, des piqûres, des examens "pas l'fun", et on n'avait certainement pas le droit de faire des compétitions de rapidité en chaise roulante dans les couloirs encombrés de notre département. Oui, on avait le droit s'amuser comme tous bons enfants, mais si quelqu'un faisait un peu trop de bruit ou mettait un peu trop le bordel dans la salle de jeu, il se faisait vite rappeler à l'ordre.
Où je m'en vais avec ça? Mon point est que peu importe comment on essaie de faire passer la pilule au public face aux conditions de soins des enfants malades dans les hôpitaux, ça restera toujours un endroit où les jeunes se retrouvent pour se faire soigner et passer au travers d'épreuves difficiles. Ce n'est pas une cour d'école ni un camp de jour. On est loin d'être maltraités, mais quand tu as 7-8 ans et que ça va faire bientôt trois semaines que tu es confiné entre les quatre murs de l'hôpital à manger de la bouffe bien ordinaire, à te faire réveiller tôt le matin pour prendre tes médicaments et prendre des prises de sang et à rencontrer des spécialistes qui ne sont pas toujours sympathiques et souriants, tu espères juste une chose: retourner à la maison.
Oh, je ne garde pas que de mauvais souvenirs de l'époque Ste-Justine, loin de là. J'ai rencontré des personnes extraordinaires qui m'ont beaucoup aidé dans les moments difficiles et je me suis fait tous pleins d'amis. Mais il reste que j'ai développé une aversion envers le milieu hospitalier, les aiguilles, la douleur, le stress des examens. C'est ça, la réalité des enfants malades.
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