vendredi 18 mars 2016

Ça déménage!

Le printemps s'en vient (youppi!), mais l'été ne sera pas de tout repos!

Nous partons à la recherche d'un appartement. C'est la première fois que j'entreprends cette démarche, que je fixe des rendez-vous pour des visites, que j'épluche les petites annonces pour trouver le logement de mes rêves. Et je ne suis pas patiente, je me décourage vite quand je ne trouve rien à mon goût, je me dis qu'on ne trouvera jamais rien qui nous va, etc. L'éternelle pessimiste en moi s'en donne à cœur joie, quoi!

C'est que nous avons des critères pointus, mon amoureux et moi. Un quatre ou cinq et demi, avec stationnement, chats acceptés, entrées laveuse/sécheuse, entrée pour un lave-vaisselle, pas trop d'escaliers à monter (surtout pour moi avec mon problème d'équilibre et mes étourdissements), pas trop vieux, bien entretenu... Vous voyez le portrait. Dans un monde idéal, mon amoureux rêve d'un grand garage où il pourrait bricoler sur sa voiture à sa guise. Mais à Montréal, trouver un appartement qui correspond à tous nos critères et qui vient avec un garage en plus, ça relève presque d'une mission impossible! 

Nous avons bien visité un logement cette semaine qui tombait dans cette catégorie, dans un beau quartier tranquille, un coin que je connais bien d'ailleurs pour avoir vécu tout près pendant une bonne partie de ma vie. Il y avait un énorme garage avec tout plein de rangement. Mais la bâtisse datait des années 60 et le propriétaire n'y avait pas vraiment fait de rénovations depuis le temps, sauf quelques trucs mineurs. Ça avait l'air vieux et ce n'est pas du tout dans ce genre d'appartement où je me voyais habiter. Un fois le buzz du garage redescendu, mon amoureux en est arrivé à la même conclusion que moi: il fallait passer à un autre appel. 

Nous avons choisi de rester en mode location pour l'instant, car ça permet de changer d'endroit si jamais les voisins sont dérangeants ou tout autre détail qui cloche. Pas d'attache, une possibilité de résilier le bail si besoin, c'est parfait pour nous. Acheter un condo ou une maison, c'est plus contraignant, surtout compte tenu du marché actuel, où vendre n'est pas facile et où la chance de rester pris avec notre achat longtemps est forte. Et il y a toutes sortes de coûts supplémentaires, comme les taxes municipales, scolaires, les frais de condo, etc., qui viennent avec. Et il ne faut pas oublier notre budget, qui est plutôt serré. 

Si jamais quelqu'un entend parler d'un appartement qui correspond à ce que l'on cherche, faites-moi signe!

jeudi 11 février 2016

Une péripétie n'attend pas l'autre

Après le kyste pilonidal du mois de septembre, j'ai décidé que ma vie n'était pas assez trépidante. 

Je me suis donc fait une bursite à l'épaule gauche.

Mais c'est que ça fait mal une bursite! 

Tellement mal que je ne pouvais plus bouger mon bras du tout. L'épaule complètement barrée. Tout ça déclenché par un faux mouvement, en finissant de travailler un soir il y a deux semaines. J'ai mis ma veste et clac! la douleur m'a attaquée. Rendue à la maison, je ne pouvais plus bouger. J'ai enduré ça pendant une semaine avant de me décider à aller consulter. Après 12 heures à l'urgence, le diagnostic de bursite est tombé, accompagné d'une prescription de médicaments anti-douleur, puisque je ne peux pas prendre de pilules anti-inflammatoire (je prends de la cortisone à tous les jours - ça a déjà un effet anti-inflammatoire et si j'en rajoute, ça peut être dangereux pour les reins).  J'avais en plus du calcaire dans l'épaule et le médecin dit avoir vu de l'inflammation chronique sur le rayon X; tout ça additionné à mon diabète et la tonne de médicaments que j'ingère chaque jour qui me prédisposent à des problèmes d'articulations et musculaires. Ça n'a pris qu'un mouvement un peu trop brusque pour faire éclater la bourse (coussinet entre l'épaule et la clavicule) de mon bras et me "paralyser".

Je vois un physiothérapeute depuis deux semaines et heureusement, ça va mieux. C'est vraiment frustrant de ne pas être capable d'attacher son soutien-gorge ou ses jeans, de se laver et sécher les cheveux, ou même de dormir (vous vous souvenez que je fais de l'insomnie?!?). Encore une fois, une chance que j'ai un amoureux en or qui prend soin de moi comme de la prunelle de ses yeux, car je ne sais pas comment j'aurais fait pour accomplir toutes ces tâches quotidiennes.

Je suis mieux de lui acheter un maudit beau cadeau de St-Valentin!

dimanche 3 janvier 2016

Banannée!

Les fameuses résolutions pour la nouvelle année. Chose inutile dans mon cas, puisque je ne les respecte jamais. Mais on essaie tout de même pour 2016, mon amoureux et moi. 

On avait entrepris durant l'été de faire des étirements à tous les soirs, histoire d'améliorer notre flexibilité et notre mobilité. Ça m'avait vraiment fait du bien, pour mes muscles et mes articulations qui sont hautement sollicités par ma médication (cortisone, entre autres). Ça avait fait disparaître presque complètement ces satanés spasmes dans les mollets et dans les pieds qui m'attaquaient régulièrement. Se réveiller en pleine nuit parce qu'on a le mollet barré, c'est loin d'être agréable. À certains moments, c'était tellement intense que ça me donnait des nausées et des sueurs froides. Ça aurait dû être un incitatif suffisant pour continuer notre 15 minutes d'exercices d'étirements par jour. Mais non.

 Un soir, on a tout simplement arrêté, pour cause de fatigue, et de paresse dans mon cas. Mais ce 31 décembre 2015, j'ai décidé qu'on devait recommencer. Je me sens souvent moche physiquement, j'ai mal aux jambes et aux articulations. Il faut tenir le coup, cette fois-ci. Pas le choix. C'est une question de bien-être. 

Une seule résolution pour cette année, et c'est bien assez. Si je la tiens, ce sera un accomplissement personnel. J'en ajouterai une de plus pour 2017 pour me récompenser. De toute façon, ça ne sert à rien de s'en mettre trop sur les épaules, c'est ce qui fait qu'on abandonne en cours de route. Combien de temps tiendrons-nous? C'est à voir...

Bonne année 2016!

jeudi 19 novembre 2015

Sortir du cocon

Je n'ai jamais occupé un emploi bien longtemps.

En fait, ce n'est pas tout à fait vrai. Au début de mon cégep, je suis devenue caissière chez IGA et j'y suis restée pendant quatre ans et demi. Mais dans ma tête, c'est tellement loin que j'ai l'impression que je ne m'en rappelle plus. Je me souviens que j'étais épuisée quand je terminais mes journées de travail et que je voulais juste retourner chez moi pour me rouler en boule dans mon lit. J'ai quitté l'épicerie pour un emploi moins demandant physiquement, mais après trois mois seulement, mon médecin de l'époque m'a mise en arrêt de travail. Je n'étais pas encore greffée à ce moment, même que dans mon esprit, j'en étais encore très loin. 

Je n'ai recommencé à travailler qu'une fois greffée. Des emplois d'été, dans un bureau. Ensuite, il y a eu mon stage pour terminer mon bacc en travail social qui a duré huit mois. C'est techniquement mon dernier "emploi" que j'ai tenu le plus longtemps. 

Où j'essaie d'en venir est que je ne suis pas habituée de travailler sur du long terme. J'ai toujours fait des trucs temporaires, pour ramasser un peu d'argent, pour me désennuyer, pour les études. Mon corps et mon esprit ne sont pas habitués au long terme. Oui, ils l'ont déjà été, mais ils ont oublié, on dirait. 

J'ai passé plus d'un an à me chercher du travail après la fin de mes études, en espérant trouver quelque chose de stable et qui me sortirait de chez moi. Maintenant que j'ai trouvé, j'en viens à me demander si je vais être capable de rester là pour "le reste de ma vie". Comme toutes ces personnes normales qui occupent un poste pendant des années, voire pendant toute leur carrière. Ma propre carrière ne durera probablement pas 25 ans, mais j'espère bien pouvoir travailler encore plusieurs années. Mais au même endroit? Pas certaine.

Oh, ce n'est pas que je n'aime pas ce que je fais en ce moment. Ça me garde bien occupée, je rencontre des gens, ça me stimule bien intellectuellement et ça me garde aussi un peu dans ma zone de confort, dans ce que je sais que je maîtrise. Mais si je me tannais? Si j'avais envie de changement dans un an, quand mon contrat sera terminé? Je suis une éternelle insatisfaite, alors pourquoi serais-je capable de me contenter de mon poste actuel pour les années à venir? En recherche d'emploi, je visais le long terme parce que je n'en pouvais plus de chercher (et de me faire constamment demander par mon entourage si j'avais trouvé quelque chose...). Je voulais me caser, comme tout le monde. Je suis casée, maintenant. 

Et maintenant, justement? Qu'est-ce que je fais? Je refais la même chose à l'infini jusqu'à ma mort? C'est déprimant de constater que c'est ça, la vraie vie de tous les humains. L'éternelle routine du métro-boulot-dodo. C'est bien d'avoir une routine dans son quotidien, pour savoir où on s'en va, pour se rassurer que tout roule, que notre petit monde n'aura pas bouger lorsqu'on reviendra à la maison le soir après notre journée de travail. Qu'on va manger notre souper en compagnie de notre amoureux, qu'on va faire la vaisselle et qu'ensuite, on va se caler confortablement dans le divan pour regarder les émissions de soirée à la télé. La routine du quotidien à deux ne me dérange pas. Mais celle du travail, qui se répète et se répète... Pas certaine d'avoir assimilé ce concept, encore. 

Je pensais que j'avais terminé la phase "je tombe en bas de mes attentes trop élevées face à la nouvelle vie que m'offre la greffe". Vous savez, celle qui procure une euphorie incroyable d'une nouvelle vie qui va t'émerveiller chaque jour pour le restant de ta vie et que des problèmes, des soucis, des creux de vague, il n'y en aura pas. Je me voyais surfer sur la vague, heureuse et comblée de simplement être en vie et que tout allait me contenter, petit boulot répétitif et compagnie. Mais je me rends bien compte que de revenir dans la réalité, même après six ans avec mes nouveaux poumons, ça fait encore mal. Et ça me déprime encore. On dirait que je ne suis pas encore totalement sortie du cocon dans lequel la maladie m'avait enveloppé, imperméable aux désagréments du quotidien "normal" de cette planète.

Il serait plus que temps que j'en sorte, je pense.

lundi 19 octobre 2015

C'est pas drôle de vieillir!

Le début de l'automne a été mouvementé. J'ai eu trente ans à la fin du mois de septembre. Trente ans! Seigneur! Un âge vénérable, certes, mais qui fait réfléchir. Surtout que j'ai trouvé mon premier cheveu blanc la semaine dernière...

Je n'aurais jamais pensé atteindre la trentaine dans ma vie. Dans ma tête, j'ai toujours pensé que j'allais mourir jeune. Et je continue de le penser. Même avec la greffe qui a clairement rallongé mon espérance de vie, je suis convaincue que je ne serai jamais une p'tite vieille qui se berce sur son balcon en tenant la main de son p'tit vieux et en flattant nos 36 chats (même si secrètement, je le souhaite très fort). Ce n'est pas du négativisme ou du fatalisme, je suis simplement réaliste. La greffe peut prolonger ma vie encore longtemps, puisque les pronostics de survie sont excellents plus les années avancent, mais il reste que j'ai une condition de santé fragile, que je prends des tonnes de médicaments qui causent toutes sortes d'effets secondaires indésirables. À long terme, ça finira par affecter mon système, que je le veuille ou non. C'est déjà le cas, avec pleins de bobos qui se manifestent. Oh, ce n'est rien comparé à toutes les infections pulmonaires que j'ai eu dans ma pire période de maladie, mais il y a des jours où je voudrais simplement avoir la paix (mais je commence à en faire mon deuil, il le faut bien). 

Je suis déjà rendue à ma sixième année de greffe, et si je peux vivre encore dix ans de plus, j'en serai complètement émerveillée. Mais comme j'ai dit, je reste réaliste, car avec une condition comme la mienne, tout peut arriver.

Comme cadeau de fête, je me suis payée un beau petit séjour à l'urgence, alors que je m'étais jurée que je n'y remettrais pas les pieds de sitôt. J'ai développé un kyste pilonidal (au niveau du coccyx) qui a enflé à un point tel que je ne pouvais plus m'asseoir et presque plus dormir non plus. J'ai dû aller le faire drainer à l'urgence et ensuite, ce fut des changements de pansement à tous les jours. Heureusement, j'ai réussi à rester assise quelques heures par la suite pour aller fêter un peu avec mes amis au restaurant. Sinon, je pense que j'aurais été sérieusement frustrée. Le bon côté des choses est que j'ai découvert que j'avais un amoureux extraordinaire (même si je le savais déjà au fond de moi), qui a été tellement attentionné et qui a pris soin de moi. Même si je passais mon temps à me plaindre que j'avais mal, il n'a jamais perdu patience. C'est tellement rassurant de savoir qu'on peut compter sur l'autre en cas de besoin, et dans ma situation, ça peut arriver n'importe quand. Ah! que je l'aime! 

En ce moment, entre le travail et les rendez-vous médicaux, je tente de refaire mes forces. Mes réserves d'énergie ont été un peu mises à l'épreuve. Mais ça m'a permis de découvrir que j'ai accumulé plus d'endurance que je le pensais dernièrement. C'est quand même encourageant! 


jeudi 3 septembre 2015

Un an de plus

Six ans de greffe aujourd'hui! Je n'arrive pas à croire à quel point le temps passe vite! Il me semble que ça fait juste un mois, dans ma tête, que je viens de passer le cap des cinq années. Il faut croire que ce fut une bonne année qui vient de s'écouler, si je ne l'ai pas vu filer.

En six ans, il y a eu des hauts et des bas, sans conteste. J'ai braillé ma vie à plusieurs reprises, mais à chaque fois que je pensais que je n'allais pas être capable de me relever, je l'ai fait. Et pour ça, j'en suis fière. Je n'ai jamais été une grande adepte du dicton "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", mais je dois avouer qu'il y a tout de même un fond de vérité là-dedans. Je sais maintenant ce que je veux et ce que je ne veux pas, et j'ai découvert que je pouvais en accomplir beaucoup plus que je le croyais.

J'aime ma vie comme elle est en ce moment et je souhaite simplement que ça reste comme ça. Je ne demande pas plus (à part peut-être de gagner à la loto, mais ça, c'est une autre histoire...).

lundi 31 août 2015

La marmite va déborder

Je m'excuse d'avance, car ce sera un billet de médisance.

Demain, notre colocataire va déménager. Je devrais plutôt dire notre chambreur, car il loue notre deuxième chambre et n'a pas de bail. Au départ, on avait comme objectif de trouver quelqu'un pour un maximum de six mois, mais quand il est venu visiter, il a dit souhaiter rester pour un an. Puisqu'il avait l'air bien correct, on a accepté. Il reste à l'appart depuis fin juin 2014. Il devait partir en juillet, mais il y a eu des "complications" et finalement, on en est arrivé au 1er septembre. Comme il a toujours bien payé et qu'on ne le voit pas beaucoup, on a accepté pour ça aussi.

Mais là, il est définitivement temps qu'il parte parce que je n'en peux plus. C'est vrai qu'on ne le voit pratiquement pas, il travaille à temps plein, rentre pour manger en fin d'après-midi, repart ensuite pour on ne sait trop où et revient pour dormir. S'il reste à l'appart, il est dans sa chambre en tout temps, la porte fermée. De quoi je peux bien me plaindre, vous demandez-vous? De tout. 

Toute sa personne me tombe sur les nerfs. Je n'ai pas d'explication rationnelle, je suis pourtant une fille qui accepte tout le monde normalement, mais dans son cas, il réveille en moi un niveau d'intolérance que je ne soupçonnais pas. Je me suis découvert un sale caractère. Quand il est là, il fait tout fort. Quand il mange, c'est l'enfer tellement il fait du bruit. Je crois qu'il a le nez bouché, alors il doit probablement mastiquer la bouche ouverte et prend des inspirations comme s'il était branché sur un respirateur artificiel. Il aspire sa nourriture d'une telle façon que ça me lève le cœur, tellement que je suis obligée de quitter la pièce quand il s'installe à table. Il éternue aussi comme si c'était la chose la plus souffrante qui existe sur la Terre, à en déchirer les tympans.

J'ai le sommeil léger, très léger, donc je me réveille au moindre bruit et en plus, nos murs sont faits en carton. Le matin, il se lève vers 5h00-5h30 pour déjeuner. Ensuite, il fait un nombre inexplicable d'allers-retours entre sa chambre et la salle de bain. Il marche comme s'il pesait 300 lbs, en piochant de tout son être, alors qu'il n'a pas une once de gras sur le corps. Je vous laisse deviner... eh oui, ça me réveille à chaque matin. Ensuite, il retourne vers la cuisine pour préparer son lunch et coupe des fruits et des légumes pendant 15 minutes. Disons qu'il n'est pas délicat du couteau non plus. Il y a eu certaines périodes où, miraculeusement, j'ai bien dormi le matin. Étrangement, je ne l'entendais pas. Mais dernièrement, ça ne fonctionne juste pas.

J'ai demandé plusieurs fois à mon amoureux de lui parler, mais il n'a jamais voulu. Il voulait que je le fasse moi-même et il avait raison. Mais je ne voulais pas lui parler. Parce que même si je ne suis pas la personne la plus orgueilleuse du monde, je n'ai jamais voulu piler sur la parcelle d'orgueil que je possède. Ce gars semble incapable de communiquer avec nous. Il ne dit même pas bonjour quand il rentre le soir et qu'on est assis dans le salon, qui donne juste devant la porte d'entrée. Il nous parle juste s'il est obligé de le faire et ça aussi, ça l'air souffrant. Il a fallu lui demander s'il déménageait cette semaine, sinon je pense qu'il ne nous l'aurait jamais dit. Alors, je m'obstine depuis un an à ne pas lui parler non plus parce que ça m'insulte.  

Voilà. Je n'en ai pas parlé en un an et je n'en parlerai plus, puisqu'il s'en va. Mais il fallait que ça sorte. Merci de votre écoute. Je m'en vais faire une sieste bien méritée.